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Afrique : selon la BAD, au total , « 29 monnaies ont perdu de la valeur » à cause du conflit au Moyen-Orient

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, un constat alarmant se dessine : au total, vingt-neuf monnaies du continent se déprécient actuellement, fragilisées par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient à la fin du mois de février, suivi d’une flambée des prix du pétrole qui a exacerbé la situation économique déjà précaire. 

Ce constat inquiétant est tiré d’un rapport conjoint de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Union africaine (UA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui a été présenté le 2 avril lors de la 58ᵉ session de la Commission économique pour l’Afrique. Les monnaies concernées par cette dévaluation n’ont pas été spécifiquement identifiées dans le rapport, tout comme la devise de référence, qu’il s’agisse du dollar américain ou de l’euro, utilisée pour cette évaluation. Cependant, les impacts de cette dépréciation se font déjà sentir de manière significative sur le terrain. Selon les analyses fournies dans le rapport, ce contexte économique difficile entraîne une hausse du coût de la dette extérieure pour de nombreux pays africains, ce qui complique davantage leur capacité à financer des projets de développement. Parallèlement, les importations essentielles, notamment les carburants, les denrées alimentaires et les engrais, deviennent de plus en plus onéreuses, mettant ainsi en péril la sécurité alimentaire et énergétique de la région. Les ménages, déjà confrontés à des défis économiques, voient leur pouvoir d’achat diminuer, ce qui pourrait entraîner des conséquences sociales et politiques à long terme si des mesures adéquates ne sont pas prises rapidement pour stabiliser les monnaies et soutenir les économies locales.

Les prix mondiaux du pétrole ont connu une flambée spectaculaire, augmentant de plus de 50 % à la fin du mois de mars, ce qui accentue la pression sur des économies déjà fragilisées par divers facteurs. Cette situation alarmante s’explique en partie par la dépendance accrue du continent africain aux approvisionnements énergétiques transitant par le Golfe Persique, une région stratégique qui joue un rôle crucial dans le commerce mondial du pétrole. Selon des données récentes du secteur aérien, près de 70 % du carburant d’aviation importé en Afrique transite par le détroit d’Ormuz, un passage maritime vital qui, en raison de tensions géopolitiques, peut facilement devenir un point de blocage, exacerbant ainsi les défis économiques auxquels le continent est confronté.

La hausse des prix du pétrole ne se limite pas à une simple augmentation des coûts de l’énergie ; elle renforce également les tensions inflationnistes qui pèsent lourdement sur les ménages les plus modestes. Ces derniers, déjà en proie à des difficultés financières, voient leur pouvoir d’achat diminuer, rendant la vie quotidienne encore plus difficile. Dans le secteur agricole, la situation est tout aussi préoccupante, car les perturbations dans l’approvisionnement en intrants clés, tels que l’ammoniac et l’urée, surviennent en pleine période critique de semis. Cela fait peser un risque considérable sur les prochaines récoltes, menaçant ainsi la sécurité alimentaire du continent, comme le souligne le rapport.

Face à ce contexte économique tendu et incertain, les institutions africaines, conscientes de l’urgence de la situation, appellent à stabiliser rapidement l’accès aux produits essentiels. Elles insistent sur la nécessité de protéger les populations vulnérables, qui sont souvent les plus touchées par ces fluctuations de prix. Ces recommandations visent à garantir un approvisionnement régulier et abordable en biens de première nécessité, tout en mettant en place des mesures de soutien pour les ménages les plus en difficulté, afin de prévenir une crise humanitaire plus profonde.

Selon le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, « Les institutions africaines et les partenaires au développement doivent agir rapidement et de concert, en tirant parti de leurs avantages comparatifs pour amortir les chocs à court terme tout en jetant les bases d’une résilience à long terme », a-t-il souligné.

Mariam KONE

Hydrocarbures: la production pétrolière en Libye atteint un niveau record en dix ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Libye, la National Oil Corporation (NOC), l’entreprise publique chargée de l’exploitation pétrolière, a récemment annoncé une avancée significative dans le secteur énergétique du pays, avec une production de pétrole brut atteignant 1,43 million de barils par jour.

