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Mali : l’armée annonce la libération de douze otages ainsi que la restitution d’armes, de munitions et de carburant

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, l’État-Major Général des Armées, qui joue un rôle crucial dans la coordination et la planification des opérations militaires, porte à la connaissance de l’opinion nationale, que, dans le cadre de l’opération nommée Dougoukoloko, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont entrepris une opération de recherche minutieuse dans la zone de Kayes, s’étalant du 14 au 21 mars 2026.

 Cette mission, qui revêt une importance stratégique pour la sécurité et la stabilité de la région, est principalement conduite dans les zones spécifiques de Yélimané et Ségala, connues pour leur diversité géographique et culturelle. Cette opération fait suite à celle précédemment menée à Ambidédi et Diboli, où des efforts substantiels avaient déjà été déployés pour renforcer la présence sécuritaire et répondre aux besoins des populations locales, témoignant ainsi de l’engagement continu des FAMa à protéger et défendre le pays contre les menaces.

Les forces terrestres, dans le cadre de leurs opérations de sécurité et de lutte contre le terrorisme, ont ainsi réussi à localiser avec précision et à détruire plusieurs refuges utilisés par des groupes terroristes, dont deux bases particulièrement significatives situées à Médina-Kayes. 

Ainsi, ces interventions audacieuses et stratégiquement planifiées ont entraîné la mort d’une quarantaine de combattants ennemis, parmi lesquels se trouvait un chef terroriste d’une grande importance, connu pour avoir mené de nombreuses attaques contre des populations civiles et des installations militaires. Cette opération démontre non seulement l’efficacité des forces engagées sur le terrain, mais aussi leur détermination à éradiquer les menaces terroristes qui pèsent sur la sécurité et la paix de la région.

« Dans la foulée, nos forces ont libéré 12 otages précédemment enlevés par des groupes armés terroristes et récupéré une quantité importante d’armes, de munitions ainsi que divers biens volés aux populations de Kayes et de Nioro. Des drones à usage kamikaze, des radios TYT, plus de 3000 litres de carburant et d’autres effets militaires ont été récupérés », précise le communiqué de la Dirpa.

Par ailleurs, il a été rapporté que trois véhicules ont été retrouvés, dont un bus appartenant à la compagnie SONEF, ces véhicules ont été soigneusement ramenés à la ville de Kayes dans le but d’être restitués à leurs propriétaires légitimes. En ce qui concerne les otages qui ont récemment été libérés, ils ont immédiatement été pris en charge par les Forces Armées Maliennes (FAMa), qui s’assurent qu’ils reçoivent toute l’assistance et les soins nécessaires. Actuellement, ces otages font l’objet de contrôles médicaux approfondis pour garantir leur santé et leur bien-être avant qu’ils ne puissent retrouver leurs familles respectives et se réintégrer dans la vie normale.

 Cette information a été précisée dans une note communiquée par l’armée malienne. De plus, l’État-Major Général des Armées ne manque pas d’exprimer ses félicitations aux forces engagées dans cette opération, louant leur détermination et leur bravoure exemplaires dans des circonstances aussi difficiles. 

Notons qu’il rappelle à « nos concitoyens que les autorités restent fermement résolues à traquer et à neutraliser tout groupe armé qui tente d’échapper à leur action, tant qu’il continuera à porter des armes sur le territoire national, afin d’assurer la sécurité et la tranquillité au sein de notre pays ».

Korotoumou Sylla 

Au Mali, est-il judicieux d’imposer des taxes aux organisations non gouvernementales ?

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le gouvernement vient de mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle administratif des associations et fondations. L’une des mesures de ce dispositif consiste à imposer à ces organismes une contribution obligatoire à hauteur de 10 % de leur financement. La crainte est que cette décision soit également appliquée aux organisations humanitaires.

Dans le contexte actuel, où les ONG font face à une crise majeure de financement, une telle mesure ne serait pas sans impact sur les populations vulnérables. Pour caricaturer la situation, c’est un peu comme si, dans une mosquée, on demandait à un bienfaiteur de verser 10 % à l’institution sur chaque don qu’il souhaite faire à un mendiant, afin d’en assurer le suivi.

Autre exemple, plus concret : à la suite de l’incendie du marché de Soukounicoura, un opérateur économique a fait un don de plusieurs millions. Imaginons maintenant que l’on demande à la personne ayant lancé l’appel aux dons et reçu les fonds de payer une taxe de 10 % sur cette somme. Il est clair que, si elle s’en acquitte, soit la part revenant aux sinistrés sera revue à la baisse, soit elle sera contrainte de réduire le nombre de bénéficiaires.

Certes, ces situations ne sont pas directement concernées par la taxe, mais le principe reste le même. Imaginez un instant : vous êtes une organisation humanitaire, vous menez une étude pour doter 100 villages en ambulances et en kits sanitaires. Vous mobilisez les fonds, et l’on vous demande ensuite d’en reverser 10 % à l’État. Vous n’aurez d’autre choix que de réduire le nombre de villages bénéficiaires.

