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Au Nigeria, les autorités explorent des opportunités de coopération numérique avec la Finlande

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le gouvernement, dans un effort ambitieux et stratégique, envisage de renforcer sa transformation numérique, une initiative qui pourrait potentiellement moderniser divers secteurs de l’économie nationale.

 C’est dans ce cadre dynamique qu’elle explore des opportunités collaboratives avec la Finlande, un pays connu pour son expertise avancée dans le domaine technologique, avec qui un protocole d’accord a été signé le lundi 23 mars à Abuja, la capitale du Nigeria.

Le document important a été paraphé par Bosun Tijani, le ministre nigérian des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique, un fervent défenseur de l’intégration technologique dans le développement national, et Jarno Syrjälä, sous-secrétaire d’État chargé du commerce international au ministère finlandais des Affaires étrangères, représentant un pays réputé pour ses avancées en matière d’innovation. 

Ce protocole d’accord couvre plusieurs domaines cruciaux, allant du gouvernement numérique aux technologies émergentes, en passant par les infrastructures publiques digitales, la cybersécurité, ainsi que le développement des écosystèmes d’innovation. Cette initiative ambitieuse prévoit également des actions significatives de renforcement des capacités, avec pour objectif de soutenir la montée en compétences des acteurs locaux, afin de garantir que le Nigeria puisse tirer pleinement parti des nouvelles technologies et des solutions numériques dans sa quête de développement.

« Cet accord constitue une avancée significative faisant suite à nos engagements pris à Helsinki en février, où nous avons rencontré des acteurs tels que Finnver, des institutions et des entreprises qui partagent notre vision d’un avenir numérique prospère et accessible, propulsant ainsi le Nigeria vers une ère d’innovation et de croissance technologique durable. »

Cette coopération s’inscrit dans la continuité des échanges engagés ces derniers mois entre les capitales d’Abuja et de Helsinki, marqués par une volonté commune de progresser dans le développement d’infrastructures numériques robustes et novatrices. Ces discussions ont notamment porté sur des projets structurants tels que les plateformes d’échange de données, qui visent à optimiser la communication entre les différents acteurs économiques et sociaux, tout en facilitant l’accès à l’information. 

De plus, cette collaboration s’appuie également sur des initiatives européennes ambitieuses en cours, à l’image du programme « Team Europe », qui est mis en œuvre grâce à l’appui et l’expertise d’organismes influents comme l’agence finlandaise de développement HAUS Finnish Institute of Public Management et l’agence estonienne de développement ESTDEV, tous deux engagés à promouvoir les meilleures pratiques et à renforcer les capacités locales.

« La Finlande se réjouit de renforcer son partenariat avec le Nigeria pour bâtir des sociétés numériques résilientes, sûres et centrées sur l’humain », a déclaré Jarno Syrjälä, soulignant ainsi l’importance d’une approche collaborative et inclusive pour faire face aux défis contemporains dans le domaine du numérique et garantir un avenir prospère pour les deux nations. Cette initiative témoigne d’une ambition partagée qui vise non seulement à innover technologiquement, mais également à améliorer la qualité de vie des citoyens grâce à des infrastructures modernes et accessibles.

Abdoulaye KONÉ 

TRIBUNE: « Du village à la souveraineté : pourquoi le Mali doit ancrer sa Vision 2063 dans l’énergie productive rurale »

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Par Harouna Niang / Économiste

Le Mali se trouve aujourd’hui à un moment décisif de son histoire économique.

Comme de nombreux pays africains, il est confronté à des défis structurels : insécurité alimentaire, chômage des jeunes, déséquilibres territoriaux et vulnérabilité climatique. Malgré des décennies de réformes et d’investissements, la transformation économique reste incomplète.

Une raison majeure explique cette situation :
les zones rurales, où vit pourtant la majorité de la population, ont été largement exclues des investissements productifs.

Un angle mort historique du développement

De l’époque coloniale à nos jours, l’économie malienne s’est construite autour d’une logique centralisée et extractive. Les investissements ont été concentrés dans les centres urbains et les secteurs tournés vers l’exportation, laissant les zones rurales dans une économie de subsistance.

Le résultat est paradoxal :
• un pays à fort potentiel agricole,
• mais dépendant des importations alimentaires,
• avec une pauvreté rurale persistante.

Le village n’a jamais été pensé comme un espace de production moderne.

Vision 2063 : une ambition à structurer

La Vision Mali 2063 porte une ambition légitime : bâtir un pays souverain, prospère et stable.

Mais toute vision doit reposer sur une architecture économique claire.
La question centrale est donc :

où la richesse sera-t-elle produite ?

La réponse est évidente : dans les territoires ruraux.

Un modèle intégré de développement rural productif

Le Programme National d’Irrigation Solaire et d’Énergie Productive propose une transformation profonde, basée sur une approche systémique.

Chaque village devient un pôle de développement couvrant :
• l’agriculture
• l’élevage
• la pisciculture
• la foresterie

Un système productif complet et circulaire

À ) Agriculture
• irrigation maîtrisée
• diversification des cultures
• amélioration des rendements

B) Élevage
• cultures fourragères
• intensification de la production animale
• amélioration des revenus

C) Pisciculture
• valorisation des bassins de rétention d’eau
• production locale de protéines (poisson)
• diversification des sources de revenus

La pisciculture permet d’optimiser l’utilisation de l’eau et d’intégrer une logique de production circulaire.

