(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le gouvernement réuni en Conseil des ministres ce 1 avril, a adopté des projets de texte instituant un stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Cette décision vise à garantir la continuité des activités essentielles du pays et à mieux faire face aux chocs liés aux fluctuations des prix internationaux et aux perturbations d’approvisionnement.
Le dispositif prévoit la constitution de réserves couvrant 45 jours de consommation pour les principaux produits, notamment le super carburant, le gasoil, le jet Al et le gaz butane. À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer la résilience énergétique du pays dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations.
Cette vulnérabilité s’illustre par l’évolution récente des volumes importés. En 2024, le Mali a importé plus de 2,66 millions de mètres cubes de produits pétroliers, en hausse par rapport aux 2,62 millions enregistrés en 2023. Le gaz butane suit la même tendance avec une progression notable des importations sur la même période. Ces niveaux traduisent la pression croissante exercée par la demande intérieure, tant pour les besoins des ménages que pour le fonctionnement des secteurs stratégiques comme l’électricité, les transports, les télécommunications ou encore
la construction. En effet, cette augmentation des volumes importés de produits pétroliers et de gaz butane témoigne d’une dépendance accrue du Mali vis-à-vis des ressources énergétiques extérieures, une situation qui soulève des préoccupations quant à la sécurité énergétique du pays. Les 2,66 millions de mètres cubes de produits pétroliers importés en 2024, bien que légèrement supérieurs à ceux de l’année précédente, révèlent une tendance inquiétante, où la demande intérieure semble surpasser les capacités de production locales.
Cette dynamique est particulièrement préoccupante dans un contexte où les fluctuations des prix mondiaux des hydrocarbures peuvent avoir un impact direct sur l’économie malienne. Par ailleurs, la hausse des importations de gaz butane, qui est essentiel non seulement pour la cuisine domestique mais aussi pour des applications industrielles, souligne la nécessité d’une stratégie énergétique durable. Les secteurs stratégiques tels que l’électricité, qui est cruciale pour le développement économique, ainsi que les transports et les télécommunications, dépendent fortement de l’approvisionnement en énergie.
Cette situation met en lumière le défi auquel le Mali est confronté pour diversifier ses sources d’énergie et réduire sa vulnérabilité face aux chocs externes. Il devient impératif pour le pays d’explorer des alternatives énergétiques, telles que les énergies renouvelables, afin de garantir un approvisionnement stable et de soutenir la croissance économique tout en répondant aux besoins croissants de sa population.
Face aux crises successives observées ces dernières années dans la sous-région et à l’échelle mondiale, l’État malien a été contraint d’intervenir à plusieurs reprises pour éviter des ruptures d’approvisionnement et contenir l’impact de la hausse des prix sur les consommateurs. Ces interventions se sont traduites par d’importants efforts budgétaires, notamment à travers des subventions visant à stabiliser les prix à la pompe, permettant ainsi aux citoyens de faire face à des coûts de vie de plus en plus élevés. Dans ce contexte difficile, le gouvernement a mis en place des mesures d’urgence pour garantir un accès continu aux ressources essentielles, tout en s’efforçant de maintenir la confiance du public.
En instaurant ce stock de sécurité et en prévoyant un renforcement des capacités de stockage, le gouvernement amorce une réorganisation de son système d’approvisionnement énergétique. Cette initiative vise non seulement à anticiper davantage les tensions sur les marchés, mais également à créer une résilience face aux fluctuations imprévues des prix des matières premières. En diversifiant les sources d’approvisionnement et en modernisant les infrastructures de stockage, le Mali cherche à réduire son exposition aux chocs externes, qu’ils soient économiques ou environnementaux. L’objectif est de préserver la stabilité économique du pays sur le long terme, en garantissant que les citoyens puissent bénéficier de prix abordables et d’un approvisionnement fiable, même en période de crise. Cette approche proactive pourrait également renforcer la position du Mali sur le marché régional, en faisant du pays un acteur clé dans le domaine de l’énergie et en stimulant ainsi la croissance économique.
(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, la Direction Générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a récemment annoncé qu’elle avait été saisie par l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA) concernant une plainte qui soulève des préoccupations majeures pour les consommateurs.
Cette plainte, déposée le vendredi 3 avril 2026, porte spécifiquement sur la perte des crédits et des bonus d’appel à l’expiration de leur durée de validité, une situation qui affecte de nombreux utilisateurs de services de télécommunication dans le pays.
Dans un communiqué officiel, la DGCC a déclaré que, conformément aux dispositions de la loi portant protection du consommateur, elle a jugé la plainte recevable, ce qui témoigne de l’importance accordée à la défense des droits des consommateurs. En réponse à cette situation préoccupante, et sur instruction directe du Ministre de l’Industrie et du Commerce, une enquête a été immédiatement ouverte. Cette enquête vise à examiner minutieusement les faits rapportés, à évaluer l’impact de cette perte de crédits sur les consommateurs maliens, et à déterminer les mesures appropriées à mettre en place pour protéger les droits des utilisateurs. La DGCC a également souligné son engagement à assurer un environnement commercial équitable et transparent, tout en renforçant la confiance des consommateurs dans les services offerts par les opérateurs de télécommunication. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de sensibilisation et de protection des consommateurs, visant à garantir que leurs préoccupations soient entendues et prises en compte dans les décisions réglementaires.
Le communiqué précise que « Durant la phase préliminaire de cette enquête, la société Orange Mali SA a annoncé avoir pris des dispositions visant à supprimer la limitation de validité des crédits et des bonus d’appels », renseigne-t-il. Cette annonce marque une étape significative dans l’amélioration des services offerts aux consommateurs, permettant ainsi une plus grande flexibilité et accessibilité dans l’utilisation des crédits de communication. En effet, les utilisateurs pourront désormais profiter de leurs crédits et bonus d’appels sans la pression d’une date d’expiration imminente, ce qui pourrait transformer leur expérience de communication quotidienne.
