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Au Mali, Hydroma INC sécurise un puits d’hydrogène naturelle qui avait commencé à jaillir 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’entreprise Hydroma INC a annoncé avec enthousiasme qu’elle avait réussi à sécuriser un puits exceptionnel, où un flux d’hydrogène naturel a commencé à jaillir avec une intensité prometteuse. 

Cette découverte, qui pourrait avoir des implications significatives dans le domaine de l’énergie et des ressources naturelles, marque une étape importante pour l’entreprise ainsi que pour le pays, en mettant en lumière le potentiel inexploité de l’hydrogène comme source d’énergie propre et durable. 

Les scientifiques ainsi que les experts locaux expriment une profonde satisfaction face à cette avancée significative, qui pourrait non seulement ouvrir la voie à des recherches novatrices, mais également favoriser des innovations prometteuses dans le domaine énergétique. Cela s’inscrit parfaitement dans les efforts déployés par le Mali pour diversifier ses sources énergétiques et encourager un développement durable qui répond aux enjeux environnementaux actuels. 

Le 17 mars 2026, lors d’une opération spécifique dans la concession de l’entreprise Hydroma INC. située au Canada et opérante au Mali, une mission de forage initialement dédiée à la recherche d’eau a atteint une profondeur impressionnante de 150 mètres sans déceler la présence d’eau. Ce fait a été clairement rapporté dans un communiqué émanant d’Hydroma INC, société dirigée par l’homme d’affaires dynamique Aliou Boubacar Diallo.

Il a également été précisé que, plutôt que de découvrir de l’eau, une découverte inattendue a été faite à cette profondeur. En effet, un jet d’hydrogène naturel a commencé à surgir avec une pression intense, ce qui a contraint l’équipe de forage à abandonner le puits et à évacuer le site dans l’urgence, a-t-il expliqué dans son communiqué. 

Dès que le Président Aliou Boubacar Diallo a été informé de cet événement extraordinaire, il a pris des mesures immédiates pour mobiliser une équipe technique hautement qualifiée, qui est maintenant en charge d’explorer les implications potentielles de cette découverte sur le plan scientifique, économique et environnemental.

Marché Financier de l’UMOA : la Côte d’Ivoire sécurise 88 milliards de FCFA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever la somme significative de 87,999 milliards FCFA lors d’une opération marquée par une émission de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des maturités de 3 et 5 ans.

 Cet événement s’est déroulé le mardi 24 mars 2026, et a attiré l’intérêt considérable des investisseurs opérant sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). 

Dans ce cadre, l’émetteur avait initialement mis en adjudication une somme totale de 80 milliards FCFA, ce qui témoigne de l’objectif ambitieux de mobiliser des ressources financières pour répondre aux besoins de financement du trésor public. Les investisseurs ont répondu de manière enthousiaste, avec des soumissions globales atteignant un impressionnant montant de 256,526 milliards FCFA. Ce niveau d’intérêt exceptionnel pour les titres émis a permis d’obtenir un taux de couverture remarquable du montant mis en adjudication, s’élevant à 320,66%, une performance qui souligne la confiance des investisseurs dans la gestion financière du pays.

Finalement, le montant des soumissions retenues s’est établi à 87,999 milliards FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées a atteint 168,527 milliards FCFA, ce qui a abouti à un taux d’absorption de 34,30%. Ces résultats démontrent non seulement l’appétit des marchés pour les instruments de dette publique ivoiriens, mais aussi la capacité du trésor à opérer de manière compétitive et efficace dans un environnement financier en constante évolution.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 5,20% pour les bons, 6,81% pour les obligations ayant une durée de 3 ans et 7,30% pour celles de 5 ans, des chiffres qui témoignent de l’attractivité de ces instruments financiers sur le marché actuel. Cette opportunité d’investissement offre non seulement une sécurité relative en matière de retour sur investissement, mais également une possibilité de diversification intéressante pour les portefeuilles.

Le Trésor Public Ivoirien, en tant qu’entité responsable de la gestion des finances publiques, s’est engagé à payer les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 23 mars 2027, apportant ainsi un gage de confiance aux investisseurs. Les intérêts sur ces bons seront payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale, ce qui signifie que les investisseurs peuvent profiter d’un flux de revenus anticipé.

De plus, le Trésor Public ivoirien s’est engagé à rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 25 mars 2029 pour les obligations à 3 ans, et au 25 mars 2031 pour celles de 5 ans. 


Notons que le paiement des intérêts se fera annuellement, sur la base d’un taux de 5,35% pour les obligations de 3 ans et de 5,60% pour celles de 5 ans, et ce, dès la fin de la première année, ajoutant ainsi une prévisibilité financière qui peut être particulièrement attrayante pour les investisseurs à la recherche de rendements stables et fiables sur la durée.