 Cette annonce, relayée par The Libya Observer, s’appuie sur des données officielles publiées au début du mois d’avril et marque un tournant important, car ce chiffre représente le niveau de production le plus élevé enregistré en plus de dix ans. Ce regain de production rapproche la Libye de ses capacités d’avant la crise politique de 2011, une période où le pays, riche de ses vastes réserves prouvées de pétrole brut, estimées entre 48,3 et 48,4 milliards de barils, pouvait atteindre des niveaux de production variant entre 1,6 et 1,7 million de barils par jour, selon les informations fournies par l’U.S. Energy Information Administration. 

Cette évolution positive se déroule dans un contexte de reprise progressive des activités sur plusieurs champs pétroliers et terminaux, qui avaient été durement touchés par des interruptions fréquentes dues à des blocages et à des contraintes techniques.

La NOC a indiqué que les opérations ont été stabilisées, permettant ainsi de relancer les activités de production et d’exportation, essentielles pour l’économie libyenne. Ce regain d’activité pourrait non seulement renforcer la position de la Libye sur le marché pétrolier mondial, mais également contribuer à la stabilisation économique du pays, en offrant des perspectives d’emploi et de développement pour la population locale. Les experts surveillent de près cette situation, espérant que la Libye puisse maintenir cette tendance à la hausse et retrouver une position de leader dans le secteur pétrolier africain.

L’entreprise indique également que la continuité de production a été rendue possible par une amélioration significative de la disponibilité des infrastructures, qui a permis de surmonter les défis logistiques et techniques auxquels elle faisait face.

Cette avancée a non seulement optimisé les opérations quotidiennes, mais a également renforcé la capacité de l’entreprise à répondre à la demande croissante sur le marché. Dans le même temps, les recettes pétrolières ont atteint un impressionnant montant de 10,7 milliards de dinars libyens, soit environ 1,67 milliard de dollars, en février 2026, selon les données fournies par la Banque centrale de Libye (CBL). Ces revenus, qui proviennent principalement des exportations d’hydrocarbures, interviennent dans un contexte économique où la Libye demeure fortement dépendante de son secteur pétrolier, un pilier fondamental de son économie.

Le secteur pétrolier reste central pour les finances du pays, jouant un rôle crucial dans la stabilité économique. Selon les données de la CBL et de Coface, le pétrole et le gaz représentent environ 95 % des exportations totales et 90 % des revenus publics, soulignant l’importance vitale de cette industrie pour le développement national. En octobre 2025, les autorités libyennes ont annoncé leur ambition de porter la production à 1,6 million de barils par jour d’ici la fin de l’année 2026, un objectif ambitieux qui témoigne de leur volonté de revitaliser le secteur.

Dans ce cadre, la Libye prévoit un plan de relance du secteur pétrolier, soutenu par des investissements considérables, estimés entre 3 et 4 milliards de dollars, destinés à moderniser les infrastructures vieillissantes et à restaurer les capacités de production, tout en garantissant une exploitation durable et efficace des ressources pétrolières du pays.

Banques: résultat net du Groupe BOA en hausse de 11% en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, le résultat net part du groupe de Bank Of Africa (BOA), dont le siège est situé à Casablanca, au Maroc, a enregistré une impressionnante hausse de 11% par rapport à l’année précédente, le 31 décembre 2024.

 Cette information a été révélée lors de la réunion du Conseil d’Administration qui s’est tenue le vendredi 27 mars 2026, où les comptes ont été arrêtés. Le résultat net s’est établi à un total de 3,813 milliards de dirhams, en nette augmentation par rapport aux 3,427 milliards de dirhams enregistrés en 2024, témoignant ainsi de la solidité et de la résilience de la banque dans un environnement économique en constante évolution. 

Les données fournies par le Conseil d’Administration mettent en lumière la répartition géographique des résultats, avec une part significative de 54% provenant du Maroc, tandis que 41% du résultat net est attribué aux opérations en Afrique subsaharienne, et seulement 4% en Europe. Cette répartition souligne l’importance stratégique du marché marocain pour le groupe, tout en mettant en avant son expansion réussie en Afrique subsaharienne, un marché en pleine croissance.

Les responsables du groupe ont également noté une croissance notable de +5% des encours crédits consolidés, atteignant 233,4 milliards de dirhams. Cette augmentation est en grande partie due à une hausse de +7% des créances au Maroc, qui reflète la confiance croissante des clients dans les services bancaires offerts par BOA. En revanche, une légère baisse de -3% a été observée dans les encours de BOA Afrique « à périmètre constant », ce qui pourrait indiquer des défis spécifiques rencontrés dans certaines régions.