Toutefois, le Directeur Général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence, Zédion DEMBELE, a invité dans son communiqué les autres opérateurs de télécommunications à s’inscrire dans cette même démarche, soulignant l’importance d’une concurrence saine et équitable dans le secteur. Cette initiative vise à encourager une amélioration générale des services, dans l’intérêt des consommateurs, qui sont souvent confrontés à des pratiques commerciales peu transparentes. En encourageant les autres acteurs du marché à suivre l’exemple d’Orange Mali SA, M. DEMBELE espère créer un environnement où les droits des consommateurs sont respectés et valorisés.
« Le Directeur Général rassure par ailleurs les consommateurs que le Ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers la DGCC, veille à la protection et à la défense de leurs droits dans tous les secteurs économiques, conformément aux orientations des plus Hautes Autorités du pays », conclut le communiqué de la direction générale du commerce de la consommation et de la concurrence. Cette déclaration témoigne de l’engagement du gouvernement à garantir un cadre réglementaire qui protège les droits des consommateurs, tout en favorisant un climat d’affaires propice à l’innovation et à la croissance économique. Les consommateurs peuvent donc se sentir en sécurité, sachant que leurs intérêts sont au cœur des préoccupations des autorités compétentes.
(CROISSANCE AFRIQUE)-À la suite de son émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor de 91 et 182 jours, le Trésor Public béninois a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’UMOA, encaissant ce 2 avril 2026 la somme impressionnante de 22 milliards FCFA.
Cette levée de fonds, soigneusement orchestrée, vise à garantir la couverture des besoins de financement du budget de l’État béninois, un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays. Pour atteindre cet objectif, l’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant de 20 milliards FCFA, mais l’intérêt manifesté par les investisseurs a largement dépassé les attentes. En effet, le montant total des soumissions globales s’est élevé à 160,946 milliards FCFA, ce qui témoigne d’une confiance remarquable dans les instruments financiers proposés et correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 804,73%.
Cependant, parmi ces soumissions, le montant retenu s’élève à 22 milliards FCFA, tandis que 138,946 milliards FCFA ont été rejetés, illustrant ainsi un taux d’absorption de 13,67%. Ce chiffre, bien que relativement modeste, indique une sélection rigoureuse des propositions, garantissant que seuls les investissements les plus prometteurs soient retenus.
Les investisseurs dont les soumissions ont été acceptées se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 3,85% pour les bons de 91 jours et de 4,13% pour ceux de 182 jours, des taux qui, bien que modestes, reflètent la stabilité et la sécurité des placements dans le contexte économique actuel. Cette opération, en plus de renforcer la liquidité du marché, contribue à la mise en œuvre des politiques publiques et à la réalisation des projets de développement essentiels pour le Bénin.
L’émetteur remboursera les bons émis, et ce remboursement se fera le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 2 juillet 2026 pour les titres d’une durée de 91 jours, tandis que pour ceux de 182 jours, la date d’échéance est fixée au 1er octobre 2026. Ce processus de remboursement est crucial pour assurer la confiance des investisseurs dans le marché des titres. Les intérêts, quant à eux, seront payés d’avance, ce qui signifie que les investisseurs recevront une rémunération dès l’émission des bons. Ces intérêts seront précomptés sur la valeur nominale des bons, garantissant ainsi que les rendements soient clairement établis dès le départ.
Notons que cela permet aux investisseurs de planifier leurs flux de trésorerie avec précision, tout en bénéficiant d’une sécurité accrue grâce à la structure de remboursement bien définie. En somme, cette opération financière est conçue pour offrir une transparence totale et une prévisibilité des rendements, éléments essentiels pour maintenir la confiance des investisseurs dans un environnement économique souvent incertain.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Dialogue ministériel sur les politiques publiques s’est conclu aujourd’hui à Tanger, avec des appels à une action plus énergique pour accélérer l’inclusion financière et économique des femmes. Les participants ont souligné que la lenteur des progrès limitait les opportunités offertes aux femmes et freinait la croissance africaine.
Ce Dialogue sur la Décennie africaine de l’inclusion financière et économique des femmes était co-organisé par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Centre africain pour la transformation économique (ACET), en marge de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de 2026 (COM 2026).
Les discussions ont porté sur la manière dont les gouvernements peuvent faire de l’inclusion financière des femmes une priorité économique fondamentale, en s’appuyant sur des données probantes issues du continent africain pour éclairer les décisions politiques des ministres des Finances.
Les participants ont utilisé des outils clés développés en Afrique, tels que l’Indice africain du genre et du développement, l’Indice africain du genre et l’Indice africain de l’inclusion des femmes, afin d’ancrer les débats dans des données relatives aux engagements politiques, aux progrès accomplis et à la réalité économique vécue par les femmes.
« Un problème de gouvernance »
Ouvreant le dialogue, Mme Nadia Alaoui, ministre marocaine de l’Économie et des Finances, a décrit l’exclusion financière et économique des femmes non seulement comme un problème féminin, mais aussi comme un problème de gouvernance, ajoutant que l’Afrique ne pourra jamais transformer son économie sans les femmes.
Elle a déclaré : « Nous sommes confrontés à une réalité que nous devons reconnaître. Les femmes sont formées, mais ne sont pas embauchées. Elles sont embauchées, mais ne sont pas promues. Elles sont présentes, mais ne décident pas. Il ne s’agit pas d’un problème de vivier de talents. Il s’agit d’un problème de gouvernance. »
Elle a souligné que les progrès dépendent de qui prend les décisions et de la manière dont les ressources sont allouées.
« L’inclusion ne sera jamais complète sans la participation des femmes à la prise de décision. Nous ne transformerons pas nos économies en incluant les femmes en nombre et en les excluant du pouvoir », a-t-elle ajouté.
Mme Alaoui a également mis en lumière le rôle des données, de la technologie et de l’innovation comme moteurs du changement, notant que les données rendent les femmes visibles, la technologie permet une inclusion à grande échelle et l’innovation la concrétise.
Elle a cité les réformes mises en œuvre au Maroc, notamment l’amélioration de l’accès aux transports, à la garde d’enfants et aux services financiers, comme autant de mesures concrètes pour soutenir la participation des femmes à l’économie.
« Le coût de l’exclusion »
Mme Hanan Morsy, secrétaire exécutive adjointe (Programme) et économiste en chef de la CEA, a déclaré que les progrès en matière d’autonomisation économique des femmes restent insuffisants malgré les avancées récentes.
