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Au Sénégal, l’État a réussi à lever 304,15 milliards de FCFA grâce à un appel public à l’épargne sur le marché Financier de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Sénégal, le premier Appel Public à l’Épargne (APE) de l’État pour l’année 2026, orchestré avec soin par Invictus Capital & Finance (ICF), a connu un succès retentissant, se clôturant le 26 mars avec une sursouscription remarquable.L’État a réussi à lever 304,15 milliards de FCFA grâce à un appel public à l’épargne sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).

Ce type de levée de fonds est généralement réalisé par l’émission de titres, tels que des obligations d’État, qui sont proposés aux investisseurs. Les fonds ainsi collectés sont souvent utilisés pour financer divers projets de développement, réduire le déficit budgétaire ou refinancer la dette existante.

La capacité de l’État à mobiliser une telle somme témoigne de la confiance des investisseurs dans la stabilité économique et la gestion financière du pays. Cela peut également refléter un environnement macroéconomique favorable, avec des politiques monétaires et budgétaires qui soutiennent l’investissement. Les marchés financiers de l’UMOA offrent une plateforme précieuse pour les États membres, leur permettant d’accéder aux capitaux nécessaires pour soutenir leur développement économique. En retour, ils offrent aux investisseurs des opportunités d’investissement diversifiées dans la région.

 Sur un montant cible ambitieux de 200 milliards de FCFA, ce sont en réalité 304,15 milliards de FCFA qui ont été mobilisés, ce qui représente un impressionnant taux de couverture de 152 %. Ce résultat témoigne non seulement de la confiance des investisseurs dans la solidité financière du Sénégal, mais également de la profondeur croissante du marché financier régional de l’UEMOA, qui continue d’attirer l’attention des acteurs économiques tant locaux qu’internationaux. 

Lancée le 26 février 2026 par le Ministère des Finances et du Budget, l’APE SN 01-2026 se positionne comme le premier emprunt obligataire souverain sénégalais de l’année sur la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières), marquant ainsi une étape significative dans le paysage financier du pays. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme, visant à optimiser le financement des projets de développement et à soutenir la croissance économique. En mobilisant des ressources financières à travers ce mécanisme, l’État sénégalais démontre sa détermination à renforcer ses capacités d’investissement tout en offrant aux investisseurs une opportunité d’engagement dans des projets d’envergure qui promettent des rendements intéressants. Les détails de cette opération, bien que provenant de sources non encore officiellement publiées, soulignent l’importance croissante de l’APE dans le financement des initiatives publiques et le développement durable du Sénégal.La structuration en quatre tranches, s’étalant sur des périodes de 3, 5, 7 et 10 ans, orchestrée avec une expertise technique par la Société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance (ICF), se révèle être une initiative d’une remarquable sophistication. Cette approche novatrice dessine une courbe de taux souveraine complète, avec des rendements variant de 6,40 % à 6,95 %, tout en intégrant une prime de terme raisonnable de 55 points de base, soigneusement calculée entre le court et le long terme. Cette stratégie de structuration ne se limite pas à une simple gestion des taux d’intérêt ; elle offre également une flexibilité précieuse qui répond à des profils d’investisseurs variés, allant des institutionnels aux particuliers.
En allongeant la maturité moyenne de la dette sénégalaise, cette initiative contribue à réduire le risque de rollover, un enjeu majeur identifié comme l’un des risques systémiques du marché financier. En effet, la gestion proactive de la maturité de la dette permet de stabiliser le marché et d’atténuer les tensions qui pourraient survenir lors des échéances de remboursement. 

De plus, cette architecture financière fournit une référence de marché claire et solide pour les futures émissions d’entreprises privées qui cherchent à se financer sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), favorisant ainsi un environnement d’investissement plus dynamique et attractif.
La montée en puissance confirmée d’Invictus Capital & Finance est indéniable. Cette opération, marquée par un savoir-faire exceptionnel, consolide le positionnement d’ICF comme l’arrangeur de référence pour les grandes émissions souveraines sénégalaises. Le palmarès d’ICF est désormais éloquent et témoigne de son expertise et de sa capacité à structurer des opérations complexes. 

Notons qu’en mars 2025, par exemple, ICF avait structuré une émission d’une ampleur significative, attirant l’attention des investisseurs nationaux et internationaux, et renforçant ainsi la confiance dans la solidité des instruments financiers sénégalais. Cette dynamique promet de transformer le paysage financier du Sénégal, en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités d’investissement et en stimulant la croissance économique du pays.


Daouda Bakary KONÉ 

BOAD: le total bilan s’établit à 5 363 milliards de FCFA au titre de l’exercice 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Suite à la 150ème session ordinaire de son Conseil d’Administration tenue les 25 et 26 mars à Dakar sous la présidence de M. Serge EKUE, le Conseil des Ministres de l’UMOA, réuni ce vendredi 27 mars, a formellement approuvé l’ensemble des dossiers stratégiques de l’Institution. Cette double validation consacre la solidité financière de la Banque et lance officiellement son nouveau cycle de développement 2026-2030. L’exercice clos au 31 décembre 2025 témoigne de la montée en puissance de la Banque, avec des croissances significatives sur tous les segments clés.