D) Foresterie
• reboisement
• gestion durable des ressources
• lutte contre la désertification

Les villages au cœur de la gestion environnementale

Le programme repose sur un principe clé :

les communautés locales deviennent responsables de leur environnement

Elles assurent :
• la protection des ressources naturelles
• la gestion des forêts
• l’entretien des infrastructures
• l’adoption de pratiques durables

Cela garantit la durabilité du programme.

Un système énergétique rural intégré
• solaire → production agricole
• biomasse → valorisation des déchets
• biodigesteurs → énergie domestique + fertilisants
• rétention des eaux → inclusion de tous les villages

Un modèle adapté à la diversité du Mali.

Un levier de transformation économique et sociale

  • Souveraineté alimentaire et nutritionnelle
  • Création massive d’emplois
  • Stabilisation des territoires
  • Résilience climatique • Protection de l’environnement

Mobiliser la diaspora : un levier stratégique

Des régions comme Kayes peuvent devenir des pôles d’investissement grâce à une diaspora fortement engagée.

Un choix politique structurant

Ce programme dépasse la technique. Il pose une question fondamentale :

Quel modèle de développement voulons-nous ?

Conclusion

Le Mali a aujourd’hui une opportunité historique :

  • transformer ses villages en moteurs de croissance,
  • valoriser toutes ses ressources,
    • construire une économie inclusive et durable.

En intégrant ce programme dans la Vision 2063, le Mali peut changer de trajectoire.

La souveraineté ne se décrète pas.
Elle se construit, village par village.

Et c’est là que commence l’avenir du Mali.

Bamako Mars 2026

Afrique du Sud: l’État augmente les redevances télécoms, entraînant des hausses de prix prévues

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique du Sud, le régulateur des télécommunications, l’Independent Communications Authority of South Africa (ICASA), a récemment pris une décision significative et impactante en actant une revalorisation de l’ensemble de ses redevances applicables au secteur des communications électroniques.

 Cette révision, qui a été publiée dans le Journal officiel du vendredi 20 mars, marque un tournant majeur dans le paysage des télécommunications en Afrique du Sud, car ces augmentations, indexées sur l’inflation, entreront en vigueur le 1er avril prochain. 

Selon l’avis réglementaire publié par l’ICASA, ces ajustements financiers correspondent à une hausse de 3,2 %, un pourcentage calculé sur la base de l’indice des prix à la consommation (IPC), ce qui illustre l’impact croissant de l’inflation sur les coûts opérationnels des entreprises du secteur. 

Ainsi, ces augmentations concernent un large éventail de frais, englobant notamment les licences de spectre, les autorisations de services, ainsi que les procédures d’homologation des équipements terminaux, touchant ainsi divers acteurs du marché. Cela pourrait engendrer des répercussions significatives pour les fournisseurs de services et les consommateurs, car ces frais pourraient influencer les tarifs proposés sur le marché.

Cette mise à jour tarifaire significative impacte l’intégralité de la chaîne de valeur dans le secteur technologique, entraînant des changements notables pour tous les acteurs concernés, des fabricants aux utilisateurs finaux. En ce qui concerne les droits d’homologation, qui constituent une étape obligatoire essentielle pour l’importation et la commercialisation de tout terminal, ces droits progressent de manière substantielle, passant de 6,526 rands à 6,735 rands par modèle certifié. Cette augmentation peut sembler modeste à première vue, mais elle a des répercussions considérables sur les budgets des entreprises.

De plus, il est impératif de noter que chaque smartphone ou équipement réseau doit en effet faire l’objet d’une certification individuelle avant sa commercialisation sur le marché. Cette exigence vise à garantir que tous les dispositifs respectent les normes de sécurité et de performance établies. Parallèlement, les coûts associés à l’étiquetage et aux modifications techniques ont également été relevés, ce qui représente une charge financière supplémentaire qui pourrait peser lourdement sur les constructeurs et importateurs. Ces derniers, en particulier ceux disposant de catalogues produits étendus, pourraient ressentir les effets combinés de ces augmentations tarifaires sur leurs marges bénéficiaires et sur leur capacité à innover dans un marché de plus en plus compétitif.

L’impact de cette décision réglementaire ne s’est pas fait attendre sur le marché, provoquant une onde de choc que de nombreux acteurs du secteur avaient anticipée. Illustrant parfaitement les craintes persistantes au sein de l’industrie des télécommunications, Telkom, l’opérateur historique sud-africain qui a une empreinte significative dans le paysage numérique du pays, a d’ores et déjà annoncé une révision à la hausse de ses tarifs tant pour les services mobiles que pour les services fixes, et ce, dès le 1er avril. Le géant des télécoms prévoit une augmentation moyenne de 6,5 % sur ses différents forfaits mobiles, notamment FreeMe, FlexOn et Infinite, ce qui représente une hausse deux fois plus importante que celle imposée par le régulateur. 

Dans le détail, les abonnements à la fibre optique et aux lignes fixes actuellement utilisées progresseront de 6 %, un chiffre qui soulève des inquiétudes sur l’accessibilité des services numériques, tandis que les produits vocaux hérités, gérant des anciens contrats, subiront une envolée impressionnante de 10 %. Telkom justifie ces décisions controversées par la nécessité de s’adapter à l’augmentation des coûts opérationnels et par l’urgente nécessité de maintenir ses investissements dans le réseau, des investissements cruciaux pour garantir une qualité de service satisfaisante.

