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Au Nigeria, la Fintech Moniepoint cible le marché de la restauration avec nouvelle acquisition 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, la fintech Moniepoint a annoncé ce lundi 23 mars, avec une certaine fierté et une anticipation palpable, l’acquisition d’Orda Africa, une plateforme innovante et incontournable dédiée à la gestion des restaurants, qui intègre de manière fluide des systèmes de paiements, des solutions logistiques et un suivi rigoureux des stocks.

 Cette transaction, dont le montant n’a pas été explicitement communiqué, représente une étape significative dans l’évolution de Moniepoint, s’inscrivant dans une stratégie bien pensée d’élargissement de son offre, visant à proposer des solutions intégrées et adaptées aux besoins croissants des entreprises, en particulier celles opérant dans le secteur dynamique de la restauration au Nigeria. 

« En combinant le logiciel d’Orda avec l’infrastructure financière établie et l’envergure considérable de Moniepoint, nous serons en mesure d’évoluer plus rapidement, d’investir davantage et de proposer des outils et des produits plus performants qui amélioreront votre activité », a déclaré Guy Futi, le dynamique CEO d’Orda Africa, soulignant ainsi les synergies potentielles et les nouvelles opportunités qui découleront de cette fusion. Ce développement prometteur semble non seulement bénéfique pour les deux entités mais aussi pour l’ensemble du secteur de la restauration nigérian, qui pourrait bénéficier d’une transformation numérique accrue et d’une optimisation de ses opérations quotidiennes grâce à des technologies avancées.

Fondée en 2020 avec une vision audacieuse, Orda Africa s’est rapidement imposée comme un acteur clé dans le secteur de la technologie dédiée à la gastronomie, en développant un logiciel spécifiquement conçu pour répondre aux besoins des restaurants indépendants. Ce logiciel innovant permet non seulement de suivre en temps réel les commandes des clients, mais également d’organiser de manière optimale les opérations en cuisine, tout en facilitant la gestion des stocks des établissements, ce qui est crucial pour leur succès.

L’intégration envisagée au sein de l’écosystème dynamique de Moniepoint représente une avancée stratégique majeure, car elle permettra d’associer efficacement ces outils technologiques à une infrastructure financière complète, englobant des solutions de paiements, l’accès à des crédits pour soutenir les entreprises, ainsi qu’une analyse approfondie des données d’activité pour optimiser la prise de décisions. De plus, la plateforme Orda continuera de fonctionner en synergie avec ses équipes et ses produits actuels, offrant ainsi une continuité essentielle à ses utilisateurs, avant d’entrer dans une phase d’intégration progressive dans Moniebook, une solution novatrice lancée en 2025 par Moniepoint, dont l’objectif est de centraliser et simplifier la gestion des ventes, des paiements, ainsi que de la comptabilité pour diverses entreprises.

Il est important de noter que l’opération de rachat concerne, à ce stade, exclusivement les activités d’Orda Africa au Nigeria, tandis que la société ne se limite pas à ce marché, puisqu’elle est également active au Kenya. Comme l’affirme Guy Futi, le CEO d’Orda Africa, la combinaison du logiciel développé par cette start-up prometteuse et de l’infrastructure financière robuste de Moniepoint créera des synergies puissantes qui permettront d’accélérer le développement de la plateforme, tout en renforçant l’engagement d’Orda à offrir des solutions de haute qualité adaptées aux besoins spécifiques des restaurateurs.

Fondée en 2020 avec une vision audacieuse, Orda Africa s’est rapidement imposée comme un acteur clé dans le secteur de la technologie dédiée à la gastronomie, en développant un logiciel spécifiquement conçu pour répondre aux besoins des restaurants indépendants. Ce logiciel innovant permet non seulement de suivre en temps réel les commandes des clients, mais également d’organiser de manière optimale les opérations en cuisine, tout en facilitant la gestion des stocks des établissements, ce qui est crucial pour leur succès. L’intégration envisagée au sein de l’écosystème dynamique de Moniepoint représente une avancée stratégique majeure, car elle permettra d’associer efficacement ces outils technologiques à une infrastructure financière complète, englobant des solutions de paiements, l’accès à des crédits pour soutenir les entreprises, ainsi qu’une analyse approfondie des données d’activité pour optimiser la prise de décisions. De plus, la plateforme Orda continuera de fonctionner en synergie avec ses équipes et ses produits actuels, offrant ainsi une continuité essentielle à ses utilisateurs, avant d’entrer dans une phase d’intégration progressive dans Moniebook, une solution novatrice lancée en 2025 par Moniepoint, dont l’objectif est de centraliser et simplifier la gestion des ventes, des paiements, ainsi que de la comptabilité pour diverses entreprises.

Il est important de noter que l’opération de rachat concerne, à ce stade, exclusivement les activités d’Orda Africa au Nigeria, tandis que la société ne se limite pas à ce marché, puisqu’elle est également active au Kenya. Comme l’affirme Guy Futi, le CEO d’Orda Africa, la combinaison du logiciel développé par cette start-up prometteuse et de l’infrastructure financière robuste de Moniepoint créera des synergies puissantes qui permettront d’accélérer le développement de la plateforme, tout en renforçant l’engagement d’Orda à offrir des solutions de haute qualité adaptées aux besoins spécifiques des restaurateurs.

Pour Moniepoint, cette acquisition représente une opportunité stratégique significative qui lui permet de consolider sa présence sur un segment d’activité en pleine croissance, tout en renforçant son positionnement déjà établi sur le marché des services aux entreprises en Afrique. En s’immergeant davantage dans ce secteur dynamique, Moniepoint vise non seulement à élargir son portefeuille de services, mais également à répondre de manière plus efficace aux besoins diversifiés des entreprises africaines en matière de solutions financières. 

Notons que cette démarche souligne l’engagement de Moniepoint à s’adapter aux évolutions du marché et à se distinguer comme un acteur clé dans cette région, propulsant ainsi son développement et sa compétitivité face à une concurrence croissante.