Elle a souligné qu’environ 89 % des femmes en Afrique occupent un emploi informel et ont un accès limité à la protection sociale et aux services financiers, tandis que l’économie numérique aggrave l’exclusion.
Mme Morsy a déclaré : « Réduire les inégalités entre les sexes peut stimuler la croissance économique, mais notre capacité à mesurer ces pertes demeure limitée par d’importantes lacunes dans les données. Moins nous mesurons, plus nous sous-estimons le coût de l’exclusion et les avantages des réformes. Sans données tenant compte du genre, nous élaborons des politiques de manière incomplète. C’est une situation que nous ne pouvons plus nous permettre. »
Elle a appelé les décideurs politiques à faire de l’inclusion des femmes une priorité économique fondamentale, à investir dans la réduction des lacunes en matière de données et à veiller à ce que les systèmes financiers et numériques soient conçus pour inclure les femmes dès leur conception.
« Si nous alignons les réformes financières sur les réalités de la vie des femmes, nous ferons non seulement progresser l’égalité, mais nous libérerons également un puissant moteur de productivité, de résilience et de croissance inclusive à travers l’Afrique », a ajouté Mme Morsy.
« Une réalité préoccupante »
Mme Theophiline Bose-Duker, économiste principale à l’ACET, a déclaré : « Les progrès sont trop lents. Le score moyen d’inclusion en Afrique est passé de 45,6 en 2011 à 53,5 en 2022. Mais à ce rythme, l’inclusion pleine et entière ne sera pas atteinte avant 2093. C’est une réalité préoccupante. »
Elle a souligné que si de nombreux pays ont adopté des politiques d’égalité des sexes, leur mise en œuvre reste limitée en raison de lacunes en matière de financement, de données et de coordination institutionnelle.
Pour accélérer les progrès, Mme Bose-Duker a plaidé pour un investissement soutenu dans les systèmes de données sur le genre, une infrastructure numérique plus inclusive conçue pour les femmes, une meilleure intégration des priorités en matière de genre dans les ministères des Finances et une meilleure utilisation des outils existants pour suivre les progrès et responsabiliser les gouvernements.
Le dialogue a également été l’occasion d’un entretien informel avec Mme Zuzana Schwidrowski, directrice de la Division du développement socio-économique de la CEA. Mme Keiso Matashane-Marite, cheffe de la section Autonomisation des femmes et des jeunes de la CEA, et Mme Adamnesh A. Bogale, responsable du genre à l’ACET, ont participé à ce dialogue.
Les échanges ont porté sur des solutions concrètes pour mieux accompagner les femmes dans la création et le développement d’entreprises productives, l’accès à des emplois décents et la construction de moyens de subsistance plus stables. Parmi ces solutions figuraient l’investissement dans les systèmes de soins afin de libérer du temps aux femmes pour un travail rémunéré, la formalisation du travail informel pour renforcer la protection et l’accès au financement, ainsi que le développement de l’alphabétisation et de l’accès au numérique pour lutter contre l’exclusion.
Les conclusions de ce dialogue contribueront aux efforts continentaux déployés dans le cadre de la Décennie pour l’inclusion financière et économique des femmes de l’Union africaine, qui vise à accélérer les progrès en matière de réduction des inégalités entre les sexes dans les économies africaines.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le directeur général de l’API-Mali, Ibrahim Ahamadou TOURÉ, a effectué une visite de travail auprès de la diaspora malienne en République Démocratique du Congo et au Congo Brazza. A l’issue de ces deux rencontres de haute facture, le Directeur Général TOURE de l’API-Mali et sa délégation ont privilégié la promotion des investissements locaux de la diaspora malienne résident dans ces pays d’Afrique centrale. Cette rencontre permettra de « Mobiliser la diaspora malienne pour des investissements productifs et durable », selon les responsables de l’Agence Pour la promotion des investissements du Mali (API-Mali).
Selon la direction l’Agence pour la promotion des Investissement, il s’agira de faire la promotion de la diplomatique économique, considérée comme un levier opérationnel des investissement massifs de la diaspora malienne vivant dans ces pays d’Afrique centrale.Cette visite de travail de l’API-Mali a constitué un événement marquant qui témoigne de l’engagement continu de l’API-Mali envers ses compatriotes à l’étranger. Dans le cadre de sa mission visant à mobiliser la diaspora malienne pour des investissements productifs et durables, l’API-Mali a organisé, le 29 mars 2027, un atelier d’échanges dynamique et interactif à l’Hôtel Memling de Kinshasa. Cet événement a rassemblé de nombreux Maliens résidant en RDC, créant ainsi une plateforme d’échanges enrichissants.
Au cours de cette rencontre, le Directeur Général de l’API-Mali, accompagné d’une équipe dévouée et compétente, a pris le temps de présenter en détail les différents secteurs porteurs qui caractérisent l’économie malienne. Il a mis en lumière les opportunités d’investissement variées que le Mali a à offrir, allant de l’agriculture aux technologies de l’information, en passant par le tourisme et les infrastructures. En outre, il a souligné les dispositifs d’appui et de facilitation mis en place par l’Agence pour encourager les Maliens de la diaspora à s’engager dans des projets qui non seulement profitent à leur pays d’origine, mais aussi à leur propre développement économique et personnel. Cette initiative vise à renforcer les liens entre la diaspora et le Mali, tout en favorisant un climat d’investissement propice à la croissance et à la prospérité.
Il a également réitéré la pleine disponibilité de l’API-Mali en matière d’accompagnement, d’orientation et d’assistance, pour tous les investisseurs souhaitant concrétiser leurs projets au Mali, soulignant ainsi l’engagement indéfectible de l’agence à soutenir le développement économique du pays. Les discussions, riches et interactives, ont permis de renforcer les liens avec la diaspora, favorisant un échange d’idées et d’expériences qui a enrichi le dialogue. Ces échanges se sont conclus dans un climat de satisfaction générale, témoignant de l’enthousiasme partagé pour les opportunités d’investissement au Mali.