Mariam KONE 

Hydrocarbures : le prix à la pompe s’envole de manière vertigineuse

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le prix des hydrocarbures subit une hausse significative, impactant profondément non seulement les consommateurs qui ressentent directement cette augmentation dans leur pouvoir d’achat, mais également l’économie locale qui dépend fortement de ces ressources énergétiques pour sa dynamique commerciale et industrielle.

Cette augmentation alarmante est attribuée aux conflits géopolitiques en cours entre l’Iran, Israël et les États-Unis, dont les répercussions se répercutent bien au-delà des frontières de ces nations. 

Il s’agit d’une crise multidimensionnelle qui a atteint une ampleur économique notable, avec des conséquences telles que la fermeture stratégique du détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour le transport du pétrole, entraînant des perturbations dans l’approvisionnement mondial et exacerbant ainsi la situation des marchés locaux.

En effet, l’essence, qui est un carburant essentiel pour de nombreux véhicules et machines, est désormais commercialisée au tarif de 875 francs CFA, tandis que le gazole, également connu sous le nom de diesel et souvent utilisé par les camions de transport et les engins agricoles, atteint un coût de 940 francs CFA. 

Cette hausse des prix peut entraîner des répercussions sur divers secteurs, notamment le transport, l’agriculture et le commerce, conduisant à une inflation des coûts de vie et à une pression supplémentaire sur les ménages maliens. cette augmentation significative des prix des hydrocarbures au Mali découle naturellement du conflit israélo-américain qui sévit actuellement au Moyen-Orient, un conflit complexe et chargé d’histoires multiples, engendrant des conséquences économiques notables au-delà des régions directement touchées.

 Notons qu’au cours des derniers jours, l’Iran a pris la décision stratégique de fermer le passage des pétroliers, une action qui a un impact majeur sur le transport maritime, représentant près de 20 % de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, ce qui exacerbe les difficultés d’approvisionnement pour de nombreux pays, y compris ceux en développement comme le Mali, où les coûts des énergies fossiles, déjà fragilisés par la crise mondiale, peuvent avoir des répercussions considérables sur les économies locales ainsi que sur le quotidien des citoyens.

Mariam KONE 

Mali: la Banque Mondiale annonce un décaissement de 150 millions USD pour soutenir le secteur de la santé

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La Banque mondiale a approuvé un crédit de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 150 millions de dollars afin d’assurer la continuité des services essentiels de santé et d’éducation au Mali. Ce financement vise à répondre aux défis climatiques, sécuritaires et économiques rencontrés par le pays ces dernières années.

Le Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali soutiendra le fonctionnement continu des structures sanitaires nationales et régionales, à travers le financement de leurs coûts opérationnels, l’approvisionnement en vaccins et médicaments essentiels, et la prise en charge gratuite des soins pour les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de cinq ans ; il renforcera également les capacités du personnel de santé à faire face aux risques sanitaires croissants liés au changement climatique. Dans le secteur éducatif, le projet interviendra tout au long du parcours scolaire. Il assurera la fourniture de matériels pédagogiques, l’octroi de subventions scolaires aux élèves les plus vulnérables, l’organisation des examens nationaux. 

Cette opération contribue à la mise en œuvre de l’agenda pour l’emploi du Groupe de la Banque mondiale en assurant la préservation du capital humain.

« En préservant l’accès aux services de santé et d’éducation dans un contexte de fortes contraintes budgétaires, ce projet protège le vivier de futurs travailleurs et leur capacité productive », a expliqué Clara de Sousa, directrice de division du Groupe Banque mondiale pour le Mali. « Des enfants éduqués et en bonne santé, ainsi que des mères en bonne santé, constituent une main‑d’œuvre durable et productive. »

Le projet impactera 2,3 millions de bénéficiaires qui auront accès aux services essentiels de santé, avec une attention particulière portée à 1,4 million de femmes et à 391 395 enfants de moins de cinq ans. Dans le domaine de l’éducation, 1,1 million d’élèves recevront un soutien à la scolarisation ainsi qu’un accès aux examens nationaux dans des conditions conformes aux normes établies, favorisant la continuité éducative et le développement du capital humain.

Cette opération vient renforcer les interventions des partenaires au développement et s’appuie sur des consultations approfondies ainsi que sur des mécanismes de coordination dédiés, afin de garantir une mise en œuvre efficace et harmonisée.

(Tribune ): « Minéraux critiques en Afrique : sortir de l’extraction, entrer dans la puissance industrielle »

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(CROISSANCE AFRIQUE)- L’Afrique ne manque ni de ressources ni d’opportunités. Elle manque surtout de transformation structurelle. Aujourd’hui, avec la montée en puissance de la transition énergétique mondiale, une nouvelle fenêtre historique s’ouvre devant les pays africains riches en minerais critiques : cuivre, lithium, cobalt, nickel, manganèse, graphite.