UEMOA: les importations du Sénégal dans ont diminué de 0,5 point de pourcentage en novembre 2025.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au niveau de l’Uemoa, qui regroupe plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et où les échanges commerciaux sont cruciaux pour l’économie régionale, les importations de biens en provenance du Sénégal sont estimées à 8,6 milliards de francs CFA au mois de novembre, ce qui marque une diminution significative par rapport aux 13,3 milliards de francs CFA enregistrés au mois d’octobre 2025. 

Cette baisse des importations indique des changements notables dans la demande de produits étrangers ou des ajustements possibles au sein de la production locale. Selon les chiffres fournis par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), ces importations sénégalaises constituent désormais 1,2% de la valeur totale des importations de biens au sein de l’Uemoa, reflétant ainsi une contraction de 0,5 point de pourcentage comparé à la période précédente. 

Ce repli soulève des questions intéressantes sur les politiques économiques en place, ainsi que sur les dynamiques de commerce entre les pays membres de l’Uemoa, et pourrait avoir des implications sur la balance commerciale et l’économie sénégalaise dans son ensemble.Au sein de l’Union, la Direction de la Planification et des Études Économiques (Dpee) souligne l’importance croissante de la Côte d’Ivoire en tant que partenaire commercial pour le Sénégal, en précisant qu’elle est désormais le premier fournisseur de ce pays voisin.

En effet, la part de marché ivoirienne a considérablement augmenté, atteignant une estimation impressionnante de 72,6%, en comparaison avec 42,3% enregistrés seulement un mois auparavant, ce qui témoigne d’une dynamique de commerce bilatéral en pleine expansion. 
Les principaux produits qui transitent entre ces deux nations sont variés et reflètent les interconnexions économiques qui se tissent au fil du temps. Parmi les marchandises importées du territoire ivoirien, on retrouve en tête le « tabac brut et fabriqué », qui a enregistré une hausse significative de 35,7%, ce qui souligne une demande constante pour ce produit.

 Viennent ensuite les « matières plastiques et artificielles », dont la part a augmenté de 8,1%, s’affirmant comme un secteur vital dans le commerce, suivi des produits issus des industries parachimiques, qui affichent également une croissance de 7,2%. 


Notons que tous ces éléments illustrent la solidité des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal, tout en mettant en lumière les secteurs stratégiques qui participent à cette dynamique économique.
Abdoulaye KONÉ 

CANAM : une cérémonie de présentation de vœux placée sous le signe de l’unité et de l’engagement pour le RAMU

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au lendemain de la célébration de Aïd el-Fitr, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) a respecté une tradition désormais bien ancrée : la cérémonie de présentation de vœux au Directeur Général. L’événement s’est tenu dans la salle de réunion de la Direction Générale, dans une atmosphère empreinte de convivialité, de spiritualité et de cohésion institutionnelle.

La cérémonie a été ouverte par le Secrétaire Général du comité syndical, qui a pris la parole en langue nationale. Dans une intervention marquée par l’humilité et le sens des valeurs, il a formulé des demandes de pardon au nom de l’ensemble du personnel, tout en adressant des vœux de paix, de santé et de prospérité au Directeur Général ainsi qu’à tous les agents de la CANAM.

Dans la continuité, les bénédictions ont été prononcées par différentes figures de l’institution, illustrant la richesse et la diversité spirituelle qui caractérisent la CANAM. M. Pierre TRAORÉ, Agent Comptable, a élevé des prières dans la tradition chrétienne, appelant à la protection divine et à la réussite collective. Il a été suivi par M. Hamed Baba, Conseiller Technique, qui a formulé des bénédictions selon les préceptes islamiques, implorant paix, solidarité et succès pour l’institution.

La Présidente de l’Association des Femmes de la CANAM a également pris la parole pour adresser des bénédictions au nom de toutes les femmes de la structure, saluant l’esprit de fraternité qui anime les agents et réaffirmant leur engagement aux côtés de la Direction Générale.

Clôturant la série d’interventions, le Directeur Général a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’ensemble du personnel pour les marques d’attention et de considération à son égard. Dans un discours rassembleur, il a salué les efforts consentis par chacun dans l’accomplissement des missions de la CANAM, tout en formulant à son tour des vœux de pardon et de réussite collective.

Surtout, le Directeur Général a insisté sur les défis à venir, notamment la mise en œuvre effective du Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU). À cet égard, il a exhorté l’ensemble des agents à redoubler d’efforts et à faire preuve d’un engagement sans faille, soulignant que chaque travailleur de la CANAM doit constituer un véritable rempart pour la réussite de cette réforme majeure du système de santé.

Cette cérémonie, au-delà de son caractère symbolique, traduit la solidité du lien entre l’administration et son personnel, ainsi que la volonté commune de bâtir une institution plus performante, au service de la population.

Un moment de communion, porteur d’espoir et de responsabilités renouvelées.

SERCOM/CANAM

Sénégal : les exportations vers l’Uemoa ont atteint une valeur de 58,8 milliards en novembre 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), durant le mois de novembre 2025, les exportations de biens en provenance du Sénégal sont évaluées à 58,8 milliards de francs CFA, une somme qui contraste fortement avec les 163,5 milliards enregistrés le mois précédent, indiquant ainsi un net repli des expéditions vers la zone sous-régionale.

 Cette information, significative à bien des égards, est rapportée par la Direction de la prévention et des études économiques (Dpee) dans son « Point mensuel de conjoncture » publié en janvier 2026, un document qui offre une analyse approfondie des tendances économiques et commerciales actuelles.

La Dpee souligne de manière explicite que ces exportations représentent désormais 18,2 % de la valeur totale des exportations de biens, ce qui constitue une diminution notable de 5,6 points de pourcentage par rapport à octobre 2025, période qui avait vu des performances nettement plus optimistes.

 Cette baisse, relevant d’une conjoncture économique complexe, appelle à une réflexion sur les dynamiques d’échange à l’intérieur de l’espace Uemoa et les défis que le Sénégal pourrait rencontrer face à des marchés de plus en plus concurrentiels. Au sein de l’Union, il est précisé que le Mali demeure le premier client du Sénégal, avec une part d’importation estimée à 73,6 %, bien que cette proportion soit en baisse par rapport à 88,3 % un mois plus tôt. 