Cette rencontre a également été l’occasion de partager avec les participants la vision ambitieuse « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn 2063 ma », un projet qui aspire à transformer le paysage socio-économique du pays d’ici 2063. En présence de SEM l’Ambassadeur du Mali en République Démocratique du Congo et de ses collaborateurs, les intervenants ont exposé les grandes lignes de cette vision, mettant en avant les axes stratégiques et les initiatives clés qui seront mises en œuvre pour atteindre ces objectifs. La séance s’est poursuivie autour d’un cocktail convivial, où les participants ont pu échanger dans une atmosphère détendue, favorisant les échanges informels et le renforcement du réseautage. Ce moment de partage a permis de tisser des liens plus forts entre les acteurs présents, tout en cultivant un esprit de collaboration et d’entraide, essentiel pour le succès des projets futurs.
« API-MALI renforce la capacité de la diaspora malienne en diplomatie économique«
Ce vendredi 27 mars 2026, dans les majestueux locaux de l’Ambassade du Mali en République du Congo, un événement marquant a eu lieu : l’API-Mali a organisé une session de formation enrichissante en diplomatie économique, soigneusement conçue pour l’ensemble du personnel diplomatique. Les murs ornés de drapeaux nationaux et d’œuvres d’art maliennes créaient une atmosphère inspirante, propice à l’apprentissage et à l’échange d’idées. Cette initiative, d’une importance capitale, vise à renforcer le rôle crucial des diplomates maliens dans la promotion des opportunités d’investissement au Mali, un pays non seulement riche en ressources naturelles telles que l’or, le coton et le pétrole, mais également doté d’un potentiel de développement considérable. Au cours de cette formation, des experts en économie et en relations internationales ont partagé des stratégies innovantes et des études de cas pratiques, permettant aux participants de mieux comprendre les dynamiques du marché et les attentes des investisseurs étrangers. Les discussions animées et les ateliers interactifs ont favorisé un environnement d’apprentissage collaboratif, où chaque participant a pu exprimer ses idées et poser des questions pertinentes. En fin de compte, cette session ne se limitait pas seulement à une simple formation, mais constituait un véritable tremplin pour une diplomatie économique proactive, visant à attirer des investissements durables et à promouvoir le Mali comme une destination privilégiée pour les affaires en Afrique.
Sous le leadership inspirant du Directeur Général, M. Ibrahim Ahamadou Touré, cette formation introduit une approche novatrice et dynamique : transformer le personnel diplomatique en véritables ambassadeurs de la promotion des investissements, armés des outils et des connaissances nécessaires pour mettre en valeur les atouts du Mali comme destination d’investissement privilégiée. Les participants ont eu l’occasion d’explorer des stratégies efficaces pour attirer les investisseurs étrangers, tout en apprenant à communiquer les avantages compétitifs que le Mali peut offrir, tels que sa position géographique stratégique, sa main-d’œuvre jeune et dynamique, ainsi que ses initiatives gouvernementales favorables aux affaires.
Cette action illustre non seulement l’engagement indéfectible de l’API-Mali, mais elle s’inscrit également au cœur de la mise en œuvre de la vision ambitieuse Mali Kura Neeta Sira Kaben 2063, qui aspire à faire du Mali un pays attractif, résilient et tourné vers un investissement productif et durable. Les participants, motivés et inspirés, sont désormais mieux préparés à jouer un rôle actif dans le développement économique du pays, en facilitant les partenariats et en stimulant la croissance économique à travers des initiatives d’investissement stratégiques. La rencontre s’est achevée sur une note de satisfaction, marquée par un sentiment d’accomplissement partagé parmi tous les participants. L’Ambassade, pleinement mobilisée, a démontré une cohésion remarquable, sous l’impulsion dynamique de l’Ambassadeur, dont le charisme et l’engagement ont insufflé une énergie palpable dans l’air. Son équipe, passionnée et dévouée, a contribué à créer une atmosphère chaleureuse et collaborative, animée par un profond amour de la patrie. Les échanges fructueux qui ont eu lieu ont permis de renforcer les liens entre les différentes parties prenantes, chacun apportant sa perspective unique et ses idées novatrices. Les rires et les sourires échangés témoignaient d’une véritable camaraderie, tandis que des projets ambitieux pour l’avenir prenaient forme, promettant de nouvelles initiatives qui serviront les intérêts de la nation. Ce moment de communion a non seulement célébré les succès passés, mais a également ouvert la voie à des collaborations futures, avec un engagement renouvelé envers les valeurs et les aspirations communes qui unissent tous les membres de cette grande famille diplomatique.
« API-MALI, à la rencontre de la diaspora malienne à Congo Brazza«
Le 27 mars 2026, dans le cadre prestigieux de l’Hôtel Grand Lancaster, situé au cœur de Brazzaville, l’API-Mali a organisé un atelier d’échanges particulièrement enrichissant, rassemblant les Maliens établis en République du Congo. Cet événement, dédié à la promotion de l’investissement productif, a attiré un public varié, composé d’entrepreneurs, d’investisseurs potentiels et de représentants de la communauté malienne, tous animés par le désir de contribuer au développement économique de leur pays d’origine.
Au cours de cette rencontre, le Directeur Général de l’API-Mali, accompagné de son équipe dynamique et compétente, a pris la parole pour présenter de manière détaillée les nombreuses opportunités d’investissement qui s’offrent au Mali. Il a mis en avant des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie renouvelable, et les technologies de l’information, tout en soulignant les avantages compétitifs que le pays peut offrir, tels que des ressources naturelles abondantes et une main-d’œuvre jeune et dynamique. Les mécanismes d’accompagnement mis à la disposition des investisseurs ont également été exposés, incluant des facilités administratives, des conseils juridiques, et des incitations fiscales, afin de rassurer et d’encourager les participants à envisager sérieusement des projets d’investissement au Mali.
Le Directeur Général a réaffirmé avec conviction l’entière disponibilité de l’Agence pour offrir un accompagnement personnalisé, une orientation stratégique, et un soutien logistique à tous les investisseurs désireux de s’engager au Mali. Son discours, empreint de passion et de détermination, a suscité un vif intérêt parmi les participants, qui ont posé de nombreuses questions et exprimé leur volonté de s’impliquer dans le développement économique de leur pays. L’atelier, marqué par des échanges riches et constructifs, a permis de créer un véritable dialogue entre les acteurs économiques maliens et ceux de la République du Congo. Les discussions ont été animées, avec des témoignages inspirants d’investisseurs ayant réussi à s’implanter au Mali, renforçant ainsi la confiance des participants. À la fin de cette journée, l’atelier s’est achevé sur une note de satisfaction et d’enthousiasme partagé, laissant entrevoir de belles perspectives pour l’avenir des investissements maliens à l’étranger et le développement économique du Mali.