Or, l’humanitaire est en crise à travers le monde. Tous les grands pays donateurs ont revu leur financement à la baisse. Avec la multiplication des crises, les efforts sont souvent réorientés, parfois pour des raisons géopolitiques. Et il faut bien le dire : le Sahel ne séduit plus les donateurs depuis quelques années. Certains spécialistes parlent même de « crises oubliées ».

Pourtant, sur le continent africain, entre les crises au Congo et au Soudan, la crise multidimensionnelle du Sahel central reste l’une des plus graves. Au Mali, en 2025, sur un besoin humanitaire estimé par l’État et l’OCHA à 771,3 millions de dollars américains, le pays n’a reçu qu’environ 200 millions, soit 25,6 %. Pour l’année en cours, les besoins s’élèvent à 577,9 millions de dollars, et à ce jour, seulement 55 millions ont été mobilisés, soit environ 9 %.

Pendant ce temps, toujours selon l’OCHA, 5,1 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire, dont 1,5 million se trouvent dans des situations extrêmes, principalement des femmes et des enfants. Ces chiffres peuvent paraître abstraits, mais derrière eux, il y a des vies humaines. Et pour quiconque a travaillé dans l’humanitaire, ces réalités sont souvent difficiles lorsqu’on se retrouve sur le terrain. Je me souviens encore aujourd’hui de ce village visité où des femmes, pour aller accoucher à l’hôpital, devaient être transportées sur un chariot sur plusieurs km.

L’an dernier, dans le cadre d’une étude, j’ai interrogé une trentaine d’ONG humanitaires. Le constat est clair: elles tirent le diable par la queue. Certaines ont même mis la clé sous la porte.

Dans ce contexte, étendre cette taxe aux ONG humanitaires risquerait d’aggraver une situation déjà critique. Il faut rappeler que le financement des ONG provient souvent des impôts des citoyens des pays donateurs ou de dons individuels. D’ailleurs, dans plusieurs pays, ces dons donnent droit à des avantages fiscaux.

Il est donc légitime de craindre que certains bailleurs comprennent mal qu’une partie de ces fonds, destinés à aider des populations vulnérables, soit prélevée sous forme de taxe administrative. Déjà, certaines pratiques courantes, comme le paiement de per diem, jugées comme des dépenses inéligibles, versés aux autorités locales ou aux journalistes en marge de certaines activités, suscitent souvent des incompréhensions chez certains bailleurs. L’ajout d’une nouvelle taxe rendrait la situation encore plus complexe. Notons, par ailleurs, que les ONG s’acquittent déjà de nombreuses charges (impôts sur les salaires, cotisations sociales, TVA, taxes sur les services, etc.).

Cette situation pourrait avoir deux conséquences : soit les organismes seront tentés de réduire leurs interventions en coupant des services essentiels, soit certains bailleurs se détourneront du pays.

Espérons que dans l’application de cette mesure, le gouvernement exemptera les organisations humanitaires.

Par Mamadou Ben Moussa Coulibaly

LA CHINE ET LA DEMOCRATIE POPULAIRE INTEGRALE :LE SUD GLOBAL ET L’AFRIQUE AU CŒUR DES « DEUX SESSIONS »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Alors que chaque Peuple fait librement le choix de la voie démocratique qui convient à ses propres réalités, à ses aspirations et à son rêve de Société, le Peuple multiethnique Chinois adopte un système démocratique à la Chinoise. Il s’agit de la Démocratie Populaire Intégrale qui prend ses racines philosophiques dans les profondeurs de la riche culture et de la civilisation multimillénaire chinoise.

. L’extraordinaire progrès économique, social et scientifique que la Chine nouvelle a réalisé en quelque décennies, que le monde entier appelle « le miracle Chinois », relève essentiellement de la réussite de ce système politique de démocratie populaire intégrale. Dans le cadre de l’exercice de ce système, s’est tenu au début du Mois de Mars 2026, au Grand Palais du Peuple à Pékin, l’un des évènements les plus importants de l’Agenda politique en Chine. Il s’agit des « Deux Sessions » (lianghui) que constituent la Session annuelle de l’Assemblée Populaire Nationale (APN) et celle de la Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois (CCPPC).

Chaque année, les « Deux Sessions » réunissent quelques cinq milles (5000) représentants et élus politiques venus de toutes les provinces et des secteurs socio-économiques du pays. L’Assemblée Populaire Nationale est l’organe législatif suprême de la République Populaire de Chine. Elle rassemble près de 3000 élus, issus des provinces, des régions autonomes, des municipalités et de l’Armée Populaire de Libération (APL).