Ce changement indique non seulement une façon de plus grande diversification des débouchés régionaux, mais également la nécessité pour le Sénégal de réévaluer et peut-être d’ajuster ses stratégies commerciales afin de renforcer ses relations économiques avec d’autres pays membres de l’Uemoa, élargissant ainsi les possibilités d’exportation afin de soutenir sa croissance économique à long terme.

 Par ailleurs, la structure des exportations vers ce pays a connu une évolution significative au fil du temps, reflétant des dynamiques économiques en mutation. Les produits pétroliers, qui constituaient l’essentiel des ventes le mois précédent avec une part dominante de 80,5 %, ne représentent désormais plus que 32,3 %. 

Notons que ce changement notable dans les chiffres indique non seulement une réduction de la dépendance à l’égard des hydrocarbures, mais aussi un revirement dans l’orientation sectorielle des exportations, suggérant une diversification potentielle vers d’autres segments de marché ou produits qui pourraient jouer un rôle crucial dans la croissance économique à long terme.

Korotoumou Sylla 

UEMOA:  Progression de 6,7% du PIB en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La dynamique de croissance enregistrée au quatrième trimestre de l’année 2025 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a été principalement portée par une augmentation significative de la demande intérieure, qui a crû de 6,4% sur un an, après avoir affiché une hausse de 6,2% au trimestre précédent.

Cette progression souligne le redressement économique palpable dans la région, où divers facteurs ont favorisé cette embellie. Selon les informations fournies par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dans son rapport sur la politique monétaire relative à l’Uemoa, il a été observé que les dépenses d’investissement ont connu une hausse notable de 8,7%, après une augmentation de 7,6% au trimestre précédent. Cette montée des investissements est principalement soutenue par la relance des activités dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), tant au niveau des initiatives privées que des projets publics, ce qui reflète une volonté des acteurs économiques de revitaliser l’infrastructure et le développement régional. 

D’autre part, la Bceao informe également que la consommation finale, un des principaux moteurs de l’économie, a enregistré une augmentation de 5,5% durant le trimestre sous examen, bien qu’elle ait légèrement diminué par rapport à la progression de 5,7% observée au troisième trimestre de 2025. Ce maintien du dynamisme de la consommation est à mettre en lien avec un contexte global de détente des prix dans les différents pays membres de l’Union, permettant ainsi aux ménages de bénéficier d’un pouvoir d’achat renforcé et d’une stabilité économique qui favorise la consommation des biens et services. Au niveau du commerce extérieur, il est important de noter que la contribution à la croissance économique a ressorti positive au quatrième trimestre 2025, affichant une augmentation de +0,1 point de pourcentage. Cette légère amélioration est étroitement liée à un bon ajustement du solde commercial, ce qui témoigne d’une dynamique favorable dans les échanges internationaux et des performances des exportations. 
Selon les données fournies par la BCEAO, sur l’année 2025, le produit intérieur brut (PIB) de l’Union se projette à une progression de 6,7%, après avoir enregistré une croissance de 6,2% en 2024. Ce rebond significatif dans les chiffres économiques est principalement soutenu par un regain d’activité notable dans les secteurs tertiaire et secondaire, deux piliers essentiels de l’économie. En effet, il est précisé que le secteur tertiaire a continué de jouer un rôle majeur en tant que principal moteur de la croissance, avec une contribution exceptionnelle de 3,4 points de pourcentage (pdp), portée par le dynamisme et l’épanouissement des activités commerciales ainsi que des divers services offerts. 
De plus, l’apport du secteur secondaire à la croissance économique a été mesuré à 2,3 points de pourcentage, reflétant une solide augmentation des productions extractives, facilitée par l’exploitation fructueuse des gisements d’hydrocarbures en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Niger. Cette tendance a été complétée par une hausse significative des productions minières et manufacturières, qui a également joué un rôle clé dans l’élargissement de la base économique du pays. Enfin, la contribution du secteur primaire s’est établie à 1,0 point de pourcentage, soulignant l’apport continu de l’agriculture et des ressources naturelles à la structure économique globale.

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) souligne avec une grande précision que, comparativement aux estimations précédemment communiquées dans le rapport de décembre 2025, la croissance économique de l’Union, qui regroupe plusieurs pays de la région, est demeurée inchangée. Cela est d’autant plus intéressant compte tenu des révisions à la hausse, qui se chiffrent à 0,6 points de pourcentage pour le Mali et à 0,2 points de pourcentage pour le Burkina Faso. 

En ce qui concerne le Mali, le taux de croissance du Produit Intérieur Brut (Pib) a été rehaussé à 6,1%, en grande partie en raison de l’impact moins important qu’initialement prévu des difficultés d’approvisionnement en carburant qui avaient suscité des inquiétudes. Ce chiffre positif est également attribuable au dynamisme remarquable observé dans les secteurs tertiaire et primaire de l’économie malienne, à la consolidation continue de la production aurifère, ainsi qu’au démarrage prometteur de l’exploitation du lithium, une ressource minière d’une grande valeur.

Notons qu’au Burkina Faso, la révision de la croissance est en étroite corrélation avec le renforcement substantiel des investissements dans les travaux de construction et d’infrastructure, qui vise à dynamiser l’économie locale et à améliorer les conditions de vie de la population.

Daouda Bakary KONÉ 

BRVM : Baisse de 331,804 milliards de FCFA de la capitalisation du marché des actions le 23 mars 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue de la séance de cotation qui s’est tenue ce lundi 23 mars 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), un événement significatif a été observé sur le marché des actions, entraînant une forte chute de la capitalisation boursière de 331,804 milliards de FCFA. 

Cette chute impressionnante a fait passer la capitalisation boursière, qui s’élevait à 15 869,257 milliards de FCFA la veille, à un niveau nettement inférieur de 15 537,453 milliards de FCFA à la clôture de cette même journée, soulignant ainsi la volatilité actuelle qui caractérise le marché. La raison principale derrière cette baisse conséquente réside dans la diminution de l’indice composite, qui a cédé 1,38%, s’établissant à 402,99 points, contrairement aux 408,62 points atteints la veille. Tous les autres indices de la Bourse suivent également cette même tendance baissière, illustrant un climat d’incertitude parmi les investisseurs. 