L’occasion était donc particulièrement propice pour dévoiler la vision ambitieuse et inspirante « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn 2063 ma » aux participants rassemblés, un moment qui promettait d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’avenir du Mali. Cette présentation s’est déroulée en présence de SEM l’Ambassadeur du Mali au Congo, un homme charismatique dont l’engagement envers le développement de son pays se reflétait dans ses paroles et son attitude, ainsi que de son équipe dévouée, tous animés par un désir commun de voir le Mali prospérer. Après cette présentation enrichissante, un cocktail convivial a été organisé, offrant aux invités l’opportunité de prolonger les discussions dans une ambiance détendue et amicale.
Notons que les participants, issus de divers horizons, ont pu échanger des idées, partager leurs expériences et renforcer leurs liens de réseautage dans une atmosphère chaleureuse, où les rires et les conversations animées résonnaient. Les arômes des mets délicatement préparés et des boissons rafraîchissantes flottaient dans l’air, ajoutant une touche de convivialité à cet événement mémorable. Ce moment de partage a non seulement permis d’approfondir les relations professionnelles, mais aussi de créer des amitiés durables, essentielles pour le développement futur du Mali.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Burkina Faso n’est pas réputé pour le dynamisme de son secteur financier. Pourtant, de nombreux acteurs structurent le paysage du pays, entre banques commerciales, instituts de microfinance ou encore sociétés de gestion et d’intermédiation. Seule la synergie de leurs activités permettra à l’État burkinabè de financer l’ensemble de l’économie.
L’économie est au centre de toutes les attentions. Avec une croissance relativement soutenue à 6,3% en 2025, une inflation proche de zéro et un excédent de la balance commerciale grâce à l’envolée du cours de l’or jusqu’en janvier dernier, le Burkina montre des signes positifs sur lesquels s’appuyer. Si le pays reste fragile à cause de l’insécurité, de la pauvreté de la population et d’une activité économique peu diversifiée – principalement axée sur l’agriculture et l’or –, certains indicateurs incitent à l’optimisme. À commencer par la structuration du système financier local.
Les banques classiques dominent le marché
L’accès au financement est en effet devenu un enjeu majeur pour les différents secteurs économiques du pays des Hommes intègres. Plusieurs acteurs se partagent ce rôle : les banques commerciales classiques bien entendu, les services de microfinance qui se sont largement développés depuis les années 90 et les systèmes financiers décentralisés (SFD) qui sont bien utiles à l’agriculture vivrière, ou encore les sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI). Toutes ces institutions doivent à la fois servir leurs intérêts et ceux de leurs clients, afin de favoriser l’économie burkinabè.
Seize banques commerciales – soit 100% burkinabè, soit agissant comme filiales de banques africaines – restent évidemment dominantes dans le paysage financier du pays, avec un bilan de 9574 milliards FCFA en 2024. Elles gèrent l’épargne, le crédit aux personnes et aux entreprises… Elles sont même particulièrement performantes, le Faso se classant en 3e position parmi les pays de la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Coris Bank, la banque privée nº1 dans le pays, est même en très bonne santé, et lorgne de plus en plus sur les marchés extérieurs, avec des implantations au Cap-Vert ou au Bénin, et bientôt au Cameroun et au Gabon.
Aujourd’hui, ces banques traditionnelles sont néanmoins challengées par d’autres types de structures, comme les établissements de microfinance, les SFD et les SGI. Aujourd’hui, les autorités gouvernementales et financières du pays veulent structurer tout le secteur afin que les efforts de financement servent le bien commun, notamment le financement d’infrastructures qui servent l’intérêt général. Car le secteur financier sera en première ligne pour apporter des solutions au Plan national de développement baptisé « Relance », adopté pour la période 2026-2030, avec la mobilisation de 36190 milliards FCFA.
En novembre dernier, le gouvernement a en effet donné le ton pour gagner en efficacité, avec quatre décrets destinés à mettre fin à la dispersion des fonds publics, en donnant une place centrale au Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), devenu le guichet unique pour le financement des projets économiques. Parallèlement aux fonds publics, les acteurs privés comme les banques, les SFD et les SGI vont pouvoir développer des propositions complémentaires de financement. D’ailleurs, les marchés boursiers régionaux notent une forte activité autour du Burkina Faso ces derniers mois.
L’activité boursière en ébullition
Parmi les nouveaux acteurs du système financier, les sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) sont en train de prendre leur essor dans toute l’Afrique de l’Ouest, et au Burkina également. Sur la grosse trentaine de SGI évoluant dans l’UEMOA, quatre sont basées au Burkina : Coris Bourse, la Société Burkinabè d’Intermédiation Financière (SBIF), SA2IF et la plus récente, agréée en 2024, Image Finances Internationales (IFI). Ces structures détiennent par exemple le statut d’intermédiaire exclusif pour tout investisseur souhaitant agir sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Cette dernière est en pleine ébullition, avec notamment trois emprunts obligataires émis par l’État du Burkina Faso pour plus de 131 milliards FCFA, début mars. Une émission réussie, permise par le travail conjoint du Trésor public burkinabè, de la BRVM et des quatre SGI impliquées sous l’impulsion de Gisèle Colgo, directrice du marché des capitaux de la SBIF.
Au sein du Marché financier régional (MFR) de l’UEMOA, ces acteurs spécifiques que sont les SGI prétendent toutes agir dans le même sens, et considèrent même que le rôle des marchés financiers devrait surpasser celui des banques classiques, en saisissant les opportunités d’investissement au profit des investisseurs institutionnels. « Les économies qui réussissent à transformer leur potentiel sont celles qui savent mobiliser leur épargne pour financer leur propre développement, estime Fancho Hermann Traoré, directeur général de Coris Bourse. Ce ne sont pas les banques qui financent l’économie mais plutôt le marché financier, et il est temps que le paradigme change. »
Certains membres du MFR espèrent que les autorités financières burkinabè arriveront à maintenir un cadre cohérent pour l’activité des SGI comme elles l’ont fait l’année dernière en fusionnant les fonds publics nationaux, afin d’éviter la multiplication d’entités douteuses ou pas assez solides qui pourraient mettre à mal la professionnalisation du secteur. L’arrivée de nouveaux acteurs – comme cela a été le cas en 2024 avec IFI, dirigée par Issa Malgoubri – pose des questions pour l’avenir : il est désormais essentiel pour le pays d’imposer des standards d’exigence stricts, liés notamment à la qualification professionnelle des courtiers des SGI.