Ces minerais sont devenus indispensables aux batteries, aux véhicules électriques, aux réseaux électriques, aux panneaux solaires et aux technologies numériques. La demande mondiale pourrait doubler d’ici 2040. Pour l’Afrique, la question n’est donc plus de savoir si ses ressources ont de la valeur. Elle est de savoir si cette valeur sera captée en Afrique, ou encore une fois exportée ailleurs.

Le message principal qui ressort des nouvelles orientations soutenues par la Banque mondiale est simple : les pays riches en ressources ne doivent plus se contenter d’extraire. Ils doivent gouverner, transformer, industrialiser et sécuriser les retombées sociales de l’exploitation minière. L’enjeu n’est pas seulement minier. Il est budgétaire, énergétique, industriel, technologique et géopolitique.

Pendant trop longtemps, l’économie extractive a fonctionné selon un schéma connu : l’Afrique fournit les minerais bruts, les autres transforment, innovent, industrialisent et captent l’essentiel des emplois qualifiés et de la valeur ajoutée. Ce modèle a montré ses limites. Il crée peu d’emplois durables, expose les pays à la volatilité des cours internationaux et fragilise les finances publiques. Il entretient aussi une dépendance technologique profonde.

Il devient donc urgent d’adopter une nouvelle doctrine africaine des ressources naturelles. Cette doctrine doit reposer sur trois piliers.

Le premier pilier est la gouvernance. Il faut des règles claires, stables, lisibles et appliquées. Il faut aussi des administrations techniques fortes, capables de négocier des conventions équilibrées, de contrôler les prix de transfert, de surveiller les engagements environnementaux et sociaux, et de défendre les intérêts nationaux dans la durée. Sans gouvernance forte, les ressources nourrissent trop souvent les déséquilibres au lieu de financer le développement.

Le deuxième pilier est l’infrastructure. Une mine n’a de sens économique durable que si elle s’insère dans un écosystème plus large : énergie, eau, routes, chemin de fer, logistique, ports secs, télécommunications, formation technique. L’erreur classique consiste à développer des infrastructures uniquement au service du site extractif. La bonne approche consiste au contraire à promouvoir des infrastructures partagées, capables de servir à la fois la mine, les populations, l’agriculture, les PME et l’industrie. C’est ainsi que l’activité minière devient un levier d’aménagement du territoire.

Le troisième pilier est la montée dans la chaîne de valeur. L’Afrique ne gagnera pas la bataille du développement en exportant seulement de la roche, du concentré ou des matières à peine préparées. Elle doit s’organiser pour faire davantage : raffinage, précurseurs chimiques, composants, matériaux intermédiaires, voire produits finis lorsqu’un avantage compétitif existe. Tous les pays ne pourront pas tout faire immédiatement. Mais chaque pays peut choisir un ou plusieurs maillons stratégiques à conquérir.

L’exemple de la Mauritanie est instructif. Ce pays, grâce à la combinaison de ses ressources minières, de son potentiel solaire et éolien, et de ses ambitions sur l’hydrogène vert, cherche à se positionner non plus seulement comme exportateur de minerais, mais comme futur pôle industriel énergétique et minier. Ce raisonnement mérite d’être médité ailleurs sur le continent. Car demain, la compétitivité minière dépendra de plus en plus du coût et de la propreté de l’énergie utilisée.

Pour le Mali et pour l’AES, la leçon est claire. Il faut relier la politique minière à la politique énergétique, à la politique industrielle et à la politique de formation. Le lithium malien ne doit pas être pensé uniquement comme une ressource à exporter, mais comme une porte d’entrée dans une industrie nouvelle. L’or ne doit pas rester seulement une source de recettes d’exportation, mais aussi devenir un levier pour améliorer le raffinage, les services miniers, la sous-traitance nationale, la formation et l’équipement industriel.

L’autre enseignement majeur est que l’exploitation artisanale et à petite échelle ne doit plus être regardée seulement sous l’angle sécuritaire ou informel. Avec un encadrement adapté, elle peut devenir un espace de formalisation, de revenus, de fiscalité locale, d’inclusion des femmes et de stabilisation sociale. Cela exige une approche sérieuse : statut légal, financement, traçabilité, appui technique, débouchés commerciaux encadrés.

L’Afrique ne doit pas entrer dans la transition énergétique comme simple réserve minérale du monde. Elle doit y entrer comme espace de production, de transformation, d’innovation et d’emplois. Cela suppose des choix politiques courageux, une vision de long terme et une coordination régionale plus ambitieuse. Sans cela, le continent risque de revivre, sous les habits de la transition verte, les vieux mécanismes d’extraversion économique.

Le moment est venu de transformer la richesse du sous-sol en puissance productive. C’est à cette condition que les ressources épuisables d’aujourd’hui deviendront la base d’une prospérité durable pour les générations futures.

Harouna Niang
Économiste

« An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura » : 35 ans après, le changement en marche !

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35 ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.


Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26 mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance. Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « société close » à une « société ouverte », comme le résumait si bien le slogan populaire : « An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura » — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali : le Mali Kura.


