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Article intitulé Afitech et le masque de Sharp Vision: Quand la régulation des jeux devient une affaire privée » : Sharp Vision apporte un droit réponse

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À la suite de la publication de l’article intitulé : « Afitech et le masque de Sharp Vision: Quand la régulation des jeux devient une affaire privée » et signé de Croissanceafrik, Sharp Vision a souhaité rédiger une réponse que nous publions.


Sur le lien allégué avec la société Afitech
L’article indique que : « Depuis 2020, Afitech est présenté comme le partenaire technique chargé de moderniser les systèmes de la LONASE. Mais son contrat, attribué sans appel d’offres, a échappé au Code des marchés publics sous couvert d’un “partenariat technique”. Un rapport d’expertise judiciaire a révélé un fait accablant : cent millions de francs CFA ont été versés avant toute exécution de service. »


Sharp Vision tient à préciser qu’elle n’entretient aucun lien capitalistique ou opérationnel avec la société Afitech. Elle intervient exclusivement en qualité de partenaire technologique.
Les contrats attribués à la société Afitech au Mali ou au Sénégal relèvent de procédures d’entente directe conformes aux réglementations locales en vigueur. Sharp Vision n’est en aucun cas partie prenante de ces contrats, ayant uniquement agi comme fournisseur technologique, sans implication dans les relations contractuelles conclues avec les autorités adjudicatrices.
Sur les accusations de manque de transparence dans l’attribution des marchés
L’article indique que : « Sharp Vision […] décroche des contrats hors procédures transparentes […] puis se substitue progressivement aux autorités publiques dans la régulation. »


Sharp Vision conteste fermement ces affirmations. La société n’a jamais bénéficié d’attributions en dehors des cadres légaux applicables.
Les projets qui lui ont été confiés, notamment en Guinée et en République démocratique du Congo, ont été obtenus à l’issue de procédures d’appels d’offres formelles, conduites par les autorités compétentes.


Le choix du mode de passation relève exclusivement des autorités publiques concernées. Sharp Vision intervient uniquement dans le cadre défini par les États. Le secteur de la régulation des jeux d’argent demeure concurrentiel, et les autorités conservent une entière liberté dans le choix de leurs partenaires.


Le développement de Sharp Vision repose sur des procédures encadrées, des appels d’offres et des cycles de décision exigeants, dans un environnement où la concurrence est effective.


Sur sa présence en Afrique
Il est indiqué dans l’article que « Sharp Vision n’est pas une inconnue dans le paysage africain. Cette société française s’est fait une spécialité de la régulation privée des jeux dans plusieurs pays : Bénin, Guinée, Cameroun, République centrafricaine… ».


Sharp Vision précise qu’elle n’est pas présente dans l’ensemble des pays mentionnés. À ce jour, Sharp Vision opère au Sénégal, Bénin, Guiné Conacry, Mali et République Démocratique du Congo (RDC).
Sur les coûts, la transparence financière et l’influence supposée.


L’article avance que : « […] un manque de transparence, une opacité financière persistante et […] une prise d’influence progressive sur la régulation du secteur. ». Sharp Vision rappelle qu’elle fournit exclusivement une solution technologique. Les autorités nationales demeurent pleinement autonomes dans son exploitation.
Chaque projet comprend un dispositif structuré de formation et de transfert de compétences, permettant aux équipes locales d’utiliser la plateforme de manière indépendante. En outre, les États conservent l’intégralité de leurs données sur un cloud souverain et restent libres de recourir, à tout moment, à un autre partenaire technologique.


L’entreprise agit exclusivement comme prestataire technique, à la demande des gouvernements, et met sa technologie au service de choix souverains définis par les autorités publiques. Les paramètres de régulation, les règles d’analyse et les décisions relèvent entièrement des États.


Sur l’affaire Lat Diop


Il est indiqué que « Le cas le plus révélateur [de la frontière entre prestataire technique des paris en ligne et acteur économique est brouillée] : l’affaire Lat Diop et Honoré Gaming ». Sharp Vision n’est ni impliquée de près ni de loin dans l’affaire dite « Lat Diop ».


Nous contestons avec la plus grande fermeté toute allégation ou insinuation visant à associer Sharp Vision à cette affaire, auxquelles aucun élément factuel ne permet de donner crédit.
Nous regrettons que certains propos puissent entretenir des confusions injustifiées, contraires aux exigences de rigueur, de sérieux et d’éthique qui doivent prévaloir dans le débat public. Sharp Vision n’est en aucun cas concernée par cette affaire et ne fera pas davantage de commentaires à ce sujet.


Sur les liens allégués avec Honoré Gaming
L’article indique que : « les deux sociétés partagent la même direction et le même actionnariat […] faisant de Sharp Vision un acteur juge et partie. »
Sharp Vision dément catégoriquement ces affirmations.


Sharp Vision et Honoré Gaming sont des entités juridiquement, matériellement et opérationnellement distinctes. Elles disposent de directions, d’équipes, de salariés et de locaux propres. Aucune fonction exécutive, décisionnelle ou opérationnelle n’est exercée de manière croisée entre les deux structures.


Cette séparation constitue un principe fondamental. La crédibilité de Sharp Vision repose sur sa neutralité, sa fiabilité et sa capacité à agir exclusivement dans l’intérêt général. Toute confusion entre des activités de régulation et des activités commerciales serait incompatible avec sa mission ainsi qu’avec les exigences de confiance des États partenaires.