Elle examine les lois, les budgets, le rapport d’activité du Gouvernement et enterine les grandes orientations politiques proposées par le Conseil des Affaires d’Etat. La Conférence Consultative Politique du Peuple Chinois, est l’organe consultatif composé de près de 2 000 membres issus de divers Partis politiques non communistes, d’organisations sociales, de minorités ethniques, d’universitaires, d’entrepreneurs et de personnalités publiques. Elle joue un rôle important dans la formulation de recommandations politiques et la recherche d’un consensus autour des orientations socio-économiques majeures de la Nation Chinoise.


Les « Deux Sessions » constituent une institution dont le principe fondamental repose sur la démocratie populaire intégrale. La démocratie populaire intégrale est une démocratie à tous les niveaux. Sa vocation première est de répondre aux aspirations du peuple. A cet égard, elle se caractérise par l’expression libre des opinions à travers une diversité de voies. Dans le pays profond, au-delà des délibérations en assemblée, les citoyens peuvent participer à l’élaboration des politiques par de multiples canaux, notamment des lignes téléphoniques disponibles à cet effet, des boîtes à suggestions, des plateformes numériques, etc…

Ainsi les voix de tous les groupes sociaux s’expriment et sont prises en compte, témoignant de la plus large participation des citoyens aux affaires publiques. L’Assemblée Populaire Nationale (APN) assure une représentation fidèle de la diversité nationale. Dès lors la démocratie ne se limite pas à l’instant du vote, mais se vit à chaque étape. Ensemble, les deux instances politiques (APN et la CCPPC) traduisent la singularité et la vitalité de la démocratie propre à la Chine.


Les Sessions de cette année 2026 revêtent une importance particulière se déroulant à la fin du 14ème Plan Quinquennal et au lancement du Quinzième Plan pour la période 2026-2030. Le Quinzième Plan Quinquennal s’inscrit dans la continuité des précédents Plans Quinquennaux qui constituent depuis les années 1950 un instrument fondamental de planification stratégique pour le progrès et la modernisation de la Chine. Ce Quinzième Plan met particulièrement l’accent sur le développement des technologies de pointe, de l’intelligence artificielle, de la technologie quantique, de la robotique avancée, des réseaux de communication 6G, des biotechnologies, des technologies spatiales, etc… Ces secteurs sont considérés comme essentiels pour maintenir la Chine dans la compétitivité internationale et réduire la dépendance du pays vis-à-vis des technologies étrangères. Dans un contexte international marqué par des rivalités économiques et géopolitiques, il s’avère important d’accroître l’autonomie technologique du pays.


Du rapport d’activités présenté par le Premier ministre Li Qiang, nous retenons que « les principaux objectifs de développement économique et social de l’année 2025 ont été accomplis comme prévu. Le 14ème Plan Quinquennal a été réalisé pendant que la modernisation chinoise a fait un nouveau et solide pas en avant ». Les principaux objectifs pour 2026 portent notamment sur une croissance économique de 4,5 % à 5 %, la création de plus de 12 millions d’emplois dans les agglomérations urbaines, l’accroissement des revenus des ménages au même rythme que la croissance économique, l’amélioration du niveau de vie de la population, l’équilibre global de la balance des paiements internationaux, la production céréalière d’environ 700 millions de tonnes, la baisse d’environ 3,8 % des émissions de CO2 par unité de PIB. Au cours des cinq prochaines années, la Chine établira les bases solides pour atteindre l’objectif de doubler le PIB par habitant d’ici 2035.
Au plan internationale, « la Chine restera fidèle à sa politique étrangère d’indépendance et de paix. Elle persistera dans « la voie du développement pacifique, luttera fermement contre l’hégémonisme et la politique du plus fort, préservera l’équité et la justice internationales ». Elle mettra en œuvre « l’Initiative pour le Développement mondial, l’Initiative pour la Sécurité mondiale, l’Initiative pour la Civilisation mondiale et l’Initiative pour la Gouvernance mondiale ».

Le pays participera activement à « la réforme et au développement du système de gouvernance mondiale et fera évoluer l’ordre international dans un sens plus juste et plus équitable ». La Chine demeurera « une destination d’investissement idéale, sûre et prometteuse pour les entreprises étrangères ».


Le Sud Global et l’Afrique figurent au cœur des « Deux Sessions ». Wang Yi, le Ministre des Affaires Etrangères a confirmé que « la Chine reste profondément attachée au Sud global et enracinée en son sein. Elle est prête à avancer main dans la main avec les autres pays du Sud sur la voie de la modernisation et à promouvoir la construction d’une communauté de destin pour l’humanité ». Au sujet de l’Afrique, Wang Yi, surnommé par de nombreux Africains « l’Ami de l’Afrique » a noté que « les relations Sino-africaines connaîtront cette année plusieurs nouveaux développements, notamment dans les domaines de la construction de la communauté de destin Chine-Afrique.

