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La Guinée a adopté le budget de l’État pour 2026, estimé à 7,3 milliards de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Guinée, dans un contexte économique en pleine évolution, le Conseil national de la Transition a récemment adopté le budget de l’État pour l’année 2026, qui s’élève à un impressionnant montant de 64 181 milliards de francs guinéens, ce qui équivaut à environ 7,3 milliards de dollars.

 Cette décision, annoncée le mercredi 1er avril par le ministère guinéen de l’Économie et des Finances, représente une augmentation significative de 18,3 % par rapport à l’année précédente, témoignant d’une volonté de dynamiser l’économie nationale et de répondre aux défis croissants du développement.

Ce budget ambitieux prévoit un déficit budgétaire de 2,6 %, une mesure qui souligne l’engagement du gouvernement à gérer les finances publiques avec prudence. En parallèle, une attention particulière sera portée à la gestion de la dette, avec un traitement rigoureux du stock de la dette intérieure, afin de garantir la stabilité économique à long terme. Mariama Ciré Sylla, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, a souligné l’importance de cette adoption en déclarant : « L’adoption de ce projet de Loi de finances marque le lancement effectif de la mise en œuvre du programme de développement socio-économique durable et responsable Simandou 2040. » Ce programme ambitieux vise à transformer le paysage socio-économique de la Guinée, en mettant l’accent sur des initiatives durables qui bénéficieront à l’ensemble de la population.

Pour assurer une mise en œuvre efficace et ciblée de ces objectifs, onze ministères ont été sélectionnés pour entamer la budgétisation en mode programme, une approche qui vise à améliorer la planification et l’exécution des projets gouvernementaux. Cette stratégie devrait permettre une allocation plus judicieuse des ressources, favorisant ainsi le développement d’infrastructures essentielles, l’amélioration des services publics et la promotion de l’investissement dans des secteurs clés. Le gouvernement guinéen semble donc déterminé à tracer une voie claire vers un avenir plus prospère, en s’appuyant sur des bases financières solides et une gestion rigoureuse des ressources publiques.

Par ailleurs, les recettes globales de l’État guinéen sont estimées à un impressionnant montant de 55 858 milliards de francs guinéens, marquant une hausse significative de 27,06 % par rapport à la loi de finances rectificative de 2025, ce qui témoigne d’une gestion financière proactive et d’une volonté de stimuler l’économie nationale. La Guinée, riche de ses ressources naturelles et de son potentiel humain, affiche une croissance robuste ces dernières années, attirant l’attention des investisseurs et des partenaires internationaux. Selon les données fournies par la Banque mondiale, entre 2019 et 2023, le produit intérieur brut (PIB) a progressé en moyenne de 5,1 %, une performance qui souligne la résilience de l’économie guinéenne. En 2024, le PIB s’établissait à environ 5,7 %, soutenu par des secteurs clés tels que l’exploitation minière, qui continue de jouer un rôle crucial, ainsi que par le secteur non minier, qui commence à montrer des signes de dynamisme. Cependant, cette croissance s’accompagne d’une légère augmentation de l’inflation, qui a atteint 5,1 %, conséquence d’une pénurie temporaire de carburant provoquée par l’explosion d’un dépôt en décembre 2023, un événement malheureux qui a eu des répercussions sur les prix et la disponibilité des biens. Malgré cette dynamique positive, des défis notables persistent, notamment un taux de pauvreté élevé touchant environ 52 % de la population, ce qui souligne l’urgence d’initiatives sociales et économiques pour améliorer les conditions de vie. De plus, la mobilisation des ressources reste faible, ce qui limite les capacités d’investissement et de développement. À travers le programme ambitieux Simandou 2040, auquel le budget 2026 est adossé, le gouvernement guinéen ambitionne de transformer durablement les moteurs de croissance afin de renforcer la diversification économique, améliorer le bien-être des populations et accroître la compétitivité du pays sur la scène internationale, tout en veillant à ce que les bénéfices de cette croissance soient partagés équitablement parmi tous les citoyens.

Dans le cadre de ce budget ambitieux pour l’année 2026, la Guinée projette une croissance impressionnante de 9,5 %, un objectif qui s’aligne étroitement avec les prévisions optimistes de l’agence internationale de notation financière Standard & Poor’s (S&P). Cette dernière anticipe une croissance d’environ 10 % pour la période s’étendant de 2026 à 2029, une dynamique principalement alimentée par l’accélération des travaux sur le mégaprojet intégré Simandou, qui promet de transformer le paysage économique du pays. Ce projet, qui représente l’un des plus grands gisements de minerai de fer au monde, devrait non seulement générer des milliers d’emplois, mais également stimuler l’industrialisation et l’exportation. Parallèlement, l’augmentation des capacités de raffinage, qui vise à améliorer la transformation locale des ressources naturelles, jouera un rôle crucial dans cette croissance. 