En effet, le total bilan s’établit à 5 363 milliards de FCFA, contre 3 893 milliards de FCFA à la clôture de l’exercice 2024, soit une progression de 38%. La BOAD enregistre un résultat net bénéficiaire de 42, 476 milliards de FCFA contre 39,402 milliards de FCFA à fin 2024, soit une hausse d’environ 8%. Le bénéfice dégagé renforce ainsi les fonds propres de l’Institution et les Fonds spécifiques créés dans ses livres pour soutenir les Etats. Ce renforcement des fonds propres améliore les ratios de solvabilité de la Banque et accroît sa capacité de financement des projets au profit des Etats. La Banque a su conserver une structure financière solide et équilibrée, notamment, avec des fonds propres effectifs s’élevant à 1 780,546 milliards de FCFA et représentant 33,20 % du total bilan.

Forte de sa notoriété internationale, la Banque continue de jouir de la pleine confiance de ses partenaires et des investisseurs, en raison de la qualité de son rating. Ces notations Baa1 et BBB, de catégorie « Investment Grade », demeurent inchangées et confirmées par les Agences Moody’s et Fitch Ratings.

Dans la dynamique de consolidation des performances enregistrées du plan Djoliba,, le Conseil des Ministres a approuvé le nouveau plan stratégique quinquennal « Djoliba….La suite » qui prévoit une accélération sans précédent avec un objectif de financements de 6 500 Mds FCFA sur la période 2026 – 2030, soit quasiment le double du plan précédent.

Pour soutenir cette ambition, la BOAD prévoit notamment :

  • La mobilisation de 2 650 Mds FCFA en emprunts ;
  • Un programme de titrisation de 1 100 Mds FCFA ;
  • La transformation vers un Groupe BOAD intégrant des entités spécialisées.

Au cours de la session ordinaire des 25 et 26 mars 2026, le Conseil d’Administration a examiné et approuvé plusieurs dossiers importants relevant de la vie institutionnelle de la Banque et approuvé 17 nouvelles opérations pour un montant global de 501,568 milliards FCFA, portant à 10 387,2 milliards FCFA le montant global des financements de la BOAD (toutes opérations confondues), depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976.

Le Conseil a marqué son accord pour le renouvellement des membres du Comité d’audit et donné un avis favorable sur le rapport annuel 2025 de l’institution. Le Conseil a ensuite approuvé le rapport annuel RSE 2025, l’état de recouvrement des créances sur prêts au 28 février 2026 et la situation globale des recouvrements au 31 décembre 2025, la synthèse des évaluations d’impacts des interventions de la BOAD menées au cours du Plan Djoliba, et enfin le rapport sur l’état d’exécution des projets financés au Burkina Faso (2009-2024).

DOSSIERS AYANT FAIT L’OBJET D’UNE DÉCISION

Renforcement de la gouvernance, appuis institutionnels et initiatives en soutien à l’activité de la Banque

Dispositif anti-corruption : PPLCF, PPLA et PSPR. Le Conseil a également renforcé le cadre éthique de l’Institution en approuvant un nouveau dispositif anti-corruption aligné sur la norme ISO 37001, affirmant une politique de « tolérance zéro » face aux pratiques répréhensibles.

Troisième concours de Sumitomo Mitsui Banking Corporation (SMBC) à la BOAD : ligne de crédit pour le financement des campagnes agricoles, notamment les achats d’intrants agricoles et les cycles d’exploitation et de commercialisation des cultures de rente, ainsi qu’aux importations et à la distribution d’hydrocarbures dans les pays membres de l’UEMOA. Montant approuvé : 200 millions d’euros, soit 131,2 milliards FCFA.

Subvention de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) en faveur de la BOAD pour le renforcement de l’intégration des composantes genre et climat dans les opérations de la Banque, à travers l’élaboration de modules d’apprentissage en ligne, la formation du personnel et des clients, et la mise en œuvre d’un outil de suivi des indicateurs clés de genre. Montant approuvé : 299 167 USD maximum, soit environ 166,8 millions FCFA.

Projets de développement en faveur de la sous-région ouest africaine

Les prêts approuvés concernent le financement partiel des projets ci-après :

Projet Wassoulou (PDIW) – Côte d’Ivoire : pour la sécurité alimentaire et échanges transfrontaliers entre la Côte d’Ivoire, le Mali et la Guinée via deux barrages et l’aménagement de 800 hectares de périmètres irrigués. Montant approuvé : 29,7 milliards FCFA.

Label d’Or SA – Togo : modernisation de la transformation de karité au profit de 33 000 femmes. Montant approuvé : 6 milliards FCFA.

Filière cotonnière – Burkina Faso : acquisition de 120 000 tonnes d’intrants agricoles au titre de la campagne cotonnière 2026-2027.  Montant approuvé : 50 milliards FCFA.

Filière cotonnière – Mali : financement partiel de la campagne cotonnière 2025-2026 de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) SA pour la collecte et l’égrenage d’environ 433 700 tonnes de coton graine en coton fibre. Montant approuvé : 25 milliards FCFA.

Route Ouidah-Hillacondji : dédoublement de l’axe Agonkanmey-Hillacondji pour réduire le temps de parcours de 50% et le nombre d’accidents de 60% dès la mise en service en 2030. Montant approuvé : 30 milliards FCFA.

Route Yabayo-Buyo – Côte d’Ivoire : désenclavement et amélioration de la sécurité routière Montant approuvé : 30 milliards FCFA.

Centre de maintenance aéronautique (MRO) par la compagnie Air Côte d’Ivoire – Côte d’Ivoire : construction d’un centre de Maintenance aéronautique régional à Abidjan pour l’entretien de sa flotte et de celles des compagnies opérant en Afrique de l’Ouest et du Centre. Montant approuvé : 35 milliards FCFA.

Transformation digitale des services publics – Sénégal : modernisation des datacenters et du câble sous-marin SHARE. Montant approuvé : 30,9 milliards FCFA.