Par ailleurs, Sharp Vision développe depuis sa création ses propres solutions technologiques de manière autonome et indépendante de Honoré Gaming. Elle conçoit et fait évoluer en interne l’ensemble de ses outils, sur la base de son expertise propre et de ses capacités d’innovation, dans une logique pleinement indépendante.

Affaire à suivre.

SOGEM/OMVS : passation de service entre Julien Charles Sagna et Mohamed Mahmoud Sid’Elimine à Dakar

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le jeudi 9 avril 2026, le siège du Haut-Commissariat de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Senegal/OMVS, à Dakar, a accueilli une cérémonie officielle de passation de service entre Monsieur Julien Charles SAGNA, précédemment Président du Conseil d’Administration (PCA) de la SOGEM, devenu Directeur général (DG), et Monsieur Mohamed Mahmoud Sid’Elimine qui était jusque-là Directeur général et qui prend désormais la tête du Conseil d’Administration en qualité de PCA.

La cérémonie s’est déroulée en présence des Coordonnateurs de Cellule nationale OMVS, de cadres du système OMVS, ainsi que de plusieurs invités, témoignant de l’importance de cette transition institutionnelle.

Dans son discours, l’ancien Directeur général et nouveau Président du Conseil d’Administration, M. Mohamed Mahmoud Sid’Elimine, a exprimé sa reconnaissance pour le travail accompli à la tête de la direction générale. Revenant sur son parcours, il a également dressé le bilan de ses réalisations durant son mandat de quatre ans à la tête de la Société de gestion de l’énergie de Manantali (SOGEM), soulignant au passage les avancées enregistrées dans la production énergétique et la consolidation des performances de l’outil commun.

« Les acquis sont importants, mais les défis restent nombreux. En tant que PCA, je veillerai à accompagner et orienter l’action de l’organisation dans le respect de ses missions et des ambitions des États membres », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le nouveau Directeur général, M. Julien Charles Sagna, a salué « une transition placée sous le signe de la continuité et de la confiance », avant d’ajouter : « Je mesure la responsabilité qui m’incombe aujourd’hui. Nous poursuivrons, avec l’ensemble des équipes, les efforts engagés pour renforcer l’intégration et accélérer la mise en œuvre des projets structurants au bénéfice des populations du bassin. »

Intervenant à cette occasion, le Haut-Commissaire de l’OMVS, M. Mohamed Abdel Vetah a insisté sur la nécessité de préserver les acquis de l’organisation dans un environnement marqué par de fortes incertitudes. « Dans un contexte économique sous-régional et mondial difficile, il est impératif de consolider les résultats obtenus, notamment en assurant la continuité de la production et de la distribution d’une énergie propre et accessible aux États membres », a-t-il souligné.

Il a également mis l’accent sur les défis démographiques auxquels fait face le bassin du fleuve Sénégal, appelant à une adaptation des politiques et des projets :

« Nous devons impérativement développer des initiatives innovantes, capables de répondre aux aspirations d’une jeunesse dynamique, qui représente près de 70 % de la population du bassin. »

Cette passation de service intervient dans un contexte marqué par la poursuite des grands projets de développement portés par l’OMVS, organisation sous-régionale clé dans la coopération entre les pays riverains du fleuve Sénégal. Parmi les projets énergétiques à venir figurent notamment le barrage à buts multiples de Gourbassi, ainsi que les barrages de Koukoutamba, Boureya et Balassa, sans oublier le développement de microcentrales en Guinée, destinés à renforcer l’accès à une énergie durable dans la sous-région.
Présidence de la République de Guinée Présidence de la République du Mali Présidence de la République Islamique de Mauritanie Présidence de la République du Sénégal SOGEM-OMVS MALI KANU

Au Kenya, Zenith Bank annonce  l’acquisition de Paramount Bank 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kénya, le groupe bancaire nigérian Zenith Bank a annoncé avec enthousiasme, le mardi 7 avril, la finalisation de l’acquisition de la totalité du capital de Paramount Bank Kenya, une institution financière qui se classe au 33ᵉ rang parmi les 39 établissements agréés dans le pays, avec une part de marché modeste mais significative estimée à 0,2 %.

 Cette opération, qui a été initialement révélée au public le 18 novembre 2025, a été conclue avec succès après l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires auprès des autorités compétentes tant au Nigeria qu’au Kenya, témoignant ainsi de la diligence et de l’engagement de Zenith Bank à respecter les normes de conformité dans ses démarches d’expansion. 

Avec cette transaction, dont le montant exact n’a pas été divulgué, Zenith Bank marque son entrée sur le marché kényan, un pas stratégique qui s’inscrit dans une vision plus large d’expansion en Afrique de l’Est. Le Kenya, en tant que principal centre financier de cette sous-région dynamique, offre un environnement économique favorable, caractérisé par une stabilité macroéconomique appréciable, un taux de change relativement prévisible et un produit intérieur brut (PIB) qui dépasse les 136 milliards de dollars.

 Cette acquisition pourrait non seulement renforcer la présence de Zenith Bank sur le continent, mais également lui permettre de tirer parti des opportunités de croissance dans un marché en pleine évolution, où la demande pour des services bancaires innovants et accessibles est en constante augmentation.

La banque indique que cette implantation vise à accompagner les activités de ses clients opérant entre différentes régions du continent, renforçant ainsi son engagement à soutenir le développement économique local et à faciliter les échanges commerciaux. Le groupe est présent notamment au Ghana, en Sierra Leone, en Gambie, ainsi qu’au Royaume-Uni, où il a établi des relations solides avec des entreprises locales, contribuant à la création d’un réseau d’affaires dynamique et interconnecté.