Notons que l’exécution de grands chantiers d’infrastructures, tels que la construction de routes, de ponts et d’autres installations essentielles, est prévue pour renforcer l’intégration économique et faciliter le commerce intérieur et extérieur. Ainsi, la Guinée se positionne comme un acteur clé sur la scène économique régionale, avec des perspectives de développement prometteuses qui pourraient transformer durablement son économie.

Daouda Bakary KONÉ 

La Banque mondiale investit 1 milliard USD pour transformer les économies forestières du Bassin du Congo

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque mondiale a récemment donné son feu vert à un projet ambitieux et d’une grande envergure, visant à transformer les économies forestières en Afrique centrale, une région riche en biodiversité mais confrontée à de nombreux défis environnementaux et économiques. 

Ce projet, intitulé « Programme pour des économies forestières durables du Bassin du Congo » (SCBFEP), mobilise un financement impressionnant de 1,02 milliard de dollars, dont une première phase s’élève à 394,83 millions de dollars. Cette annonce a été faite par l’institution dans un communiqué officiel publié le mercredi 1er avril, marquant un tournant significatif dans les efforts de développement durable dans la région.

La première phase du programme a pour objectif principal d’améliorer la gestion forestière, en mettant en place des pratiques durables qui permettront de préserver les précieuses ressources forestières tout en favorisant une exploitation responsable. De plus, ce projet vise à renforcer les chaînes de valeur du secteur forestier, créant ainsi des opportunités économiques pour les communautés locales. En effet, il est prévu que 220 000 emplois soient générés au Cameroun, en République centrafricaine (RCA) et en République du Congo, offrant ainsi des perspectives d’avenir aux populations qui dépendent de ces ressources.

Un aspect crucial de ce programme est la mise sous gestion durable de près de 8 millions d’hectares de forêts, ce qui représente une avancée majeure dans la lutte contre la déforestation et la dégradation des écosystèmes. À l’échelle globale, le programme ambitionne de réduire les émissions annuelles de gaz à effet de serre de 17,6 millions de tonnes équivalent CO₂, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. En parallèle, il vise à accroître de 15 % la proportion de bois transformé légalement, garantissant que les ressources forestières soient exploitées de manière éthique et durable.

Ce projet ne se limite pas seulement à la gestion des forêts, mais soutient également les entreprises forestières communautaires, favorisant ainsi l’inclusion économique et sociale. Les systèmes agroforestiers seront encouragés, permettant une synergie entre l’agriculture et la foresterie, tout en établissant des zones de transformation dédiées aux petites et moyennes entreprises (PME). Ce faisant, le SCBFEP aspire à créer un modèle économique durable qui profite à la fois à l’environnement et aux communautés locales, tout en renforçant la résilience face aux défis environnementaux croissants.

Par ailleurs, plus de 500 petites et moyennes entreprises (PME) et 20 000 personnes, dont une proportion significative de 40 % de femmes, bénéficieront de programmes de formation, de financements adaptés et d’infrastructures essentielles pour renforcer les chaînes de valeur dans des secteurs clés. Ces initiatives visent à stimuler l’innovation et à améliorer la compétitivité des entreprises locales, tout en favorisant l’inclusion économique des femmes. De plus, plus de 7000 jeunes seront accompagnés dans leur parcours vers l’entrepreneuriat, recevant des conseils pratiques, des ressources et un soutien personnalisé pour transformer leurs idées en projets viables et durables.

« Le Bassin du Congo est une ressource partagée, et sa durabilité dépend de politiques coordonnées et d’une coopération régionale étroite », a déclaré Marina Wes, directrice par intérim des programmes régionaux à la Banque mondiale, soulignant l’importance d’une approche collaborative. « En renforçant les institutions régionales, le programme améliore les normes du commerce du bois et crée une puissante plateforme d’apprentissage et de collaboration à l’échelle du Bassin », a-t-elle ajouté, insistant sur le fait que cette initiative ne se limite pas seulement à la préservation des ressources naturelles, mais s’étend également à la création d’opportunités économiques pour les communautés locales. 

Notons que ce type de synergie est crucial pour garantir un avenir durable, où les ressources du Bassin du Congo peuvent être exploitées de manière responsable tout en soutenant le développement économique et social des pays riverains.

Zangouna KONÉ 

Au Gabon, Okoumé Capital a obtenu l’agrément de la Cosumaf

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Gabon, un événement marquant a eu lieu dans le secteur financier avec l’annonce de l’agrément de la société de capital-investissement Okoumé Capital, qui est entièrement détenue par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS). Cette annonce, faite lee vendredi 3 avril 2026 représente une avancée significative pour la société, qui a désormais reçu le feu vert de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) pour opérer en tant que société de gestion d’organismes de capital-investissement. 

L’agrément, qui a été délivré à l’issue d’une session cruciale tenue à Libreville le 10 mars, permet à Okoumé Capital d’exercer ses activités de manière conforme aux exigences et aux réglementations établies par le régulateur du marché financier de l’Afrique centrale. Cela ouvre la voie à de nouvelles opportunités d’investissement et de développement économique dans la région, en renforçant la confiance des investisseurs et en favorisant un environnement propice à la croissance des entreprises locales.