Concernant les dépôts de la clientèle, ceux-ci ont également connu une progression significative de +7%, atteignant 275,3 milliards de dirhams. Cette hausse est principalement tirée par une augmentation de +8% des dépôts de la clientèle au Maroc, en particulier des dépôts à vue non rémunérés, qui sont devenus un choix privilégié pour de nombreux clients cherchant à gérer leur liquidité de manière efficace. Ces résultats illustrent non seulement la performance financière robuste de Bank Of Africa, mais aussi sa capacité à s’adapter aux besoins changeants de ses clients dans un marché dynamique.

Le produit net bancaire (PNB) consolidé, reflet essentiel de la santé financière du groupe, affiche une impressionnante croissance de 9%, atteignant ainsi 20,3 milliards de dirhams, en comparaison avec 18,7 milliards de dirhams enregistrés en 2024. Cette dynamique positive, selon les dirigeants du groupe, est principalement soutenue par une progression notable du Core Business, avec une augmentation de 9% pour la marge d’intérêts, tandis que la marge sur commissions a également connu une hausse significative de 7%. De plus, les résultats des opérations de marché ont enregistré une flamboyante augmentation de 20%, témoignant de la capacité du groupe à naviguer avec succès dans un environnement économique en constante évolution.


En ce qui concerne le résultat brut d’exploitation consolidé, une croissance de 10% a été observée, portant ce chiffre à 11 milliards de dirhams à la fin de décembre 2025. Cette performance remarquable souligne l’efficacité opérationnelle du groupe et sa capacité à générer des bénéfices solides dans un contexte de marché compétitif.

Notons que les responsables du groupe mettent également en avant la poursuite de l’amélioration du coefficient d’exploitation consolidé, qui s’établit à 45,8% en 2025, en baisse par rapport à 46,4% à la fin de décembre 2024. Cette amélioration est attribuée à une croissance des revenus qui surpasse celle des charges, avec une augmentation de 7%, ce qui témoigne d’une gestion rigoureuse et d’une stratégie bien définie.

Sur un autre plan, une hausse maîtrisée du coût du risque de 3% a été notée, s’élevant à 3,3 milliards de dirhams à la fin de décembre 2025, ce qui se traduit par un ratio de coût du risque de 1,3%. Cette gestion prudente du risque est cruciale pour maintenir la stabilité financière et assurer la pérennité des opérations du groupe dans un marché en perpétuelle mutation.


Daouda Bakary KONÉ 

Au Sénégal, l’activité du secteur primaire a augmenté de 3,6 % au 4e trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, par rapport au troisième trimestre de 2025, la valeur ajoutée (Va) réelle du secteur primaire a connu une augmentation significative de 3,6%, une dynamique positive largement attribuée aux performances remarquables des sous-secteurs de l’agriculture, qui a enregistré une hausse de 4,7%, et de la pêche, avec une progression de 3,9%. 

Cette embellie dans le secteur primaire est le reflet d’efforts soutenus et d’initiatives stratégiques visant à renforcer la productivité et la durabilité des ressources naturelles. Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), une analyse en glissement annuel révèle une hausse impressionnante de 8,6% de la valeur ajoutée du secteur primaire.

 Ce résultat encourageant est principalement tiré par la forte progression de l’activité de la pêche, qui a connu une flambée de 18,3%, ainsi que par l’agriculture, qui a enregistré une augmentation de 9,4%, et l’élevage, qui a également contribué avec une hausse de 4,8%.

 Cette situation florissante de l’activité agricole est étroitement liée à l’accroissement de la production de cultures stratégiques telles que le maïs, l’arachide et le niébé, sans oublier les produits horticoles variés comme les oignons et les pommes de terre, qui jouent un rôle crucial dans l’alimentation locale et l’économie rurale. L’Ansd souligne également que la valeur ajoutée du secteur secondaire, mesurée en volume Cvs, s’est bonifiée de 3,5% au quatrième trimestre de 2025, par rapport au trimestre précédent. 

Cette hausse est favorisée par la dynamique positive des activités de la construction, qui a connu une progression impressionnante de 6,9%, témoignant d’un secteur en pleine expansion, soutenu par des investissements dans les infrastructures et des projets de développement ambitieux. Les perspectives pour les mois à venir semblent prometteuses, avec une anticipation de croissance continue dans ces secteurs clés, renforçant ainsi les fondements de l’économie sénégalaise.