Une équation complexe pour la pénétration du numérique émerge de cette situation, mettant en lumière le défi majeur que le secteur des télécommunications doit surmonter : l’arbitrage délicat entre la rentabilité des infrastructures, qui demande des ressources financières importantes, et l’accessibilité financière pour les consommateurs. Si le régulateur décide d’aligner ses tarifs sur les cycles économiques et les réalités du marché, les opérateurs comme Telkom seront confrontés à des choix difficiles qui pourraient affecter non seulement leur rentabilité, mais aussi l’accès à des services de communication essentiels pour la population.

Pour les consommateurs sud-africains, cette hausse cumulative des coûts des services numériques menace de freiner l’inclusion digitale, un aspect de plus en plus crucial dans un monde où l’accès à Internet est devenu essentiel pour le développement personnel, professionnel et économique. En effet, alors que la technologie continue d’évoluer à un rythme effréné et que de plus en plus de services sont désormais accessibles en ligne, le coût élevé de la data et des équipements reste un sujet de préoccupation sociale majeur, suscitant des inquiétudes quant à l’équité et à la justice sociale. 

Notons qu’il est important de rappeler qu’une précédente revalorisation de 5,4 % avait déjà été appliquée par l’ICASA en avril 2025, une décision qui a non seulement illustré, mais également confirmé une tendance structurelle au renchérissement des services numériques dans le pays. Cette situation soulève des questions essentielles sur l’avenir de l’égalité d’accès aux technologies et aux informations, rendant d’autant plus urgent le besoin d’initiatives qui pourraient atténuer ces pressions financières sur les consommateurs.

Moussa KONÉ 

Côte d’Ivoire : Daystar Power annonce la construction d’une centrale solaire de 5,2 MWp pour SC CI.

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(CROISSANCE AFRIQUE)- La société Daystar Power, un acteur incontournable dans le domaine des solutions hybrides d’énergie solaire, dédiée spécifiquement aux entreprises commerciales et industrielles, a récemment annoncé, en date du lundi 23 mars, la signature d’un important contrat avec la Société de Ciment de Côte d’Ivoire, connue sous l’appellation de SC CI.

Cet accord a pour objet l’installation d’une centrale solaire d’une capacité de 5,2 MWp sur le site industriel de SC CI, marquant ainsi un tournant significatif dans la manière dont cette entreprise gère ses ressources énergétiques.

D’après les informations précises qui ont été communiquées, il est prévu que la centrale solaire soit développée par Daystar en tant que solution intégrée, ce qui signifie qu’elle englobera toutes les phases essentielles du projet : de la conception technique minutieuse, passant par l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires, jusqu’à la construction et l’exploitation sur le long terme de l’installation.

Cette opération, qui s’annonce prometteuse, devrait théoriquement permettre à SC CI de réduire significativement ses coûts énergétiques tout au long de la durée de vie estimée du projet, tout en diminuant ses émissions de carbone, un enjeu crucial dans le cadre de la production industrielle moderne et respectueuse de l’environnement. Il est à noter, cependant, qu’aucun montant d’investissement n’a été précisé à cette étape du développement.

Cette initiative représente un moment marquant non seulement pour SC CI, mais également pour l’ensemble du secteur industriel ivoirien, car ce projet positionne SC CI comme la première cimenterie en Côte d’Ivoire à intégrer une installation solaire à grande échelle au sein de son bouquet énergétique, ce qui pourrait inspirer d’autres entreprises à suivre cette voie innovante vers la durabilité énergétique.

Daystar Power, une filiale innovante de la multinationale pétrolière Shell, se distingue par son engagement actif en Afrique de l’Ouest, en particulier au Nigeria, où elle se consacre à la mise en œuvre de solutions solaires adaptées aux besoins spécifiques des entreprises industrielles. En novembre 2023, l’entreprise a franchi une étape significative en signant un accord stratégique avec Nigerian Breweries, un acteur majeur du secteur brassicole, pour l’installation d’une centrale solaire d’une puissance impressionnante de 4,2 MWp, accompagnée d’un système de stockage d’une capacité de 2 MWh, ce qui témoigne de l’expansion croissante des énergies renouvelables dans le pays. De plus, en septembre 2025, elle a également réalisé une installation remarquable pour Beta Glass, un acteur clé basé à Agbara, qui possède la capacité de générer jusqu’à 2040 MWh d’électricité par an, apportant ainsi une contribution significative en couvrant 16 % des besoins énergétiques diurnes de ce site industriel.

Dans une région encore marquée par une insuffisance d’infrastructures électriques, avec environ 50 % de la population n’ayant qu’un accès limité à l’électricité selon les données compilées par la Direction générale du Trésor français, la situation est aggravée par des réseaux électriques souvent instables et une dépendance élevée à l’égard des groupes électrogènes, ce qui pousse de nombreuses entreprises à se tourner vers des solutions solaires durables. 

Notons que ces initiatives notables ne se limitent pas seulement à fournir une énergie fiable, mais elles jouent également un rôle essentiel dans la réduction des émissions de carbone, dans un environnement où les industries sont de plus en plus conscientes de la nécessité d’intégrer des sources d’énergie plus propres et respectueuses de l’environnement au sein de leurs opérations, contribuant ainsi à un avenir énergétique plus durable pour la région.