Les ANRs et la nouvelle Constitution


C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.


À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22 juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali 2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.


Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.


Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.


Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.
Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger — consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.


Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.


La fin de l’extraversion des richesses naturelles
Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe : un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.
La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.


Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75 % du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.


Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.
Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.


Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées : programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « Projet présidentiel d’urgence hospitalière », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.


Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4e Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95 %


La relance d’unités industrielles


Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26 mars : mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.


Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.


La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.


Le 26 mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.

Redaction

Crise en Iran et dans le Détroit d’Ormuz : Augmentation des exportations de la raffinerie Dangote vers l’Europe et le Golfe.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La crise persistante qui entoure l’Iran, combinée aux perturbations significatives du trafic maritime observées dans le détroit d’Ormuz, a entraîné une reconfiguration des approvisionnements en carburants vers le continent africain, un phénomène qui mérite toute notre attention.

 Dans ce contexte complexe, la raffinerie Dangote, un acteur majeur dans le secteur pétrolier en Afrique, a bénéficié d’une hausse remarquable de ses exportations, catalysée par la contraction notable des flux de carburants en provenance d’Europe et du Golfe, une information relayée par l’agence Reuters, qui s’appuie sur des données précises fournies par Kpler ainsi que des sources bien informées sur les transactions en cours.

Actuellement, les expéditions réalisées par la raffinerie atteignent un volume impressionnant d’environ 214 000 barils par jour depuis le début du mois de mars, ce qui représente une augmentation significative comparativement aux près de 100 000 barils enregistrés en février, selon les chiffres dévoilés par Kpler, comme le souligne Reuters. À l’échelle du continent africain, les livraisons de carburants ont plus que doublé, passant d’environ 38 000 barils par jour à environ 90 000 barils par jour, représentant une augmentation impressionnante de 137%. Ce phénomène traduit non seulement un basculement rapide vers des circuits d’approvisionnement plus proches et adaptés aux besoins du raffineur nigérian, mais il est également révélateur des nouvelles dynamiques économiques qui influencent le marché pétrolier sur le continent.

Cette dynamique de marché s’explique par un resserrement considérable de l’offre sur les marchés traditionnels, un effet collatéral des événements géopolitiques récents. La hausse continue des prix du brut, associée aux perturbations significatives du transport maritime, a en effet réduit la disponibilité de carburants à bas coût, notamment en provenance de régions traditionnellement exportatrices. Ce climat incertain pousse ainsi les nations africaines à rechercher des alternatives plus accessibles et fiables, ce qui renforce le rôle crucial de la raffinerie Dangote dans le paysage énergique du continent.

Surtout que sur les marchés pétroliers, la tension reste vive et surtout imprévisible, exacerbée par des facteurs géopolitiques complexes qui ajoutent une couche d’incertitude dans un contexte déjà fragile. Au 23 mars 2026, le Brent se maintient autour de la barre des 100 dollars le baril, un prix qui, bien qu’élevé, ne représente qu’une fraction des fluctuations extrêmes observées, avec des incursions au-delà de 110 dollars, témoignant de la volatilité inhérente à ce secteur. Ce niveau de prix est d’autant plus saisissant qu’il a brièvement franchi les 120 dollars lors des pics des tensions, selon les rapports de Reuters et des données de marché qui indiquent un climat d’anxiété palpable parmi les investisseurs. Ces mouvements rapides sur les marchés traduisent une incertitude persistante autour du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique à travers lequel transite une part essentielle du commerce mondial de brut et qui est régulièrement soumis à des menaces géopolitiques. À chaque signal de perturbation, qu’il s’agisse de conflits armés ou de sanctions économiques, les prix des hydrocarbures réagissent immédiatement, alimentés par une prime de risque géopolitique élevée qui incite à la spéculation.

Dans ce contexte tumultueux, Dangote profite d’un avantage immédiat et significatif. En effet, la hausse des coûts de transport, combinée aux incertitudes concernant les livraisons longue distance, réduit considérablement l’attractivité des cargaisons en provenance d’Europe et du Moyen-Orient, souvent perçues comme trop risquées. Ainsi, pour de nombreux importateurs africains, se fournir auprès d’un acteur régional tel que Dangote devient une solution plus attrayante, à la fois sur le plan logistique et économique. Cette tendance conduit à un approvisionnement qui est non seulement plus rapide, mais aussi beaucoup plus prévisible en termes de délais d’arrivée et de coûts, offrant un répit bienvenu dans un paysage commercial chaotique. Cet environnement dynamique crée donc des opportunités pour les entreprises locales, qui peuvent désormais se positionner comme des alternatives viables face à la volatilité des sources d’approvisionnement traditionnelles.

