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La Côte d’Ivoire accueillera le siège Afrique du Fonds vert pour le climat

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Côte d’Ivoire, un pays riche en biodiversité et en ressources naturelles, se prépare à accueillir le siège régional Afrique du Fonds Vert pour le climat, une annonce faite avec fierté par la présidence ivoirienne mercredi 1er avril 2026. 

Cet événement marquant a eu lieu lors d’une cérémonie solennelle où a été remis un tableau symbolique représentant la notification officielle de cette désignation. Le chef de l’État, Alassane Ouattara, a exprimé sa satisfaction et son enthousiasme face à ce choix, soulignant l’importance stratégique de la Côte d’Ivoire dans le domaine de la finance climatique. « Je me réjouis du choix porté sur la Côte d’Ivoire pour accueillir le Bureau régional Afrique du Fonds Vert pour le Climat. Nous assumerons pleinement notre rôle de premier centre de la finance climatique en Afrique de l’Ouest, Centrale et du Nord », a-t-il déclaré avec conviction. Cette initiative ne représente pas seulement une reconnaissance des efforts du pays en matière de durabilité et de protection de l’environnement, mais également une opportunité de renforcer les capacités locales et d’attirer des investissements pour des projets écologiques. 

Notons que la Côte d’Ivoire, avec ses vastes forêts tropicales et ses initiatives en matière d’agriculture durable, se positionne ainsi comme un leader dans la lutte contre le changement climatique, inspirant d’autres nations à suivre son exemple.

Santé: le Cap-Vert et l’OMS ont signé un plan de travail pour 2026-2027

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cap-Vert, un partenariat significatif a été établi entre le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aboutissant à la création d’un plan de travail conjoint d’une ampleur financière de 2,46 millions de dollars, destiné à s’étendre sur la période 2026-2027. Cette annonce a été rendue publique le mercredi 1er avril 2026, sur la page Facebook officielle de l’OMS, suscitant un intérêt considérable au sein de la communauté locale et internationale.

Ce programme ambitieux vise à consolider les investissements stratégiques en faveur de la couverture sanitaire universelle, un objectif essentiel pour garantir que chaque citoyen ait accès à des soins de santé de qualité, sans subir de difficultés financières. En parallèle, il met l’accent sur le renforcement des soins de santé primaires, qui constituent la pierre angulaire d’un système de santé efficace, en veillant à ce que les services soient accessibles, abordables et adaptés aux besoins de la population. L’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins est également une priorité, car elle est cruciale pour instaurer la confiance des patients et garantir de meilleurs résultats en matière de santé.

Le plan prévoit également des actions concrètes pour promouvoir un financement durable du système de santé, un aspect vital pour assurer la pérennité des services de santé à long terme. Cela inclut le renforcement de la régulation des médicaments, afin de garantir que les traitements disponibles soient sûrs, efficaces et accessibles. Dans un monde de plus en plus numérisé, le programme s’engage à accélérer la transformation numérique du secteur de la santé, facilitant ainsi l’accès à l’information et l’amélioration des services par le biais de technologies innovantes.

De plus, le développement des ressources humaines dans le secteur de la santé est une composante essentielle de ce plan, car des professionnels bien formés et motivés sont indispensables pour offrir des soins de qualité. Le plan intègre également des initiatives ciblées sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles, qui représentent un défi croissant pour la santé publique. La santé mentale, souvent négligée, sera également au cœur des préoccupations, avec des efforts pour améliorer l’accès aux services de santé mentale et réduire la stigmatisation associée.

Le maintien du statut d’élimination du paludisme est une autre priorité, avec des stratégies visant à renforcer les efforts de prévention et de traitement. Le renforcement de l’immunisation tout au long du cycle de vie est également crucial, garantissant que toutes les générations bénéficient des vaccins nécessaires pour prévenir les maladies infectieuses. Enfin, la lutte contre la résistance aux antimicrobiens sera abordée de manière proactive, avec des mesures visant à sensibiliser et à éduquer la population sur l’utilisation appropriée des antibiotiques, afin de préserver leur efficacité pour les générations futures. Ce plan ambitieux représente un pas décisif vers un système de santé plus résilient et inclusif au Cap-Vert.