Parallèlement à cette annonce, deux figures clés de la société, Fabrice Ulric Assoumou Essono et Nadia Prisca Ngoyo Moussavou, ont été agréées en tant que dirigeants de la société de gestion. Cette reconnaissance institutionnelle non seulement formalise la gouvernance de la structure, mais elle encadre également ses interventions sur le marché régional, assurant ainsi une gestion professionnelle et transparente des fonds d’investissement. Leur expertise et leur leadership sont essentiels pour naviguer dans le paysage complexe des investissements en Afrique centrale, et leur nomination est un gage de sérieux et de compétence pour Okoumé Capital.

Une ambition de développement à l’échelle régionale

À travers cet agrément, l’entreprise Okoumé Capital affirme avec détermination son intention de poursuivre le déploiement de ses activités dans le cadre du marché financier de l’Afrique centrale, une région riche en opportunités mais également en défis. Elle indique vouloir mobiliser des ressources significatives en faveur d’investissements orientés vers le développement des entreprises et de l’économie locale, visant à stimuler la croissance et à renforcer la compétitivité des acteurs économiques de la région.

L’obtention de ce statut prestigieux ouvre la voie à une structuration des interventions, permettant ainsi une meilleure organisation et une planification stratégique des projets à venir. De plus, cela favorise un renforcement des pratiques internes en conformité avec les exigences rigoureuses du régulateur, garantissant ainsi une transparence et une responsabilité accrues dans la gestion des fonds. Cette avancée intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance des acteurs du capital-investissement dans la région, qui cherchent à dynamiser l’économie locale et à répondre aux besoins croissants de financement pour les entreprises, notamment les PME qui constituent le cœur de l’économie régionale.

Dans cette dynamique, Okoumé Capital se positionne résolument comme un acteur clé du financement des entreprises, avec pour objectif ambitieux de contribuer à l’évolution du capital-investissement et à son rôle crucial dans le développement économique au sein de la zone. En s’engageant à soutenir des projets innovants et durables, l’entreprise aspire à devenir un catalyseur de changement, favorisant l’émergence de nouvelles initiatives entrepreneuriales et l’amélioration des conditions de vie des populations locales.

Un positionnement centré sur le financement des entreprises

Créée en 2018, Okoumé Capital se distingue par son engagement fort envers le développement économique local, soutenu par un capital impressionnant de 20 milliards de francs CFA, équivalent à environ 35,1 millions de dollars. Cette société d’investissement joue un rôle crucial dans le financement des entreprises locales, en parfaite adéquation avec les orientations stratégiques de la politique économique nationale, visant à stimuler la croissance et l’innovation au sein du pays.

Okoumé Capital se spécialise dans le soutien aux entreprises non cotées, offrant des solutions financières à différents stades de leur développement, qu’il s’agisse de startups émergentes ou d’entreprises plus établies cherchant à se diversifier ou à se développer. Pour ce faire, elle mobilise une gamme variée d’instruments financiers, incluant des prises de participation qui permettent d’injecter des fonds propres dans les entreprises, ainsi que des mécanismes de financement qui s’adaptent aux besoins spécifiques de chaque projet. Cela peut inclure des prêts à taux préférentiels, des subventions ou encore des partenariats stratégiques, permettant ainsi aux entreprises de bénéficier d’un soutien financier sur mesure.

En parallèle de son activité d’investissement, Okoumé Capital a développé une offre de gestion d’actifs destinée à des tiers. Cette initiative permet à des partenaires publics et privés de déployer des stratégies d’investissement diversifiées, maximisant ainsi le rendement de leurs capitaux tout en contribuant au développement économique du Gabon. Grâce à cette approche, la société favorise une collaboration étroite entre le secteur public et le secteur privé, créant un écosystème propice à l’innovation et à la croissance durable.

De plus, Okoumé Capital dispose d’une filiale, la Société de garantie du Gabon, qui joue un rôle essentiel dans l’élargissement des instruments de financement disponibles pour l’économie. Cette filiale offre des garanties qui facilitent l’accès au crédit pour les entreprises, réduisant ainsi les risques perçus par les prêteurs et encourageant l’octroi de financements.

Notons qu’en renforçant la confiance des investisseurs et en diversifiant les options de financement, Okoumé Capital contribue activement à la dynamisation du tissu économique local, favorisant ainsi la création d’emplois et le développement d’une économie résiliente et compétitive.

Korotpumou Sylla

Les recettes fiscales de l’Afrique du Sud pour l’exercice 2025/26 atteignent 118 milliards de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le South African Revenue Service (SARS) a annoncé avec fierté avoir collecté un montant impressionnant de 2010 milliards de rands, équivalant à environ 118,3 milliards de dollars, en recettes fiscales nettes pour l’exercice 2025/26. Ce chiffre marque une étape historique, car il franchit pour la première fois le seuil symbolique des 2000 milliards de rands, un accomplissement qui témoigne de la solidité et de l’efficacité du système fiscal sud-africain.