Daouda Bakary KONÉ 

Orascom et ses partenaires progressent sur un projet de parc éolien de 900 MW en Égypte

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Wind turbines OF BANNING PASS, near Palm Springs, California, United States (33°55' N, 116°42' W).

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Egypte, un parc éolien de grande envergure, d’une capacité impressionnante de 900 MW, est sur le point d’être construit  dans le but ambitieux de produire de l’électricité propre, renouvelable et respectueuse de l’environnement. 

Cette initiative écologiquement durable constitue la principale information mise en avant dans le communiqué d’Orascom Construction, qui a été publié le lundi 23 mars, marquant ainsi une étape significative dans l’engagement du pays en faveur des énergies renouvelables.

Les informations disponibles indiquent également que ce projet ambitieux a vu la signature d’un contrat d’achat d’électricité avec l’Egyptian Electricity Transmission Company (EETC), établissant ainsi un partenariat essentiel pour la mise en place de cette infrastructure située à Ras Shokeir, dans la région stratégique du golfe de Suez, un lieu reconnu pour son potentiel éolien.

Le développement de ce projet sera réalisé selon un schéma de coopération appelé construire-posséder-exploiter (Build-Own-Operate/BOO), qui s’étendra sur une période de 25 ans. Ce consortium, qui regroupe des sociétés majeures, se compose de Aeolus, la plateforme indépendante de production d’électricité (IPP) africaine appartenant à Toyota Tsusho Corporation, détenant 40 % du projet, suivi d’ENGIE avec 35 %, et enfin d’Orascom Construction avec 25 %. Ce dernier, fort de son expérience technique, sera également responsable des travaux de génie civil ainsi que des opérations électriques sur site, tout en s’occupant de la fourniture de certains composants locaux, afin de garantir le succès et la pérennité de ce projet d’énergie renouvelable.

À la suite de cette étape cruciale et déterminante, le projet se dirigera désormais vers la clôture financière, un moment stratégique qui repose sur la sécurisation des financements nécessaires pour la bonne réalisation de l’ensemble du projet ainsi que sur la signature des contrats financiers qui garantissent ces fonds. Cette clôture financière est prévue pour le début du troisième trimestre de l’année 2026, comme indiqué dans le communiqué diffusé à cet effet. Il est important de noter que le financement requis pour le projet ainsi que les modalités spécifiques de ce financement n’ont pas été précisés, laissant place à des interrogations sur la manière dont les ressources financières seront effectivement mobilisées.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans le cadre du développement du troisième parc éolien par le consortium Orascom, qui a déjà réussi à établir une impressionnante capacité installée totalisant 912,5 MW grâce à deux infrastructures opérationnelles. L’ajout de cette nouvelle installation portera la capacité éolienne globale à environ 1,8 GW, ce qui représente un pas significatif vers l’atteinte des objectifs d’énergie renouvelable. De plus, ce projet contribuera de manière significative à l’expansion du portefeuille de concessions du consortium, qui inclut déjà divers actifs dans des domaines essentiels tels que les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et la logistique dans la région dynamique du Moyen-Orient.

En avril 2025, le groupe a fait l’annonce de la mise en service anticipée de 500 MW issus du parc éolien de Ras Ghareb, un projet développé sous le modèle BOO (Build, Own, Operate) en collaboration avec des partenaires de renom tels qu’ENGIE et Toyota Tsusho. Ce projet ambitieux, dont la capacité finale s’élèvera à 650 MW, s’aligne parfaitement avec les objectifs ambitieux fixés par les autorités égyptiennes en matière de transition énergétique et de développement durable, illustrant ainsi l’engagement fort du consortium dans la promotion des énergies propres et renouvelables.

Le projet ambitieux de Ras Shokeir s’inscrit ainsi dans la stratégie globale du pays visant à renforcer de manière substantielle ses capacités en matière de production d’énergie renouvelable à grande échelle, ce qui est devenu une priorité essentielle pour l’Égypte face aux défis énergétiques modernes. En particulier, ce projet se concentre sur le golfe de Suez, une zone qui est considérée comme un point névralgique et stratégique pour le développement du potentiel éolien en Égypte. 

Notons que grâce à sa configuration géographique unique, le golfe de Suez présente des conditions climatiques favorables, telles que des vents constants et puissants, qui en font un site idéal pour l’installation de parcs éoliens innovants et performants, contribuant ainsi non seulement à la diversification du mix énergétique du pays, mais également à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en favorisant la croissance économique et le développement durable.

Mariam KONE 

Afrique :  45 millions de dollars de l’IFC pour approvisionner en énergie solaire des sites de télécoms dans trois pays

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Solar power plant and overhead power line

(CROISSANCE AFRIQUE)- La Société financière internationale, communément abrégée en IFC, a officiellement annoncé, le lundi 23 mars, un investissement significatif de 45 millions de dollars destiné à soutenir l’alimentation par énergie solaire des infrastructures télécoms en Éthiopie, au Liberia et en Sierra Leone. 

Cette initiative stratégique vise à renforcer la fiabilité des réseaux télécoms dans ces pays, où l’adoption des services numériques est encore relativement limitée, entravant ainsi l’accès à des technologies essentielles pour le développement économique et social. 