Ce partenariat stratégique prend place à un moment crucial, alors que le pays s’engage résolument dans la mise en œuvre de sa Charte de la santé, ainsi que de sa politique nationale de santé pour la période 2025-2035. Ces initiatives ambitieuses visent à transformer en profondeur le paysage des soins de santé, en promouvant une organisation plus efficace des services de santé, tout en garantissant une équité accrue entre les différentes îles de l’archipel. Cela implique non seulement une révision des infrastructures existantes, mais également une attention particulière à la formation et au développement des ressources humaines, afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque communauté. En parallèle, une attention particulière est accordée à l’accélération de la numérisation, qui est essentielle pour moderniser les systèmes de santé, faciliter l’accès aux soins et améliorer la gestion des données médicales. De plus, le plan de travail pour les années 2026-2027 est soigneusement aligné sur la stratégie de coopération entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Cap-Vert, une collaboration qui s’étend sur la période 2024-2028. 

Notons que le cadre de coopération vise à renforcer les capacités locales, à partager les meilleures pratiques et à garantir que les efforts déployés soient en adéquation avec les objectifs globaux de santé publique, tout en tenant compte des particularités culturelles et géographiques du pays.

Daouda Bakary KONÉ 

En Égypte, les autorités visent l’Uruguay pour diversifier ses exportations d’oignon et d’ail

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Égypte, une nouvelle ère s’ouvre pour les producteurs locaux, car les autorités ont récemment obtenu l’autorisation d’expédier leurs précieuses cargaisons d’oignons et d’ail vers l’Uruguay.

Cette annonce, faite par le ministère de l’Agriculture le vendredi 3 avril, souligne l’importance de cette avancée, précisant que toutes les exigences techniques et sanitaires nécessaires pour garantir la qualité et la sécurité des produits égyptiens ont été soigneusement convenues avec leurs homologues uruguayens.

Selon un communiqué émis par le ministère, cette ouverture vers un nouveau marché est le résultat de négociations intensives et de discussions constructives entre les deux nations, qui ont été couronnées de succès lors de réunions bilatérales tenues en marge de la 20ème session de la Commission des mesures sanitaires et phytosanitaires (CPS), un événement prestigieux qui s’est déroulé à Rome, en Italie, du 9 au 13 mars 2026. Bien que les volumes exacts à expédier n’aient pas encore été déterminés, cette nouvelle opportunité d’accès à un marché international pourrait permettre à la filière égyptienne de dynamiser ses recettes d’exportation. Les données compilées sur la plateforme Trade Map révèlent que le pays des pharaons a exporté en moyenne près de 220,4 millions de dollars de produits agricoles au cours des dernières années, illustrant ainsi le potentiel économique considérable que représente cette nouvelle voie commerciale. Les producteurs égyptiens, en particulier ceux spécialisés dans l’oignon et l’ail, pourraient voir leurs efforts récompensés par une augmentation significative de leurs revenus, tout en contribuant à renforcer les relations commerciales entre l’Égypte et l’Uruguay.

L’Uruguay, un pays où la filière égyptienne s’affirme de plus en plus, les importations d’oignon et d’ail ont connu une croissance spectaculaire, presque multipliées par six en l’espace de seulement quatre ans. En effet, ces importations ont bondi, passant de 472 000 dollars en 2021 à un impressionnant 2,99 millions de dollars en 2024, selon les données fournies par Trade Map. Cette augmentation significative témoigne non seulement d’un changement dans les préférences des consommateurs uruguayens, mais aussi d’une demande croissante pour des produits frais et de qualité. Les principaux fournisseurs qui alimentent ce marché en pleine expansion sont des pays comme l’Espagne, reconnue pour ses variétés savoureuses, le Brésil, qui offre une production abondante, ainsi que la Chine, l’Argentine et le Chili, chacun apportant ses spécificités et ses atouts. 

Notons que cette dynamique d’importation souligne l’importance croissante de l’agriculture internationale dans l’économie uruguayenne et met en lumière les relations commerciales qui se tissent entre ces nations, favorisant un échange culturel et gastronomique enrichissant.

Korotoumou Sylla 

Télécoms: MTN-Ghana achève la création d’une entité autonome pour ses activités de mobile money

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Scancom PLC, opérant sous l’appellation de MTN Ghana, a récemment franchi une étape significative en finalisant officiellement la séparation de son activité de mobile money, donnant naissance à une nouvelle entité indépendante, Mobile Money Fintech Ltd (MMFL). 