 De plus, il dispose d’un bureau de représentation en Chine, un marché stratégique, et opère, via sa filiale britannique, des succursales aux Émirats arabes unis et en France, ce qui lui permet d’élargir son influence et d’offrir des services diversifiés à une clientèle internationale.

Cette expansion s’appuie sur une santé financière robuste, témoignant de la solidité et de la résilience du groupe face aux défis économiques. Pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, le groupe Zenith Bank a affiché de bonnes performances, marquées par une croissance de son activité globale avec des revenus bruts en hausse de 6 %, ce qui démontre une demande soutenue pour ses services. 

Le groupe a vu ses actifs totaux croître pour atteindre 31 458 milliards de nairas (22,8 milliards $), un chiffre impressionnant qui reflète sa capacité à attirer des investissements et à gérer efficacement ses ressources. Parallèlement, les dépôts de la clientèle ont augmenté pour atteindre 24 330 milliards de nairas, illustrant la confiance des clients dans la banque. 

Notons qu’en dépit d’une baisse de 5 % du bénéfice, la banque a proposé un dividende total de 10 nairas par action pour l’année 2025, doublant ainsi le montant de l’année précédente, ce qui témoigne de sa volonté de récompenser ses actionnaires et de maintenir une politique de dividende attractive, même dans un environnement économique incertain.

Moussa KONÉ 

Banques: le Groupe BGFIBank atteint un total bilan de 7000 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)) – Le Groupe BGFIBank clôture l’exercice 2025 sur une performance remarquable, confirmant l’accélération de sa trajectoire de développement et la solidité de son modèle économique. L’ensemble des indicateurs clés enregistre une forte progression, dépassant les objectifs fixés dans le cadre du Projet d’Entreprise DYNAMIQUE 2025.

1 chiffres

Le Conseil d’Administration de BGFI Holding Corporation, réuni le 03 avril 2026, sous la présidence de Monsieur Henri-Claude OYIMA, Président Directeur Général, a examiné les performances et arrêté les comptes du Groupe BGFIBank au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025.

Solidité du bilan

Au 31 décembre 2025, le total de bilan consolidé s’établit à 7 428 milliards de FCFA, en progression significative de 25% par rapport au 31 décembre 2024, reflétant une dynamique commerciale soutenue sur l’ensemble des pays d’implantation du Groupe BGFIBank.

La situation nette se renforce à 799 milliards de FCFA (+13%), dont 669 milliards de FCFA pour la part du Groupe. Cette progression, portée par l’amélioration continue des résultats et une politique prudente de distribution des dividendes, a renforcé les fonds propres des filiales, en conformité avec les exigences réglementaires. Le ratio de solvabilité s’affiche à 21%.

Performances commerciales

Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 4 263 milliards de FCFA, enregistrant une augmentation de 10% par rapport à 2024. Le Groupe BGFIBank continue de bénéficier de la confiance de ses clients sur l’ensemble de ses marchés, tant en Afrique Centrale, en Afrique de l’Ouest, que dans l’Océan Indien et en Europe.

Parallèlement, le Groupe BGFIBank a poursuivi son rôle de partenaire clé dans le financement des économies et des projets structurants sur l’ensemble de ses marchés. Les encours de crédits à la clientèle progressent à 3 787 milliards de FCFA (+6%), soutenus par des secteurs stratégiques tels que le BTP, les mines, l’énergie, le commerce général, l’agro-industrie ainsi que diverses industries manufacturières. Cette dynamique illustre l’engagement constant du Groupe BGFIBank à accompagner ses clients dans le financement de l’économie réelle, tout en maintenant une gestion rigoureuse du risque de crédit.

Performances financières en forte progression

Le Produit Net Bancaire, porté à 414 milliards de FCFA, enregistre une croissance exceptionnelle de 26%, tirée principalement par une progression remarquable de la marge nette d’intérêts (+44% à 293 milliards de FCFA), bénéficiant du dynamisme des activités d’intermédiation et de l’optimisation de la structure du bilan. Les commissions nettes restent stables à 121 milliards de FCFA.

Le Produit Global d’Exploitation atteint 432 milliards de FCFA (+24%), confirmant la diversification des sources de revenus du Groupe BGFIBank à travers les services financiers spécialisés, l’assurance, l’informatique, la formation et l’immobilier.

Dans un contexte d’investissements soutenus, liés au déploiement du réseau d’agences, au renforcement des infrastructures digitales et à la transformation du capital humain, les frais de gestion s’établissent à 242 milliards de FCFA. La discipline rigoureuse sur les coûts permet une amélioration significative du coefficient d’exploitation qui s’établit à 56%, en baisse de 3 points par rapport à 2024 (59%), démontrant la capacité du Groupe BGFIBank à générer un levier opérationnel positif.

Le Résultat Brut d’Exploitation progresse ainsi de 33% pour atteindre 190 milliards de FCFA, niveau historiquement élevé témoignant de l’efficacité opérationnelle du Groupe BGFIBank. Après prise en compte d’un coût du risque global de 20 milliards de FCFA, reflétant une politique de provisionnement prudente, le Résultat Net consolidé s’établit à 133 milliards de FCFA, en hausse de 9% par rapport à l’année précédente.