Par rapport au quatrième trimestre de 2024, la valeur ajoutée du secteur secondaire s’est renforcée de 5,1%, un chiffre qui témoigne d’une dynamique économique positive, soutenue par une amélioration significative des activités de fabrication du ciment et d’autres matériaux de construction, qui ont connu une hausse impressionnante de 18,7%. 

Cette croissance est également visible dans le secteur de la construction, qui a progressé de 13,0%, illustrant une demande accrue pour de nouveaux projets d’infrastructure et de logements. L’extraction, quant à elle, a enregistré une augmentation de 9,3%, tandis que la production et la distribution d’électricité et de gaz ont crû de 7,6%, reflétant une amélioration des services énergétiques.


 De plus, la distribution d’eau et l’assainissement ont vu leur valeur ajoutée augmenter de 7,3%, soulignant l’importance croissante des services essentiels dans le développement durable. Enfin, la fabrication d’autres produits manufacturiers a également contribué à cette dynamique, avec une augmentation de 2,7%, bien que moins marquée.
Cependant, malgré ces résultats encourageants, les performances globales du secteur ont été limitées par des défis dans certaines sous-catégories. Les activités de fabrication de produits chimiques de base ont enregistré un recul de 2,4%, une tendance qui pourrait soulever des inquiétudes quant à la compétitivité de ce segment. 


Aussi, le secteur agroalimentaire a connu une baisse de 2,3%, principalement en raison d’une diminution significative des valeurs ajoutées dans la fabrication de produits laitiers et de glaces alimentaires, qui a chuté de 26,9%. Cette baisse alarmante pourrait être attribuée à des facteurs tels que des fluctuations de la demande ou des problèmes d’approvisionnement.

Notons que la fabrication de boissons a également souffert, avec une diminution de 6,5%, tandis que la production de sucre, chocolaterie et confiserie a connu un repli de 5,5%. La fabrication de pain et pâtisseries a enregistré une baisse plus modeste de 2,5%, et le secteur de l’abattage, de la transformation et de la conservation des viandes a également été touché, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire. Ces défis soulignent la nécessité d’une attention accrue et de stratégies adaptées pour revitaliser ces segments clés de l’économie.

Hydrocarbures : les cours mondiaux du pétrole brut ont continué de baisser en février 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En février 2026, les cours mondiaux du pétrole brut, mesurés par les moyennes des indices WTI et Brent et exprimés en dollars des États-Unis, ont continué à afficher une tendance baissière, bien que cette diminution se soit faite à un rythme plus modéré de 8,4% par rapport à l’année précédente. 

Ainsi, ce recul fait suite à une baisse plus marquée de 12,2% observée un mois plus tôt, selon les informations rapportées par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dans son « Bulletin mensuel des statistiques ». Cette situation témoigne des fluctuations persistantes sur le marché pétrolier, influencées par divers facteurs économiques et géopolitiques.

À l’exception notable de l’or, dont le prix a grimpé de manière impressionnante de 73,4%, la Bceao souligne que les prix internationaux des autres principales matières premières exportées par les pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) ont enregistré un recul significatif durant le mois sous revue. En effet, des baisses considérables ont été notées pour plusieurs produits essentiels : le cacao a chuté de 63,3%, le café a connu une diminution de 33,1%, le caoutchouc a baissé de 14,6%, la noix de cajou a reculé de 9,1%, et le coton a vu son prix diminuer de 4,7%. Ces variations des prix des matières premières ont des répercussions directes sur les économies des pays de l’UEMOA, qui dépendent fortement de ces exportations pour leur croissance économique.

Par ailleurs, la Bceao informe que l’indice des prix des produits alimentaires importés par les États membres de l’Union a également maintenu sa trajectoire baissière, se chiffrant à -25,6% en février 2026, après une contraction de 27,9% le mois précédent. Cette évolution est principalement imputable à des facteurs tels que les fluctuations des taux de change, les variations de l’offre et de la demande sur les marchés internationaux, ainsi que les impacts des conditions climatiques sur la production agricole.