Dans un communiqué diffusé le mercredi 1er avril, cette performance remarquable a été mise en avant par le commissaire de l’administration fiscale, Edward Kieswetter, qui a partagé ces résultats préliminaires lors d’une conférence de presse. Il a souligné que les recettes fiscales avaient connu une progression significative de 8,4 % par rapport à l’année précédente, ce qui représente une augmentation de 155 milliards de rands. Cette croissance s’inscrit dans un contexte économique où la croissance nominale de l’économie sud-africaine est estimée à 4 %, ce qui souligne l’importance d’une gestion fiscale rigoureuse et proactive.

« Cela correspond à un ratio recettes fiscales/PIB de 25,9 % et à un coefficient d’élasticité fiscale de 1,73 », a précisé le commissaire Kieswetter, mettant en lumière l’efficacité du système fiscal à s’adapter aux fluctuations économiques. Ce résultat impressionnant n’est pas seulement un chiffre, mais il reflète également les efforts continus du SARS pour améliorer la conformité fiscale et élargir l’assiette fiscale, tout en luttant contre l’évasion fiscale. Les implications de ces résultats sont vastes, car ils permettent au gouvernement de financer des services publics essentiels et de soutenir le développement économique du pays, tout en renforçant la confiance des citoyens dans l’administration fiscale.

Les principales sources de recettes fiscales en Afrique du Sud proviennent de plusieurs leviers économiques cruciaux, avec en tête l’impôt sur le revenu des particuliers, qui constitue une part significative des revenus de l’État. Ce dernier est suivi de près par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui s’applique à une large gamme de biens et de services, générant ainsi des fonds essentiels pour le gouvernement. En outre, l’impôt sur les sociétés, qui taxe les bénéfices des entreprises, joue également un rôle clé dans le financement des services publics. À cela s’ajoutent les droits de douane et d’accise, qui contribuent à la protection de l’économie locale tout en générant des recettes supplémentaires. Parallèlement, les remboursements fiscaux, qui ont atteint un montant impressionnant de 458 milliards de rands, représentent environ 5,9 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau jugé crucial pour soutenir les ménages et les entreprises, en particulier dans un contexte économique souvent difficile.

Ces résultats financiers interviennent à un moment où le gouvernement sud-africain s’engage résolument dans des réformes visant à renforcer la collecte fiscale et à améliorer les capacités du South African Revenue Service (SARS). Ces réformes incluent la modernisation des systèmes numériques, qui vise à rendre le processus de déclaration et de paiement des impôts plus efficace et accessible. De plus, un accent particulier est mis sur le renforcement des audits fiscaux, afin de garantir la conformité et de minimiser l’évasion fiscale, ainsi que sur la lutte contre les flux financiers illicites qui sapent les ressources de l’État. Dans le cadre du budget 2026/27, les autorités ont également pris des mesures proactives en ajustant les barèmes et crédits d’impôt en fonction de l’inflation. Cette initiative vise à éviter le phénomène du « glissement des tranches d’imposition », qui pourrait pénaliser les contribuables en augmentant leur charge fiscale sans une réelle augmentation de leurs revenus. En outre, le gouvernement a décidé de renoncer à une hausse de recettes initialement envisagée de 20 milliards de rands, une décision stratégique visant à préserver l’activité économique et à soutenir la croissance dans un environnement incertain.

Abdoulaye KONÉ 

Le Rwanda attend 250 millions de dollars du FMI après l’évaluation des réformes en cours

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Rwanda, un développement significatif a eu lieu dans le domaine économique, avec la conclusion d’un accord de principe entre le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités rwandaises, concernant la Facilité élargie de crédit (FEC).

 Cet accord, qui s’étend sur une période de 38 mois, a été annoncé dans un communiqué officiel de l’institution, publié le jeudi 2 avril 2026. Ce programme ambitieux vise à soutenir la continuité des réformes économiques déjà en cours dans le pays, tout en consolidant la stabilité macroéconomique, un élément crucial pour le développement durable du Rwanda.

Le programme repose sur trois piliers fondamentaux qui sont essentiels pour garantir une croissance économique robuste et résiliente. Le premier pilier concerne le renforcement de la politique macroéconomique, qui inclut des mesures visant à stabiliser l’inflation et à maintenir un taux de change compétitif. Le deuxième pilier se concentre sur une gestion améliorée des risques budgétaires et de la dette, ce qui est vital pour assurer que les ressources financières du pays soient utilisées de manière efficace et qu’elles soutiennent la croissance à long terme. 

Ainsi , le troisième pilier met l’accent sur la promotion d’un modèle de croissance tiré par le secteur privé, en favorisant un environnement d’affaires plus transparent et en renforçant le cadre réglementaire des entreprises publiques. Ce dernier aspect est particulièrement important, car il vise à encourager l’investissement privé, à stimuler l’innovation et à créer des emplois, contribuant ainsi à l’essor économique du pays.