 Le principal point de fragilité, qui constitue un enjeu majeur pour l’efficacité et la rentabilité de l’installation, demeure indéniablement son accès au pétrole brut, une ressource essentielle pour ses opérations. En dépit d’une capacité impressionnante de traitement atteignant 650 000 barils par jour, cette raffinerie déplore une situation préoccupante, car elle ne reçoit qu’environ cinq cargaisons mensuelles provenant de la compagnie publique nigériane NNPC, qui sont de loin inférieures aux besoins réels de production. Comme l’indique Bloomberg, citant le directeur général de l’entreprise, David Bird, cette situation est alarmante tant en termes de performance que de rentabilité. En effet, la raffinerie est théoriquement capable d’absorber plus du double de ce qu’elle reçoit actuellement, ce qui souligne une utilisation sous-optimale de ses capacités de production. Cette sous-alimentation persistante limite non seulement son potentiel opérationnel, mais elle contraint également l’entreprise à se tourner vers des marchés internationaux pour ses approvisionnements en pétrole brut. Cette dépendance accrue l’expose de facto à la volatilité des prix sur le marché mondial, créant ainsi une instabilité supplémentaire qui pourrait avoir des répercussions significatives sur ses opérations et sa profitabilité à long terme.

C’est précisément sur ce levier stratégique que le groupe entend concentrer ses efforts pour atteindre ses objectifs commerciaux. Dans ce cadre, le géant nigérian Dangote a non seulement intensifié ses discussions avec les autorités nigérianes, mais il a également engagé des conversations approfondies visant à sécuriser des volumes plus importants de brut local. Un accès accru et facilité au pétrole domestique, réglé en monnaie locale, permettrait de réduire de manière significative non seulement les coûts liés aux intermédiaires, souvent onéreux, mais aussi ceux associés au transport, ainsi qu’à l’impact des fluctuations de change qui peuvent minorer les profits. 

Notons que cette démarche se révèle d’autant plus cruciale sur le plan économique, car, selon une récente analyse de Bloomberg, les cours mondiaux du brut, les tarifs du fret maritime ainsi que les primes d’assurance maritime ont connu une forte augmentation en quelques jours seulement, aggravée par les tensions toujours persistantes résultant de la crise iranienne qui secoue le marché international de l’énergie.

Abdoulaye KONÉ 

Au Mali, le FMI valide une trajectoire convaincante et redynamise l’élan des réformes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le Fonds monétaire international (FMI) vient d’adresser un signal plutôt clair aux partenaires du pays, marquant ainsi un tournant significatif dans la dynamique économique nationale.

 En validant, le 18 mars, le deuxième et dernier examen du Programme de suivi par les services (PSS), l’institution internationale ne se contente pas de reconnaître la conformité technique aux attentes financières, mais souligne également l’importance des efforts progressifs déployés pour stabiliser une économie mise à rude épreuve en 2025. Cette validation témoigne non seulement de l’engagement du Mali à maintenir des pratiques financières saines, mais aussi de sa volonté indéfectible d’initier des réformes structures essentielles, nécessaires pour faire face aux défis économiques, sociaux et politiques auxquels le pays doit faire face.

D’après nos renseignements, il ne s’agit pas seulement d’un feu vert technique : c’est une reconnaissance plus étendue des sacrifices et des initiatives entreprises par les autorités maliennes.Derrière cette décision se cache une histoire de résilience et de détermination, celle d’un pays qui, malgré des circonstances complexes et souvent adverses, s’efforce de remettre de l’ordre dans ses finances tout en poursuivant ses réformes dans un contexte éloigné de la simplicité, marqué par des turbulences tant internes qu’externes. Ce soutien du FMI pourrait également servir de catalyseur pour renforcer les investissements et favoriser la coopération avec d’autres partenaires internationaux, ouvrant ainsi la voie à une relance plus durable et inclusive pour l’avenir du Mali.

L’année 2025 a été particulièrement difficile et éprouvante pour de nombreuses personnes et entreprises. Entre la diminution significative de la production d’or, qui a eu un impact direct sur les économies locales ainsi que sur le marché mondial, et les tensions croissantes sur l’approvisionnement en carburant, l’activité économique a clairement ralenti, amenant de nombreuses industries à réévaluer leurs stratégies et leurs prévisions financières. À cela s’est ajouté un climat sécuritaire devenu de plus en plus tendu, marqué par des conflits et des incertitudes qui ont pesé lourdement sur plusieurs secteurs, tels que le tourisme et le commerce, engendrant ainsi un sentiment général d’insécurité parmi les citoyens et les investisseurs. Cette conjoncture complexe a non seulement affecté la stabilité économique, mais elle a également soulevé des préoccupations quant à l’avenir, créant un environnement où chacun s’inquiète des conséquences à long terme de ces défis interconnectés.