Par exemple, l’indice BRVM 30 a enregistré un repli de 1,19%, s’affichant à 189,53 points contre 191,81 points précédemment. En parallèle, l’indice BRVM Prestige a également connu une régression significative de 1,74%, se plaçant à 158,84 points, alors qu’il était à 161,66 points lors de la séance antérieure. De son côté, l’indice BRVM Principal n’a pas échappé à cette tendance sombre, affichant une diminution de 0,70%, en glissant à 281,71 points par rapport aux 283,71 points observés la veille, reflétant ainsi une dynamique de marché préoccupante et un besoin urgent de redynamiser la confiance des investisseurs.

L’indice BRVM Composite Total Return, qui représente l’indice de rendement global du marché de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, enregistre une diminution significative de 1,138%, s’établissant à 155,18 points, en baisse par rapport à 157,35 points signalés la veille. Cela reflète une tendance générale de déclin dans l’activité boursière, signalant des ajustements potentiels dans les attentes des investisseurs. En ce qui concerne la capitalisation totale du marché des obligations, elle a également montré une chute, se fixant à 11 846,879 milliards de FCFA, en comparaison avec 11 889,565 milliards de FCFA de la journée précédente, ce qui constitue une réduction de 42,686 milliards de FCFA. Cette baisse pourrait indiquer des mouvements stratégiques d’investissement ou un ajustement face à des conditions économiques fluctuantes. La valeur totale des transactions réalisées sur le marché a chuté pour atteindre 1,747 milliard de FCFA, ce qui représente un niveau bien inférieur à celui observé la veille, où la valeur avait été de 3,450 milliards de FCFA, suggérant un effritement de l’activité de négociation dans le contexte actuel.


En ce qui concerne les performances des titres, le Top 5 des plus fortes hausses de cours est dominé par des entreprises qui montrent des signes de croissance robuste, avec les titres d’Oragroup Togo enregistrant une augmentation impressionnante de 7,43%, atteignant un prix de 3 615 FCFA. Suivent AGL Côte d’Ivoire avec un bond de 7,35% à 1 825 FCFA, Servair Abidjan Côte d’Ivoire avec une hausse de 6,88% portant le prix à 3 730 FCFA, puis Uniwax Côte d’Ivoire qui a progressé de 4,75% à 2 095 FCFA, et enfin SETAO Côte d’Ivoire qui a enregistré une augmentation de 4,03% à 2 450 FCFA, témoignant d’un regain de confiance des investisseurs dans ces entreprises.


D’un autre côté, le Flop 5 des plus fortes baisses de cours est dominé par des titres qui ont souffert de fortes pressions, en commençant par ceux d’Unilever Côte d’Ivoire, dont la valeur a chuté de 7,49% pour s’établir à 54 580 FCFA. Suivi par TotalEnergies Marketing Sénégal, dont les actions ont perdu 7,35%, atteignant 3 025 FCFA, et SAFCA Côte d’Ivoire qui a vu ses actions diminuer de 6,30%, se présentant maintenant à un prix de 5 805 FCFA. Ce tableau boursier indique une volatilité significative, avec des implications potentielles pour les investisseurs surveillant ces fluctuations.

(Analyses): la réforme des règles du commerce mondial est cruciale pour soutenir les économies en développement

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Top view of deep water port with cargo ship and containers in Shanghai.


(CROISSANCE AFRIQUE)-Les règles qui régissent le commerce mondial, conçues pour établir un cadre stable et prévisible pour les échanges entre nations, sont de plus en plus mises à l’épreuve dans un contexte international en pleine mutation

Cette situation préoccupante soulève d’importantes questions quant à la capacité durable du système commercial international à continuer de soutenir le développement économique, surtout à une époque marquée par des rivalités géopolitiques intenses ainsi que par une incertitude politique omniprésente qui complexifie les relations entre les pays. 

Dans l’édition de mars du Global Trade Update, un rapport crucial publié par l’Organisation des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), il est clairement averti que l’instabilité croissante des politiques économiques et la fragmentation alarmante du système commercial mondial risquent de miner de façon significative les conditions stables et prévisibles dont de nombreux pays en développement dépendent fondamentalement pour accroître leurs exportations, attirer les investissements étrangers nécessaires au développement de leurs infrastructures, et diversifier leur économie fragile. Ce constat incite à une réflexion approfondie sur les mesures à entreprendre pour prévenir un recul des opportunités économiques sur la scène internationale.Ces constats interviennent à un moment crucial alors que les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), un forum international essentiel pour la régulation des échanges commerciaux entre les pays, se préparent à des discussions stratégiques sur la réforme nécessaire en vue de la 14e Conférence ministérielle de l’organisation (CM14), prévue pour se tenir dans un avenir proche. Au cours de cet événement, les gouvernements et délégués attendus devraient examiner en détail comment le système commercial multilatéral, qui a longtemps été un pilier de l’économie mondiale, peut mieux s’adapter et répondre aux réalités économiques changeantes d’aujourd’hui, marquées par une mondialisation croissante et des interconnexions complexes.


Bien que le rapport, riche en analyses, mette l’accent sur les défis structurels majeurs auxquels est confronté le système commercial mondial, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) souligne qu’elle continue de suivre de près les répercussions commerciales des évolutions géopolitiques et des perturbations notamment en cours qui affectent directement les marchés du transport maritime et de l’énergie. Ces perturbations incluent, sans s’y limiter, celles qui sont liées aux tensions persistantes dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole. Celles-ci non seulement inquiètent les acteurs du commerce mondial, mais soulèvent également des questions importantes sur la sécurité énergétique et la stabilité des prix sur les marchés internationaux.

Augmentation de la volatilité dans le commerce international

Le rapport, dans une analyse approfondie, constate que les garde-fous qui assuraient autrefois la stabilité à long terme du commerce mondial s’affaiblissent de manière significative. Ce phénomène alarmant entraîne une transition inquiétante où la certitude, qui était auparavant un pilier fondamental de la prévisibilité économique, cède de plus en plus la place à une volatilité persistante des politiques commerciales et économiques à l’échelle internationale. 