Quel rôle pour l’IA ?
Parallèlement à ces acteurs plus ou moins bien établis, d’autres nouveaux venus sont en train d’émerger partout en Afrique, y compris au Burkina. Ces derniers mois par exemple, un jeune entrepreneur a beaucoup fait parler de lui dans les cercles décisionnaires de Ouagadougou : l’entrepreneur et économiste Batiana Ismaail Franck Nacro, avec son entreprise de capital investissement, Terra Invest Africa. En septembre dernier, il a reçu le Prix Orange de l’entrepreneur social (POESAM 2025) au Burkina Faso pour sa plateforme de financement participatif Terra Biga, lancée en 2022. Sa force : utiliser l’intelligence artificielle pour renforcer la coordination et le suivi des financements, et la mise en relation entre organisations non gouvernementales, citoyens désireux d’investir et les projets nécessitant finances.
La prochaine révolution des marchés financiers de l’UEMOA et donc du Burkina viendra en effet de la généralisation de l’intelligence artificielle. Selon Darich Eyeni Kakindé, économiste au sein de la direction de la Stabilité financière, des Activités bancaires et du Financement des économies à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), « l’IA pourrait contribuer à l’intégration économique régionale, notamment par le soutien aux actions de la zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf), pourvu que des financements régionaux soient mis au service de son développement ». Certains voient là un potentiel évident pour un pays comme le Faso. Les leviers de développement sont nombreux et doivent être actionnés à bon escient.
Économiste International – Consultant en Stratégie
Alors que le Président Donald Trump s’apprête à s’exprimer ce soir sur le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, l’enjeu ne réside pas dans l’annonce militaire, mais dans la construction d’une perception. Pour l’analyste averti, il s’agit de confronter la rhétorique politique à la réalité brutale du terrain. Voici les quatre scénarios pour décoder cette mise en scène.
1. LE SCÉNARIO DU RETRAIT TACTIQUE (« SAUVER LA FACE ») La manœuvre : Proclamer une victoire totale (« Objectifs atteints ») tout en annonçant un retrait partiel compensé par une « surveillance de haute précision ». Trump arguera que l’essentiel de l’arsenal reste à proximité, prêt à frapper au moindre indice de relance nucléaire.
Le décodage : C’est une requalification narrative d’une sortie contrainte. Dire « On surveille de loin » est l’aveu que la présence au sol est devenue stratégiquement et humainement insupportable. Si l’arsenal iranien était réellement démantelé, pourquoi les tirs de missiles se poursuivent-ils ? Si le régime était à genoux, pourquoi la cohésion nationale iranienne est-elle plus soudée que jamais ? Ce n’est pas une victoire, c’est une évacuation médiatique.
2. LE SCÉNARIO DE L’ESCALADE PUNITIVE (LA FUITE EN AVANT) La manœuvre : Durcir les frappes sur les infrastructures vitales pour restaurer un prestige malmené par la résilience asymétrique de l’adversaire.
Le décodage : C’est le scénario du casino. Trump joue avec le feu mondial. Une escalade réelle signifie la fermeture du détroit d’Ormuz. Le prestige américain ne survivra pas à une explosion du prix de l’essence aux USA et à un krach boursier mondial. L’arrogance technologique se heurte ici à une vulnérabilité économique systémique : on ne restaure pas sa puissance en ruinant l’économie de ses propres électeurs.
3. LE SCÉNARIO DE L’ULTIMATUM DE FAÇADE (LE FAUX « DEAL ») La manœuvre : Proposer un « accord de la dernière chance » aux conditions inacceptables pour Téhéran, tout en agitant la menace d’une destruction totale.
Le décodage : Ce n’est pas une négociation d’égal à égal, c’est un écran de fumée diplomatique. En proposant un « deal » impossible, Trump cherche une justification morale pour cesser les frais sans paraître faible. S’il tend la main, c’est qu’il a compris que la force brute n’a pas pu soumettre l’Iran. C’est la reconnaissance implicite du rang de puissance militaire de Téhéran.
4. LE SYNDROME DE NAGASAKI (L’ULTIME IMPASSE) La manœuvre : La tentation d’une « solution radicale » par l’arme nucléaire tactique pour clore le conflit face à l’inefficacité du conventionnel.
Le décodage : Ce scénario reste le moins probable, car il se heurte à une réalité physique : l’Iran est un territoire immense, organisé en mosaïque. Contrairement au Japon de 1945, une frappe isolée ne suffirait pas à neutraliser une telle profondeur stratégique.
Le verdict : Le risque de « l’arroseur arrosé » est total. Nul ne sait avec certitude de quoi Téhéran dispose en retour. Une riposte sur un territoire exigu comme Israël serait synonyme d’éradication mutuelle. Utiliser l’atome en 2026 ne serait pas une victoire, mais le déclencheur d’un chaos mondial où le tabou nucléaire volerait en éclats.
L’OMBRE DE VLADIMIR POUTINE ET LA FRACTURE DE L’OTAN Le véritable point de rupture est ailleurs. En agissant de manière unilatérale et en malmenant les alliés de l’OTAN, le Président Trump fragilise l’unité stratégique occidentale. Cet isolement volontaire est un cadeau inestimable pour Vladimir Poutine. Une Amérique enlisée ou isolée au Moyen-Orient, c’est une Russie qui retrouve les mains libres sur l’échiquier européen. La fissure au sein de l’Alliance atlantique est peut-être la plus grande défaite stratégique de cette crise.