Depuis quelque temps, la situation semble bel et bien s’améliorer, même si, il est important de noter, que tout n’est pas encore gagné et qu’un chemin reste à parcourir. La production minière a repris son essor, les circuits d’approvisionnement se normalisent de plus en plus, et l’environnement général dans lequel évoluent les acteurs économiques devient progressivement plus sécuritaire, offrant ainsi quelques signes d’apaisement fort appréciables. Dans ce contexte, l’économie nationale commence à reprendre des couleurs, cette dynamique étant fortement portée par la filière aurifère, qui demeure le pilier et la colonne vertébrale du pays. En parallèle, il est à souligner que l’inflation, bien que toujours présente, reste contenue à un niveau inférieur à 3%, ce qui contribue considérablement à stabiliser le cadre macroéconomique dans son ensemble. 

En ce qui concerne la gestion budgétaire, celle-ci est globalement maîtrisée, ce qui est d’autant plus notable dans un environnement économique parfois tumultueux.

L’un des points les plus remarquables soulignés par le Fonds Monétaire International (FMI) concerne spécifiquement l’exécution rigoureuse du programme établi. Sur ce terrain essentiel, les autorités maliennes ont su tenir leurs engagements avec une grande détermination et responsabilité.

Les objectifs fixés en matière de recettes fiscales, de réduction du déficit budgétaire, ou encore de règlement des arriérés ont été atteints, et dans certains cas, même largement dépassés, témoignant d’une gestion efficace et proactive. De plus, il est important de noter que les dépenses sociales prioritaires ont été soigneusement préservées, ce qui constitue un aspect crucial à prendre en considération dans un contexte budgétaire si contraignant et qui pourrait menacer le bien-être des citoyens.

Un autre élément particulièrement notable et marquant, c’est le progrès significatif réalisé dans le cadre des réformes structurelles qui se sont accélérées au fil du temps. En particulier, la digitalisation des recettes fiscales représente un pas en avant audacieux vers l’établissement de systèmes plus transparents et efficaces, tandis que les efforts entrepris pour moderniser l’administration sont révélateurs d’un engagement sincère envers une transformation en profondeur de l’ensemble des processus en vigueur. Dans un environnement complexe et changeant où les défis économiques et sociaux se multiplient, ces initiatives illustrent non seulement une réponse proactive, mais aussi une vision stratégique tournée vers l’avenir.

Cependant, de nouveaux défis commencent d’ores et déjà à se manifester au sein de cette dynamique économique en évolution. La récente augmentation des prix sur les marchés internationaux de l’or et du lithium, deux ressources stratégiques et très prisées dans le monde moderne, pourrait engendrer des revenus considérables pour l’État, de nature à transformer la réalité économique du pays en profondeur. 

En théorie, il s’agit d’une très bonne nouvelle qui pourrait augurer d’une prospérité nouvelle. Cependant, sur le terrain, le Fonds Monétaire International (FMI) met en garde contre une attitude trop optimiste et appelle à un maximum de prudence dans la gestion de cette aubaine. En effet, l’histoire économique de plusieurs nations riches en ressources naturelles illustre bien que ces flux de revenus peuvent rapidement se transformer en une source de déséquilibres sévères si leur gestion n’est pas rigoureuse et réfléchie.

L’enjeu principal sera donc de réussir à éviter les dépenses excessives qui pourraient survenir durant les phases de hausse des prix, tout en s’assurant de transformer cette manne financière en investissements durables qui profiteront à l’économie à long terme. Le budget 2026 a été conçu dans cette optique, visant à maintenir un objectif de déficit qui soit en adéquation avec la norme de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), se fixant autour de 3 % du Produit Intérieur Brut (PIB).

Malgré ces avancées prometteuses, il subsiste des contraintes qui restent bien réelles et qui sont à prendre en compte. Les marges de manœuvre, en effet, demeurent limitées en raison de divers facteurs. D’une part, le coût de l’endettement pèse lourdement sur les finances publiques, et d’autre part, les besoins en matière de sécurité continuent d’être élevés, alors que les attentes sociales de la population sont également très fortes, créant ainsi une pression supplémentaire sur les ressources publiques.

En parallèle, le gouvernement se trouve dans la nécessité cruciale de trouver un équilibre délicat, permettant de continuer à investir de manière intelligente et stratégique pour soutenir une croissance économique dynamique et durable, tout en mettant en place des mesures efficaces pour protéger les populations les plus vulnérables qui sont souvent les plus touchées par les fluctuations économiques. 

En validant ce programme ambitieux, le FMI salue non seulement des « résultats remarquables », mais également un engagement jugé solide et durable de la part du pays, ce qui témoigne d’une volonté claire d’avancer vers la prospérité. Au-delà des simples mots laudateurs, cette reconnaissance institutionnelle peut engendrer des effets concrets et tangibles sur le terrain. En effet, elle renforce non seulement la crédibilité du pays sur la scène internationale, mais pourrait également faciliter l’accès à de nouveaux financements indispensables pour le développement et la mise en œuvre de projets d’envergure.

Pour rappel, les programmes de suivi par les services du FMI (PSSF) sont des accords essentiels conclus entre les pays membres et les services du FMI, visant à surveiller de près le programme économique du pays membre et à constituer un historique exhaustif de la mise en œuvre des réformes. Ce processus rigoureux pourrait ouvrir la voie à une aide financière importante du Fonds au titre de la tranche supérieure de crédit (TSC), un soutien qui peut s’avérer crucial en période de défis économiques. 