Perspectives

Fort de ces résultats solides et de la clôture de la première phase de son introduction en bourse, le Groupe BGFIBank aborde l’exercice 2026 avec confiance et détermination. Un nouveau chapitre s’ouvre avec le lancement officiel du Projet d’Entreprise 2026 – 2030, dénommé BGFI 2030 (B30), qui succède au Projet d’Entreprise DYNAMIQUE 2025, achevé avec succès.

BGFI 2030 incarne l’ambition du Groupe BGFIBank pour les cinq prochaines années. Il vise à renforcer durablement son efficacité opérationnelle, en structurant son action autour de quatre Piliers Stratégiques :

  • Efficacité Organisationnelle,
  • Efficacité du Capital Humain,
  • Efficacité des Ressources,
  • Efficacité Commerciale.

Ces quatre Piliers sont déclinés en vingt Priorités, conçues pour traduire la vision du Groupe BGFIBank de Construire un Groupe Financier Africain pour le Monde, en s’appuyant sur la diversification géographique, l’approfondissement de l’offre digitale, la maîtrise rigoureuse des risques et un actionnariat élargi.

Dans un contexte économique mondial marqué par des vents de courants contraires, le Groupe BGFIBank reste déterminé à s’adapter avec agilité aux évolutions réglementaires, organisationnelles et technologiques, au service de l’Excellence, de la création de valeur durable et de la satisfaction de l’ensemble de ses parties prenantes.

Mines: le Zimbabwe pays envisage de transformer localement le lithium pour maximiser les bénéfices économiques

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(CROISSANCE AFRIQUE)Le Zimbabwe, riche en ressources naturelles, aspire à maximiser la valeur ajoutée de son lithium, un minéral stratégique dans la transition énergétique mondiale.

Depuis plusieurs années, le pays met en œuvre des politiques incitatives visant à encourager les opérateurs miniers à développer des capacités locales de transformation, afin de ne plus se contenter d’exporter des matières premières brutes. Cette volonté de transformation a été réaffirmée en février dernier, lorsque le gouvernement a annoncé la suspension des exportations de concentrés de lithium, une décision qui a suscité de vives discussions au sein de l’industrie.

Plus d’un mois après cette suspension, le Zimbabwe se prépare à encadrer la reprise de ces exportations de manière structurée et réfléchie. Selon des informations récentes rapportées le mercredi 8 avril, la capitale, Harare, envisagerait d’instaurer des quotas d’exportation tout en imposant aux mineurs des engagements fermes concernant la transformation locale de cette précieuse ressource.

En effet, le Zimbabwe se positionne comme le premier producteur de lithium en Afrique, et cette initiative vise à garantir que le pays tire un maximum de bénéfices de ses ressources naturelles. Citant une lettre officielle du gouvernement adressée au début de ce mois à la Chambre des Mines, l’agence de presse Reuters souligne un ensemble de conditions que les producteurs de lithium opérant au Zimbabwe devront respecter.

Parmi ces exigences, il est stipulé que les entreprises devront publier leurs états financiers annuels, assurant ainsi une transparence accrue sur leurs opérations. De plus, elles devront se conformer à des normes strictes en matière de responsabilité sociale et environnementale, afin de garantir que l’exploitation des ressources minérales se fasse dans le respect des communautés locales et de l’environnement. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de développement durable et de valorisation des ressources naturelles, tout en stimulant l’économie locale et en créant des emplois.


Par ailleurs, dans la perspective d’une nouvelle interdiction des exportations de concentré prévue pour janvier 2027, les opérateurs seront tenus de formaliser des « engagements écrits », assortis d’échéanciers précis, pour la mise en place d’usines de sulfate de lithium. Ces engagements devront non seulement détailler les étapes de construction des installations, mais aussi inclure des plans de production et des prévisions de rendement, afin d’assurer une transition fluide vers cette nouvelle réglementation. D’ici là, une taxe à l’exportation de 10 % continuera de s’appliquer, ce qui signifie que les entreprises devront naviguer dans un environnement fiscal complexe après la levée de l’embargo actuel et jusqu’à l’entrée en vigueur de cette interdiction, rendant la planification stratégique encore plus cruciale.

Peser davantage sur un marché stratégique

À travers ces mesures, le Zimbabwe entend ainsi renforcer son contrôle sur une ressource stratégique, essentielle à la fabrication de batteries pour véhicules électriques et systèmes de stockage d’énergie. Cette démarche, qui vise à maximiser les bénéfices tirés de ses ressources naturelles, intervient dans un contexte de marché excédentaire, notamment alimenté par la Chine, qui pèse sur les cours depuis 2023.

Les fluctuations des prix sur le marché international, exacerbées par une offre abondante, incitent le Zimbabwe à adopter une approche proactive. L’accent mis sur la transformation locale traduit par ailleurs une volonté claire de monter en gamme, en passant du statut d’exportateur de concentré à celui de fournisseur de produits finis, ce qui pourrait non seulement créer des emplois locaux, mais aussi stimuler l’innovation et attirer des investissements étrangers. En se positionnant comme un acteur clé dans la chaîne de valeur du lithium, le Zimbabwe aspire à renforcer sa position sur le marché mondial, tout en contribuant à la transition énergétique mondiale.

Reste à savoir comment les réformes envisagées au Zimbabwe seront accueillies par les producteurs, en particulier celles liées aux quotas d’exportation, qui suscitent déjà des débats animés parmi les acteurs du secteur. Les producteurs, inquiets de l’impact potentiel de ces nouvelles régulations sur leur rentabilité et leur compétitivité sur le marché international, scrutent attentivement les implications de ces changements. Sur le volet de la transformation locale, qui est déjà au cœur de la politique minière du pays depuis plusieurs années, des avancées sont toutefois perceptibles chez certains acteurs, témoignant d’une volonté d’adaptation et d’innovation.