EN RÉSUMÉ : LES 4 VÉRITÉS QUE TRUMP VOUS CACHERA CE SOIR
Au-delà de l’assurance affichée derrière le pupitre, le discours de ce soir servira à masquer quatre réalités brutales que l’administration américaine ne peut s’avouer publiquement :
L’Échec du Prestige : Il parlera de victoire, mais la vérité est une évacuation médiatique forcée par l’incapacité à tenir le terrain face à la résilience iranienne. La Peur Économique : Il invoquera la force, mais sa véritable boussole est le prix de l’essence à la pompe. Trump sait qu’il ne peut pas gagner ses élections avec un baril de pétrole qui ruine l’électeur américain. L’Aveu d’Impuissance : S’il propose un « deal », ce n’est pas de la diplomatie, c’est la reconnaissance que la force brute a atteint ses limites. On ne négocie qu’avec celui que l’on n’a pas pu soumettre. Le Cadeau à Moscou : En affaiblissant l’OTAN par son unilatéralisme, Trump n’est pas en train de « rendre sa grandeur à l’Amérique » ; il offre une victoire stratégique historique à Vladimir Poutine sur les décombres de l’unité occidentale. CONCLUSION : LA FIN D’UN CYCLE La question n’est pas de savoir si Donald Trump a « gagné ». L’Iran a démontré une résilience que l’arsenal technologique le plus coûteux au monde n’a pas pu briser. Ce soir, nous verrons si le monde est encore assez naïf pour acheter un récit de victoire alors que les faits — et les intérêts de Moscou — disent exactement le contraire. La puissance ne se décrète plus depuis un pupitre à Washington ; elle se constate désormais par la capacité à durer face au choc.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours de sa session ordinaire des 25 et 26 mars 2026, le Conseil d’Administration de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) s’est réuni dans un climat de détermination et d’engagement, examinant avec attention plusieurs dossiers cruciaux qui touchent à la vie institutionnelle de la Banque.
Cette réunion, marquée par des échanges riches et constructifs, a abouti à l’approbation de 17 nouvelles opérations, représentant un montant global impressionnant de 501,568 milliards FCFA. Ce chiffre significatif porte à 10 387,2 milliards FCFA le total des financements cumulés de l’institution depuis le début de ses activités en 1976, témoignant ainsi de son rôle essentiel dans le développement économique de la région.
Dans cette dynamique de soutien aux économies de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), plusieurs projets ont été identifiés, notamment ceux qui concernent la Côte d’Ivoire. Ces initiatives visent à apporter un appui global à des secteurs clés, tels que les infrastructures, où des investissements sont nécessaires pour moderniser les routes et les ponts, facilitant ainsi le transport et le commerce. Le secteur du logement, également en pleine expansion, bénéficie d’un soutien pour améliorer l’accès à des logements abordables et de qualité pour la population croissante. De plus, l’industrie est au cœur des préoccupations, avec des projets visant à stimuler la production locale et à encourager l’innovation. Enfin, le développement agricole, essentiel pour la sécurité alimentaire et la création d’emplois, reçoit une attention particulière, avec des financements destinés à améliorer les techniques agricoles et à soutenir les agriculteurs dans leurs efforts pour augmenter la productivité. Ces actions illustrent l’engagement continu de la BOAD à promouvoir un développement durable et inclusif dans la région, renforçant ainsi la résilience économique des pays membres.
Le premier projet financé est le Projet Wassoulou (PDIW), une initiative ambitieuse qui vise à renforcer la sécurité alimentaire et à faciliter les échanges transfrontaliers entre la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée. Ce projet essentiel repose sur la construction de deux barrages stratégiques, qui joueront un rôle crucial dans la régulation des ressources en eau, ainsi que sur l’aménagement de 800 hectares de périmètres irrigués, permettant ainsi une agriculture durable et productive. Le montant approuvé pour ce projet s’élève à 29,7 milliards FCFA, une somme significative qui témoigne de l’engagement des parties prenantes à améliorer les conditions de vie des populations locales et à stimuler le développement économique de la région.
Dans le secteur industriel et aéronautique, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a également accordé un financement substantiel de 35 milliards FCFA à Air Côte d’Ivoire pour la construction d’un centre de maintenance aéronautique (MRO) à Abidjan. Cette infrastructure régionale, qui sera dotée des technologies les plus avancées, permettra d’assurer l’entretien et la réparation de la flotte nationale, tout en offrant des services aux compagnies aériennes opérant en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce projet stratégique renforcera non seulement la position de la Côte d’Ivoire comme un hub aérien incontournable, mais contribuera également à la création d’emplois qualifiés et à l’augmentation des compétences techniques dans le secteur aéronautique.
Sur le plan des infrastructures routières, la Côte d’Ivoire bénéficie d’un financement de 30 milliards FCFA pour le projet de route Yabayo-Buyo. Ce projet ambitieux vise à désenclaver des zones stratégiques, facilitant ainsi l’accès aux marchés et aux services essentiels pour les communautés locales. En améliorant la sécurité et la fluidité des transports, cette initiative contribuera à dynamiser l’économie locale et à favoriser le développement régional.
Notons que la construction de cette route est également prévue pour intégrer des normes environnementales, garantissant ainsi un impact positif sur le paysage et la biodiversité environnante.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la Banque ouest africaine de développement (BOAD) renforce son engagement en faveur du pays en pleine mutation économique et sociale. À l’issue de la session ordinaire de son Conseil d’Administration, qui s’est tenue les 25 et 26 mars 2026, l’institution a approuvé quatre opérations significatives en faveur du pays, pour un montant global impressionnant de 131,468 milliards FCFA.
Ainsi, ces financements visent à dynamiser des secteurs clés de l’économie burkinabè, notamment l’agriculture, l’énergie et la sécurité énergétique, des domaines cruciaux pour le développement durable et la résilience du pays face aux défis contemporains. Dans le détail, la BOAD a validé un financement substantiel de 50 milliards FCFA destiné à l’acquisition de 120 000 tonnes d’intrants agricoles dans le cadre de la campagne cotonnière 2026-2027.
Cette opération stratégique vise non seulement à soutenir la productivité de la filière coton, mais également à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs, qui constituent une part essentielle de la population burkinabè. Le coton, en tant que pilier de l’économie nationale, joue un rôle vital dans la création d’emplois et la génération de revenus pour de nombreuses familles.