Cette transition marquante s’est concrétisée par la fusion légale entre l’ancienne filiale Mobile Money Ltd et la nouvelle société, qui est entrée en vigueur le mardi 31 mars, après avoir obtenu toutes les autorisations réglementaires nécessaires, conformément à la loi ghanéenne sur les systèmes de paiement de 2019, également connue sous le nom de Loi 987.

 Cette initiative stratégique s’inscrit dans la vision globale de MTN, qui vise à positionner la fintech comme un moteur de croissance autonome, tout en continuant à gérer ses activités de télécommunications traditionnelles sous l’égide de Scancom PLC. 

Stephen Blewett, le directeur général de MTN Ghana, a exprimé son enthousiasme à propos de cette évolution, déclarant : « Cette étape majeure reflète notre engagement à stimuler l’innovation, à renforcer l’infrastructure numérique et à fournir des services qui améliorent la vie de nos clients. La séparation structurelle nous positionne pour étendre nos ambitions fintech tout en continuant à investir dans l’avenir numérique du Ghana. » Cette déclaration souligne non seulement l’importance de l’innovation dans le secteur des services financiers, mais aussi la volonté de MTN de jouer un rôle clé dans le développement économique du pays. En créant MMFL, MTN Ghana aspire à offrir des solutions financières plus agiles et accessibles, répondant ainsi aux besoins croissants des consommateurs ghanéens dans un paysage numérique en constante évolution.

Ce changement intervient alors que les services de mobile money connaissent une dynamique de croissance soutenue, marquant une véritable révolution dans le paysage financier du Ghana. Pour l’exercice 2025, MTN Ghana a enregistré un chiffre d’affaires impressionnant de 6 milliards de cedis, équivalant à environ 546 millions de dollars, ce qui représente une hausse significative de 35,7 % par rapport à l’année précédente. Cette augmentation témoigne non seulement de l’essor des services de mobile money, mais aussi de l’adoption croissante de solutions financières numériques par la population.

Le nombre d’utilisateurs actifs a atteint un chiffre remarquable de 19,3 millions, enregistrant une hausse de 12,3 %, ce qui reflète l’engouement des Ghanéens pour les transactions financières mobiles. Les services avancés, qui englobent les paiements numériques et les solutions de prêt, ont connu une explosion de 55,9 %, générant à eux seuls 2 milliards de cedis. Même si la part du mobile money dans le chiffre d’affaires global des services reste stable autour de 25 %, la croissance continue de ses revenus et l’adoption rapide par les utilisateurs soulignent l’importance cruciale de cette activité dans la stratégie fintech du groupe MTN.

La séparation de l’activité de mobile money au Ghana constitue également un test stratégique pour le groupe MTN, qui prévoit de répliquer cette approche innovante dans d’autres marchés africains, notamment au Nigeria et en Ouganda. Cette initiative permet non seulement de diversifier les services offerts, mais aussi de renforcer la position de MTN en tant que leader dans le secteur des technologies financières sur le continent. 

Notons qu’en s’appuyant sur les leçons tirées de cette expérience ghanéenne, MTN aspire à adapter ses services aux besoins spécifiques de chaque marché, tout en favorisant l’inclusion financière et en stimulant l’économie locale.

Moussa KONÉ 

Égypte : le pipeline SUMED enregistre une augmentation de 150 % de ses flux pétroliers

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Egypte, les flux de pétrole transportés via le pipeline SUMED ont connu une augmentation spectaculaire d’environ 150 % depuis le début du conflit impliquant l’Iran, a rapporté le mercredi 1er avril Arabian Gulf Business Insight.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de recours accru à cette infrastructure stratégique, qui joue un rôle crucial dans le transport de l’or noir à travers la région. En effet, le pipeline SUMED, qui relie Ain Sokhna, sur la mer Rouge, à Sidi Kerir, sur la côte méditerranéenne, est devenu un axe vital pour les pays producteurs de pétrole cherchant à acheminer leurs cargaisons vers les marchés internationaux tout en évitant les zones de conflit.

Selon cette source, cette progression s’explique par la redirection d’une partie des cargaisons du golfe Persique vers cette voie terrestre, ce qui témoigne d’une adaptation rapide des acteurs du marché face aux nouvelles réalités géopolitiques. Le pipeline, exploité par l’Arab Petroleum Pipelines Company, dispose d’une capacité impressionnante d’environ 2,5 millions de barils par jour, ce qui en fait l’un des principaux corridors de transport de pétrole au monde. 