Pour les économies en développement, souvent caractérisées par une forte dépendance à un nombre limité de secteurs d’exportation, cette situation présente des défis majeurs. Ces pays, qui disposent également d’une marge budgétaire plus restreinte et d’une vulnérabilité accrue face aux fluctuations du marché mondial, peuvent voir l’incertitude croissante engendrer une augmentation des coûts opérationnels. Cette dynamique, susceptible de fragiliser leur compétitivité sur le marché international, soulève ainsi des inquiétudes quant à leur capacité à attirer des investissements à long terme, élément crucial pour leur croissance économique future et leur développement durable.

Les nations en voie de développement sont les plus affectées.

Le commerce international joue un rôle primordial en tant que puissant moteur de développement pour de nombreuses économies en pleine croissance situées dans le Sud. Les revenus générés par les exportations soutiennent non seulement l’emploi à tous les niveaux, mais financent également les importations indispensables de biens d’équipement et d’énergie, tout en contribuant de manière significative au maintien de la stabilité macroéconomique, qui est essentielle pour garantir une prospérité durable. 

Au cours des dernières décennies, le commerce entre les pays en développement a connu une expansion remarquable, illustrée par une augmentation spectaculaire des échanges commerciaux, passant d’environ 500 milliards de dollars en 1995 à une prévision impressionnante de 6 800 milliards de dollars d’ici 2025. Cela représente désormais plus d’un quart du commerce mondial, une proportion qui témoigne de l’émergence et de l’intégration de ces économies dans le paysage commercial global. 

Cependant, il est crucial de souligner que cette participation au commerce mondial demeure inégale et souvent déséquilibrée. Les pays les moins avancés (PMA), en dépit de leur potentiel, ne représentent qu’environ 1,1 % des exportations mondiales, un chiffre qui est nettement en deçà de l’objectif ambitieux de 2 % qui a été fixé dans le Programme d’action de Doha pour les PMA d’ici à l’année 2030. Cette disparité souligne l’importance de mettre en œuvre des politiques et des initiatives qui favorisent une plus grande inclusion de ces pays dans les réseaux commerciaux mondiaux, afin qu’ils puissent tirer pleinement parti des opportunités économiques qui se présentent à eux.

Restaurer la certitude dans les normes commerciales

Dans ce contexte économique complexe et en pleine évolution, le rapport souligne avec insistance que la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doit impérativement permettre de rétablir la certitude et la prévisibilité des règles commerciales internationales, qui jouent un rôle crucial dans le fonctionnement harmonieux des échanges entre Nations. Des règles claires et stables sont particulièrement importantes, voire essentielles, pour les petites économies qui aspirent à s’intégrer efficacement dans les chaînes de valeur mondiales, tout en cherchant à attirer des investissements directs étrangers. Ces petites économies, souvent vulnérables aux fluctuations du marché mondial, bénéficieront grandement d’un cadre réglementaire solide qui favorise la confiance des investisseurs et facilite les partenariats commerciaux, permettant ainsi de dynamiser leur développement économique et d’améliorer leur intégration sur la scène internationale.

Le règlement des différends protège les petites économies

Un système de règlement des différends pleinement fonctionnel est également indispensable pour assurer l’équité du commerce mondial. Depuis son établissement en 1995, les membres de l’OMC ont initié 644 différends et formé 378 groupes spéciaux, soulignant le rôle central du système dans la résolution des conflits commerciaux. Pour les pays en développement dont le poids économique est restreint, ce mécanisme offre un cadre juridique crucial pour contester les mesures commerciales discriminatoires.

Un système fondé sur des règles pour le développement

En conclusion, le rapport réitère qu’un système commercial international fondé sur des règles est essentiel pour assurer que le commerce favorise un développement inclusif et durable. Renforcer la coopération multilatérale et permettre aux pays en développement de s’impliquer pleinement dans les nouveaux secteurs du commerce sera crucial pour soutenir la croissance mondiale et étendre les opportunités économiques à l’échelle internationale.


Source : https://unctad.org/fr

Mali : une réduction notable de 22,9 % de la production globale des mines industrielles d’or en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la situation actuelle de l’industrie minière, et plus particulièrement celle de la production d’or, s’annonce préoccupante, avec des prévisions indiquant une baisse significative de 22,9 % de la production totale des mines industrielles d’or prévue pour l’année 2025. Cette information provient de chiffres provisoires fournis par le ministère des Mines et rapportés par l’agence de presse Reuters à la fin de la semaine dernière. 

Si ces données se confirment lors des publications finales à venir, cela marquera une tendance inquiétante, représentant ainsi une deuxième année consécutive de recul depuis l’année 2023, avec des implications potentiellement graves pour l’économie locale et la stabilité du secteur.

Selon les informations détaillées relayées, les mines industrielles d’or du Mali devraient afficher une production cumulée de seulement 42,2 tonnes pour l’année 2025, un chiffre qui est nettement inférieur aux 54,8 tonnes et 66,48 tonnes enregistrées respectivement en 2024 et en 2023. Ce déclin préoccupant s’explique, apprend-on, en grande partie par la fermeture du complexe aurifère de Loulo-Gounkoto. 

Cette fermeture s’inscrit dans le cadre d’un différend complexe et de tension entre son opérateur canadien, Barrick Mining, et l’État malien, posant ainsi des questions sur la gestion des ressources minérales et les relations entre investisseurs étrangers et le gouvernement malien dans un contexte économique et politique déjà fragile.

La mine Loulo-Gounkoto, qui s’affirme comme la plus grande mine d’or du pays ces dernières années, a rencontré des difficultés sans précédent, marquées par un arrêt de ses opérations survenu en janvier 2025. Cette interruption s’inscrit dans un climat de tensions croissantes entre son propriétaire et les autorités gouvernementales maliennes, ce qui a conduit à une situation complexe et incertaine pour l’ensemble de l’industrie minière. 

En réponse à ces enjeux, la mine a été placée sous administration provisoire en juin, à la suite d’une demande formulée par l’État. Ce changement de gestion souligne la gravité de la situation, puisque la production d’or pour l’exercice a lourdement chuté, atteignant un total décevant de seulement 5,5 tonnes, en nette baisse par rapport aux 22,5 tonnes extraites en 2024, ce qui soulève des questions quant à l’avenir de cette ressource précieuse. En plus de Loulo-Gounkoto, le Mali abrite d’autres mines industrielles significatives, notamment Fekola, qui est opéré par B2Gold, et Sadiola, sous la responsabilité d’Allied Gold, contribuant ainsi à la diversité du paysage minier du pays.