Les conséquences de ces baisses de prix sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur la sécurité alimentaire dans la région sont des sujets de préoccupation croissante pour les décideurs politiques et les économistes.Selon les analyses approfondies de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la bonne orientation des principaux indices boursiers internationaux s’est non seulement maintenue, mais a également montré des signes de renforcement significatifs au mois de février 2026. Parmi ces indices, le NIKKEI a enregistré une hausse impressionnante de 58,4%, témoignant d’un regain d’optimisme sur le marché japonais, tandis que le FTSE 100, l’indice phare de la Bourse de Londres, a progressé de 23,8%, renforçant la confiance des investisseurs britanniques.


 De même, le Nasdaq Composite, symbole de la technologie américaine, a connu une augmentation de 20,3%, et le Standard & Poor’s 500, qui regroupe 500 des plus grandes entreprises cotées aux États-Unis, a vu son indice grimper de 15,5%. L’EuroStoxx 50, qui représente les 50 plus grandes entreprises de la zone euro, a enregistré une hausse de 12,4%, tandis que le DAX, l’indice boursier allemand, a progressé de 12,1%. En parallèle, le Dow Jones Industrial Average et le CAC 40 français se sont également consolidés, affichant des augmentations respectives de 11,7% et 5,7%, ce qui illustre une dynamique positive sur les marchés boursiers mondiaux.


Sur le marché des changes, la monnaie européenne a connu une appréciation notable en février 2026, renforçant sa position face à plusieurs devises majeures. Elle s’est ainsi appréciée de 16,9% par rapport au yen japonais, de 13,6% face au dollar américain, de 7,8% par rapport au yuan chinois, et de 5,4% face à la livre sterling. Cette tendance témoigne d’une confiance croissante dans l’économie de la zone euro, attirant ainsi les investisseurs internationaux.


En ce qui concerne la politique monétaire, les principales banques centrales des pays avancés, telles que la Réserve Fédérale des États-Unis (Fed), la Banque Centrale Européenne (Bce), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque d’Angleterre (BoE), ont choisi de maintenir leurs taux directeurs inchangés durant cette période d’observation. Cette décision reflète une approche prudente face aux incertitudes économiques mondiales, visant à soutenir la croissance tout en surveillant de près l’inflation et d’autres indicateurs économiques cruciaux.
Moussa KONÉ 

Banques:  le volume des échanges sur le marché interbancaire de l’UMOA a connu une hausse de 10,7% en février 2026

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A photograph taken in Abidjan on March 27, 2024, shows CFA franc banknotes checked by a man. The election of anti-system candidate Bassirou Diomaye Faye to the presidency of Senegal has cast further doubt on the future of the CFA franc in West Africa, even if leaving this common currency remains an uncertain economic adventure. (Photo by Issouf SANOGO / AFP)

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au niveau du marché interbancaire, une augmentation significative de 10,7% du volume des échanges a été observée au cours de la période sous revue, ce qui témoigne d’une dynamique accrue et d’une confiance renouvelée parmi les institutions financières.

 La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans son « Bulletin mensuel des statistiques », a fourni des données précieuses sur cette évolution. Elle informe que le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, a atteint un impressionnant montant de 861,9 milliards de francs CFA en février 2026, en nette hausse par rapport à 778,8 milliards de francs CFA enregistrés en janvier 2026. 

Cette progression indique non seulement une intensification des activités sur le marché interbancaire, mais également une volonté des banques de renforcer leurs liquidités et d’optimiser leurs opérations de financement. Par ailleurs, le taux d’intérêt moyen de référence, qui est calculé sur le compartiment à une semaine, a connu un léger repli, passant de 4,79% en janvier à 4,19% en février 2026.

 Ce recul pourrait être interprété comme une réponse à l’augmentation du volume des échanges, suggérant que les banques sont prêtes à offrir des conditions plus favorables pour encourager les transactions et stimuler l’activité économique dans la région.Le taux d’inflation, en glissement annuel, a enregistré une légère baisse, s’établissant à -0,1% en février 2026, après avoir atteint -0,5% le mois précédent. Cette variation représente une augmentation de 0,4 point de pourcentage, ce qui indique une certaine stabilisation des prix dans un contexte économique incertain. Parallèlement, le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie afin de mieux refléter les tendances fondamentales des prix, a montré une hausse modérée de 1,3% au cours du mois sous revue, après avoir été de 1,5% le mois précédent.

Notons que ces évolutions témoignent d’un regain de tensions sur les prix, principalement alimenté par l’augmentation des coûts dans les secteurs du “Logement”, des “Loisirs et cultures” ainsi que de l’“habillement”. Cette dynamique est accentuée par une baisse plus modeste des coûts des produits alimentaires, qui, bien qu’en recul, ne parvient pas à compenser les hausses observées dans d’autres catégories.