Concrètement, une partie du pétrole du Golfe est acheminée vers la mer Rouge, notamment via des infrastructures saoudiennes, avant d’être injectée dans le pipeline SUMED, rapporte Asharq Al-Awsat. Ce schéma logistique est utilisé pour contourner le détroit d’Ormuz, principal point de passage maritime pour le pétrole, qui est souvent sujet à des tensions et à des menaces de blocage. En conséquence, cette stratégie permet non seulement de garantir un approvisionnement continu, mais également de sécuriser les routes commerciales dans un climat d’incertitude. Cette situation met en lumière l’importance croissante du pipeline SUMED dans le paysage énergétique mondial, alors que les pays cherchent à diversifier leurs routes d’exportation et à minimiser les risques associés aux conflits régionaux.

Aussi, certaines compagnies choisissent de contourner la zone en passant par le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique, une décision qui, bien que stratégique, engendre des conséquences significatives sur la logistique maritime. Ce détour, qui allonge considérablement les distances entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe, entraîne non seulement une hausse des délais de livraison, mais également une augmentation substantielle des coûts du transport. Les navires, en prenant cette route alternative, doivent naviguer dans des eaux souvent tumultueuses, ce qui peut également accroître les risques d’accidents maritimes et de pertes de cargaison.

Dans un contexte géopolitique déjà tendu, les nouvelles récentes ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Selon les informations officielles publiées lundi 30 mars, une commission parlementaire iranienne a donné son feu vert pour un projet ambitieux visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit d’Ormuz, un passage stratégique qui représente une voie maritime essentielle pour le transport du pétrole et d’autres marchandises. Ce texte, qui prévoit d’interdire l’accès aux navires américains, israéliens et à ceux des pays appliquant des sanctions contre l’Iran, pourrait provoquer des tensions accrues dans la région. 

Notons que les compagnies maritimes doivent désormais naviguer dans un environnement incertain, où les implications économiques et politiques de ces nouvelles régulations pourraient redéfinir les routes commerciales traditionnelles et influencer les décisions d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Mariam KONE 

Banques: l’interopérabilité des paiements devient obligatoire dans l’UEMOA au 30 juin 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 30 juin au plus tard, toutes les institutions financières de la zone UEMOA — à savoir les banques, établissements de microfinance, établissements de monnaie électronique et établissements de paiement — devront obligatoirement être connectées à la plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI).

 Cette échéance, décidée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a été rendue publique via un communiqué publié jeudi 2 avril. L’institution franchit ainsi une étape supplémentaire en fixant une date limite claire pour l’ensemble des institutions financières de l’Union, marquant un tournant significatif dans l’harmonisation des services financiers au sein de la région. 

Cette injonction implique pour les acteurs concernés l’achèvement des intégrations techniques, la mise en conformité des systèmes et le déploiement effectif des services auprès des clients. Les banques et autres établissements doivent donc intensifier leurs efforts pour s’assurer que leurs infrastructures sont prêtes à répondre aux exigences de la BCEAO. Cela inclut non seulement la mise à jour des logiciels et des systèmes de sécurité, mais également la formation du personnel pour garantir une utilisation optimale de la nouvelle plateforme. L’objectif est d’éviter une adoption fragmentée et de garantir un fonctionnement homogène de la plateforme à l’échelle régionale, ce qui est essentiel pour renforcer la confiance des utilisateurs et favoriser l’inclusion financière.

Une adoption en progression, mais encore incomplète, souligne les défis persistants auxquels font face de nombreuses institutions. Bien que certains acteurs aient déjà fait des avancées significatives dans l’intégration de leurs systèmes, d’autres peinent à suivre le rythme imposé par cette nouvelle directive. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour sensibiliser les clients aux avantages du paiement instantané et pour surmonter les réticences liées à l’adoption de nouvelles technologies. La BCEAO, consciente de ces enjeux, prévoit d’organiser des ateliers et des sessions d’information pour accompagner les établissements dans cette transition cruciale, afin de garantir que tous les acteurs de la zone UEMOA puissent bénéficier des avantages d’un système de paiement moderne et efficace.

Avant l’instauration de cette obligation, le paysage des paiements dans l’Union reposait sur des niveaux d’intégration variables, avec des services instantanés disponibles pour certains acteurs et des circuits encore discontinus pour d’autres, ce qui contraignait les usages et limitait la fluidité des transactions.