Lesdites relations progresseront davantage avec l’accueil de plusieurs dirigeants africains en Chine. La Chine appliquera à partir du 1er Mai 2026 un tarif zéro sur 100 % des lignes tarifaires des produits africains. « L’Année des échanges culturels Chine-Afrique » proposera près de 600 activités d’échanges au cours de 2026 ». Ainsi, fidèle à son engagement initiale la Chine propose un véritable programme d’actions au grand bénéfice de la coopération Sino-africaines. La volonté est fermement affichée pour contribuer à la construction d’une Communauté de destin pour l’humanité et à créer des perspectives plus radieuses pour le développement pacifique dans le monde./.


Prof. Yoro DIALLO
Chercheur Principal / Directeur du Centre d’Etudes Francophones
Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique
Winner of the “2024 Chinese Government Friendship Award”
Institute of African Studies, Zhejiang Normal University
CHINA

Au Mali, PROZEN SARL poursuit l’organisation du « Festival du Thé » sous la direction de Rokyatou Camara

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Comme l’a annoncé Rokyatou Camara, gérante et promotrice de l’événement, lors d’une conférence de presse tenue le 10 mars dernier, la cérémonie d’ouverture de la troisième édition du Festival du Thé s’est déroulée le samedi 21 mars 2026 au Musée National, sous la présidence du Chef de Cabinet du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne. Cette édition se prolongera sur trois jours, du 20 au 22 mars 2026.

Cet événement culturel de trois jours accueille de nombreux acteurs culturels et institutionnels, notamment le chargé de mission du Ministère de l’Industrie et du Commerce, le directeur général du Musée National, l’ambassadeur de Turquie au Mali, ainsi que plusieurs partenaires et sponsors officiels.

Le Festival du Thé aspire à rassembler les acteurs culturels, les professionnels, les institutions, les partenaires ainsi que le grand public autour des valeurs culturelles liées à la consommation du thé. L’objectif est de créer un espace d’échange propice à la découverte et à la valorisation des traditions africaines. À travers cette initiative, les festivaliers mettent en avant le thé comme un élément fédérateur, capable de renforcer le dialogue interculturel, de promouvoir le patrimoine africain et de rapprocher les peuples autour de traditions communes.

Successivement, le président de la commission d’organisation, la promotrice de l’événement, le directeur général du Musée national, ainsi que les représentants de trois départements ministériels, notamment chargés de l’Artisanat, de l’Industrie et de la Jeunesse, ont souligné le rôle fondamental du thé dans la société.

Dans son discours, Rokyatou Camara a souligné qu’il ne s’agit pas seulement de lancer un événement, mais d’affirmer une vision : celle d’une culture comme levier de transformation, d’une jeunesse actrice de son propre développement, et de traditions porteuses d’opportunités pour l’avenir. 

« Le thé, dans nos sociétés, est bien plus qu’une simple boisson. Il représente un espace de dialogue, de respect et d’écoute. C’est un langage universel qui rassemble au-delà des différences. C’est précisément cette force que nous avons décidé de structurer, de valoriser et de projeter », a-t-elle déclaré.

Elle a également mis en avant qu’avec cette troisième édition, le Festival du Thé franchit un cap décisif en s’inscrivant désormais dans l’agenda culturel du Mali, preuve de sa dimension durable, structurante et ambitieuse. Selon elle, cet événement constitue également un véritable projet économique, visant à attirer des visiteurs et à créer des opportunités pour les jeunes.

‎             « KOUNAMAN »

‎De son côté, le représentant du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a souligné avec passion que le Festival du Thé s’impose véritablement comme une initiative innovante et essentielle, qui se situe à la croisée de plusieurs enjeux majeurs d’une grande portée. 

En effet, cet événement festif joue un rôle fondamental dans la préservation des identités culturelles de diverses communautés, permettant ainsi de célébrer la richesse et la diversité des traditions autour de cette boisson réconfortante. De plus, il promeut le vivre-ensemble en favorisant les échanges interculturels, où les participants, qu’ils soient artisans, producteurs ou simples amateurs, peuvent partager leurs expériences et renforcer les liens sociaux. 

Aussi, le Festival du Thé contribue également au développement de nouvelles dynamiques économiques, en mettant en avant le savoir-faire local et en attirant des touristes désireux de découvrir les saveurs authentiques et l’art de vivre des régions participantes.

‎Prenant la parole, le représentant du ministre de la Jeunesse a exprimé la fierté de son département d’être le parrain de cette édition. Selon lui, ce choix reflète l’importance accordée à la Jeunesse dans les dynamiques culturelles et sociales portées par ce festival.

Depuis ses premières éditions, le Festival du Thé n’a cessé de croître et de s’affirmer comme un événement central et incontournable dans le paysage culturel, social et économique du pays. Avec la participation impressionnante de plus de 11 000 personnes et la présence de plus de 70 stands dédiés à la découverte de cette boisson prisée, le festival témoigne de l’enthousiasme et de l’engagement qu’il suscite, en particulier auprès des jeunes générations qui se tournent de plus en plus vers ce rituel.