Centre solaire photovoltaïque de Koudougou par la SONABEL – Burkina Faso : extension à 40 MWc avec un système de stockage par batterie de 10 MW/30 MWh, permettant de renforcer l’accès à l’électricité et de réduire les émissions de CO2. Montant approuvé : 16,468 milliards FCFA.

Sécurité énergétique par la Société Nationale Burkinabè d’Hydrocarbures (SONABHY) – Burkina Faso : importation d’environ 500 000 m³ d’hydrocarbures liquides et gazeux. Montant approuvé : 45 milliards FCFA.

Gazoduc segment Nord – Sénégal : construction de 85 km d’un pipeline pour la souveraineté énergétique. Montant approuvé : 50 milliards FCFA.

Construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc et d’un système de stockage de 30 MW/90MWh à Linguère par la SENELEC – Sénégal : pour assurer une meilleure couverture de la demande en électricité et accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique sénégalais. Montant approuvé : 41,5 milliards FCFA.

Construction de 4 300 logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire – Phase 4 de 840 logements à Bouaké : pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à la réduction de la pauvreté. Montant approuvé : 42 milliards FCFA.

Construction et équipement de six (06) lycées professionnels en agriculture et agroalimentaire (LPAA) – Phase 2 – Sénégal : à Louga, Tambacounda, Kolda et Matam pour renforcer l’offre nationale de formation professionnelle en développant des compétences adaptées aux besoins du marché. Montant approuvé : 30 milliards FCFA.

Construction et exploitation d’un hôtel 4 étoiles sous enseigne Mövenpick par la société Africa Hospitality Development (AHD) SA à Assinie – Côte d’Ivoire : pour développer l’offre touristique balnéaire. Montant approuvé : 10 milliards FCFA.

Lignes de refinancement en faveur de CORIS Bank International (CBI) SA – Burkina Faso ; pour favoriser l’accès à l’énergie renouvelable et soutenir les besoins de trésorerie de la Société Nationale de Gestion des Stocks de Sécurité (SONAGESS) pour la constitution de stocks alimentaires au titre de la campagne 2025/2026. Montant approuvé : 20 milliards FCFA.

Ligne de refinancement en faveur de CORIS Bank International (CBI) – Sénégal : pour accroître son activité de financement à moyen terme de projets d’investissements productifs en faveur des PME/PMI, d’accélérer son développement et de contribuer à la croissance de l’économie sénégalaise. Montant approuvé : 10 milliards FCFA.

UMOA -TITRES : 55 milliards de FCFA dans l’escarcelle du trésor public Sénégalais 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) a réalisé une opération significative ce vendredi 27 mars 2026, en levant la somme impressionnante de 55 milliards FCFA sur le marché financier de l’UMOA. 


Cette opération a été le fruit d’une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du Trésor d’une durée de 3, 5 et 7 ans, organisée en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans le financement des États de la région.


La DGCPT avait initialement mis en adjudication un montant de 50 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes, avec des soumissions globales atteignant 59,183 milliards FCFA. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant mis en adjudication de 118,37%, témoignant de la confiance des investisseurs dans la solidité financière du pays et dans les instruments de trésorerie proposés.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’élève donc à 55 milliards FCFA, tandis que 4,183 milliards de FCFA ont été rejetés, ce qui aboutit à un taux d’absorption de 92,93%. Ce taux élevé indique une forte demande et une gestion efficace des ressources publiques, renforçant ainsi la crédibilité de la DGCPT sur le marché.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront d’un rendement moyen pondéré attrayant, avec un taux de 6,62% pour les bons de 364 jours. Les obligations de 3 ans offriront un rendement de 7,63%, celles de 5 ans un rendement de 7,64%, et enfin, les obligations de 7 ans proposeront un rendement de 7,59%. Ces rendements compétitifs sont susceptibles d’attirer davantage d’investisseurs, consolidant ainsi la position du Sénégal en tant que destination privilégiée pour les investissements sur le marché financier régional.

La Direction Générale du Contrôle des Prêts et des Titres (DGCPT) s’engage fermement à garantir aux investisseurs le remboursement intégral des bons émis, et ce, dès le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 28 mars 2027. Ce remboursement s’accompagnera d’une gestion transparente des intérêts, qui seront préalablement déduits de la valeur nominale de ces titres, assurant ainsi une clarté et une prévisibilité pour les investisseurs.

En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, un calendrier précis a été établi pour garantir que les investisseurs soient informés des dates de remboursement. Pour les obligations à trois ans, le remboursement est prévu pour le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, soit le 30 mars 2029. Pour celles à cinq ans, le remboursement aura lieu le 30 mars 2031, tandis que pour les obligations à sept ans, la date de remboursement est fixée au 30 mars 2033. 

Notons que la DGCPT s’engage également à honorer le paiement des intérêts de manière régulière et annuelle, avec des taux d’intérêt compétitifs de 6,30 % pour les obligations de trois ans, 6,45 % pour celles de cinq ans, et 6,60 % pour celles de sept ans. Ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année, offrant ainsi aux investisseurs une source de revenus stable et prévisible tout au long de la durée de vie de leurs investissements. Cette approche vise à renforcer la confiance des investisseurs et à promouvoir une relation durable et mutuellement bénéfique entre la DGCPT et ses partenaires financiers.

Mariam KONE 

UEMOA : les crédits bancaires ont connu une hausse notable de 5,6% à fin décembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La première réunion ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) au titre de l’année 2026 s’est ouverte ce vendredi, 27 mars, dans les locaux modernes et accueillants de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Dakar, une ville vibrante au bord de l’océan Atlantique.