Notons qu’il est important de noter qu’ils ne nécessitent pas l’approbation formelle du Conseil d’administration du FMI pour être mis en œuvre. Les rapports détaillés établis par les services du FMI dans le cadre des PSSF sont ensuite transmis au Conseil d’administration à titre d’information, permettant une transparence et un suivi continu des avancées réalisées.

Daouda Bakary KONÉ 

Énergies : le raffinage domestique au Nigeria réduit les coûts d’importation d’essence

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, les autorités nationales ont entrepris des mesures significatives pour réduire le coût de la facture d’importation d’essence, une décision qui s’avère très bénéfique grâce à la récente montée en puissance du raffinage domestique.

 Selon des données précises fournies par la Central Bank of Nigeria (CBN), des informations révélées à la presse locale le lundi 23 mars indiquent que ces importations, qui pesaient lourdement sur l’économie, ont diminué pour atteindre environ 10 milliards de dollars en 2025, un chiffre considérable par rapport aux 14 milliards de dollars enregistrés un an plus tôt.

En termes de monnaie locale, ces importations d’essence ont nécessité une dépense de 8,96 trillions de nairas en 2025, ce qui représente une diminution frappante de 41,9 % par rapport à l’année précédente, selon les rapports du National Bureau of Statistics (NBS). Cette dynamique positive est particulièrement soutenue par la mise en service de la raffinerie Dangote, aujourd’hui la plus grande d’Afrique, qui dispose d’une impressionnante capacité de 650 000 barils par jour, permettant ainsi de répondre aux besoins croissants du marché local en produits pétroliers.

Parallèlement à ces développements remarquables, les autorités ont également révisé leur politique d’approvisionnement en carburant pour mieux prendre en compte les intérêts de la production locale. Vers la mi-mars, l’Agence Ecofin a rapporté que des restrictions ont été mises en place concernant l’octroi de licences d’importation d’essence, dans le but de promouvoir l’industrie nationale et d’encourager l’auto-suffisance en matière énergétique. Malgré ce recul significatif des importations, les défis restent nombreux, et il est intéressant d’observer comment ces changements structurants influenceront l’avenir économique du pays dans le secteur pétrolier.

En tant que premier producteur africain de pétrole, le Nigeria a brillamment démontré sa position incontournable dans le secteur énergétique en affichant une production moyenne remarquablement élevée de brut et de condensats, s’élevant à 1,63 million de barils par jour au cours de l’année 2025. Par ailleurs, les trois raffineries locales ont largement contribué à l’approvisionnement énergétique du pays en fournissant un volume impressionnant de 7,54 milliards de litres de carburants, selon les informations révélées par la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority (NMDPRA), l’organisme de réglementation chargé de superviser les activités pétrolières dans le pays.

À la fin du mois d’octobre de l’année dernière, la Nigerian National Petroleum Company (NNPC Ltd) a publié une annonce marquante indiquant sa recherche active d’investisseurs pour poursuivre et intensifier les travaux de réhabilitation de ses raffineries situées à Port Harcourt, Warri et Kaduna. 

Ces installations, ayant une capacité combinée d’impressionnants 445 000 barils par jour, sont au cœur de la stratégie du pays pour le renforcement de sa production pétrolière intérieure.

De plus, la compagnie d’État, tout en cherchant à moderniser ces raffineries clés, privilégie l’établissement de partenariats plutôt que la vente de ses actifs, signalant ainsi son engagement à maintenir le contrôle national sur ses ressources énergétiques. En parallèle de ces efforts, la NNPC a également annoncé en février 2026 un projet ambitieux visant à développer une nouvelle raffinerie de condensats, capable de traiter 10 000 barils par jour, qui sera établie dans l’État d’Edo, en collaboration avec le gouvernement local, mettant ainsi en lumière l’initiative du pays à diversifier et à renforcer sa capacité de raffinage pour soutenir sa prospérité économique future.

Zangouna KONÉ 

Banques: la saison 2 de la série documentaire « Impact Stories » d’Afreximbank est désormais disponible

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Lancée de manière officielle le jeudi 12 mars par un communiqué qui a suscité l’intérêt du public et des médias, la saison 2 de la captivante série documentaire « Impact Stories » se donne pour mission de mettre en relief les profondes mutations humaines et économiques qui se déroulent au sein des divers territoires géographiques couverts par les actions stratégiques de la Banque africaine d’Import-Export, communément connue sous le nom d’Afreximbank.

 Ce projet ambitieux a été réalisé en collaboration étroite avec Create, le studio créatif de CNN International Commercial, et se compose de six épisodes riches en contenu qui transportent le téléspectateur à travers un éventail dynamique de pays magnifiquement diversifiés du continent africain, sans oublier les îles des Caraïbes.