Le financement alloué est octroyé à IPT PowerTech, une entreprise reconnue pour son expertise dans les services énergétiques spécifiquement destinés aux télécommunications, souvent désignée sous l’acronyme T-ESCO. Cet investissement crucial va non seulement contribuer à la modernisation des infrastructures, mais également à l’exploitation durable et à la maintenance des 2 235 sites télécoms dispersés à travers les trois nations. Il est particulièrement pertinent de noter que près de 90 % de ces sites sont stratégiquement situés dans des zones éloignées qui ne sont pas raccordées au réseau électrique national, ou bien dans des régions marquées par une alimentation électrique instable et intermittente, créant ainsi des défis uniques pour le secteur des télécommunications.

Avec la mise en place de nouveaux systèmes solaires accompagnés de batteries spécifiquement conçues pour alimenter ces infrastructures critiques, l’IFC projette qu’il y aura une réduction significative des pannes et des interruptions dans les réseaux mobiles en Éthiopie, au Liberia et en Sierra Leone. Cette évolution devrait permettre d’améliorer non seulement la connectivité mais également de renforcer l’économie locale en facilitant l’accès à l’internet et à d’autres services numériques essentiels.

Cette initiative intervient dans un contexte où les opérateurs africains restent fortement exposés aux défis énergétiques, une réalité clairement mise en lumière par les observations de la GSMA, qui est l’Association internationale des opérateurs et des entreprises de télécommunication. Ces défis incluent, entre autres, les coupures de courant fréquentes qui perturbent les opérations quotidiennes, le faible accès au réseau électrique qui empêche de nombreuses localités de bénéficier d’une alimentation énergétique stable, ainsi que les coûts élevés de l’énergie qui pèsent lourdement sur les budgets des entreprises. En outre, les difficultés d’accès aux sources renouvelables, qui pourraient offrir des solutions durables et économiques, constituent un obstacles supplémentaire pour les opérateurs. À cela s’ajoute une forte dépendance au diesel, une ressource non seulement coûteuse en raison des fluctuations des prix du marché, mais qui entraîne également des coûts importants et des contraintes opérationnelles pour les opérateurs, notamment en matière de logistique et de maintenance. L’organisation recommande ainsi un recours accru aux énergies renouvelables, comme l’énergie solaire ou éolienne, pour atténuer ces contraintes et favoriser une croissance durable.

L’IFC, la Banque mondiale, explique qu’en améliorant la qualité et la stabilité de l’électricité alimentant les infrastructures télécoms, cette initiative renforcera non seulement la couverture mobile, mais également l’accès et l’utilisation des nouvelles technologies. Grâce à ce renforcement, des ménages, des écoles, des centres de santé et des petites entreprises pourront bénéficier de services numériques plus fiables, ce qui leur permettra de mieux s’intégrer dans l’économie numérique émergente. L’institution y associe également une baisse potentielle des coûts des services fournis, une réduction qui pourrait se traduire par une augmentation dans leur adoption et leur usage généralisé. Selon DataReportal, la digitalisation continue d’accélérer dans de nombreuses régions, et cette dynamique pourrait se voir considérablement amplifiée grâce à des initiatives telles que celle-ci.

Ces chiffres doivent toutefois être nuancés, car il est important de noter que certaines personnes détiennent plusieurs cartes SIM, qui sont dès lors comptabilisées comme autant d’abonnements, ce qui peut fausser l’image réelle de l’utilisation des services. À titre indicatif, l’Union internationale des télécommunications (UIT) émet des estimations indiquant que les taux de pénétration de la téléphonie mobile s’élevaient à 50,3 % en Sierra Leone en 2024, ce qui souligne un développement dans ce domaine, suivi de près par le Liberia avec un taux de 54,8 %, et enfin l’Éthiopie, qui, bien que légèrement en dessous, affiche tout de même une pénétration de 52,7 %. S’agissant de l’accès à l’Internet, ces taux spécifiques varient considérablement, s’élevant à seulement 25,1 % en Sierra Leone, tandis que le Liberia compte 32,2 %, et l’Éthiopie se situe autour de 21,99 %, ce qui révèle des disparités notables entre ces pays.

Il convient néanmoins de rappeler qu’une amélioration de la disponibilité du réseau, bien que cruciale, ne se traduit pas automatiquement par une adoption accrue des services télécoms. En effet, d’autres facteurs importants entrent en jeu, notamment la possession effective de terminaux adaptés, l’accès à l’électricité pour pouvoir les recharger régulièrement, l’accessibilité financière des différentes offres présentes sur le marché et, finalement, les compétences numériques de la population.

Notons qu’il est essentiel de reconnaître que les zones non couvertes par les réseaux restent, par définition, totalement exclues de ces avancées technologiques, ce qui peut aggraver le fossé numérique et limiter le potentiel de croissance économique dans ces régions.

Zangouna KONÉ 

RDC : la Banque mondiale allouera 75 millions USD consacrés au recensement général

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque mondiale, institution financière internationale reconnue pour son rôle crucial dans le soutien économique et le développement des pays à travers le monde, a annoncé une prévision de financement s’élevant à 100 millions de dollars. 

Dans cette somme significative, 75 millions de dollars seront spécifiquement alloués à la réalisation du deuxième recensement général de la population et de l’habitat, connu sous le sigle RGPH2, en République démocratique du Congo (RDC). Ce recensement est essentiel pour le pays, car il permettra de recueillir des données précieuses sur la population, les conditions de vie et les infrastructures, contribuant ainsi à une meilleure planification et à l’élaboration de politiques publiques adaptées aux besoins de la population congolaise.