 En évoquant l’importance indéniable du thé au Mali, il a souligné que cette boisson, dont les appellations peuvent varier selon les régions, telles que <<THÉ>>, <<ATAYA>> ou << KOUNAMAN>>, et souvent associée au concept profondément enraciné de <<GRIN>>, dépasse de loin le simple cadre d’une infusion quotidienne : elle constitue une véritable institution sociale, un symbole de convivialité et d’hospitalité qui unit les communautés autour de moments de partage et d’échange.

Notons que le festival promet ainsi d’être un rendez-vous incontournable s’étalant sur trois jours riches en événements, offrant une programmation diversifiée alliant réflexion, découverte et divertissement. Au lendemain de la cérémonie d’ouverture spectaculaire et pleine d’émotions, les festivaliers auront l’occasion d’assister à des panels inspirants et des discussions enrichissantes portant sur les dimensions culturelles, sociales et économiques du thé, tout en visitant des expositions fascinantes et des stands captivants.

Pour rappel, ils pourront également s’engager dans des séances de dégustation, où l’on explore les différentes saveurs et traditions liées au thé, renforçant ainsi ce lien culturel unique qui transcende les générations et les coutumes.

‎Drissa KEITA 

Au Bénin, le trésor public lève 33 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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Une vue de cotonou

(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le but d’assurer la couverture des besoins de financement de son budget, le Bénin a levé ce jeudi 19 mars 2026, avec une grande détermination et une anticipation prudente des défis économiques, la somme impressionnante de 33 milliards de FCFA au sortir de son émission d’adjudication de bons assimilables du trésor de 91 et 182 jours, une opération organisée en partenariat avec l’établissement spécialisé UMOA-Titres, reconnu pour son expertise dans le domaine de la gestion des titres publics.

Pour cette adjudication, l’émetteur, conscient de l’importance cruciale de cette démarche pour le bon fonctionnement des services publics, avait mis en adjudication un montant de 30 milliards de FCFA, une somme qu’il espérait bien attirer un large éventail d’investisseurs. En réponse à cette initiative, les investisseurs, montrant un intérêt marqué et une confiance dans la solidité de la stratégie économique du Bénin, lui ont proposé des soumissions globales atteignant un montant impressionnant de 211,847 milliards FCFA. Ce chiffre colossal correspond à un taux de couverture du montant initialement mis en adjudication de 706,16%, ce qui témoigne non seulement de la solide réputation du trésor béninois, mais aussi de la santé de son marché financier.

Parmi ces soumissions, le montant retenu par l’émetteur est de 33 milliards FCFA, tandis que celui rejeté s’élève à un montant significatif de 178,847 milliards FCFA. Cela se traduit par un taux d’absorption de 15,58%, reflétant ainsi la concurrence intense parmi les investisseurs pour acquérir ces titres, tout en soulignant les enjeux financiers dans le contexte économique national.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré, ce qui témoigne de l’efficacité des offres soumises, s’élevant à 4,61 % pour les bons de 91 jours, tandis que ceux de 182 jours afficheront un rendement encore plus attrayant de 4,83 %. Ce taux démontre l’intérêt croissant des investisseurs pour ces instruments financiers à court terme.


Le Trésor Public béninois, dans une démarche claire et responsable, s’est engagé à rembourser les titres émis, garantissant ainsi la sécurité et la confiance des investisseurs dans le système financier du pays. Ce remboursement sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 18 juin 2026 pour les bons de 91 jours, et, pour ceux ayant un terme de 182 jours, la date d’échéance est fixée au 17 septembre 2026.


 En ce qui concerne le paiement des intérêts, celui-ci sera réalisé d’avance, et précompté sur la valeur nominale des bons, offrant ainsi une transparence supplémentaire et renforçant la prévisibilité des rendements pour les investisseurs. Cette stratégie vise à attirer davantage de capitaux et à soutenir le développement économique du Bénin.

Mariam KONÉ

Mali : l’État parvient à mobiliser près de 54 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a franchi une étape significative dans le domaine de la finance en obtenant, le mercredi 18 mars 2026, auprès des investisseurs du marché financier de l’UEMOA, une somme impressionnante de 53,673 milliards FCFA.

 Cette somme a été réalisée à l’issue d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor ayant des échéances de 3 et 5 ans. Cet événement a été organisé en collaboration avec l’institution UMOA-Titres, qui joue un rôle clé dans la gestion des titres publics dans la région.

Il convient de noter que le montant initialement mis en adjudication s’élevait à 50 milliards FCFA, ce qui montre une demande très forte de la part des investisseurs. En effet, les soumissions totales des investisseurs ont atteint un impressionnant total de 98,286 milliards FCFA, ce qui démontre une confiance significative dans les choix d’investissement offerts par le trésor public. Ce niveau de participation a abouti à un taux de couverture remarquable du montant mis en adjudication, qui se chiffre à 196,57%.