Pour rappel, les consommateurs ressentent ainsi une pression accrue sur leur pouvoir d’achat, ce qui soulève des questions sur les perspectives économiques à court terme et sur les mesures que les autorités pourraient envisager pour stabiliser la situation.


Abdoulaye KONÉ 

Au Sénégal, l’activité économique enregistre une croissance de 3,1% du PIB au 4e trimestre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au quatrième trimestre de l’année 2025, le Produit intérieur brut (PIB) réel, ajusté pour tenir compte des variations saisonnières (CVS), a enregistré une progression significative de 3,1 % par rapport au trimestre précédent, marquant ainsi une dynamique économique encourageante.

 Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), cette performance positive est principalement attribuée à l’accroissement des valeurs ajoutées dans plusieurs secteurs clés de l’économie. En effet, le secteur primaire a connu une hausse notable de 3,6 %, suivi de près par le secteur secondaire, qui a progressé de 3,5 %.

 Le secteur tertiaire, bien qu’enregistrant une augmentation plus modeste de 2,1 %, contribue également à cette tendance générale de croissance. De plus, l’ANSD souligne que les taxes nettes de subventions sur les produits ont connu une amélioration de 6,4 %, ce qui témoigne d’une meilleure gestion fiscale et d’un environnement économique plus favorable.

 Par ailleurs, il est intéressant de noter que le PIB réel hors hydrocarbures a également évolué de 3,1 %, indiquant une diversification croissante de l’économie, moins dépendante des fluctuations des marchés pétroliers. En ce qui concerne les composantes de la demande intérieure, la formation brute de capital fixe a enregistré une augmentation impressionnante de 12,2 %, signalant un investissement accru dans les infrastructures et les capacités de production.

 En revanche, la consommation finale globale a connu une légère contraction de 1,4 %, ce qui pourrait refléter des ajustements dans les comportements des consommateurs face à des incertitudes économiques. Ces chiffres, dans leur ensemble, dessinent un tableau complexe mais prometteur de l’économie nationale, où les secteurs clés continuent de montrer des signes de résilience et de croissance.

Selon l’Ansd, les exportations de biens et services se sont accrues de 31,0%, marquant une dynamique impressionnante dans le paysage économique. Par rapport à la même période de l’année 2024, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel du quatrième trimestre de 2025 a crû de 4,2%, témoignant d’une résilience et d’une vigueur remarquables de l’économie nationale.

Cette progression s’explique principalement par la consolidation des activités des secteurs primaire, qui a enregistré une augmentation significative de 8,6%, du secteur secondaire avec une hausse de 5,1%, et du secteur tertiaire, qui a connu une croissance de 2,7%. Par ailleurs, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont rehaussées de 2,8%, ce qui souligne l’amélioration des recettes fiscales et la santé financière des entreprises.

 Sous l’angle de la demande, le regain d’activité économique au quatrième trimestre de 2025, comparé au même trimestre de l’année précédente, s’est traduit, en termes réels, par l’accroissement des exportations de biens et services de 29,7%, de la formation brute de capital fixe de 7,2%, et de la consommation finale de 3,4%, illustrant une reprise robuste et une confiance croissante des consommateurs et des investisseurs. L

e Produit Intérieur Brut nominal est estimé à 7 068,5 milliards de FCFA au quatrième trimestre de 2025, un chiffre qui reflète non seulement la croissance mais aussi la diversification des activités économiques. 


Notons qu’en excluant les hydrocarbures, ce PIB s’élève à 6 800,2 milliards de FCFA, ce qui démontre l’importance des autres secteurs dans la dynamique économique du pays. En 2025, la croissance économique, estimée avec le cumul des quatre trimestres, s’annonce prometteuse, avec des projections qui laissent entrevoir des opportunités d’investissement et de développement dans divers domaines, renforçant ainsi la position du pays sur la scène économique régionale et internationale.
Mariam KONE 

Au Togo,  le trésor public encaisse 33 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Afin de financer son budget, l’État du Togo a réussi à lever une somme impressionnante de 33 milliards FCFA ce vendredi 3 avril 2026, lors d’une opération sur le marché financier de l’UMOA. 