La publication imminente des données définitives sur la production minière revêt une importance cruciale pour analyser de manière approfondie les dynamiques de production qui se dessineront en 2025, ainsi que les impacts potentiels sur l’économie malienne, qui dépend fortement de ce secteur. En effet, le secteur extractif, particulièrement dominé par la production d’or, représente un pilier essentiel de l’activité économique nationale, ayant constitué 76,5 % des exportations et contribué à hauteur de 9,2 % au produit intérieur brut (PIB) en 2022, d’après les statistiques de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE-Mali). 

De plus, pour l’année 2025, la Banque africaine de développement (BAD) prévoyait une croissance économique de 5,3 %, une évolution particulièrement encourageante qui devrait être en partie « tirée par les activités extractives », malgré les défis actuels posés par la situation de Loulo-Gounkoto et l’incertitude qui plane sur l’ensemble de l’industrie minière au Mali.

Les productions aurifères de l’année 2026 n’ont pas encore été communiquées, laissant ainsi planer une certaine incertitude sur l’ampleur des ressources extraites. Toutefois, de récents développements dans le dossier de Loulo-Gounkoto, un ensemble de mines d’or stratégiques situées au Mali, laissent entrevoir une possible reprise des opérations par Barrick, une entreprise minière canadienne de renom. 

En effet, le groupe canadien et l’État malien ont conclu un accord en novembre 2025, un moment clé qui vise à régler leur différend, né des réformes minières engagées ces dernières années, notamment l’adoption du Code minier de 2023, une législation qui a suscité des débats sur les droits et les obligations des entreprises exploitantes et sur la partage des bénéfices avec le pays hôte.

 Cette évolution pourrait entraîner une réactivation significative des activités d’extraction d’or dans cette région, un secteur dont l’importance économique est cruciale pour le Mali, tout en laissant entrevoir de nouveaux enjeux et défis pour les parties concernées.

Bien que certaines avancées notables aient été rapportées concernant la situation actuelle de la mine, signalant notamment le versement de plusieurs centaines de millions de dollars destinés à Bamako pour le règlement d’impayés importants, ainsi que la reprise du contrôle opérationnel de la mine par le géant minier Barrick, il est essentiel de noter que peu de détails officiels ont jusqu’à présent émergé concernant la mise en œuvre concrète de cet accord crucial. 

Dans ce contexte, il s’avère nécessaire d’observer avec attention les prochaines communications qui seront émises, car elles pourraient fournir des indications précieuses, spécialement lors de la publication des perspectives annuelles de la compagnie, où l’on espère obtenir davantage de précisions sur la stratégie et les orientations à venir.

Il convient également de rappeler que la mine de Loulo-Gounkoto, qui revêt une importance stratégique, n’avait pas été incluse dans les prévisions annuelles de production de Barrick pour l’année 2025. La reprise effective des opérations sous la direction du groupe pourrait s’avérer décisive non seulement pour la production aurifère du Mali, mais aussi pour l’avenir économique de la région, qui demeurera par ailleurs tributaire des performances des autres mines industrielles actuellement en activité. 

Notons que cette interconnexion entre les différentes exploitations minières souligne l’importance de la gestion efficace et responsable des ressources naturelles dans le pays, et mérite une attention particulière de la part des investisseurs et des parties prenantes.

Moussa KONÉ 

Togo: le trésor public mobilise  27,500 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Togo, le 20 mars 2026, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) en encaissant la somme impressionnante de 27,500 milliards FCFA.

 Cette transaction fait suite à une émission d’adjudication simultanée qui portait sur deux types d’instruments financiers : des bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du trésor d’une durée de 3 ans et 5 ans, visant à diversifier le portefeuille et à répondre aux besoins de financement à court et moyen terme de l’État. 

Selon les informations communiquées par UMOA-Titres, le montant initialement mis en adjudication était fixé à 25 milliards FCFA, mais l’engouement des investisseurs a été tel qu’il a conduit à des soumissions globales s’élevant à 134,575 milliards FCFA. Ce phénomène illustre non seulement la confiance des investisseurs dans la capacité de l’État à honorer ses engagements, mais aussi l’intérêt croissant pour les instruments d’emprunt publics dans la région. 

Par conséquent, le taux de couverture du montant mis en adjudication atteint un niveau remarquable de 538,30 %, révélant ainsi une demande largement supérieure à l’offre, ce qui souligne l’importance stratégique de cette opération sur le marché financier de l’UMOA.Le montant total des soumissions qui ont été retenues s’élève à 27,500 milliards FCFA, tandis que celui des soumissions qui ont été rejetées atteint la somme considérable de 107,075 milliards FCFA. Cette situation se traduit par un taux d’absorption de 20,43%, ce qui témoigne d’un intérêt notable de la part des investisseurs pour certains instruments financiers tout en reflétant également la compétitivité du marché. Pour les investisseurs dont les soumissions ont été retenues, ils devraient se réjouir d’un rendement moyen pondéré attractif. 

En effet, pour les bons, le rendement moyen atteint 5,44%, tandis que pour les obligations d’une durée de trois ans, il s’élève à 6,89%. Encore plus réjouissant, les obligations de cinq ans offrent un rendement impressionnant de 7,35%. Ces taux de rendement témoignent de la dynamique de l’environnement d’investissement et de la confiance des investisseurs dans la solidité des produits proposés.

Le trésor Public Togolais, dans un cadre de gestion financière rigoureusement planifié, s’est fermement engagé à rembourser les bons émis au titre de la dette publique, en veillant à respecter les délais contractuels. Ainsi, le remboursement aura lieu le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui a été fixée au 21 mars 2027, garantissant ainsi aux investisseurs une confiance totale dans la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers. 

En ce qui concerne le paiement des intérêts, celui-ci sera effectué d’avance, précompté sur la valeur nominale de ces titres financiers, ce qui signifie que les détenteurs de ces bons pourront anticiper une certaine sécurité dans le remploi de leur capital.