Le groupe chinois Zhejiang Huayou Cobalt, par exemple, prépare activement la mise en service d’une usine de sulfate de lithium sur la mine Arcadia, un projet ambitieux qui pourrait non seulement renforcer la chaîne de valeur locale, mais aussi créer des emplois et stimuler l’économie régionale. Parallèlement, Sinomine Resource et Sichuan Yahua Industrial ont annoncé le lancement de la construction de leurs propres installations, ce qui souligne une tendance croissante vers l’investissement dans des infrastructures de transformation sur le sol zimbabwéen.

Pour rappel, le lithium figure parmi les principaux produits miniers du Zimbabwe, aux côtés des métaux du groupe du platine (PGMs), de l’or et des diamants, qui sont tous des ressources stratégiques pour le pays. En 2025, la filière a généré 571 millions USD de recettes d’exportation, illustrant l’importance cruciale de ce secteur dans l’économie nationale.

Notons que le secteur minier représente environ 80 % des exportations du pays et 19 % des recettes fiscales, soulignant ainsi son rôle vital dans le financement des services publics et le développement des infrastructures. Les réformes à venir pourraient donc avoir des répercussions significatives sur la dynamique de ce secteur, influençant non seulement les producteurs, mais aussi l’ensemble de l’économie zimbabwéenne.

Abdoulaye KONÉ

Secteur des Assurances : les prévisions de croissance en Afrique sont de 5,79 % par an jusqu’en 2034

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Assurance Road Sign with dramatic clouds and sky.

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, le marché africain de l’assurance devrait connaître une transformation significative, passant de 98,5 milliards USD en 2025 à une impressionnante somme de 166,1 milliards USD d’ici 2034.

Cette évolution représente un taux de croissance annuel moyen de 5,79 % au cours de cette période, selon un rapport détaillé publié le jeudi 19 mars par le groupe IMARC. Intitulé « Africa Insurance Market : Industry Trends, Share, Size, Growth, Opportunity and Forecast 2026-2034 », ce rapport met en lumière les tendances émergentes et les dynamiques qui façonnent le secteur. Parmi les principaux moteurs de cette croissance, on trouve des évolutions réglementaires significatives, des efforts soutenus pour renforcer l’inclusion financière, ainsi qu’une numérisation croissante qui transforme la manière dont les services d’assurance sont offerts et consommés sur le continent.

Les gouvernements africains, conscients des défis auxquels fait face leur population, mettent en œuvre des réformes stratégiques visant à favoriser la protection des consommateurs. Ces réformes incluent l’harmonisation des réglementations à travers les frontières, facilitant ainsi le commerce et la coopération entre les pays. De plus, la commercialisation de produits de micro-assurance, spécifiquement conçus pour répondre aux besoins des travailleurs du secteur informel et des ménages à faibles revenus, est en plein essor. Ce segment de marché, souvent négligé par les assureurs traditionnels, représente une opportunité précieuse pour élargir la couverture et offrir des solutions adaptées aux réalités économiques des populations vulnérables.

Parallèlement à ces initiatives, un nombre croissant de compagnies d’assurances africaines s’engagent à étendre leurs produits et services aux zones rurales, qui sont souvent sous-assurées et dépourvues d’accès aux services financiers. Ces efforts visent non seulement à améliorer la résilience économique des communautés rurales, mais aussi à stimuler l’innovation dans le secteur de l’assurance. En intégrant des technologies numériques, telles que les applications mobiles et les plateformes en ligne, ces compagnies cherchent à rendre l’assurance plus accessible et compréhensible pour tous, indépendamment de leur niveau de revenu ou de leur situation géographique. Ainsi, le marché de l’assurance en Afrique est en pleine mutation, promettant un avenir où la protection financière sera à la portée d’un plus grand nombre de personnes.

Le rapport souligne d’autre part que la hausse de la demande encourage les assureurs africains à adopter des stratégies innovantes qui favorisent l’élargissement de l’inclusion financière et renforcent la résilience économique globale sur divers marchés. Dans ce contexte dynamique, l’essor croissant des innovations dans le domaine de l’insurtech devrait, en effet, réécrire les règles du jeu sur le marché africain de l’assurance, en transformant non seulement les produits offerts, mais aussi la manière dont les services sont délivrés aux clients. L’intégration de technologies avancées, telles que l’intelligence artificielle et l’analyse de données, permet aux assureurs de mieux comprendre les besoins spécifiques des consommateurs et d’adapter leurs offres en conséquence.

L’IA façonnera l’avenir du secteur, en optimisant les processus de souscription et en améliorant la gestion des sinistres, rendant ainsi le secteur plus efficace et réactif. Les plateformes mobiles et les solutions d’assurance intégrées rendent la couverture plus accessible, en particulier dans les régions où les infrastructures traditionnelles sont limitées, comme dans certaines zones rurales ou éloignées. Les assureurs s’associent à des entreprises de fintech et tirent parti des services financiers mobiles pour atteindre des populations auparavant mal desservies, tant en milieu urbain que rural. Grâce à ces collaborations, des offres mobiles intégrées couvrent désormais plus de 18 millions d’assurés sur le continent, grâce à des partenariats avec des opérateurs de télécommunications qui simplifient l’accès à des produits d’assurance adaptés aux besoins locaux. Ces initiatives ne se contentent pas d’élargir la portée des services d’assurance, mais elles jouent également un rôle crucial dans la promotion de la stabilité économique et la réduction de la vulnérabilité face aux risques, en offrant aux individus et aux entreprises une protection essentielle contre les aléas de la vie.