Cet accord, qui reste soumis à l’approbation de la direction et du conseil d’administration du FMI, devrait être examiné en juin 2026, marquant ainsi une étape cruciale dans le processus de validation des mesures économiques envisagées. Ce moment sera déterminant pour le Rwanda, car il pourrait influencer les futures orientations économiques du pays. L’économie rwandaise continue d’afficher des performances solides malgré un environnement international incertain, une situation qui témoigne de la résilience et de la capacité d’adaptation du pays face aux défis globaux. En effet, la croissance a atteint un impressionnant 9,4 % en 2025, dépassant largement les prévisions initiales, portée notamment par le dynamisme des exportations de café et de minerais, deux secteurs clés qui jouent un rôle fondamental dans l’économie nationale. Toutefois, il est important de noter que l’inflation a accéléré début 2026, s’établissant à 9,2 % en glissement annuel en février, un chiffre qui dépasse l’objectif de la Banque centrale fixé à 5 %. 

Cette montée de l’inflation pourrait avoir des répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la stabilité économique globale. En réponse à ces défis, le FMI recommande une politique monétaire prudente, une meilleure mobilisation des recettes et une gestion rigoureuse de la dette pour préserver les équilibres économiques. Ces recommandations visent à garantir une croissance durable tout en minimisant les risques d’instabilité financière, soulignant l’importance d’une approche proactive et réfléchie dans la gestion des ressources économiques du pays.

Les perspectives économiques pour l’année 2026 demeurent empreintes d’incertitudes significatives, suscitant des préoccupations parmi les analystes et les décideurs. La croissance prévue devrait ralentir à un taux de 6,8 %, une diminution qui s’explique en grande partie par les répercussions du conflit persistant au Moyen-Orient. Ce conflit, en plus de générer une instabilité régionale, contribue à une flambée des prix du pétrole, ce qui a des conséquences directes sur les coûts de production et de transport à l’échelle mondiale. Parallèlement, la hausse des prix des engrais, exacerbée par les tensions géopolitiques, pèse lourdement sur les secteurs agricoles, entraînant une augmentation des coûts pour les agriculteurs et, par conséquent, une pression sur les prix des denrées alimentaires. Cette situation pourrait également avoir des répercussions sur la consommation des ménages, limitant leur pouvoir d’achat et affectant la demande globale. 

Notons que dans ce contexte, les entreprises et les gouvernements devront naviguer avec prudence, en élaborant des stratégies adaptées pour atténuer les effets de ces incertitudes économiques et en cherchant des solutions innovantes pour stimuler la croissance dans un environnement de plus en plus complexe.

Moussa KONÉ 

Au Nigeria, Flutterwave annonce l’obtention de son agrément bancaire 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, Flutterwave, reconnu comme le leader des paiements numériques en Afrique, a fait une annonce marquante cette semaine, révélant qu’il a obtenu une licence bancaire. Cette avancée stratégique permettra à l’entreprise de diversifier son offre en proposant des produits de crédit et d’épargne dans le pays le plus peuplé du continent africain, un marché où elle possède déjà des licences pour des services de paiement et des transferts d’argent. 

Le Nigeria, avec sa population dynamique et en pleine croissance, représente une opportunité immense pour Flutterwave, qui cherche à renforcer sa présence et son influence dans le secteur financier.

« Cette licence permet à l’entreprise de détenir directement des fonds et des dépôts, ce qui renforce son infrastructure financière sur son plus grand marché, et offre des services financiers et des flux de règlement plus efficaces aux consommateurs, aux commerces et aux entreprises », a souligné la société dans son communiqué. En effet, cette nouvelle capacité à gérer des dépôts directement pourrait transformer la manière dont les petites et moyennes entreprises, ainsi que les particuliers, accèdent aux services financiers. Cela pourrait également stimuler l’inclusion financière dans un pays où une grande partie de la population reste non bancarisée. En offrant des solutions de crédit adaptées aux besoins des utilisateurs locaux, Flutterwave pourrait jouer un rôle clé dans le développement économique du Nigeria, en facilitant l’accès au capital pour les entrepreneurs et en encourageant l’épargne parmi les consommateurs. Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large de numérisation des services financiers en Afrique, où l’innovation technologique continue de redéfinir le paysage économique.

En obtenant une licence bancaire, Flutterwave accède à un meilleur contrôle sur la manière dont les fonds circulent au sein de son écosystème dynamique. Cette avancée stratégique lui permet d’internaliser des éléments clés de sa chaîne de valeur financière, ce qui se traduit par une amélioration significative de son efficacité opérationnelle. En effet, cette autonomie opérationnelle renforcée aidera Flutterwave à tirer davantage de valeur des transactions traitées, tout en optimisant la circulation des flux sur sa plateforme. Cela se traduira par une amélioration notable de l’efficacité des paiements au sein de son vaste réseau de commerçants, d’entreprises et de particuliers, facilitant ainsi des transactions plus fluides et rapides.