Par ailleurs, le montant des soumissions qui a été retenu par le trésor public malien s’élève à 53,673 milliards FCFA, tandis qu’un montant de 44,613 milliards FCFA a été rejeté. En conséquence, cela donne un taux d’absorption à la fois intéressant et révélateur, se chiffrant à 54,61%. 

Par ailleurs, cela indique la volonté des investisseurs de s’engager substantiellement dans l’économie malienne à travers ces instruments financiers. Pour ceux dont les soumissions ont été retenues, la perspective d’un rendement moyen pondéré est attrayante, s’élevant à 6,19% pour les bons, tandis que les obligations de 3 ans offrent un rendement de 8,17%, avec des conditions favorables pour celles de plus longue durée aux taux de 7,66%, ce qui témoigne d’un climat d’investissement dynamique et opportun..L’émetteur, conformément aux engagements pris, s’est fermement engagé à assurer le remboursement intégral des bons émis, qui sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, laquelle a été clairement fixée au 17 mars 2027. À cet égard, il est important de noter que les intérêts attachés à ces bons seront payés d’avance, et ce montant sera précompté sur la valeur nominale de ces bons, garantissant ainsi une transparence financière pour les investisseurs.
En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, le Trésor Public malien prévoit de procéder à cette opération le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, qui sera d’ailleurs spécifiquement le 19 mars 2029 pour les obligations d’une durée de 3 ans, tandis que pour celles dont l’échéance est fixée à 5 ans, la date sera le 5 mars 2031. 

Notons que les intérêts dus seront, quant à eux, versés annuellement à un taux attractif de 6,00% pour les obligations de 3 ans et 6,20% pour celles de 5 ans, et ce, même dès la fin de la première année après l’émission de ces titres, offrant ainsi aux investisseurs une source de revenus stable et prévisible tout au long de la durée de l’investissement.


Daouda Bakary KONÉ 

Côte d’Ivoire : TotalEnergies Marketing  réalise la meilleure performance du marché des actions le 18 mars 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-À l’issue de la séance de cotation de ce mercredi 18 mars 2026, qui s’est tenue au sein de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), le titre de l’entreprise TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire a su s’imposer comme le champion incontesté du marché des actions en enregistrant une performance remarquable avec une hausse de son cours atteignant 5,07%.  

Cette progression notable fait passer le cours de cette valeur, qui était de 2 760 FCFA la veille, à un nouveau seuil de 2 900 FCFA à la clôture de la séance du 18 mars, correspondant ainsi à une augmentation significative de 140 FCFA. 

Cette dynamique positive est d’autant plus intéressante dans le contexte où, au premier semestre de l’année 2025, TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire a affiché un résultat net après impôts de 4,785 milliards FCFA, en comparaison avec 6,425 milliards FCFA réalisés au premier semestre de 2024, ce qui illustre une baisse de 25,5%. Par ailleurs, il est important de noter que, jusqu’à présent, l’entreprise n’a pas encore diffusé son rapport d’activité relatif au 3ème trimestre de l’année 2025, laissant place à des interrogations concernant l’évolution de ses performances financières.

En ce qui concerne les autres valeurs du marché, le Top 5 des plus fortes hausses de cours est particulièrement dynamique, se composant respectivement des titres de TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire, qui a enregistré une hausse de 5,07% atteignant 2 900 FCFA, suivi de près par Ecobank Côte d’Ivoire qui a progressé de 3,16% pour se fixer à 16 795 FCFA, et Société Générale Côte d’Ivoire, qui a également connu une hausse de 3,15% pour s’établir à 36 000 FCFA. Ces performances illustrent un intérêt croissant des investisseurs pour ces titres, témoignant ainsi de la vitalité du marché boursier dans la région.La valeur totale des transactions sur le marché financier s’est établie à un impressionnant montant de 3,450 milliards FCFA, représentant une augmentation notable comparativement aux 3,055 milliards FCFA enregistrés le 17 mars 2026, ce qui témoigne d’une activité dynamique parmi les investisseurs et les acteurs du marché. 

En ce qui concerne la capitalisation du marché des actions, celle-ci a connu une légère contraction, enregistrant une baisse de 16,401 milliards FCFA. En effet, elle est passée de 15 885,658 milliards FCFA la veille à 15 869,257 milliards FCFA ce mercredi 18 mars 2026, suggérant une certaine prudence parmi les investisseurs face aux fluctuations récentes. Du côté du marché des obligations, la capitalisation a également diminué, se chiffrant désormais à 11 889,565 milliards FCFA, une baisse par rapport à 11 894,434 milliards FCFA la veille, ce qui représente une contraction de 4,869 milliards FCFA. 