En décembre 2025, l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) a enregistré une augmentation de 5,6 % des crédits bancaires. Cette hausse reflète une dynamique positive dans le secteur bancaire de la région, indiquant une augmentation de la demande de financement par les entreprises et les particuliers. Cette tendance peut être attribuée à divers facteurs, tels que l’amélioration des conditions économiques, des politiques monétaires favorables, ou une confiance accrue dans le système bancaire. Il serait intéressant d’examiner les secteurs qui ont le plus bénéficié de cette augmentation de crédits pour mieux comprendre les moteurs de cette croissance.


Cette session cruciale a été présidée par le ministre en charge de l’économie et des finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, qui, en tant qu’actuel président du Conseil, a su instaurer une atmosphère de collaboration et de détermination parmi les ministres présents.


Cette rencontre représente une occasion précieuse pour les ministres de passer en revue la situation économique de l’année 2025, dans un contexte international qui, bien que marqué par une relative accalmie de l’inflation et un apaisement des tensions commerciales, continue de faire face à des incertitudes persistantes. À l’échelle mondiale, Aboubakar Nacanabo a rappelé que la croissance économique est restée stable à 3,3% en 2025, un chiffre qui reflète une continuité par rapport à l’année précédente, 2024, tandis que l’inflation a connu un recul significatif, tombant à 4,1%, contre 5,8% l’année précédente, ce qui témoigne d’une gestion prudente des politiques économiques.
Au sein de l’Union, les performances économiques apparaissent encore plus robustes et prometteuses.

L’activité s’est consolidée avec un taux de croissance impressionnant de 6,7% en 2025, ce qui souligne les efforts collectifs des États membres pour stimuler le développement économique et renforcer l’intégration régionale. Les ministres ont également discuté des initiatives visant à promouvoir l’investissement, à améliorer les infrastructures et à soutenir les secteurs clés tels que l’agriculture et les technologies numériques, qui sont essentiels pour assurer un avenir prospère à l’Uemoa. Cette réunion, riche en échanges et en perspectives, marque un tournant dans la coopération économique régionale, avec des engagements renouvelés pour faire face aux défis communs et saisir les opportunités de croissance.

Autre fait marquant, l’inflation a été totalement maîtrisée dans l’espace communautaire, ressortant à 0% sur l’ensemble de l’année 2025, contre 3,5% en 2024. Cette évolution remarquable, selon le président du conseil des ministres, s’explique par la baisse significative des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, ainsi que par l’amélioration de l’offre céréalière sur les marchés locaux, permettant ainsi aux consommateurs de bénéficier de prix plus stables et prévisibles. Les familles, qui avaient été durement touchées par la hausse des coûts de la vie, ont enfin pu respirer, redécouvrant un certain pouvoir d’achat. 

Le financement de l’économie a également connu une progression notable, marquant un tournant positif dans le climat économique. Les crédits bancaires ont augmenté de 5,6% à fin décembre 2025, contre 4,5% un an auparavant, traduisant un soutien accru et plus solide du système financier à l’activité économique. Cette dynamique a favorisé des investissements dans divers secteurs, allant de la technologie à l’agriculture, stimulant ainsi la création d’emplois et l’innovation. 

Cependant, il a souligné que malgré ces résultats encourageants, les perspectives pour 2026 restent exposées à des risques baissiers. M. Nacanabo a notamment évoqué la persistance des tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, qui continuent de créer une incertitude sur les marchés mondiaux, ainsi que les défis sécuritaires au sein de l’Union, qui pourraient entraver la coopération économique. 

De plus, les effets du changement climatique, avec des événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents, représentent une menace sérieuse pour la stabilité économique et la sécurité alimentaire, incitant les gouvernements à adopter des mesures proactives pour atténuer ces risques et garantir un avenir plus résilient pour leurs citoyens.

Face à ces enjeux cruciaux qui menacent l’équilibre économique et social de la région, le Conseil des ministres a fermement souligné la nécessité impérieuse de renforcer la solidarité et la coordination entre les États membres. Dans un contexte où les défis sont de plus en plus complexes et interconnectés, il a déclaré avec conviction : « Aucun de nos États ne peut, seul, relever ce défi avec efficacité durable. » Cette affirmation résonne comme un appel à l’unité, incitant chaque nation à dépasser ses intérêts individuels pour embrasser une vision collective. 

Notons que le Conseil a ainsi plaidé pour une action concertée, visant non seulement à préserver la stabilité dans l’espace Uemoa, mais aussi à soutenir une croissance inclusive et durable, capable de bénéficier à tous les citoyens. En mettant l’accent sur l’importance de la coopération, il a évoqué des initiatives communes, telles que des programmes de développement économique, des projets d’infrastructure partagés, et des stratégies de réponse aux crises, qui pourraient renforcer les liens entre les pays et favoriser un avenir prospère pour la région.

Daouda Bakary KONÉ 

Secteur : le résultat net de Palm Côte d’Ivoire diminue de 2,22% en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, la société Palm Côte d’Ivoire, un acteur majeur dans la production et la commercialisation d’huiles de palme brute, a enregistré un résultat net après impôts qui a connu une légère baisse de 2,22 % par rapport à l’année précédente, le 31 décembre 2024.

 Selon les états financiers de synthèse soigneusement élaborés par la direction de cette société anonyme, le résultat net s’est établi à 15,508 milliards de FCFA, en recul par rapport aux 15,861 milliards de FCFA réalisés en 2024. Cependant, malgré cette diminution du résultat net, le chiffre d’affaires de l’entreprise a affiché une tendance positive, passant de 172,182 milliards de FCFA en 2024 à un impressionnant 198 milliards de FCFA en 2025, ce qui représente une augmentation significative de 25,818 milliards de FCFA.