« Cette étape importante nous permet de rendre notre infrastructure plus efficace et de fournir des services financiers plus rapides et plus fiables. En opérant directement au sein du système financier, nous pouvons rationaliser les mouvements de fonds, accélérer le règlement pour les commerçants et développer des produits qui favorisent une croissance durable à long terme », s’est félicité le fondateur de Flutterwave, exprimant ainsi sa satisfaction face à cette avancée. En effet, cette licence ne représente pas seulement un jalon réglementaire, mais également une opportunité de redéfinir les standards de l’industrie des paiements en Afrique et au-delà. 

Notons que grâce à cette nouvelle capacité, Flutterwave est désormais en mesure de proposer des solutions innovantes qui répondent aux besoins variés de ses clients, tout en renforçant sa position de leader sur le marché.

Zangouna KONÉ 

CANAM : Des cadres formés aux enjeux stratégiques de la GPEC et de la RSE.

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Un investissement stratégique dans les compétences pour une administration plus performante.

Lancé le lundi 30 mars 2026 à la Maison du Partenariat de Bamako, ces sessions de formation ont pour objectifs de permettre aux cadres de l’institution de renforcer leurs compétences autour de deux leviers majeurs de gouvernance.

La première, animée par le Cabinet AZ Sarl, a porté sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC). Les participants y ont acquis des outils pratiques pour anticiper les évolutions organisationnelles, mieux aligner les compétences aux besoins futurs et accompagner efficacement les transformations internes.

La seconde formation a été consacrée à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Elle a permis d’approfondir les principes d’une gestion responsable, intégrant les dimensions sociales, environnementales et économiques dans les pratiques professionnelles, en cohérence avec les exigences de développement durable. Elle a été assurée par le Cabinet CCFER PARCOURS.

À travers ces formations, conduites de manière complémentaire, la CANAM renforce non seulement les capacités de ses cadres, mais consolide également les bases d’une gouvernance plus efficace, orientée vers la qualité du service et la satisfaction des assurés.

SERCOM/CANAM

Niger: la BOA affiche une baisse 92% de son résultat net en 2025

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Une agence de BOA Niger en image

(CROISSANCE AFRIQUE)- L’exercice 2025 a été désastreux pour la Bank Of Africa (BOA) Niger, une situation alarmante qui a suscité de vives inquiétudes parmi les investisseurs et les analystes du secteur bancaire. En effet, cette année a été marquée par une chute vertigineuse de 92% du résultat net par rapport à celui de 2024, un chiffre qui illustre la gravité de la situation financière de l’établissement.

Selon les comptes arrêtés par le Conseil d’administration, le résultat net a dégringolé, passant de 5,002 milliards de FCFA au 31 décembre 2024 à un modeste 409 millions de FCFA au 31 décembre 2025. Cette chute spectaculaire n’est pas seulement un chiffre, mais elle reflète une réalité préoccupante pour l’économie locale et les clients de la banque.

De plus, le total bilan de la BOA Niger a également connu une contraction significative de 9,5%, s’établissant à 292 milliards de FCFA contre 322 milliards de FCFA en 2024. Cette diminution du total bilan est révélatrice d’une baisse du niveau d’activité, un phénomène qui pourrait avoir des répercussions à long terme sur la capacité de la banque à financer des projets et à soutenir l’économie nationale. Les responsables de la BOA Niger ont souligné que cette situation difficile est le résultat d’un contexte économique global défavorable, marqué par une réduction de la demande de crédit et une augmentation des créances douteuses. Les défis auxquels fait face la banque pourraient également être exacerbés par des facteurs externes, tels que l’instabilité politique et les fluctuations des marchés financiers. Dans ce climat incertain, la BOA Niger devra redoubler d’efforts pour redresser sa situation et regagner la confiance de ses clients et partenaires.

L’exercice 2025 a été désastreux pour la Banque Ouest-Africaine (BOA) Niger, une situation alarmante qui a suscité de vives inquiétudes parmi les investisseurs et les analystes du secteur bancaire. En effet, cette année a été marquée par une chute vertigineuse de 92% du résultat net par rapport à celui de 2024, un chiffre qui illustre la gravité de la situation financière de l’établissement. Selon les comptes arrêtés par le Conseil d’administration, le résultat net a dégringolé, passant de 5,002 milliards de FCFA au 31 décembre 2024 à un modeste 409 millions de FCFA au 31 décembre 2025. Cette chute spectaculaire n’est pas seulement un chiffre, mais elle reflète une réalité préoccupante pour l’économie locale et les clients de la banque.

De plus, le total bilan de la BOA Niger a également connu une contraction significative de 9,5%, s’établissant à 292 milliards de FCFA contre 322 milliards de FCFA en 2024. Cette diminution du total bilan est révélatrice d’une baisse du niveau d’activité, un phénomène qui pourrait avoir des répercussions à long terme sur la capacité de la banque à financer des projets et à soutenir l’économie nationale. Les responsables de la BOA Niger ont souligné que cette situation difficile est le résultat d’un contexte économique global défavorable, marqué par une réduction de la demande de crédit et une augmentation des créances douteuses. Les défis auxquels fait face la banque pourraient également être exacerbés par des facteurs externes, tels que l’instabilité politique et les fluctuations des marchés financiers. Dans ce climat incertain, la BOA Niger devra redoubler d’efforts pour redresser sa situation et regagner la confiance de ses clients et partenaires.