L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle crucial dans la rationalisation du traitement des sinistres, transformant ainsi le paysage des compagnies d’assurance, comme en témoigne la société nigériane Curacel. Grâce à l’intégration de technologies avancées, Curacel a réussi à réduire les délais de traitement des sinistres de manière impressionnante, atteignant des diminutions allant jusqu’à 50 %. Cette amélioration significative non seulement optimise l’efficacité opérationnelle, mais enrichit également l’expérience client, permettant aux assurés de recevoir des réponses rapides et précises à leurs demandes. Parallèlement, des chatbots sophistiqués, tels que Britam Bella au Kenya, révolutionnent le service à la clientèle en offrant une assistance ininterrompue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette innovation a conduit à une augmentation spectaculaire des ventes de polices d’assurance, dépassant les 40 %, ce qui rend l’assurance plus accessible et attrayante pour un plus large éventail de consommateurs. En outre, la micro-assurance, soutenue par l’IA, ouvre de nouvelles avenues pour proposer des produits d’assurance adaptés aux besoins spécifiques des populations rurales et des groupes à faibles revenus. 

Notons que cette approche personnalisée permet non seulement de répondre aux besoins uniques de ces communautés souvent négligées, mais aussi de favoriser une inclusion financière qui pourrait transformer leur avenir économique.

Daouda Bakary KONÉ 

Secteur : l’Égypte reçoit des équipements de manutention pour le terminal polyvalent du port de Safaga

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Égypte, un lot impressionnant d’équipements de manutention a récemment été livré pour le terminal polyvalent en cours de construction au port de Safaga, situé dans le sud du pays, une région stratégique qui joue un rôle crucial dans le commerce maritime.

 Ce lot comprend trois grues de quai (STS), des machines majestueuses capables de soulever des conteneurs lourds avec une précision remarquable, ainsi que six portiques sur pneus (RTG), qui offrent une flexibilité inégalée pour le déplacement des conteneurs à l’intérieur du terminal. Cette information a été confirmée par Noatum Ports, une filiale d’AD Ports Group, reconnue pour son expertise dans l’exploitation de plateformes portuaires internationales. La livraison de ces équipements marque une étape significative dans le développement du terminal, qui se prépare à entrer en exploitation commerciale, une phase tant attendue prévue pour au plus tard cette année.

Positionné comme l’une des principales portes d’entrée du pays sur la mer Rouge, le terminal s’étendra sur une vaste superficie d’environ 810 000 m², offrant ainsi un espace considérable pour les opérations portuaires. Sa capacité annuelle prévue est impressionnante, avec la possibilité de traiter jusqu’à 450 000 EVP pour les conteneurs, ce qui témoigne de son potentiel à devenir un hub logistique majeur dans la région.

 En outre, le terminal sera capable de gérer 5 millions de tonnes de vrac sec et de fret général, ainsi que 1 million de tonnes pour le vrac liquide, ce qui le rendra essentiel pour le commerce maritime. Des installations Ro-Ro (roulier) seront également mises en place, permettant de traiter jusqu’à 50 000 unités, facilitant ainsi le transport de véhicules et d’autres marchandises roulantes. Pour compléter cette infrastructure moderne, des espaces logistiques communs seront intégrés, offrant des solutions de stockage et de distribution efficaces, renforçant ainsi la compétitivité du port de Safaga sur la scène internationale.

Selon les autorités égyptiennes, ce terminal renforcera la connectivité du pays avec le Moyen-Orient, l’Afrique et les principales routes maritimes mondiales, tout en soutenant les flux commerciaux régionaux et internationaux, et en augmentant la productivité portuaire. Le projet entre dans le cadre d’une stratégie nationale visant à moderniser et développer plusieurs ports sur la mer Rouge, dont ceux de Hurghada et Sharm El Sheikh, afin de mieux capter le trafic maritime transitant par le canal de Suez.

Les ambitions de réseau portuaire intégré autour du canal de Suez, qui avaient suscité de grands espoirs pour le développement économique et commercial de la région, se trouvent cependant freinées par les tensions persistantes au Moyen-Orient. Ces tensions, exacerbées depuis 2023 par le conflit actuel entre Israël, les États-Unis et l’Iran, brident considérablement le potentiel de ce couloir stratégique, qui est vital pour le commerce maritime international. En conséquence, plusieurs armateurs mondiaux de renom, tels que Maersk, Hapag-Lloyd ou CMA CGM, ont pris la décision prudente de rediriger leurs navires via l’Afrique du Sud, évitant ainsi le canal de Suez et le détroit de Bab el-Mandeb, des voies maritimes pourtant essentielles pour le transport de marchandises entre l’Europe et l’Asie. Cette situation a des répercussions significatives sur le commerce mondial, entraînant des retards, des coûts supplémentaires et une réévaluation des routes maritimes. Selon les données officielles, le trafic du canal a baissé de près de 54 % entre 2023 et 2025, un chiffre alarmant qui souligne l’impact des conflits géopolitiques sur les échanges commerciaux.

Notons que les ports de la région, autrefois en pleine expansion, voient désormais leur activité stagner, et les investissements dans les infrastructures portuaires intégrées sont mis en suspens, laissant planer un doute sur l’avenir économique de cette zone stratégique.