Cette opération a été réalisée à travers une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor (BAT) d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor (OAT) avec des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative témoigne de la volonté de l’État de diversifier ses sources de financement et d’assurer la continuité de ses projets de développement.

Selon les données fournies par UMOA-Titres, le montant initial mis en adjudication s’élevait à 30 milliards FCFA. Cependant, l’engouement des investisseurs a été tel que l’émetteur a reçu des soumissions globales atteignant un montant colossal de 120,716 milliards FCFA. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 402,39 %, révélant ainsi un intérêt marqué pour les titres publics togolais et la confiance des investisseurs dans la gestion économique du pays.

Parmi les soumissions, le montant retenu s’élève à 33 milliards FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que le montant rejeté atteint 87,716 milliards FCFA. Cette situation se traduit par un taux d’absorption de 27,34 %, indiquant que, bien que l’État ait réussi à lever des fonds significatifs, une part importante des soumissions n’a pas été acceptée. Ce processus d’adjudication, qui reflète la dynamique du marché financier, souligne à la fois les défis et les opportunités auxquels l’État du Togo est confronté dans sa quête de financement pour ses projets d’infrastructure et de développement économique.Les investisseurs qui ont eu la chance de voir leurs soumissions retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré particulièrement attractif, s’élevant à 6,16 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, à 7,41 % pour celles de 5 ans, et à 7,31 % pour les obligations de 7 ans. Ces rendements témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour ces instruments financiers, qui offrent une sécurité relative tout en garantissant un revenu régulier.
Le remboursement du capital des obligations se déroulera de manière organisée, le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 7 avril 2029 pour les obligations de 3 ans, au 7 avril 2031 pour celles de 5 ans, et au 7 avril 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement est crucial pour les investisseurs, car il leur permet de planifier leurs flux de trésorerie et d’anticiper leurs besoins financiers futurs.

En ce qui concerne le paiement des intérêts de ces obligations, l’émetteur a prévu de procéder à des paiements annuels, calculés sur la base de taux d’intérêt attractifs de 6,15 % pour les obligations de 3 ans, 6,35 % pour celles de 5 ans, et 6,50 % pour celles de 7 ans. 


Notons que ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année, offrant ainsi aux investisseurs une source de revenus réguliers et prévisibles, ce qui est particulièrement apprécié dans un environnement économique incertain.


Korotoumou Sylla 

Afrique : le FSA prévoit de mobiliser 1919 milliards de FCFA de financements en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’ouverture de la XXXIVème session ordinaire du Conseil d’administration du Fonds de solidarité africain (Fsa), Abdourahmane Diallo, le Directeur général, a pris la parole pour dresser un bilan détaillé et encourageant de l’exercice 2025, une année qui s’est révélée marquée par des performances solides et une dynamique de développement en nette progression.

Dans une atmosphère de collaboration et d’optimisme, il a souligné les réalisations significatives qui témoignent de l’engagement du Fonds envers ses objectifs de solidarité et de soutien au développement en Afrique.

Selon une note d’information diffusée lors de cette session, au cours de cette période, un total impressionnant de 159 projets a été accompagné dans 16 États membres, illustrant ainsi l’étendue de l’impact du Fsa sur le continent.

En parallèle, des financements mobilisés s’élevant à 2,95 milliards de dollars US, soit l’équivalent de 1 919 milliards FCFA, ont été alloués pour soutenir ces initiatives. Abdourahmane Diallo a mis en avant que ces résultats ne sont pas seulement des chiffres, mais reflètent un effort collectif et une volonté commune de faire avancer le développement durable en Afrique. Selon le patron du Fsa, les indicateurs financiers et opérationnels ont connu une forte amélioration, ce qui témoigne de la bonne gestion et de l’efficacité des projets soutenus.

Sur le plan des résultats, l’exploitation du Fonds connaît une progression remarquable de 84,8 % entre 2024 et 2025, ce qui est un signe clair de l’efficacité croissante des opérations. Le coefficient d’exploitation, un indicateur clé de performance, s’améliore également, s’établissant à 0,44 contre 0,49 pour une norme maximale de 1, ce qui souligne l’optimisation des ressources et des efforts déployés. De plus, les fonds propres effectifs progressent de 29,5 % sur la même période, renforçant ainsi la solidité financière du Fonds et sa capacité à poursuivre ses missions avec davantage d’ambition et de détermination.