Toujours dans le secteur agricole, une ligne de refinancement de 20 milliards FCFA a été accordée à Coris Bank International Burkina Faso. Ce financement permettra notamment de faciliter la constitution de stocks alimentaires stratégiques à travers la Société nationale de gestion des stocks, un élément clé pour garantir la sécurité alimentaire du pays.
En soutenant les initiatives de stockage, la BOAD contribue à stabiliser les prix des denrées alimentaires et à prévenir les pénuries, assurant ainsi un approvisionnement constant pour les populations vulnérables. Ces efforts témoignent de l’engagement continu de la BOAD à soutenir le développement économique et social du Burkina Faso, en mettant l’accent sur des solutions durables et inclusives qui bénéficieront à l’ensemble de la société.
Dans le domaine énergétique, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a récemment pris une décision significative en approuvant un financement de 45 milliards FCFA en faveur de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).
Ce projet ambitieux vise l’importation d’environ 500 000 m³ d’hydrocarbures liquides et gazeux, une initiative cruciale pour sécuriser l’approvisionnement énergétique du Burkina Faso, un pays dont la croissance économique dépend largement de l’accès fiable à l’énergie. En effet, cette mesure est essentielle pour garantir que les industries, les entreprises et les ménages disposent de l’énergie nécessaire pour fonctionner efficacement, tout en soutenant les efforts de développement national.
Par ailleurs, un montant impressionnant de 16,468 milliards FCFA a été mobilisé pour l’extension du centre solaire photovoltaïque de Koudougou, un projet ambitieux porté par la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL). Cette extension vise à augmenter la capacité de production d’énergie solaire à 40 MWc, tout en intégrant un système de stockage par batterie d’une capacité de 10 MW/30 MWh. Ce système de stockage est particulièrement innovant, car il permettra de conserver l’énergie produite durant la journée pour l’utiliser pendant les périodes de forte demande ou lorsque le soleil ne brille pas.
L’objectif ultime de ce projet est d’améliorer l’accès à l’électricité pour les populations tout en contribuant à la réduction des émissions de CO2, un enjeu majeur dans la lutte contre le changement climatique. À travers ces différentes opérations, la BOAD confirme son rôle de partenaire stratégique du Burkina Faso, en accompagnant des initiatives structurantes qui visent à soutenir la croissance économique et le développement durable du pays.
Notons qu’en investissant dans des projets énergétiques diversifiés, la BOAD contribue non seulement à la sécurité énergétique, mais aussi à la création d’emplois, à l’amélioration des conditions de vie des citoyens et à la promotion d’une transition énergétique respectueuse de l’environnement. Ces efforts s’inscrivent dans une vision à long terme pour un Burkina Faso plus résilient et prospère, capable de faire face aux défis énergétiques du futur.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cours de sa session ordinaire, qui s’est tenue les 25 et 26 mars 2025, le conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a examiné avec une attention particulière et a approuvé plusieurs dossiers cruciaux touchant à la vie institutionnelle de la Banque.
Cette réunion a été marquée par l’approbation de 17 nouvelles opérations, représentant un montant global impressionnant de 501,568 milliards FCFA. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un objectif plus large visant à renforcer l’accompagnement des États membres ainsi que du secteur privé, afin de favoriser un développement durable et inclusif dans la région.
Dans cette dynamique, plusieurs projets d’envergure concernent spécifiquement le Sénégal, un pays en pleine mutation et en quête de modernisation. Le Sénégal va ainsi bénéficier de décaissements pour un total de cinq projets stratégiques. Parmi ceux-ci, on trouve le projet ambitieux intitulé « Transformation digitale des services publics – Sénégal », qui vise à moderniser les datacenters du pays, un élément essentiel pour améliorer l’efficacité des services gouvernementaux.
De plus, le projet inclut également le développement du câble sous-marin Share, qui facilitera la connectivité et l’accès à Internet, pour un montant total de 30,9 milliards FCFA. Ces investissements sont non seulement cruciaux pour le Sénégal, mais ils représentent également un pas significatif vers l’atteinte des objectifs de développement durable dans la région ouest-africaine.
Le deuxième projet à financer est celui relatif au Gazoduc segment Nord Sénégal, un projet ambitieux qui vise la construction d’un impressionnant pipeline de 85 kilomètres, essentiel pour garantir la souveraineté énergétique du pays.
Ce projet, qui représente un investissement colossal estimé à 50 milliards de FCFA, est crucial pour renforcer l’infrastructure énergétique du Sénégal, permettant ainsi d’acheminer efficacement le gaz naturel et de réduire la dépendance aux importations d’énergie. En parallèle, un autre projet tout aussi significatif concerne la construction d’une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 50 Mwc, accompagnée d’un système de stockage d’énergie de 30 Mw / 90 Mwh, qui sera implantée à Linguère par la Senelec.
Ce projet, dont le coût s’élève à 41,5 milliards FCFA, vise à assurer une couverture optimale de la demande en électricité croissante du pays, tout en augmentant la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique sénégalais, un objectif fondamental pour la durabilité environnementale et la lutte contre le changement climatique.
De plus, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a validé un financement de 30 milliards FCFA pour la construction et l’équipement de six lycées professionnels spécialisés en agriculture et agroalimentaire, qui seront situés dans les régions de Louga, Tambacounda, Kolda et Matam.
Ce projet éducatif vise à renforcer l’offre nationale de formation professionnelle, en développant des compétences adaptées aux besoins spécifiques du marché du travail, ce qui est essentiel pour stimuler l’économie locale et favoriser l’employabilité des jeunes. En effet, la formation dans ces domaines stratégiques permettra non seulement de répondre aux exigences du secteur agricole, mais également de soutenir l’essor de l’industrie agroalimentaire au Sénégal.
Dans la même veine, l’institution bancaire régionale a décidé d’allouer une ligne de financement de 10 milliards FCFA, destinée à soutenir des initiatives similaires qui visent à promouvoir le développement durable et l’autonomisation des communautés à travers des projets innovants et inclusifs.
Notons que ce soutien financier est un pas de plus vers la réalisation d’une vision collective pour un avenir énergétique et économique prospère pour le Sénégal, en mettant l’accent sur l’éducation, l’innovation et la durabilité.