D’un autre côté, l’émetteur s’est également engagé à rembourser le capital des obligations émises selon un calendrier précis et bien défini. Pour les obligations d’une durée de 3 ans, le remboursement interviendra le premier jour ouvré suivant la date d’échéance établie au 23 mars 2029, tandis que pour celles de 5 ans, ce remboursement sera réalisé à partir du 23 mars 2031. Cette stratégie de remboursement, soigneusement orchestrée, vise à renforcer la crédibilité de l’État en tant qu’émetteur.

Notons que le paiement des intérêts pour ces obligations sera opéré annuellement, établi sur la base d’un taux d’intérêt attractif de 6,15% pour les obligations de 3 ans et de 6,35% pour celles de 5 ans, et ce, dès la fin de la première année, offrant ainsi une rémunération compétitive aux investisseurs et favorisant l’attractivité de ces instruments de la dette publique.

Mariam KONE 

Interview exclusive avec Mah Bintou Coulibaly, DG de Wave Mali: «Notre objectif est donc clair : continuer à offrir un service fiable, simple et accessible»

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À la tête de Wave Mali, Mah Bintou Coulibaly incarne une nouvelle génération de dirigeantes africaines, à la fois rigoureuses, proches du terrain et profondément engagées en faveur de l’inclusion financière. 

En tant que Directrice générale de Wave Mali, que représente cette responsabilité pour vous, et quelles sont vos priorités immédiates ?

C’est avant tout une responsabilité que j’aborde avec beaucoup d’humilité. Le mobile money est devenu un service essentiel pour des millions de Maliens, et diriger Wave Mali signifie être à la hauteur de cette confiance au quotidien.

Ma priorité est d’abord d’être à l’écoute du terrain : comprendre les attentes de nos utilisateurs, celles de notre réseau d’agents, mais aussi celles des autorités et de l’ensemble de l’écosystème financier. Dans un pays comme le Mali, où le téléphone constitue souvent le premier point d’accès aux services financiers, chaque amélioration que nous apportons peut avoir un impact très concret sur la vie quotidienne.

Notre objectif est donc clair : continuer à offrir un service fiable, simple et accessible, tout en consolidant un dialogue constructif avec tous les acteurs du développement de l’économie numérique du pays.

« Mon expérience aux États-Unis m’a permis d’évoluer dans des systèmes financiers très structurés »

Votre trajectoire vous a menée des États-Unis au Mali, puis à la tête de Wave Mali. Quel fil conducteur relie toutes ces étapes ?

Le fil conducteur de mon parcours, c’est sans doute la recherche d’impact.

Mon expérience aux États-Unis m’a permis d’évoluer dans des systèmes financiers très structurés, où la gestion du risque, la conformité et la protection du client sont des exigences permanentes. Cette école de rigueur a été extrêmement formatrice.

Mais en revenant travailler en Afrique de l’Ouest, j’ai aussi compris à quel point l’innovation financière pouvait avoir un impact encore plus direct sur la vie des gens. Au Mali, on voit concrètement comment une solution simple peut fluidifier les échanges, faciliter le quotidien et soutenir l’activité économique. Pouvoir contribuer à cette transformation donne beaucoup de sens à mon travail.

« Derrière chaque transaction, il y a une réalité humaine : une commerçante qui encaisse ses ventes plus facilement, un parent qui soutient un proche à distance, un agent qui développe une activité qui fait vivre tout un foyer »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre Wave, et qu’est-ce qui vous motive au quotidien dans cette mission ?

Ce qui m’a convaincue de rejoindre Wave, c’est la clarté de sa mission : rendre les services financiers accessibles au plus grand nombre.

Dans beaucoup de contextes, envoyer de l’argent, payer un service ou simplement effectuer une transaction peut encore être compliqué, coûteux, voire décourageant. Wave a montré qu’il était possible de repenser ce modèle pour le rendre beaucoup plus simple et beaucoup plus abordable.

Ce qui me motive au quotidien, ce sont les usages très concrets. Derrière chaque transaction, il y a une réalité humaine : une commerçante qui encaisse ses ventes plus facilement, un parent qui soutient un proche à distance, un agent qui développe une activité qui fait vivre tout un foyer. C’est cette utilité immédiate et tangible qui donne tout son sens à notre mission.

« Dans les services financiers, la confiance est fondamentale »

En quoi votre expérience en banque vous a-t-elle aujourd’hui à diriger une fintech au Mali ?

On oppose souvent banque et fintech, alors qu’en réalité les deux approches sont profondément complémentaires.

Mon parcours dans le secteur bancaire m’a donné une solide culture du risque, de la conformité et de la protection du client. Dans les services financiers, la confiance est fondamentale. Elle ne se décrète pas, elle se construit avec méthode, avec rigueur et avec constance.

Les fintechs, de leur côté, apportent l’agilité, la capacité d’innovation et une plus grande proximité avec les usages quotidiens. Mon rôle consiste justement à faire le lien entre ces deux mondes : garder l’exigence indispensable au secteur financier, tout en favorisant l’innovation qui simplifie réellement la vie des utilisateurs.

« Notre responsabilité, en tant qu’acteur du mobile money, est d’écouter, de dialoguer »

Wave opère dans un secteur fortement encadré. Comment travaillez-vous avec les autorités et les institutions financières ?

Le développement du mobile money repose nécessairement sur une coopération étroite entre les opérateurs du secteur, les institutions financières et les autorités de régulation.

Chez Wave, notre approche est fondée sur le dialogue, la transparence et le sens des responsabilités. Le mobile money évolue rapidement, et il est essentiel que cette évolution se fasse dans un cadre clair, responsable et durable.

Nous partageons avec les autorités un objectif commun : favoriser l’inclusion financière, sécuriser les transactions et accompagner la modernisation des moyens de paiement. Dans un pays comme le Mali, où l’économie numérique continue de se structurer, cette collaboration est indispensable.

Dans un secteur aussi stratégique que les services financiers, les attentes sont naturellement élevées, et c’est une réalité que nous comprenons parfaitement. Notre responsabilité, en tant qu’acteur du mobile money, est d’écouter, de dialoguer et de faire évoluer nos pratiques lorsque cela est nécessaire. C’est ainsi que l’écosystème se renforce durablement.