Annoncé avec une grande importance et un souci manifeste d’amélioration des conditions de vie des citoyens, le lundi 23 mars, à Kinshasa, lors d’une table ronde dédiée aux bailleurs de fonds et organisée par le ministère congolais du Plan, ce projet ambitieux vise à combler le déficit de données démographiques fiables qui freine le développement du pays. En effet, l’absence de statistiques précises constitue un obstacle majeur à la mise en place de politiques substantielles et fondées sur des preuves. Ce projet promet également d’offrir aux autorités locales et nationales des outils statistiques robustes et pertinents, essentiels pour orienter les politiques publiques de manière éclairée, optimiser la planification économique, et renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale dans divers domaines tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.

« Le recensement général de la population et de l’habitat constitue une opération essentielle pour tout État soucieux de planifier efficacement son développement », a souligné, avec conviction, Guylain Nyembo Mbwizya, ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement. Ce dernier a également mis en avant l’importance d’une collecte de données rigoureuse et méthodique, qui permettra non seulement d’évaluer les besoins urgents de la population, mais aussi de mesurer les progrès réalisés au fil du temps, garantissant ainsi un suivi transparent et responsable des initiatives gouvernementales.

La première étape du RGPH2 pourrait être lancée dès juillet, avec la phase de cartographie. Le projet nécessite un budget estimé à 192 millions de dollars, qui sera consacré à la cartographie nationale, aux outils numériques et à l’appui des partenaires techniques, afin de produire des données exploitables pour la planification et le suivi de plus de 40 % des indicateurs des Objectifs de développement durable (ODD).

Ce projet intervient dans un contexte socio-économique marqué par des défis en matière de capital humain, une situation particulièrement préoccupante qui impacte gravement le développement durable du pays. Selon l’Indice de capital humain 2020 de la Banque mondiale, la République Démocratique du Congo (RDC) est classée au triste rang de 164e sur 174 pays, avec un score alarmant de seulement 0,37, mettant en lumière les problématiques profondes en termes de santé, d’éducation et de services sociaux.

Depuis le dernier recensement national effectué en 1984, l’absence de données actualisées complices des obstacles structurels rencontrés par les autorités de la RDC limite considérablement leur capacité à mesurer et à analyser de manière précise les indicateurs cruciaux liés au capital humain. Parmi ces indicateurs, on note la survie des enfants de moins de cinq ans, le problème crucial du retard de croissance, ainsi que l’accès à une éducation de qualité, qui demeure très limité. En 2024, d’après les estimations de la Banque mondiale, environ 73,5 % de la population congolaise survit avec moins de 2,15 dollars par jour, une statistique alarmante qui illustre la dure réalité économique à laquelle la majorité de la population est confrontée. De surcroît, le pays abrite près d’une personne sur six vivant en situation d’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne, ce qui accentue encore davantage les enjeux urgents de développement.

Dans ce contexte particulièrement complexe et difficile, le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH2) constitue un levier essentiel pour améliorer la connaissance des réalités démographiques et sociales du pays. 

Notons qu’il vise à fournir des informations actualisées et précises qui sont cruciales pour la planification stratégique et le développement de programmes efficaces, tout en soutenant la mise en œuvre des politiques publiques nécessaires pour répondre aux défis pressants liés au capital humain et propulser le pays vers un avenir meilleur.

Korotoumou Sylla 

Au Nigeria, la BEI et BOI signent deux accords d’un montant d’environ 135 millions d’euros 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En marge du huitième dialogue Nigeria–Union européenne, qui s’est tenu le lundi 23 mars à Abuja, un événement significatif a eu lieu sur le plan économique et sanitaire. 

La Banque européenne d’investissement (BEI), par l’intermédiaire de sa branche EIB Global, ainsi que la Banque d’industrie du Nigeria (Bank of Industry – BOI), ont formellement signé deux accords de prêts d’un montant total impressionnant de 135 millions d’euros, équivalent à environ 156,3 millions de dollars. 

Ainsi, ces financements sont spécifiquement destinés à deux domaines cruciaux : la production de dispositifs médicaux et le soutien aux chaînes de valeur agricoles, des secteurs essentiels à la croissance économique et à la santé publique du pays.

Le premier accord, qui s’élève à 50 millions d’euros, prend la forme d’une ligne de crédit stratégique, conçue pour soutenir les fabricants locaux qui se consacrent à la production de divers produits pharmaceutiques, de vaccins vitaux et d’outils de diagnostic indispensables. L’objectif sous-jacent de cette initiative est non seulement de répondre de manière proactive aux besoins médicaux locaux, mais également de favoriser la production locale tout en contribuant à réduire la dépendance indue vis-à-vis des importations.

 Ce dispositif de financement innovant permet de mobiliser des fonds à long terme pour des segments du marché qui ont été identifiés comme prioritaires par les autorités compétentes et les acteurs économiques du pays.

Dans un contexte où la santé publique est devenue une préoccupation majeure, le directeur de la BOI a souligné l’importance capitale de la production de produits de santé. Il a évoqué cette démarche comme à la fois un impératif de santé publique et une opportunité stratégique, permettant non seulement d’améliorer l’accès aux soins de santé pour la population nigériane, mais également de stimuler l’économie locale en créant des emplois et en renforçant les capacités industrielles nationales.