Mariam KONE 

Afrique de l’Ouest : Ethiopian Airlines s’associe à Asky pour créer un centre de maintenance d’avions

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Ethiopian Airlines a annoncé un partenariat stratégique avec Asky Airlines, marquant une étape significative dans le développement d’un projet ambitieux de centre de maintenance aéronautique (MRO) en Afrique de l’Ouest. 

Ce projet vise à établir une infrastructure moderne et efficace qui servira de hub régional pour les réparations d’aéronefs, répondant ainsi à un besoin pressant dans une région où l’offre de services de maintenance est actuellement déficiente. En effet, la nécessité d’un tel centre est d’autant plus cruciale dans le cadre de la stratégie « Vision 2040 » du groupe éthiopien, qui cherche à diversifier ses activités et à renforcer sa position sur le marché aéronautique africain.

Les capacités de maintenance aéronautique en Afrique de l’Ouest sont, à l’heure actuelle, très limitées. En dehors des installations de la compagnie nigériane Aero Contractors, qui sont jugées insuffisantes pour répondre à la demande croissante, la plupart des projets de maintenance sont encore à des stades embryonnaires, souvent en phase de développement ou simplement annoncés sans mise en œuvre concrète.

Par exemple, au Sénégal, des infrastructures sont en cours de déploiement à l’aéroport international Blaise Diagne, mais leur achèvement et leur mise en service restent incertains. De même, en Côte d’Ivoire, un projet soutenu par la compagnie nationale a récemment reçu un financement de la Banque ouest africaine de développement, mais il reste à voir comment cela se traduira en termes de capacités opérationnelles réelles.

Au Nigéria, la situation est similaire, avec une demande croissante pour des services de maintenance aéronautique qui ne peut être satisfaite par les installations existantes. Ce partenariat entre Ethiopian Airlines et Asky Airlines pourrait donc non seulement transformer le paysage de la maintenance aéronautique en Afrique de l’Ouest, mais également stimuler l’économie locale en créant des emplois, en formant des techniciens qualifiés et en attirant d’autres compagnies aériennes à investir dans la région.

En établissant un centre de maintenance de classe mondiale, ce projet pourrait également renforcer la sécurité aérienne et améliorer la fiabilité des services de transport aérien dans toute l’Afrique de l’Ouest, contribuant ainsi à l’intégration régionale et à la croissance du secteur aéronautique sur le continent.

Si le projet ambitieux porté par Ethiopian Airlines a le potentiel de jouer un rôle catalyseur en Afrique de l’Ouest, il devra naviguer habilement à travers la montée en puissance d’initiatives concurrentes qui pourraient émerger, si celles-ci se concrétisent effectivement. En effet, cette dynamique concurrentielle pourrait redéfinir le paysage aéronautique de la région, entraînant des défis mais aussi des opportunités pour les acteurs établis et nouveaux. Plus largement, la viabilité du modèle économique des centres de Maintenance, Réparation et Révision (MRO) dans cette région spécifique demeure un sujet de débat intense parmi les experts du secteur.

 Sur un marché aussi fragmenté, où les infrastructures et les services peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, formée aux normes internationales, ainsi que des volumes d’activité suffisants, apparaissent comme des conditions déterminantes pour garantir la rentabilité des investissements. 

Notons que les entreprises devront non seulement attirer des talents compétents, mais aussi s’assurer d’un flux constant de travaux pour maintenir la rentabilité et la durabilité de leurs opérations. En outre, la collaboration avec des partenaires locaux et internationaux pourrait s’avérer essentielle pour renforcer les capacités et optimiser les ressources, tout en répondant aux exigences croissantes du marché aéronautique mondial.

Daouda Bakary KONÉ 

Côte d’Ivoire : le Canadien Thor prévoit d’investir 10 millions USD dans l’exploration d’or en 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la junior minière canadienne Thor Explorations s’apprête à réaliser un investissement significatif, compris entre 8 et 10 millions USD, dans l’exploration aurifère pour l’année 2026.

Cette initiative vise à dynamiser et à faire progresser son portefeuille d’actifs miniers, en mettant un accent particulier sur les prospects prometteurs de Guitry et Marahui, qui ont récemment bénéficié de programmes d’exploration initiaux. Ces projets, qui suscitent un grand intérêt, sont au cœur de la stratégie de développement de l’entreprise.

Déjà bien établie sur la mine d’or Segilola au Nigeria, ainsi que sur le projet aurifère avancé Douta au Sénégal, Thor Explorations renforce sa présence dans le secteur aurifère ivoirien depuis 2024. L’enveloppe budgétaire annoncée pour 2026 représente une progression marquée par rapport à l’année précédente, où la société avait prévu un investissement maximal de 7,5 millions USD pour ses activités de prospection au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

 En plus des projets de Guitry et Marahui, le portefeuille ivoirien de Thor comprend également d’autres projets stratégiques tels que Boundiali et Loudiba, qui ajoutent à la diversité et au potentiel de croissance de l’entreprise dans la région.

« En Côte d’Ivoire, les forages ont repris à Guitry, et un premier programme de forage a été lancé sur notre permis Marahui. Nous sommes impatients de publier nos premiers résultats au cours du prochain trimestre, car ces données seront cruciales pour évaluer le potentiel aurifère de ces sites et pour orienter nos futures décisions d’investissement », a déclaré un porte-parole de l’entreprise. Cette dynamique d’exploration et d’investissement témoigne de l’engagement de Thor Explorations envers le développement durable et responsable des ressources minérales en Côte d’Ivoire, tout en contribuant à l’économie locale et à la création d’emplois dans le secteur minier.