Chaque épisode, soigneusement élaboré, illustre non seulement la mission essentielle de la banque, qui est de financer et de promouvoir le commerce à l’échelle internationale, mais également l’impact réel de ce financement sur le terrain. En effet, chaque numéro présente une analyse approfondie des initiatives audacieuses et des collaborations stratégiques qui sont autant de moteurs de l’entrepreneuriat et des infrastructures vitales nécessaires au développement durable. 

« Ces films captivants et instructifs sont bien plus que de simples récits d’investissements et de projets isolés ; ils dressent un portrait vivant de partenariats fructueux et de progrès tangibles, témoignant de notre engagement indéfectible à promouvoir l’indépendance économique sur le continent. En mettant en lumière les nombreuses histoires inspirantes d’entrepreneurs et de communautés qui bénéficient directement des interventions de la banque, cette série documentaire vise à inspirer un large public tout en soulignant l’importance cruciale du soutien au commerce pour l’épanouissement des nations. »

Cette suite captivante et enrichissante présente une sélection minutieusement choisie de projets significatifs auxquels l’institution bancaire a consacré d’importants investissements, dans le but de véritablement « donner du muscle financier » aux politiques de transformation en cours, pour reprendre les mots inspirants du Président sud-africain Cyril Ramaphosa. Loin d’être une simple énumération, ces projets témoignent d’un engagement profond envers le développement économique et social des communautés locales.

Des projets phares, soigneusement filmés à travers l’immense diversité de l’Afrique et des Caraïbes, illustrent la richesse de l’innovation et de l’entrepreneuriat sur ces continents en plein essor. La réalisation des épisodes se veut itinérante, adoptant ainsi une approche dynamique qui prend véritablement en compte des projets situés dans différentes régions, chacune avec ses spécificités et ses défis.

Au Nigeria, par exemple, la série met les projecteurs sur la raffinerie Dangote, une installation massive située à Lagos, qui est un projet de grande envergure qui mérite une attention particulière tant pour son impact économique que pour les emplois qu’elle pourrait générer. Dans ce même pays, les images orientent les regards vers la ville d’Aba, où l’on fait un focus sur le projet Geometric Power, une initiative audacieuse destinée à compenser le déficit d’électricité qui plombe la croissance économique locale.

En continuant cette exploration, au Ghana, les caméras filment avec enthousiasme Plot Enterprise, spécialisée dans la transformation et l’exportation de produits dérivés du cacao, mettant en avant le savoir-faire local et les bénéfices économiques qui en découlent pour les agriculteurs. Ensuite, l’un des épisodes se consacre à la marque Boyedoe, une enseigne ghanéenne dynamique créée en 2020, qui se fixe des ambitions internationales audacieuses, cherchant à s’imposer sur le marché global tout en restant profondément enracinée dans son identité locale.

La réalisation des épisodes est itinérante et prend ainsi en compte des projets situés dans différentes régions, ce qui permet de mettre en lumière la richesse et la diversité des initiatives qui émergent à travers le monde. 

Dans les Caraïbes, par exemple, l’extension du complexe hôtelier Silversands Resort, qui se trouve à la Grenade, est mise en avant, soulignant l’importance de cette destination touristique en pleine expansion. Ce projet attire non seulement des investisseurs, mais également des voyageurs en quête d’expériences uniques, tout en favorisant l’économie locale par le biais de la création d’emplois et de la promotion des cultures locales. 

En Côte d’Ivoire, la réhabilitation de l’emblématique stade Félix Houphouët-Boigny est également prise en compte dans les diffusions, un exemple frappant de la façon dont le pays investit dans ses infrastructures sportives pour stimuler à la fois le sport et le tourisme, tout en rendant hommage à la mémoire d’un leader charismatique qui a joué un rôle clé dans l’histoire du pays.

Enfin, une section de la série est dédiée à l’économie créative africaine, qui représente un levier stratégique pour valoriser les talents locaux, renforcer l’identité culturelle, diversifier les sources de croissance et accroître l’influence du continent sur l’échiquier international. Ce segment met en lumière les artistes, designers et entrepreneurs qui, à travers leur créativité, parviennent à créer des opportunités économiques tout en préservant et en célébrant leur patrimoine culturel. 

En ce qui concerne le développement financier, il convient de mentionner qu’Afreximbank, fondée en 1993 sous l’égide de la Banque africaine de développement, a son siège au Caire, en Égypte, et joue un rôle crucial en tant qu’institution panafricaine dédiée au financement du commerce intra-africain et extra-africain. 

Notons qu’à la fin de l’année 2024, Afreximbank affichait des résultats impressionnants, avec plus de 40,1 milliards USD d’actifs et 7,2 milliards USD de fonds propres, témoignant ainsi de sa solidité et de son engagement à soutenir le développement économique du continent africain à travers des solutions financières adaptées.

Korotoumou Sylla