« C’est le coup d’accélérateur que tout l’écosystème des paiements de l’UEMOA attendait. La BCEAO siffle la fin du match : la connexion à la plateforme PI-SPI n’est plus un projet pilote, c’est une obligation réglementaire avec une date d’expiration. Elle marque la fin d’une interopérabilité “à deux vitesses” », a commenté Luc Kpenou, responsable exécutif en finance et paiements numériques et directeur du GIM-UEMOA.

Déployée avec succès le 30 septembre 2025, la Plateforme d’Interopérabilité des Systèmes de Paiement Instantané (PI-SPI) représente une avancée majeure dans le domaine des transactions financières au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Cette nouvelle infrastructure de paiement innovante permet d’effectuer des transactions financières en temps réel, offrant ainsi une disponibilité ininterrompue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, entre divers acteurs du système financier, qu’il s’agisse de banques, de portefeuilles de monnaie électronique ou d’institutions de microfinance. Concrètement, le dispositif facilite les transferts immédiats entre comptes bancaires, permettant aux utilisateurs de réaliser des transactions sans délai, quel que soit le réseau utilisé, qu’il soit traditionnel ou numérique.

Cette interopérabilité constitue une véritable rupture avec les systèmes fragmentés qui ont longtemps prévalu dans la région, où les transactions étaient souvent entravées par des processus lents et des frais élevés. Grâce à cette initiative audacieuse, la Banque centrale de l’UEMOA s’engage à transformer les paiements numériques en un service accessible à tous, à des coûts maîtrisés, tout en soutenant l’activité économique locale. 

Notons qu’en favorisant une intégration harmonieuse des différents systèmes de paiement, la PI-SPI ouvre la voie à une économie plus dynamique et inclusive, où les entreprises, grandes et petites, ainsi que les particuliers, peuvent bénéficier d’une fluidité dans leurs transactions financières, stimulant ainsi le commerce et l’innovation à travers la région.

Zangouna KONÉ 

Afrique du Sud : Mulilo investit 884 millions USD pour améliorer le réseau énergétique 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique du Sud, l’entreprise Mulilo renforce sa présence dans le secteur électrique avec un investissement colossal de 15 milliards de rands, ce qui équivaut à environ 884 millions USD. Cette annonce, faite le 31 mars lors de la South Africa Investment Conference (SAIC), marque un tournant significatif dans le paysage énergétique du pays.

Cet engagement ambitieux vise à construire trois grandes centrales solaires, qui seront des piliers essentiels dans la transition vers des sources d’énergie renouvelables, ainsi qu’un système de stockage par batteries (BESS) qui permettra d’ajouter 716 mégawatts d’électricité au réseau national, un ajout crucial dans un contexte de crise énergétique persistante.

« Cet engagement reflète notre conviction que l’Afrique du Sud suit une trajectoire positive vers une transition énergétique juste, soutenue par les investissements du secteur privé dans les énergies renouvelables », a déclaré Seithati Bolipombo, directrice commerciale de Mulilo, dont la vision et le leadership sont essentiels pour naviguer dans ce paysage complexe. Selon le communiqué officiel diffusé par l’entreprise, ces projets sont conçus non seulement pour répondre à la demande croissante d’une énergie fiable et pilotable, mais aussi pour pallier les contraintes structurelles qui affectent actuellement le système électrique du pays. Le stockage associé, grâce à des technologies avancées, vise quant à lui à stabiliser l’intégration de l’énergie solaire, en permettant une gestion optimale de l’offre et de la demande, tout en garantissant une continuité de service même lorsque le soleil ne brille pas. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de développement durable, visant à réduire les émissions de carbone et à promouvoir une économie plus verte pour les générations futures.

Cette annonce s’inscrit dans la dynamique d’expansion engagée par l’entreprise, témoignant d’une volonté manifeste de croître et d’innover dans le secteur des énergies renouvelables. En septembre 2025, Mulilo avait sécurisé une facilité de financement pouvant atteindre 7 milliards de rands, soit l’équivalent de 412,6 millions USD, auprès de Standard Bank, une étape cruciale pour soutenir le développement ambitieux de son portefeuille de projets. Ce financement substantiel n’est pas seulement un chiffre; il représente une opportunité stratégique pour l’entreprise de renforcer sa position sur le marché et d’accélérer la mise en œuvre de solutions énergétiques durables.