À travers ces investissements stratégiques, Thor cherche à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance prometteuses, notamment par le biais de la découverte de gisements miniers sur ses différents permis d’exploration. Bien que cette étape cruciale reste à franchir, cette stratégie s’inscrit dans un contexte particulièrement favorable pour la Côte d’Ivoire, qui a été identifiée par S&P Global Market Intelligence comme la juridiction africaine ayant attiré le plus d’investissements dans l’exploration minière l’année dernière. Cette dynamique positive s’inscrit également dans un environnement de prix de l’or haussier, le métal précieux ayant enregistré une progression impressionnante de plus de 60 % sur l’ensemble de l’année, attirant ainsi l’attention des investisseurs et des entreprises du secteur.

Les prochaines publications d’exploration de Thor seront déterminantes pour évaluer le potentiel de ses actifs ivoiriens, car elles fourniront des informations cruciales sur la viabilité et la richesse des gisements. Bien que la société n’ait pas précisé les modalités de financement de ce programme ambitieux, elle indique disposer d’une trésorerie solide de 137 millions USD à la fin de l’année 2025, ce qui lui confère une certaine flexibilité pour mener à bien ses projets. Par ailleurs, d’autres sociétés juniors continuent de poursuivre leurs activités dans le secteur aurifère ivoirien, notamment Many Peaks Minerals avec son projet Ferké et Kobo Resources qui développe le projet Koss, contribuant ainsi à l’effervescence et à la compétitivité du marché minier en Côte d’Ivoire. 

Notons que ces développements témoignent d’un intérêt croissant pour les ressources minérales du pays, promettant des retombées économiques significatives et des opportunités d’emploi pour la population locale.

Zangouna KONÉ 

Madagascar: le gouvernement attend 183 millions de dollars du FMI après les réformes en cours

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, mercredi 8 avril, un accord de principe pour le décaissement de 183 millions de dollars en faveur de Madagascar, « sous réserve d’un accord avec les autorités […] et de l’approbation ultérieure par le conseil d’administration du FMI », indique l’institution. 

Cette décision s’inscrit dans le cadre des troisième et quatrième revues de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). En juin 2024, le FMI avait approuvé ces deux instruments de financement pour un montant cumulé de 658 millions. Ces fonds visent à stimuler la productivité agricole, à améliorer l’accès à l’électricité, à renforcer les infrastructures routières et à consolider la gouvernance. Ces discussions interviennent dans un contexte économique tendu, marqué par le passage dévastateur du cyclone Gezani, qui a laissé de nombreuses communautés dans le besoin, et par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, qui ont perturbé l’activité économique et réduit les marges de manœuvre budgétaires du pays. 

Les autorités malgaches, conscientes de l’urgence de la situation, travaillent sans relâche pour mettre en œuvre des réformes structurelles nécessaires afin de maximiser l’impact de ces financements. Les enjeux sont considérables, car ils pourraient non seulement aider à la reconstruction des infrastructures endommagées, mais aussi à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Dans ce climat d’incertitude, la coopération entre Madagascar et le FMI revêt une importance cruciale, car elle pourrait ouvrir la voie à un développement durable et à une résilience accrue face aux défis futurs.

Cette décision pourrait être perçue comme un signe de confiance de la part des partenaires internationaux, renforçant ainsi les liens diplomatiques et économiques qui sont cruciaux pour Madagascar. En effet, cette confiance est essentielle pour soutenir les efforts visant à attirer les investisseurs étrangers, qui sont indispensables pour relancer l’économie nationale, particulièrement après les défis récents auxquels le pays a été confronté. Les autorités malgaches, conscientes de l’importance d’un cadre économique stable, prévoient de soumettre début mai un budget rectificatif, conçu non seulement pour soutenir la reprise économique, mais aussi pour consolider les finances publiques, un aspect vital dans un environnement économique incertain.

Dans ce contexte d’incertitude accrue, le Fonds Monétaire International (FMI) insiste sur la nécessité de renforcer la planification d’urgence, un processus qui vise à anticiper et à gérer les crises économiques tout en préservant la crédibilité budgétaire du pays. Cette approche proactive est essentielle pour rassurer les investisseurs et maintenir la confiance des marchés. L’institution recommande également le maintien d’une politique monétaire restrictive, un choix stratégique destiné à contenir les pressions inflationnistes qui pourraient nuire à la stabilité économique. Parallèlement, l’utilisation du taux de change comme amortisseur face aux chocs externes est une mesure prudente qui permet de protéger l’économie nationale des fluctuations imprévues des marchés mondiaux.

De plus, le FMI appelle à rétablir le mécanisme automatique de fixation des prix des carburants, une initiative qui vise à limiter l’impact de la hausse des cours internationaux sur le budget national. Cette mesure est cruciale pour garantir que les ressources financières du pays ne soient pas trop sollicitées par des coûts énergétiques fluctuants, ce qui pourrait autrement compromettre les investissements dans d’autres secteurs clés. 

Notons que le gouvernement, dans sa vision à long terme, table sur une croissance de 4,8 % pour 2026, centrée sur cinq priorités stratégiques, dont la transformation agricole, qui est perçue comme un levier essentiel pour dynamiser l’économie et améliorer la sécurité alimentaire.

Korotoumou Sylla