Durant la période sous revue, Palm Côte d’Ivoire a également observé une hausse notable de ses achats de matières premières et de fournitures, qui ont grimpé à 86 milliards de FCFA, contre seulement 56 milliards de FCFA l’année précédente, marquant une augmentation de 30 milliards de FCFA. Cette augmentation des coûts des matières premières reflète les défis croissants auxquels l’industrie est confrontée, notamment les fluctuations des prix sur le marché mondial et la nécessité de garantir la qualité des produits. En revanche, la société a réussi à réduire ses autres achats de 2,31 milliards de FCFA, ce qui a permis de dégager un solde de 16,116 milliards de FCFA, en baisse par rapport aux 18,426 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Cette gestion prudente des dépenses témoigne de la volonté de Palm Côte d’Ivoire d’optimiser ses opérations tout en s’adaptant aux conditions du marché.Le poste Transports a connu une diminution significative, passant de 8,999 milliards de FCFA en 2024 à seulement 6,463 milliards de FCFA en 2025, ce qui représente une baisse de 2,536 milliards de FCFA. Cette chute peut être attribuée à divers facteurs, tels que des changements dans la demande de services de transport ou des ajustements budgétaires au sein de l’organisation. 

En revanche, les services extérieurs ont enregistré une performance remarquable, affichant une augmentation de 30,34%. Ils se chiffrent désormais à 23,133 milliards de FCFA, contre 18 milliards de FCFA en 2024, ce qui témoigne d’une expansion significative et d’une réponse positive aux besoins du marché.
En ce qui concerne la valeur ajoutée de la société, une baisse de 4,50% a été observée, la valeur s’établissant à 63 milliards de FCFA, en recul par rapport aux 66 milliards de FCFA de l’année précédente. Cette diminution pourrait refléter des défis opérationnels ou une concurrence accrue dans le secteur.
 Parallèlement, les charges de personnel ont connu une augmentation notable, s’élevant à 29,620 milliards de FCFA, en hausse de 1,136 milliard par rapport aux 28,484 milliards de FCFA de 2024. Cela pourrait indiquer une stratégie d’investissement dans le capital humain, visant à renforcer les compétences et la productivité des employés.
Concernant l’excédent brut d’exploitation, une baisse de 11% a été constatée, le montant atteignant 33,027 milliards de FCFA, en comparaison avec 37,115 milliards de FCFA en 2024. Cette tendance à la baisse est également visible dans le résultat d’exploitation, qui s’établit à 18,163 milliards de FCFA, contre 19,393 milliards de FCFA l’année précédente, représentant une diminution de 6,34%. Ces chiffres soulignent une pression accrue sur la rentabilité de l’entreprise, possiblement due à des coûts opérationnels croissants ou à une baisse des revenus.

Notons que le résultat des activités ordinaires a également subi une baisse de 7%, passant de 21,924 milliards de FCFA en 2024 à 20,376 milliards de FCFA durant la période sous revue. Cette situation pourrait nécessiter une réévaluation des stratégies commerciales et une analyse approfondie des facteurs ayant conduit à ces résultats décevants, afin de redresser la situation et de retrouver une trajectoire de croissance durable.

Korotoumou Sylla 

OCDE:  une croissance économique mondiale de 3,0 % attendue en 2027

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CROISSANCE AFRIQUE)-La résilience de l’économie mondiale est mise à l’épreuve par le conflit en cours au Moyen-Orient, un événement qui engendre non seulement de nouvelles tensions inflationnistes, mais également une incertitude considérable quant aux perspectives économiques futures. 

Cette analyse provient de la dernière édition des Perspectives économiques intermédiaires de l’Ocde, qui met en lumière les défis auxquels font face les économies à l’échelle mondiale. 

Au début de l’année 2026, la croissance mondiale affichait une stabilité encourageante, soutenue par la vigueur de la production liée aux technologies innovantes, la baisse des taux effectifs des droits de douane sur les importations des États-Unis, ainsi que le prolongement de la dynamique positive observée en 2025. Cependant, le choc d’approvisionnement énergétique, survenu à la suite du déclenchement du conflit au Moyen-Orient, est prévu pour peser lourdement sur la croissance mondiale. 

Ce choc ne se limite pas à des perturbations logistiques; il entraîne également des augmentations de coûts qui exacerbent les tensions inflationnistes déjà présentes dans de nombreuses économies. Le document souligne que ces facteurs combinés pourraient avoir des répercussions profondes sur les marchés financiers, les investissements et la consommation des ménages, créant ainsi un climat d’incertitude qui pourrait freiner la reprise économique.