Ce mécanisme de financement visait à renforcer sa capacité à mobiliser des capitaux propres, permettant ainsi à Mulilo de déployer des projets innovants et d’envergure dans le cadre du Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme (REIPPPP). Ce programme, lancé en 2011, est un plan de partenariat public-privé qui a pour objectif d’accroître la capacité électrique nationale tout en favorisant l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays. En s’engageant dans ce programme, Mulilo ne cherche pas seulement à contribuer à la transition énergétique, mais également à jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique.

De plus, le producteur indépendant s’efforce de consolider ses projets de stockage d’énergie, une composante essentielle pour garantir la fiabilité et la résilience du réseau électrique. Ces projets de stockage permettent de gérer l’intermittence des sources d’énergie renouvelable, comme l’éolien et le solaire, en stockant l’énergie produite lors des pics de production pour la libérer lorsque la demande est plus élevée. En parallèle, Mulilo explore également des contrats privés d’achat d’électricité, diversifiant ainsi ses sources de revenus et renforçant ses relations avec des partenaires stratégiques. 

Notons que cette approche intégrée et proactive positionne Mulilo comme un acteur incontournable dans le paysage énergétique sud-africain, tout en contribuant à un avenir énergétique plus durable et responsable.

Korotoumou Sylla 

Au Nigeria, l’Etat adopte une stratégie nationale pour revitaliser sa filière huile de palme

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le gouvernement a  dévoilé une stratégie nationale ambitieuse et bien pensée, visant à développer de manière significative la filière huile de palme, un secteur crucial pour l’économie du pays.

 Cette initiative a été présentée lors d’une réunion de validation qui s’est tenue le 2 avril à Abuja, où des représentants du gouvernement, des acteurs du secteur et des experts se sont réunis pour discuter des enjeux et des opportunités liés à cette filière. Selon les autorités, cette feuille de route, soigneusement élaborée, devrait permettre au Nigeria de capter 10 % du marché mondial de l’huile de palme au cours des six prochaines années, tout en visant l’autosuffisance d’ici 2050. 

Les médias locaux rapportent que les interventions prévues dans ce plan ambitieux porteront principalement sur l’amélioration des rendements des cultures de palmier à huile, qui sont actuellement inférieurs à leur potentiel. Cela inclut l’introduction de techniques agricoles modernes, la formation des agriculteurs sur les meilleures pratiques, ainsi que l’utilisation de semences améliorées et de fertilisants adaptés. En parallèle, l’expansion des superficies cultivées est également au programme, avec des initiatives visant à encourager la conversion de terres inexploitées en plantations de palmiers à huile, tout en veillant à respecter les normes environnementales. La modernisation des infrastructures de transformation est un autre axe clé de cette stratégie, permettant d’augmenter la capacité de traitement et d’améliorer la qualité des produits dérivés de l’huile de palme.

Au-delà de l’amont agricole, le plan introduit également une réforme institutionnelle visant à structurer la gouvernance du secteur de manière plus efficace et transparente. Il prévoit notamment la création d’un Conseil national de l’huile de palme, qui aura pour mission de superviser les activités du secteur, de coordonner les efforts des différents acteurs et de garantir que les bénéfices de cette filière profitent à l’ensemble des parties prenantes. De plus, des mécanismes de financement dédiés seront mis en place, dont un fonds de développement de la filière, destiné à soutenir les investissements nécessaires, ainsi qu’un fonds spécifique pour les petits producteurs, afin de leur fournir l’assistance technique et financière dont ils ont besoin pour prospérer dans ce secteur en pleine expansion. Cette approche intégrée pourrait transformer le paysage de l’huile de palme au Nigeria, en faisant du pays un acteur majeur sur le marché mondial tout en soutenant le développement économique local et la sécurité alimentaire.

Selon le responsable, le nouveau cadre mis en place permettra de créer une architecture de gouvernance structurée, qui s’inspire des modèles éprouvés en vigueur dans les principaux pays producteurs d’huile de palme du monde, tels que la Malaisie et l’Indonésie, où des systèmes robustes et efficaces ont été établis pour réguler et optimiser la production. Cette initiative vise non seulement à renforcer la transparence et la durabilité de l’industrie, mais également à garantir que les pratiques de culture et de récolte respectent les normes environnementales et sociales les plus élevées.