Ce bilan positif a été accueilli avec enthousiasme par les membres du Conseil, qui ont exprimé leur confiance dans la direction prise par le Fsa pour l’avenir.Au-delà des chiffres, ces résultats traduisent l’impact concret et tangible du Fonds de soutien aux économies africaines (Fsa) dans le financement des économies africaines, mettant en lumière son rôle crucial en tant que levier stratégique pour favoriser une croissance inclusive et durable. En effet, chaque chiffre, chaque pourcentage, raconte une histoire de progrès, d’initiatives réussies et de transformations économiques qui touchent directement la vie des citoyens. Tous les signaux sont au vert, indiquant une dynamique positive et une confiance renouvelée dans les capacités des économies africaines à se développer de manière résiliente et autonome.


« Cap désormais sur 2026–2030, avec une ambition renforcée : amplifier l’impact, soutenir le secteur privé et accompagner les projets structurants du continent », lit-on dans le document. Cette déclaration souligne non seulement l’engagement du Fsa envers l’avenir, mais aussi la nécessité d’une collaboration étroite avec les acteurs locaux, les entrepreneurs et les gouvernements pour catalyser des projets innovants. Les initiatives prévues visent à renforcer les infrastructures, à favoriser l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, et à promouvoir des solutions durables qui répondent aux défis environnementaux. 


Notons que cette vision ambitieuse pour les années à venir aspire à transformer le paysage économique africain, en plaçant les citoyens au cœur du développement et en garantissant que la croissance profite à tous, sans laisser personne de côté.


Abdoulaye KONÉ 

Au Sénégal, le Bureau de mise à niveau a validé 8 dossiers et le montant dépasse 514 millions de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, une réunion cruciale s’est tenue au sein du Comité de pilotage restreint du Bureau de mise à niveau (Bmn), réunissant des experts et des décideurs clés, le mercredi avril 2026.

Au cours de cette session, ils ont examiné attentivement et validé un total de huit dossiers d’entreprises, marquant une étape significative dans le cadre du Programme de mise à niveau spécifique nationale, qui vise à renforcer la compétitivité et la durabilité des entreprises locales.

À l’issue de cette session, un montant impressionnant de 514 052 426 FCFA d’investissements a été approuvé, témoignant de l’engagement du gouvernement à soutenir le développement économique du pays. De plus, des primes s’élevant à 229 885 640 FCFA ont été octroyées, offrant ainsi un coup de pouce financier essentiel aux entreprises sélectionnées pour les aider à réaliser leurs projets ambitieux.

Les entreprises bénéficiaires, soigneusement choisies pour leur potentiel et leur impact, sont implantées dans des régions stratégiques telles que Dakar, Kaolack et Saint-Louis. Elles évoluent dans des secteurs clés qui sont cruciaux pour l’économie nationale, notamment l’agroalimentaire, où l’innovation et la durabilité sont primordiales, l’élevage, qui contribue à la sécurité alimentaire, le tourisme et l’hôtellerie, qui attirent des visiteurs du monde entier, ainsi que le recyclage plastique, un secteur en pleine expansion qui répond aux enjeux environnementaux actuels.

De plus, les entreprises opérant dans les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle fondamental dans la transformation numérique du pays, favorisant l’accès à l’information et à la connectivité pour tous. Cette initiative, comme le souligne une note d’information, représente non seulement un soutien financier, mais aussi une vision collective pour un avenir économique prospère et durable.

À travers ces décisions stratégiques et réfléchies, le Bureau de la Modernisation Nationale (Bmn) réaffirme avec force son rôle essentiel dans la mise en œuvre des politiques publiques visant à soutenir et à renforcer la compétitivité des entreprises. En s’engageant activement dans des initiatives qui favorisent l’innovation et l’efficacité, le Bmn joue un rôle crucial dans la modernisation du tissu productif du pays. Cela inclut non seulement l’amélioration des infrastructures et des technologies, mais aussi le soutien à la formation et au développement des compétences des travailleurs. 


Notons que cette démarche contribue de manière significative au développement économique du Sénégal, en stimulant la création d’emplois, en attirant les investissements étrangers et en favorisant l’entrepreneuriat local. En consolidant les bases d’une économie dynamique et résiliente, le Bmn s’affirme comme un acteur clé dans la transformation du paysage économique sénégalais, ouvrant la voie à un avenir prospère et durable pour tous les citoyens.
Moussa KONÉ