Le second accord, d’un montant substantiel de 85 millions d’euros, cible spécifiquement les entreprises du secteur privé, mettant un accent particulier sur les coopératives ainsi que sur les petites et moyennes entreprises (PME) qui sont activement engagées dans la production de cacao et dans l’approvisionnement laitier, deux secteurs cruciaux pour l’économie locale. En effet, 70 % du financement accordé est soigneusement orienté vers ces deux filières industrielles, reflétant ainsi une volonté stratégique de renforcer et de structurer ces secteurs vitaux. 

Cet accord ambitieux vise non seulement à organiser de manière plus efficace les chaînes de valeur, mais aussi à optimiser la production et l’approvisionnement en mettant en place des systèmes durables. De plus, il comprend une assistance technique précieuse destinée à soutenir la mise en œuvre de la stratégie climatique de la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi qu’un accompagnement spécialisé pour la gestion proactive des risques environnementaux et sociaux qui peuvent affecter le secteur agricole.

« Notre ambition est de soutenir et d’accompagner la transformation durable des chaînes de valeur ciblées au Nigeria, conformément à l’initiative Global Gateway de l’UE », a commenté Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, soulignant l’importance d’un développement harmonieux et responsable. Depuis le début de ses opérations au Nigeria en 1978, la BEI rapporte avoir engagé un impressionnant montant de 2,3 milliards d’euros dans divers secteurs stratégiques tels que les transports urbains, l’adaptation et la résilience face au changement climatique, l’innovation technologique, la logistique agroalimentaire ainsi que le financement de projets crucialement nécessaires. 

Notons que cette démarche témoigne de l’engagement à long terme de la BEI envers le développement économique et social du pays, avec un accent sur la durabilité et l’efficacité.

Abdoulaye KONÉ 

Tanzanie : environ 30 millions d’euros obtenus auprès de l’Autriche pour soutenir les projets stratégiques 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Tanzanie et l’Autriche ont convenu de mettre en œuvre plusieurs projets stratégiques d’une vaste enveloppe financière de 30 millions d’euros, ce qui équivaut à environ 34,8 millions de dollars.

 Cette initiative vise à renforcer de manière significative leur coopération en matière de développement dans divers secteurs clés, tels que l’éducation, la santé et les infrastructures. L’annonce de cette collaboration prometteuse a été faite par le vice-ministre des Finances tanzanien, Mshamu Munde, le lundi 23 mars, à l’issue d’un entretien fructueux et constructif avec une délégation autrichienne, qui était conduite par la vice-ministre des Affaires européennes et internationales, Hannah Liko. Cette rencontre témoigne d’un engagement mutuel envers le progrès et l’amélioration des conditions de vie dans les deux pays, en mettant l’accent sur des projets qui pourraient avoir un impact positif durable pour les populations locales.

Les projets, qui jouent un rôle crucial dans le développement des infrastructures et des services au sein de la société, sont principalement répartis dans les secteurs essentiels de l’éducation, de la sécurité et de la technologie. Lors d’une récente conférence, le ministre a expliqué en détail que l’Autriche s’engage à financer des projets clés et stratégiques par le biais de prêts à conditions avantageuses. Ces initiatives financières ne se contentent pas d’apporter des investissements, elles contribuent directement à l’amélioration du bien-être des citoyens. Parmi les exemples notables de ce soutien, on trouve les efforts consacrés à la rénovation ainsi qu’à l’installation de systèmes modernes et innovants à l’Institut des sciences et technologies de Karume (KIST), un établissement qui forme les futurs leaders dans le domaine technologique. De plus, il y a un accent particulier sur le renforcement du système éducatif à Zanzibar, visant à garantir que les jeunes générations puissent bénéficier d’une éducation de qualité, adaptée aux défis contemporains et aux développements futurs.

Lors des échanges enrichissants qui ont eu lieu récemment, les deux parties ont pris le temps d’aborder en profondeur la mise en œuvre ambitieuse de la Stratégie autrichienne pour l’Afrique, qui s’étend de 2026 à 2029. Cette stratégie vise non seulement à renforcer la paix et la sécurité dans la région, mais aussi à promouvoir de manière proactive une économie verte, axée sur le développement durable. Parmi les enjeux cruciaux, la stratégie met en lumière l’importance de mieux encadrer les migrations irrégulières, tout en s’efforçant de développer des systèmes de migration légale et efficaces qui pourraient bénéficier à la fois aux migrants et aux pays d’accueil. De plus, il est essentiel de favoriser les avancées significatives dans les secteurs de la science et de l’éducation, afin de créer un environnement propice à l’innovation et à la prospérité partagée.

Parallèlement, la Tanzanie a profité de cette occasion pour inviter chaleureusement l’Autriche à accroître ses investissements dans le cadre de la Vision 2050, un projet ambitieux qui aspire à transformer la Tanzanie en une économie industrielle à revenu élevé. Cette vision futuriste prévoit un produit intérieur brut d’environ 1000 milliards de dollars américains, ce qui témoigne de la détermination du pays à réaliser un changement radical et durable. Dans cette optique, des secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, l’industrie, l’exploitation minière, ainsi que l’économie bleue, ont été identifiés comme des moteurs essentiels de cette transformation économique, chacun ayant un potentiel énorme pour catalyser la croissance et créer des opportunités pour les Tanzaniens.