Durant la période sous revue, les dettes à l’égard de la clientèle se sont élevées à un impressionnant montant de 183,280 milliards de FCFA, marquant une augmentation significative par rapport aux 171 milliards de FCFA enregistrés en 2024, ce qui représente une hausse de 12,28 milliards de FCFA. Cette évolution témoigne d’une dynamique de crédit active, mais soulève également des questions sur la gestion des risques associés. En revanche, les créances sur la clientèle ont connu une baisse notable, passant de 162,488 milliards de FCFA en 2024 à 128,447 milliards de FCFA, soit une diminution de 34,041 milliards de FCFA. Ce déclin pourrait indiquer des difficultés dans la récupération des créances ou une réduction des ventes, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la liquidité de la banque.

Pour sa part, le produit net bancaire (PNB) de la Banque a enregistré un recul de 1,2%, atteignant un niveau de 21,125 milliards de FCFA, comparé à 21,380 milliards de FCFA au 31 décembre 2024. Les dirigeants de la banque attribuent cette diminution du PNB à une baisse des commissions, qui ont chuté de 9,7%, le tout dans un contexte macroéconomique particulièrement difficile. Cette situation pourrait être le reflet d’une contraction des activités économiques, où les entreprises et les particuliers sont moins enclins à effectuer des transactions financières, entraînant ainsi une réduction des revenus pour la banque.

Notons que la même tendance baissière se retrouve dans le résultat brut d’exploitation, qui s’établit à 7,486 milliards de FCFA, en baisse par rapport aux 8,251 milliards de FCFA de 2024, soit une diminution de 9,3%. Les responsables de la banque expliquent que ce recul est directement lié à la baisse du PNB, couplée à une augmentation des frais généraux de 19,7%. Cette hausse des frais est attribuée à des coûts fiscaux exceptionnels ainsi qu’aux dotations aux provisions sur les impayés, ce qui souligne la nécessité pour la banque de revoir sa stratégie de gestion des coûts et d’optimiser ses opérations afin de naviguer dans cet environnement économique tumultueux.

Moussa KONÉ

Afrique de l’Ouest : la BIDC approuve 266,7 millions USD et 30 milliards de FCFA en faveur de quatres Etats membres

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) a récemment pris une décision significative en approuvant un montant impressionnant de 266,7 millions USD, accompagné de 30 milliards FCFA, destiné à soutenir un portefeuille de projets stratégiques dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Nigéria, la Gambie, le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Cette initiative vise à catalyser le développement économique et social dans ces nations, en répondant à des besoins critiques et en favorisant une croissance durable. Selon un communiqué de presse diffusé par l’institution, ces approbations ont été entérinées lors de la 95ème session du Conseil d’administration, qui s’est tenue le 30 mars 2026. Cet événement a été marqué par un engagement renouvelé de la Banque à promouvoir un développement durable, inclusif et résilient dans toute la région de la CEDEAO. En ouvrant la session, le Président de la Bidc et de son Conseil d’administration, Dr George Agyekum Donkor, a mis en lumière la portée transformative de ces nouveaux engagements, soulignant leur potentiel à changer la vie des populations locales et à renforcer les économies nationales.

« Ces interventions reflètent notre ambition d’accompagner les États membres dans la structuration de projets créateurs de valeur, pleinement alignés sur les Objectifs de développement durable », a-t-il déclaré avec conviction. En investissant dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’agro-industrie, la gestion environnementale et la transformation industrielle, la Banque vise non seulement à stimuler la croissance économique, mais aussi à garantir que cette croissance soit équitable et bénéfique pour tous. Ces projets sont conçus pour répondre aux défis actuels, tout en préparant le terrain pour un avenir plus prospère et durable pour les générations à venir.

Au Sénégal, la Banque nationale de développement économique (Bnde) a récemment reçu une ligne de crédit substantielle s’élevant à 20 milliards de FCfa, une somme qui revêt une importance capitale pour le développement économique du pays. Ce financement, comme l’expliquent les experts, est destiné à renforcer la capacité de la Bnde à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les industries locales, qui jouent un rôle crucial dans l’économie sénégalaise. En effet, ces fonds permettront d’appuyer les chaînes de valeur agricoles, essentielles pour la sécurité alimentaire et la création de richesses, tout en améliorant l’accès au logement pour les populations vulnérables. De plus, cette initiative vise à promouvoir des emplois durables, avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes, deux groupes souvent sous-représentés dans le monde du travail.