En conséquence de ces évolutions complexes et interconnectées, les Perspectives prévoient une croissance mondiale de 2,9 % en 2026, suivie d’une légère augmentation à 3,0 % en 2027. Toutefois, il est crucial de noter que l’évolution du conflit au Moyen-Orient demeure très incertaine, et cette incertitude fait peser des risques considérables sur ces prévisions. Les acteurs économiques, qu’ils soient gouvernements, entreprises ou consommateurs, doivent naviguer dans ce paysage volatile, en tenant compte des implications potentielles sur leurs stratégies et décisions futures.Aux États-Unis, la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait s’établir à un modeste 2,0 % en 2026, un chiffre qui, bien qu’encourageant, marque une légère décélération par rapport aux attentes antérieures. En 2027, cette tendance à la baisse se poursuivra, avec une prévision de croissance réduite à 1,7 %. Dans la zone euro, la situation économique semble tout aussi délicate, avec une croissance projetée à seulement 0,8 % en 2026, suivie d’une légère amélioration à 1,2 % en 2027, ce qui soulève des inquiétudes quant à la vigueur de la reprise économique dans cette région.
En Chine, la dynamique économique devrait également ralentir, avec une prévision de croissance à 4,4 % en 2026, suivie d’une légère baisse à 4,3 % en 2027. Ce ralentissement est exacerbé par des tensions inflationnistes qui devraient perdurer plus longtemps que prévu. En effet, l’inflation en Chine devrait dépasser les prévisions initiales pour 2026, en grande partie en raison de la flambée des prix mondiaux de l’énergie, qui continue d’affecter les coûts de production et de consommation. Dans les pays du G20, l’inflation globale est estimée à atteindre 4,0 % en 2026, avant de refluer à 2,7 % en 2027, ce qui pourrait avoir des répercussions significatives sur les politiques économiques et monétaires.
« Le choc d’approvisionnement énergétique généré par le conflit en cours au Moyen-Orient teste la résilience de l’économie mondiale. Nous prévoyons que la croissance mondiale restera robuste, mais ralentira par rapport à sa trajectoire d’avant le conflit, tandis que l’inflation augmentera sensiblement », a déclaré le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann. 

Cette déclaration souligne l’impact profond que les événements géopolitiques peuvent avoir sur les économies interconnectées, et met en lumière la nécessité pour les gouvernements et les institutions financières de s’adapter à un environnement économique en constante évolution. Les Perspectives mentionnent également un certain nombre de défis supplémentaires, notamment les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les fluctuations des marchés financiers, qui pourraient influencer les prévisions économiques à court et moyen terme.

Les Perspectives mettent en lumière une situation préoccupante : la hausse des prix de l’énergie et des engrais pourrait entraîner une flambée des prix des produits alimentaires, touchant particulièrement les ménages vulnérables qui, déjà en difficulté, se retrouveraient dans une situation encore plus précaire. 

Cette augmentation des coûts ne se limite pas seulement à l’alimentation, mais s’étend également aux dépenses quotidiennes, rendant la vie encore plus difficile pour ceux qui vivent au jour le jour. Par ailleurs, le renchérissement des prix de l’énergie pourrait exacerber les défis auxquels font face les pays européens, qui doivent reconstituer chaque année leurs stocks de gaz naturel. 

Notons que cela implique des investissements financiers considérables, augmentant ainsi la pression sur les budgets nationaux. En parallèle, les marchés financiers pourraient connaître une volatilité accrue, avec des fluctuations imprévisibles qui pourraient déstabiliser les économies locales. De plus, la montée des rendements souverains à long terme pourrait accroître les risques budgétaires, rendant la gestion des finances publiques encore plus complexe. 

Pour rappel, les gouvernements se verraient alors contraints de prendre des mesures d’urgence pour protéger les citoyens les plus touchés, tout en naviguant dans un environnement économique de plus en plus incertain.

Abdoulaye KONÉ 

Banques : la BOA-Mali affiche un résultat net de 21,46% au titre de l’exercice 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, la Banque Of Africa (BOA) Mali a enregistré une performance financière remarquable, affichant un résultat net après impôts qui a connu une augmentation significative de 21,46 % par rapport à l’année précédente, soit le 31 décembre 2024. 

Selon les états financiers certifiés par les Commissaires aux comptes de cet établissement bancaire, ce résultat net s’est établi à un impressionnant montant de 11,081 milliards de FCFA, en nette progression par rapport aux 9,123 milliards de FCFA réalisés en 2024. Cette dynamique positive témoigne de la solidité et de la résilience de la banque dans un environnement économique en constante évolution.

En parallèle, à la fin décembre 2025, le total bilan de la banque a atteint un solde de 593,45 milliards de FCFA, marquant une hausse notable par rapport au solde de 541,49 milliards de FCFA enregistré en 2024, ce qui représente un accroissement de 51,96 milliards de FCFA. Cette augmentation du bilan reflète non seulement la confiance croissante des clients envers la BOA Mali, mais aussi l’efficacité de ses stratégies de gestion des ressources.

Durant la période sous revue, la banque a su mobiliser des ressources auprès de sa clientèle, collectant un total de 503 milliards de FCFA, en hausse par rapport aux 420,33 milliards de FCFA de l’année précédente, soit une augmentation de 82,67 milliards de FCFA. Cette collecte de fonds témoigne de l’attractivité des produits et services offerts par la banque, ainsi que de sa capacité à répondre aux besoins financiers de ses clients.

 Cependant, il est à noter que la banque a consenti des crédits d’un montant de 254 milliards de FCFA, en baisse par rapport aux 276,16 milliards de FCFA accordés en 2024, ce qui représente une diminution de 22,16 milliards de FCFA. Cette réduction des crédits pourrait être le résultat d’une approche plus prudente dans l’octroi de prêts, visant à maintenir la qualité des actifs et à gérer les risques financiers de manière proactive.Le produit net bancaire de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOA) au Mali a enregistré une progression significative de 5,08%, atteignant ainsi un montant impressionnant de 38 milliards de FCFA, en comparaison avec les 36,158 milliards de FCFA réalisés en 2024. Cette augmentation témoigne d’une dynamique positive au sein de l’institution, reflétant une gestion efficace et une confiance croissante des clients dans les services offerts.