Pour l’heure, la production locale ne couvre encore que 75 % des besoins du marché intérieur, ce qui souligne l’importance cruciale de cette réforme. Dans son dernier rapport sur le marché mondial des oléagineux, le Département américain de l’agriculture (USDA) s’attend à ce que le Nigeria produise 1,5 million de tonnes d’huile de palme en 2026, un chiffre qui reste stagnant par rapport à l’année précédente, alors que les besoins de consommation sont évalués à 1,95 million de tonnes. Cette situation met en lumière le défi auquel le pays est confronté pour atteindre l’autosuffisance dans ce secteur vital.

Le déficit de production actuel est comblé par des importations, ce qui représente une charge économique significative pour le pays. D’après l’USDA, le Nigeria importe environ 92 % de son huile de palme de Malaisie, tandis que le reste provient de pays comme le Ghana, l’Indonésie et la Côte d’Ivoire. Ces importations, bien qu’essentielles pour satisfaire la demande intérieure, soulèvent des préoccupations quant à la dépendance du Nigeria vis-à-vis des marchés étrangers. Par ailleurs, d’importantes quantités de produits dérivés de l’huile de palme non enregistrée pénètrent sur le marché nigérian par des voies informelles, ce qui complique davantage la régulation du secteur et nuit à la compétitivité des producteurs locaux. Cette situation appelle à une action urgente pour renforcer les capacités de production domestiques et assurer une traçabilité efficace des produits sur le marché.

Moussa KONÉ 

Au Liberia, Linsay Smith devient la directrice de Maifrance Solar, marquant une première dans le secteur solaire

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Champ solaire de 17 000 panneaux photovoltaiques sur la commune Fille sur Sarthe 72 Pays de la Loire France 07 Aout 2014/Credit:GILE MICHEL/SIPA/1408081627

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Liberia, un tournant significatif s’est produit dans le secteur de l’énergie solaire avec la nomination de Linsay K. N. Smith au poste de directrice générale de Maifrance Solar Limited. 

Cette décision historique marque une étape importante, car Linsay devient la première femme à diriger une entreprise dans ce domaine crucial au sein du pays, un fait qui mérite d’être célébré et qui pourrait inspirer de nombreuses autres femmes à poursuivre des carrières dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes. 

Les informations rapportées par la presse locale le mardi 31 mars révèlent que Linsay succède à James K. Smith, le fondateur de l’entreprise, qui a occupé ce poste depuis la création de Maifrance Solar Limited en 2023. Avant d’accéder à ce rôle prestigieux, Linsay a démontré ses compétences en tant que directrice des opérations, où elle a joué un rôle clé dans la gestion des activités quotidiennes de l’entreprise et dans le suivi des projets depuis le lancement de celle-ci. Sous sa direction, Maifrance Solar Limited s’est spécialisée dans la fourniture de systèmes domestiques, de mini-réseaux et d’équipements solaires, visant à apporter une solution énergétique durable aux zones rurales et éloignées qui ne sont pas connectées au réseau national.

Cette nomination intervient dans un contexte de transition interne au sein de l’entreprise, mais elle soulève également des questions plus larges sur la représentation des femmes dans les postes de direction au Liberia. Selon les analyses de FrontPage Africa, la faible représentation des femmes dans ces fonctions dirigeantes est un défi persistant, et l’ascension de Linsay K. N. Smith pourrait être le catalyseur nécessaire pour encourager d’autres femmes à briser le plafond de verre et à revendiquer leur place dans les sphères décisionnelles. L’impact de sa nomination pourrait également inciter des changements positifs dans la perception des rôles de genre au sein de la société liberienne, ouvrant ainsi la voie à une plus grande inclusion et diversité dans le monde des affaires.

Selon UN Women, les femmes occupaient 11 % des postes de décision au niveau local en 2025, marquant une progression significative par rapport aux 8,5 % enregistrés en 2017. Cette augmentation témoigne d’un changement positif dans la représentation féminine dans les instances décisionnelles, soulignant l’importance croissante de leur voix dans les politiques locales. Par ailleurs, dans le secteur des énergies renouvelables, leur part s’élève à 32 % des emplois à temps plein à l’échelle mondiale, selon l’IRENA, ce qui illustre non seulement leur engagement envers des pratiques durables, mais aussi leur rôle crucial dans la transition énergétique mondiale.

D’après la Banque mondiale, 32,5 % de la population libérienne avait accès à l’électricité en 2023, un chiffre qui révèle les défis persistants en matière d’infrastructure énergétique dans le pays. Africa Energy Portal précise que ce taux d’accès à l’électricité atteint 52,7 % en zone urbaine, contrastant fortement avec les 9,3 % en zone rurale, ce qui met en lumière les inégalités d’accès à l’énergie entre les zones urbaines et rurales. Cette disparité souligne l’urgence d’initiatives ciblées pour améliorer l’accès à l’électricité dans les régions les plus défavorisées.