Notons que ces projets, dans leur ensemble, souligne la même source, illustrent l’engagement ferme de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) à consolider les bases du développement économique à long terme dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). En renforçant la compétitivité et la résilience des économies locales, la Bidc aspire à favoriser une croissance durable et inclusive, qui bénéficie à tous les segments de la société. Ces efforts visent non seulement à stimuler l’économie régionale, mais aussi à créer un environnement propice à l’innovation et à l’entrepreneuriat, contribuant ainsi à un avenir meilleur pour les générations à venir.

Abdoulaye KONÉ

Mali: les autorités annoncent 289,173 millions de dollars destinés à la campagne agricole de 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le gouvernement intensifie son engagement envers le secteur agricole, un pilier essentiel pour le développement économique et la sécurité alimentaire du pays. Les autorités ont annoncé une enveloppe de 289,173 millions de dollars (environ 164,4 milliards de FCFA)pour soutenir la campagne agricole de 2026. Cet investissement vise à renforcer le secteur agricole, à améliorer la productivité et à assurer la sécurité alimentaire.

Les fonds pourraient être alloués à divers projets, tels que l’amélioration des infrastructures agricoles, la recherche et le développement de nouvelles technologies agricoles, ainsi que le soutien direct aux agriculteurs. Cette initiative reflète l’engagement des autorités à promouvoir le développement durable et à stimuler l’économie rurale.

En effet, lors d’une réunion cruciale du Comité exécutif national de l’agriculture (CENA), qui s’est tenue le 2 avril à Bamako, la capitale vibrante et dynamique du Mali, les membres ont validé une enveloppe prévisionnelle impressionnante de 164,4 milliards FCFA, soit environ (289,173 millions de dollars) pour la campagne agricole de 2026. Cette décision marque une volonté claire des autorités de renforcer la production agricole, garantissant ainsi la sécurité alimentaire pour les populations maliennes.

Cette réunion stratégique a également permis de dresser un bilan détaillé de la campagne agricole de 2025, en analysant les succès et les défis rencontrés, tout en définissant les grandes lignes de la programmation pour 2026. Les discussions ont également esquissé des perspectives ambitieuses pour les années 2027 et 2028, témoignant d’une planification à long terme qui vise à transformer le paysage agricole du pays.

Le budget global alloué à la campagne agricole de 2026 connaît une augmentation significative de 2 % par rapport aux 161,4 milliards FCFA de 2025. Cette hausse vise à soutenir les filières agricoles clés, telles que le coton, le riz et les cultures vivrières, tout en améliorant les conditions de production pour les agriculteurs maliens, souvent confrontés à des défis tels que le changement climatique et l’accès limité aux ressources. Ce financement s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique nationale « Mali Kura nɛtaasira ka ben san 2063 ma », un plan de développement à long terme qui place l’agriculture au cœur des priorités nationales, reconnaissant son rôle fondamental dans la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement durable. En investissant dans ce secteur vital, le gouvernement malien aspire à créer un avenir prospère et résilient pour ses citoyens, tout en renforçant la souveraineté alimentaire du pays.

La décision d’accroître les investissements intervient dans un contexte marqué par des performances agricoles solides en 2025, malgré un environnement économique et climatique parfois difficile. Selon les données présentées lors de la session, 11 452 540 tonnes de céréales ont été produites, un chiffre impressionnant qui témoigne de l’efficacité et du dévouement des agriculteurs maliens. De plus, 433 700 tonnes de coton ont été enregistrées, soulignant l’importance de cette culture dans le paysage agricole du pays. En ce qui concerne la production animale, 157 775 tonnes de viande contrôlée ont été produites, garantissant une source de protéines essentielle pour la population.

Par ailleurs, 17 238 tonnes de lait collecté ont été recensées, illustrant le dynamisme du secteur laitier, tandis que 122 671 tonnes de poisson ont été produites, enrichissant la diversité alimentaire et contribuant à la sécurité nutritionnelle. Pour le Premier ministre, ces résultats illustrent la résilience du monde agricole malien, qui continue de jouer un rôle central dans l’économie nationale et dans la sécurité alimentaire, malgré les défis posés par le climat et les fluctuations des marchés.

Fort de ces performances, le gouvernement affiche des ambitions plus élevées pour la campagne agricole 2026. Les projections tablent notamment sur 11 916 750 tonnes de céréales, ce qui représente une progression significative par rapport à 2025. En outre, une augmentation de 598 500 tonnes de coton est prévue, une hausse qui reflète l’importance stratégique de cette culture non seulement pour l’économie locale mais aussi pour l’exportation. Cette dynamique d’augmentation est soutenue par des initiatives visant à améliorer les techniques agricoles, à diversifier les cultures et à renforcer les infrastructures de stockage et de transport.

Notons que le gouvernement s’engage également à promouvoir des pratiques durables et à encourager l’innovation technologique dans le secteur, afin de garantir que ces objectifs ambitieux puissent être atteints tout en préservant l’environnement et en soutenant les communautés rurales. Ces efforts visent à transformer le Mali en un acteur clé sur le marché agricole régional, tout en assurant une sécurité alimentaire durable pour sa population croissante.

Moussa KONÉ