Une expansion qui séduit les investisseurs

 Au cours des dernières années, la Tanzanie a su préserver une stabilité macroéconomique impressionnante, même face à de sévères chocs externes qui auraient pu compromettre son développement. En effet, son économie est demeurée robuste et dynamique, se traduisant par une croissance estimée à 6 % en 2025, selon les prévisions élaborées par le Fonds monétaire international (FMI). Cette performance est renforcée par des finances publiques bien maîtrisées qui témoignent d’une gestion rigoureuse et avisée, tandis que l’inflation, demeurée modérée, se situe en deçà de l’objectif de 5 % fixé par la Banque de Tanzanie, ce qui contribue à maintenir le pouvoir d’achat des Tanzaniens.

D’après la Banque mondiale, ce succès économique est en partie attribuable aux vastes ressources naturelles dont dispose le pays, telles que les minerais, le charbon et les richesses maritimes, ainsi qu’à une dynamique démographique favorable qui encourage une main-d’œuvre jeune et en pleine croissance. Grâce à ces atouts, la Tanzanie a pu soutenir un niveau élevé d’investissements, considéré comme le moteur essentiel de sa croissance économique continue. Par ailleurs, le pays a également profité d’une amélioration notable de son climat des affaires, avec des réformes visant à simplifier les procédures administratives et à encourager l’esprit entrepreneurial, ce qui a stimulé l’afflux d’investissements. En particulier, les investissements directs étrangers (IDE) ont afflué dans le développement des capacités de production locale, renforçant ainsi les infrastructures et les industries.

En outre, la Tanzanie et l’Autriche entretiennent un partenariat solide et en pleine expansion, centré sur la diplomatie économique, qui favorise la coopération dans divers secteurs tels que le commerce, l’investissement et le développement durable. 

Notons que ce lien croissant souligne l’engagement des deux nations à travailler ensemble pour favoriser la prospérité et le bien-être des populations, tout en s’efforçant de surmonter les défis communs du développement économique.

Mariam KONE 

Éthiopie : remise d’une série d’équipements de mécanisation agricole d’une valeur de 14,7 millions de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Éthiopie, le ministère de l’Agriculture a annoncé de manière officielle et significative, le dimanche 22 mars, la distribution d’un lot conséquent d’équipements de mécanisation agricole d’une valeur impressionnante de 2,32 milliards de birrs, ce qui équivaut à environ 14,7 millions de dollars.

Cette initiative ambitieuse vise à soutenir l’ensemble des États régionaux du pays dans leur développement agricole. Selon les informations détaillées relayées par l’Agence de presse éthiopienne (ENA), cette opération s’inscrit dans le cadre plus large de la stratégie nationale Medemer, qui a été lancée en 2018 dans l’optique d’accélérer la transformation économique du pays vers un avenir plus prospère et durable.

Pour entrer dans le détail des équipements fournis, le lot comprend une variété impressionnante d’outils modernes, notamment 63 tracteurs robustes, 71 motoculteurs efficaces, et 150 batteuses à riz, sans oublier des équipements d’irrigation avancés alimentés par énergie solaire, témoignant d’un engagement envers des pratiques agricoles durables. En outre, du matériel logistique et informatique a également été inclus, destiné à améliorer de manière significative la gestion des activités agricoles, garantissant ainsi une utilisation optimale des ressources et des rendements améliorés.

Le ministre de l’Agriculture a souligné que « la promotion de la mécanisation agricole est une priorité absolue du gouvernement […] En mettant à disposition ces équipements modernes, nous visons non seulement à accroître la productivité des exploitations agricoles, mais également à améliorer la qualité des produits qui en résultent. Cela renforcera non seulement la compétitivité de l’Éthiopie sur les marchés internationaux, mais contribuera également à consolider les bases fondamentales de notre économie nationale, rendant ainsi l’agriculture éthiopienne plus dynamique et adaptée aux défis du XXIe siècle.

Plus largement, cette initiative ambitieuse et significative permettra non seulement de renforcer le parc de machines agricoles dont dispose le pays, mais aussi de réduire de manière substantielle le recours à la force humaine ou à la traction animale, qui, il est vrai, reste encore prédominante dans l’exécution des travaux agricoles quotidiens. Selon les données officielles fournies par les organismes compétents, environ 5 millions d’hectares de terres agricoles en Éthiopie étaient cultivés à l’aide de tracteurs en 2025, ce qui représente environ 27 % de la superficie totale de terres arables dans le pays, une estimation qui s’élève à près de 18,4 millions d’hectares, d’après la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Dans le cadre de sa stratégie décennale de développement du secteur agricole, qui vise à moderniser et restructurer l’approche agricole nationale, le ministère de l’Agriculture prévoit de plus que tripler la taille du parc de machines agricoles en faisant passer le nombre de tracteurs utilisés dans le pays de 20 000 au début de l’année 2025 à une impressionnante cible de 65 000 à terme, et celui des moissonneuses-batteuses qui était de 2 700, dans le même temps, devrait atteindre 15 000 unités. 

Notons que cette augmentation prévue des ressources et des équipements techniques est cruciale pour améliorer la productivité agricole, optimiser les process et garantir une sécurité alimentaire durable, tout en répondant aux défis croissants de l’agriculture moderne dans un contexte de changement climatique.

Zangouna KONÉ