Le National Energy Compact for Liberia, un document officiel de politique énergétique du pays, fixe un objectif ambitieux d’électrification rurale de 35 % d’ici 2030. Ce texte stratégique indique que les systèmes solaires domestiques et les mini-réseaux seront mobilisés pour atteindre ces cibles, offrant une solution potentielle aux défis d’accès à l’électricité. En effet, la capacité solaire hors réseau installée a été estimée à 3,4 MW en 2023, selon des estimations de l’IRENA Renewable Capacity Statistics 2024. Cette initiative pourrait transformer le paysage énergétique du Liberia, en apportant une source d’énergie durable et accessible à des milliers de foyers, tout en contribuant à l’autonomisation des communautés rurales.

Abdoulaye KONÉ 

En Afrique du Sud, MTN s’engage à investir 1,3 milliard de dollars dans son réseau de télécom

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La société de télécommunications MTN South Africa a annoncé un engagement ambitieux d’investir 22 milliards de rands, soit environ 1,3 milliard de dollars, dans le développement de son réseau télécoms au cours des trois prochaines années. Cet investissement stratégique vise à moderniser et à étendre les infrastructures réseau ainsi que les systèmes informatiques, dans le but d’élargir l’accès à des services de haut débit pour un plus grand nombre de Sud-Africains. 

Cette annonce a été faite par Ferdi Moolman, le directeur général de MTN South Africa, lors de la South Africa Investment Conference, qui s’est tenue le mardi 31 mars. Cet événement a réuni des leaders d’opinion et des investisseurs, soulignant l’importance cruciale des investissements dans le secteur des télécommunications pour le développement économique du pays. L’engagement de MTN s’inscrit dans une stratégie à long terme, car l’entreprise avait déjà investi 6,8 milliards de rands en 2025, démontrant ainsi son dévouement à améliorer la connectivité dans la région.

« Étant donné que la connectivité à haut débit est essentielle pour accélérer la participation économique, cet investissement dans les infrastructures réseau et les systèmes informatiques a des effets multiplicateurs significatifs, favorisant l’entrepreneuriat, l’innovation et la croissance au sein des communautés, des industries et des régions », a déclaré M. Moolman, soulignant l’impact positif que ces améliorations auront sur la vie quotidienne des citoyens. 

Si les détails des projets spécifiques qui seront financés par cet investissement n’ont pas encore été entièrement dévoilés, il est clair que MTN South Africa vise à transformer le paysage numérique du pays. En facilitant un accès plus large et plus rapide à Internet, l’entreprise espère non seulement stimuler l’économie locale, mais aussi renforcer la compétitivité de l’Afrique du Sud sur la scène mondiale. Les attentes sont élevées quant aux bénéfices que cette initiative apportera, tant pour les entreprises que pour les particuliers, en ouvrant de nouvelles opportunités et en favorisant un environnement propice à l’innovation technologique.

À travers cet investissement stratégique, MTN renforce de manière significative sa position sur le marché des télécommunications en Afrique du Sud, un secteur en constante évolution et de plus en plus compétitif. L’entreprise se donne les moyens d’améliorer la qualité de ses services, en mettant en place des infrastructures modernes et en adoptant des technologies de pointe, tout en s’efforçant d’étendre sa couverture géographique. Cela lui permet non seulement de conquérir de nouveaux abonnés, mais aussi de fidéliser sa base existante, en offrant des services fiables et innovants qui répondent aux besoins croissants des consommateurs.

À la fin de l’année 2025, la société revendiquait un impressionnant total de 40,57 millions d’abonnés, ce qui lui conférait une part de marché de 29,8 %. Ce chiffre la positionne ainsi en deuxième place sur le marché, juste derrière Vodacom, un leader bien établi dans le secteur. En parallèle, MTN a enregistré un chiffre d’affaires remarquable de 51,09 milliards de rands, équivalent à environ 3,01 milliards de dollars, pour l’exercice financier 2025. Ce succès financier témoigne non seulement de la solidité de sa stratégie commerciale, mais également de sa capacité à s’adapter aux défis du marché, à innover et à répondre aux attentes des clients dans un environnement dynamique où la technologie et la connectivité jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne.

Mariam KONE