En ce qui concerne les charges générales d’exploitation, celles-ci ont également connu une hausse, s’élevant de 3% pour atteindre 20 milliards de FCFA, contre 19,137 milliards de FCFA l’année précédente. Cette augmentation des charges peut être attribuée à divers facteurs, notamment l’expansion des opérations et l’amélioration des infrastructures, qui visent à renforcer la qualité des services bancaires. Cependant, il est à noter que le résultat brut d’exploitation a enregistré une baisse de 12%, se chiffrant à 14,004 milliards de FCFA, par rapport à 15,862 milliards de FCFA en 2024. Cette diminution pourrait être le résultat de divers défis opérationnels ou d’investissements stratégiques qui n’ont pas encore porté leurs fruits. 

En revanche, le coût du risque a été considérablement réduit de 37,14%, passant de 7,303 milliards de FCFA au 31 décembre 2024 à seulement 4,590 milliards de FCFA un an plus tôt. Cette réduction significative du coût du risque indique une amélioration dans la gestion des créances douteuses et une meilleure évaluation des risques, renforçant ainsi la solidité financière de la BOA Mali et sa capacité à naviguer dans un environnement économique en constante évolution.

Quant au résultat d’exploitation, il a enregistré une hausse significative de 10%, atteignant ainsi 9,414 milliards de FCFA, en comparaison avec 8,558 milliards de FCFA en 2024. Cette progression témoigne de la solidité des performances financières de la banque, qui a su naviguer avec succès dans un environnement économique parfois turbulent. En outre, la banque a réalisé des gains nets sur actifs immobilisés s’élevant à 2,008 milliards de FCFA, un chiffre impressionnant par rapport aux 910 millions de FCFA enregistrés en 2024. 

Notons que cette amélioration notable des gains sur actifs immobilisés souligne une gestion efficace et stratégique des ressources de la banque. En conséquence, le résultat avant impôt a atteint 11,422 milliards de FCFA, contre 9,469 milliards de FCFA en 2024, ce qui représente une augmentation substantielle de 1,953 milliard de FCFA. Cette dynamique positive reflète non seulement la capacité de la banque à générer des revenus croissants, mais également sa résilience face aux défis du marché, renforçant ainsi sa position sur le secteur bancaire.

Moussa KONÉ 

Au Sénégal, le Chef de l’État a salué l’attractivité lors du Forum économique Sénégal-Espagne

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Espagne, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé le 25 mars 2026 à Madrid un événement marquant : le Forum économique Sénégal–Espagne. 

Ce forum a rassemblé des autorités gouvernementales ainsi que des acteurs influents du secteur privé des deux pays, créant ainsi une plateforme d’échanges et de collaboration sans précédent. L’atmosphère était empreinte d’optimisme et d’espoir, alors que les participants discutaient des opportunités économiques et des synergies possibles entre le Sénégal et l’Espagne.

« Les échanges économiques enregistrent une dynamique remarquable, marquée par une performance historique : les exportations sénégalaises vers l’Espagne atteignent 388 milliards FCFA (591 M€), contre 154 milliards FCFA en 2024, soit une progression impressionnante de 152 %. Dans le même temps, les importations s’élèvent à 315 milliards FCFA (480 M€), consacrant pour la première fois une balance commerciale excédentaire en faveur du Sénégal, avec un surplus de 73 milliards FCFA (111 M€) », informe la Présidence de la République dans un communiqué de presse publié sur son site officiel. Ces chiffres témoignent d’une évolution significative des relations commerciales, soulignant l’engagement des deux nations à renforcer leurs liens économiques.

S’appuyant sur ces résultats concrets, le Président de la République a mis en avant un Sénégal attractif, réformé et ouvert aux investissements, avec des opportunités structurantes dans des secteurs variés tels que l’agriculture, les infrastructures, l’énergie renouvelable et le tourisme. Il a encouragé les investisseurs espagnols à explorer ces nouvelles avenues, promettant un environnement propice à la croissance et à l’innovation. Ce forum a non seulement servi de vitrine pour les atouts du Sénégal, mais a également permis de tisser des liens solides entre les entrepreneurs des deux pays, favorisant ainsi un avenir économique partagé et prospère.À travers ce forum, le Chef de l’État affirme un leadership économique engagé, orienté vers la création de valeur, l’emploi et le positionnement du Sénégal comme un partenaire stratégique et une porte d’entrée vers le marché africain. Dans un contexte où les défis économiques mondiaux se multiplient, il met en avant des initiatives audacieuses visant à stimuler l’innovation et à attirer les investissements étrangers. En soulignant l’importance de la diversification des secteurs d’activité, il évoque des projets concrets dans les domaines de l’agriculture, de la technologie et des infrastructures. Le Chef de l’État insiste également sur la nécessité de former une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux exigences d’un marché en constante évolution. En se positionnant comme un hub d’affaires, le Sénégal aspire à renforcer ses relations commerciales avec d’autres pays africains et au-delà, tout en favorisant un développement durable qui bénéficie à l’ensemble de la population. 

Notons que ce forum représente ainsi une plateforme cruciale pour établir des partenariats stratégiques, échanger des idées novatrices et promouvoir une vision collective pour l’avenir économique du pays.
Mariam KONE 

Burkina Faso : le trésor public mobilise 77 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mercredi 25 mars 2026, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), levant la somme impressionnante de 76,999 milliards FCFA.

 Cette levée de fonds a été le résultat d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des maturités de 3, 5 et 7 ans. Cet événement a été organisé en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une entité clé dans la gestion des titres publics dans la région.

Le Trésor Public burkinabé a initialement mis en adjudication un montant global de 70 milliards de FCFA, attirant un intérêt considérable de la part des investisseurs. En effet, le montant total des soumissions a atteint un chiffre impressionnant de 139,203 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’une forte demande sur le marché. Ce niveau de soumissions correspond à un taux de couverture exceptionnel de 198,86%, indiquant que les investisseurs étaient non seulement intéressés, mais également confiants dans la solidité des titres proposés.