Les indices boursiers continuent de montrer, pour la seconde journée consécutive, des résultats contrastés et mitigés. L’indice BRVM Composite, pour sa part, a cédé 0,10 % en s’établissant à 411,59 points, par rapport à 412,02 points constatés la veille, témoignant ainsi d’une légère instabilité sur le marché et d’une atmosphère délicate parmi les investisseurs.

En ce qui concerne l’indice BRVM 30, qui est l’un des baromètres clés de la performance des valeurs mobilières sur le marché boursier de la région, il a connu une légère hausse de 0,25%, s’établissant à 193,42 points, en comparaison avec le chiffre de 192,93 points enregistré la veille. Parallèlement, l’indice BRVM Prestige, qui reflète la performance des sociétés les plus prestigieuses cotées, a affiché une progression significative de 0,81%, atteignant un niveau de 163,01 points par rapport aux 161,70 points constatés précédemment.

 En revanche, la situation de l’indice BRVM Principal, qui représente les principales sociétés du marché, présente une tendance défavorable, avec une forte régression de 1,00%, le faisant chuter à 284,34 points alors qu’il était à 287,22 points la veille.

En ce qui concerne l’indice BRVM Composite Total Return, qui mesure le rendement global du marché en tenant compte des dividendes réinvestis, il enregistre un léger repli de 0,11%, se fixant à 158,49 points, une baisse par rapport aux 158,66 points notés la veille.

Notons que cela indique un certain degré de volatilité sur le marché boursier, suggérant que les investisseurs devraient rester attentifs aux fluctuations et aux tendances émergentes qui pourraient influencer leurs décisions d’investissement futures.

Daouda Bakary KONÉ 

Au Maroc, le chiffre d’affaires de la Société Dari Couspate enregistre une diminution de 4,79 % en 2025

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires de la société Dari Couspate, un acteur prépondérant dans la fabrication et la commercialisation de produits alimentaires à base de semoules, a enregistré une diminution significative de 4,79% par rapport à l’année précédente, soit au 31 décembre 2024. 

Cette information a été révélée par les indicateurs d’activité détaillés pour le 4ème trimestre de 2025, établis avec soin par la direction de l’entreprise, qui suit de près la santé financière de ses opérations. 

Ces indicateurs ont mis en évidence un chiffre d’affaires s’élevant à 814,21 millions de dirhams (MDH), une somme qui témoigne d’une contraction par rapport au chiffre de 855,26 MDH constaté en 2024. Selon la direction de Dari Couspate, cette diminution est principalement attribuable à « un effet prix baissier lié aux matières premières », ce qui soulève des questions sur les fluctuations du marché des matières premières et leur impact direct sur la rentabilité des produits. 

En outre, les engagements en leasing au cours du 4ème trimestre 2025 ont également montré une légère diminution par rapport aux résultats de la même période l’année précédente, passant de 36,7 MDH à 25,6 MDH. Cette baisse pourrait refléter un ajustement stratégique face aux nouvelles réalités économiques.

De plus, il est précisé par la direction de Dari Couspate qu’ « aucune dette de financement n’a été sollicitée au cours du 4ème trimestre 2025 », indiquant ainsi peut-être une approche prudente face aux investissements et à la gestion des ressources financières dans un environnement économique incertain. 

Sur les perspectives de la société, ses responsables avancent avec confiance et détermination que dans un contexte marqué par une concurrence accrue et une dynamique économique en constante évolution, Dari Couspate entend poursuivre le développement de ses activités. Pour ce faire, l’entreprise a l’intention de renforcer ses positions sur l’ensemble de ses marchés tout en améliorant son efficacité opérationnelle, afin de s’adapter aux nouvelles exigences du marché et de garantir sa pérennité. 


Notons que « le management du groupe reste pleinement mobilisé et engagé dans la mise en œuvre de sa stratégie d’innovation et d’accélération de son développement, tant au Maroc, où il est déjà bien établi, qu’à l’international, où de nouvelles opportunités s’ouvrent continuellement », ajoutent-ils avec optimisme, soulignant ainsi leur volonté d’être à l’avant-garde de leur secteur et d’embrasser les défis futurs avec audace.


Korotoumou Sylla 

Côte d’Ivoire : le trésor public mobilise 110 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), où elle a réussi à obtenir la somme impressionnante de 110 milliards FCFA, le mardi 17 mars 2026.

Cette somme a été levée à la suite d’une émission de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor dont les échéances s’étendent sur des périodes de 3 et 5 ans. Ce type d’émission est un moyen pour l’État de financer ses projets tout en offrant aux investisseurs une opportunité d’investissement sécurisée. La somme de 110 milliards FCFA était mise en adjudication par le Trésor Public ivoirien, ce qui témoigne de sa volonté de diversifier les sources de financement public. 

Les soumissions globales faites par les investisseurs ont atteint un chiffre remarquable de 291,117 milliards FCFA, illustrant ainsi un vif intérêt et une forte confiance des investisseurs dans le marché des obligations ivoiriennes. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication qui s’élève à 264,65%, représentant plus de deux fois le montant initialement proposé.