« Notre objectif est de construire un service à la fois accessible, solide et durable »

Wave est souvent associée à des tarifs plus accessibles. Quelle est votre philosophie ?

Notre conviction est simple : l’accès aux services financiers ne devrait pas dépendre du niveau de revenu.

Pendant longtemps, les frais de transaction ont constitué une barrière réelle pour de nombreux utilisateurs. L’ambition de Wave est précisément de réduire ces obstacles afin que chacun puisse envoyer, recevoir ou payer de l’argent de manière simple et abordable.

Mais l’accessibilité ne doit jamais se faire au détriment de la qualité. Cela suppose d’investir dans la technologie, dans l’expérience utilisateur, dans la fiabilité du service et dans la formation de notre réseau d’agents. Notre objectif est de construire un service à la fois accessible, solide et durable.

« Nous partageons avec les autorités un objectif commun : favoriser l’inclusion financière, sécuriser les transactions »

Comment Wave aborde-t-elle la protection de ses utilisateurs et la sécurité des transactions ?

La sécurité et la protection des utilisateurs sont au cœur de notre approche. Les services financiers numériques ne peuvent se développer durablement que si les utilisateurs ont confiance dans la sécurité de leurs transactions.

C’est pourquoi nous investissons en permanence dans la détection des fraudes, dans le renforcement de nos systèmes de sécurité et dans la sensibilisation de nos utilisateurs. L’outil technologique est indispensable, mais il ne suffit pas à lui seul : la pédagogie et l’accompagnement sont tout aussi importants, notamment dans un environnement où les tentatives d’arnaque évoluent elles aussi rapidement.

Nous travaillons également avec les autorités et les autres acteurs du secteur pour renforcer collectivement les mécanismes de protection des consommateurs. La confiance reste le socle du développement du mobile money.

« Nos Usagers, ce sont des usages simples, mais qui contribuent progressivement au développement de nouvelles habitudes financières »

Concrètement, comment Wave transforme t-elle les habitudes de paiement au Mali ?

Nous observons une évolution progressive, mais réelle, des habitudes de paiement. De plus en plus de transactions, auparavant effectuées uniquement en espèces, passent aujourd’hui par le téléphone : envoyer de l’argent, payer un commerçant, régler un service ou soutenir un proche à distance.

Mais au-delà des paiements, nous voyons aussi évoluer le rapport à l’argent lui-même. Avec la fonctionnalité Coffre disponible dans l’application Wave, certains utilisateurs commencent par exemple à mettre de côté de petites sommes régulièrement. Ce sont des usages simples, mais qui contribuent progressivement au développement de nouvelles habitudes financières.

Dans un contexte comme celui du Mali, où les besoins de simplicité, de sécurité et d’accessibilité sont très concrets, ces outils peuvent avoir un effet transformateur très réel.

« La digitalisation des paiements contribue à fluidifier les échanges économiques et à renforcer progressivement l’inclusion financière »

Au-delà des paiements, quel rôle Wave peut-elle jouer dans le développement économique local ?

Le mobile money est bien plus qu’un simple outil de paiement. Il soutient directement l’activité économique à plusieurs niveaux. Notre réseau d’agents, par exemple, représente une véritable dynamique entrepreneuriale locale dans de nombreuses villes et villages.

Les commerçants, eux aussi, peuvent bénéficier davantage de la digitalisation des paiements : accepter un paiement numérique, c’est gagner en sécurité, en fluidité et en traçabilité. Plus largement, le mobile money contribue à fluidifier les échanges économiques et à renforcer progressivement l’inclusion financière.

Plus largement, la digitalisation des paiements contribue à fluidifier les échanges économiques et à renforcer progressivement l’inclusion financière.

Quelles sont les prochaines innovations pour les utilisateurs maliens ?

Le mobile money continue d’évoluer rapidement et notre ambition est d’élargir progressivement les services disponibles pour les utilisateurs.

Nous travaillons notamment au développement des paiements marchands afin de permettre à davantage de commerçants d’accepter les paiements via Wave. Nous continuons également d’enrichir les fonctionnalités de l’application afin de répondre aux besoins du quotidien.

L’objectif reste le même : simplifier l’accès aux services financiers tout en offrant davantage de possibilités aux utilisateurs.

« Le mobile money va continuer à jouer un rôle central dans la modernisation des systèmes de paiement en Afrique de l’Ouest »

Comment voyez-vous l’évolution du mobile money au Mali et dans la sous-région ?

Nous sommes encore au début de cette transformation. Dans les prochaines années, plusieurs évolutions importantes vont structurer le secteur : le développement de l’interopérabilité entre les services, l’essor des paiements marchands et la digitalisation progressive de nombreux services.

Le mobile money va continuer à jouer un rôle central dans la modernisation des systèmes de paiement en Afrique de l’Ouest. Le Mali a toute sa place dans cette dynamique, avec des usages qui progressent, des besoins réels sur le terrain et un potentiel important en matière d’innovation financière.

« On se construit en relevant des défis, pas en attendant le moment idéal »

Et aux jeunes femmes qui veulent diriger dans la tech et la finance : quel conseil donneriez-vous ?

Je leur dirais d’abord de ne jamais douter de leur légitimité. La tech et la finance ont besoin de leurs compétences, de leur rigueur et de leurs idées. N’attendez pas de vous sentir « parfaitement prêtes » : on se construit en relevant des défis, pas en attendant le moment idéal.

Restez curieuses, formez-vous sans relâche, entourez-vous de personnes exigeantes et bienveillantes, et osez-vous exprimer. Votre place ne se demande pas : elle se gagne, avec constance, travail et confiance. Le leadership se forge en avançant.

Encadré: Mah Bintou Coulibaly, une valeur sûre

Forte d’une décennie d’expérience au sein de HSBC Bank USA à Washington, Mah Bintou Coulibaly met aujourd’hui cette exigence au service d’une mission claire : rendre les services financiers plus simples, plus accessibles et plus utiles au quotidien pour les Maliens. Dans cet entretien, elle revient sur sa trajectoire, sa vision du mobile money au Mali et les priorités de Wave dans un secteur en pleine transformation.

Réalisée par Daouda Bakary KONÉ