Sur les soumissions reçues, le montant retenu s’est élevé à 76,999 milliards de FCFA, tandis que 62,204 milliards de FCFA ont été rejetés, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 55,31%. Ce taux d’absorption, bien qu’il puisse sembler modeste, révèle une dynamique de marché active, où les investisseurs font preuve de discernement dans le choix des titres qu’ils souhaitent acquérir.

 Cette opération de levée de fonds s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la capacité financière de l’État burkinabé, tout en soutenant le développement économique du pays à travers des investissements dans des projets d’infrastructure et de services publics.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,75 % pour les bons, 7,82 % pour les obligations de 3 ans, 7,35 % pour celles de 5 ans et 7,39 % pour celles de 7 ans.

Par ailleurs, ces rendements, soigneusement calculés, reflètent non seulement la solidité des investissements, mais aussi la confiance croissante des investisseurs envers le marché financier burkinabé. 


L’émetteur, conscient de ses engagements, prévoit de rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 24 mars 2027. Ce remboursement rapide témoigne de la rigueur et de la fiabilité du système financier en place. Par ailleurs, le paiement des intérêts se fera d’avance, précompté sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier d’un flux de trésorerie immédiat et d’une planification financière plus efficace.


Concernant le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public burkinabé a établi un calendrier précis. Il entend procéder au remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 26 mars 2029 pour les obligations de 3 ans, au 26 mars 2031 pour celles de 5 ans et au 26 mars 2033 pour celles de 7 ans. Cette approche systématique assure aux investisseurs une visibilité sur leurs retours financiers. 

Notons que le paiement des intérêts sera effectué annuellement, basé sur un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans et 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Cette structure de paiement, à la fois claire et avantageuse, renforce l’attrait des obligations émises par le Trésor Public, tout en contribuant à la stabilité économique du pays et à la confiance des investisseurs dans l’avenir financier du Burkina Faso.


Daouda Bakary KONÉ 

PRESIDENTIELLE AU CONGO: LA COUR CONSTITUTIONNELLE VALIDE LES RÉSULTATS DU VOTE, CONSOLIDANT LE CHOIX DU PEUPLE

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Le 28 mars, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a proclamé le candidat Denis Sassou Nguesso vainqueur des élections du 15 mars avec une majorité absolue au premier tour — 94,90% des voix, légèrement au-dessus des 94,82% annoncés le 17 mars comme résultat provisoire par le ministre de l’Intérieur Raymond Zephirin Mboulou.

La décision de la cour invalide un recours déposé par deux candidats de l’opposition. Selon la législation congolaise, les candidats, les partis politiques et les électeurs peuvent déposer une requête pour signaler des irrégularités majeures susceptibles d’altérer la sincérité du scrutin . Classé 3e avec 1,03% des suffrages exprimés, Dave Mafoula a adressé une plainte à la Cour constitutionnelle le 20 mars 2026 à Brazzaville, pour dénoncer des irrégularités dans le processus électoral. Une démarche qui s’est finalement avérée vaine. La décision de la cour s’aligne ainsi sur les rapports de la mission d’observation de l’Union africaine, qui ont confirmé la maturité politique du processus électoral au Congo, en valorisant les indicateurs d’élections libres, justes et crédibles.

Au-delà des promesses de développement économique, le président sortant s’est engagé, pour ce nouveau mandat, à lutter contre la corruption qui gangrène les institutions en passant de la prévention à la répression. En déclarant que cette fois il faut des exemples , Denis Sassou Nguesso  aux yeux de nombreux Congolais  a envoyé un message fort au sein de son propre camp. 

Ces résultats signalent que la priorité immédiate pour de nombreux électeurs congolais reste la paix, la stabilité et la continuité.

La proclamation par la Cour constitutionnelle de la réélection du président Sassou amplifie la portée de l’engagement diplomatique de la nation. Sassou a réitéré le jour des élections qu’il maintiendrait des liens avec les nations dont la diplomatie est succincte et exempte de déstabilisation.

Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a été le premier dirigeant mondial à féliciter le président Sassou pour sa victoire, un homologue avec qui il entretient des relations personnelles et professionnelles de longue date. Rappelons qu’en 2025 seulement, les dirigeants de la Russie et du Congo se sont rencontrés deux fois — à Moscou et à Pékin — dans le cadre des célébrations du quatre-vingtième anniversaire de la Victoire de la  Guerre de resitence du peuple chinois et la Seconde Guerre mondiale. Les liens entre la Russie et la République du Congo remontent aux années 1960 et ont pris de l’ampleur au XXIe siècle dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et de la diplomatie stratégique.

Désormais, une nouvelle ère s’ouvre au Congo-Brazzaville, incarnant la philosophie du président Denis Sassou Nguesso telle que décrite dans « En Toute Transparence : 2021-2026 » . Ce mandat promet une émergence  économique, une trajectoire politique claire, des politiques centrées sur le peuple, la transparence et la redevabilité, ainsi qu’une croissance durable.

Enjeux Interconnectés de l’Élection

Le cinquième mandat du président Sassou Nguesso offre l’opportunité de fixer un agenda clair pour les cinq prochaines années au milieu des mutations mondiales croissantes. Un test de démocratie politique et de nouveaux indicateurs électoraux, où le résultat est déterminé par des facteurs internes et externes dont  la souveraineté, les politiques publiques, la diplomatie, la politique étrangère et les alignements internationaux intégrés à l’Agenda national du Congo.