En parallèle, le montant des soumissions retenues a été fixé à 110 milliards FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées s’est élevé à 181,117 milliards FCFA. Cette situation a conduit à un taux d’absorption de 37,79%, mettant en lumière les défis auxquels le Trésor doit faire face pour maximiser l’absorption des ressources proposées tout en équilibrant l’offre et la demande sur le marché. Cette opération se révèle être un événement clé dans le paysage financier de la Côte d’Ivoire, marquant une étape importante dans la gestion des finances publiques du pays. Les investisseurs, dont les soumissions ont été soigneusement examinées et retenues pour cette opération, se retrouveront avec un rendement moyen pondéré particulièrement attractif de 5,32% pour les bons, 6,96% pour les obligations qui ont une durée de 3 ans, et enfin, un rendement plus élevé de 7,22% pour celles qui ont une échéance de 5 ans, ce qui témoigne de la confiance croissante que les marchés placent dans ces instruments financiers.
Dans cette optique, l’émetteur a clairement indiqué son intention de procéder au paiement des bons émis, qui aura lieu le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée avec précision au 16 mars 2027. Il convient de noter que les intérêts sur ces bons seront versés d’avance et prélevés directement sur la valeur nominale de ces instruments, une méthode qui permet de faciliter la gestion financière des investisseurs. 
De plus, le Trésor Public ivoirien, garant de la solidité financière de cet engagement, a pris sérieusement l’engagement de rembourser le capital des obligations conformément à un calendrier clair : le remboursement pour celles ayant une durée de 3 ans interviendra le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 18 mars 2029, tandis que pour celles de 5 ans, la date de remboursement est fixée au 18 mars 2031. 

En ce qui concerne le paiement des intérêts, ceux-ci auront lieu chaque année, conformément aux termes préalablement établis, sur la base d’un taux fixe de 5,35% pour les obligations de 3 ans et de 5,60% pour celles de 5 ans, et ce, dès la fin de la première année, garantissant ainsi aux investisseurs un retour sur investissement régulier et prévisible.


Daouda Bakary KONÉ 

Secteur Aéronautique : Journée des jeunes filles dans l’aviation, une initiative de la BIDC, Asky et Plan International Togo

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc), en collaboration étroite avec Asky Airlines et Plan International Togo, a brillamment organisé l’initiative intitulée « La Journée des filles dans l’aviation », qui s’est tenue le 7 mars 2026 dans le cadre majestueux de l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé, coïncidant ainsi avec la célébration annuelle de la Journée internationale des droits de la femme (Jif) en 2026. 

Selon un communiqué de presse diffusé à cette occasion, cet événement significatif a permis à vingt (20) jeunes filles, choisies pour leur potentiel, de bénéficier d’une expérience d’apprentissage immersive et enrichissante conçue pour renforcer leur connaissance et leur exposition aux multiples opportunités professionnelles disponibles dans les secteurs de l’aviation, de l’aérospatiale, ainsi que des sciences et technologies, qui sont souvent perçus comme des domaines réservés aux hommes.

Cette initiative conjointe, comme le souligne le communiqué, a résolument réaffirmé l’engagement des divers partenaires en faveur de l’inclusion du genre, de l’autonomisation des jeunes et de l’élargissement de l’accès des filles aux nouveaux parcours professionnels dans des secteurs qui demeurent encore largement sous-représentés. À travers une série de visites guidées captivantes, de sessions interactives, ainsi que de discussions enrichissantes avec des professionnels de l’aviation, les jeunes participantes ont eu l’occasion de s’immerger dans un environnement stimulant et inspirant, propice à la découverte et à l’apprentissage tout en développant des compétences précieuses qui pourraient les aider à tracer leur propre chemin dans des carrières souvent jugées inaccessibles. Au nom de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (Bidc), Hughes Goa, qui occupe le poste de Directeur des opérations du secteur privé, a exprimé avec force et conviction l’importance cruciale d’investir dans les jeunes femmes afin de bâtir une main‑d’œuvre non seulement plus résiliente, mais aussi véritablement inclusive au sein de l’espace économique de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). En s’adressant à un public engagé et attentif, il a réaffirmé l’engagement indéfectible de la banque à soutenir les filles à travers divers moyens tels que l’éducation, le mentorat et en leur offrant des perspectives d’exploration de carrière, le tout en parfaite harmonie avec son mandat de développement centré sur l’humain et le bien-être sociétal. De plus, cette initiative représente un aspect significatif de la stratégie à long terme de la Bidc, s’inscrivant dans le cadre de l’adoption imminente du « Sceau d’égalité des genres pour les institutions publiques » en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et la Commission de la Cedeao, montrant ainsi une synergie d’actions pour changer le paysage économique et social de la région.
Au stand d’Asky, dans un environnement propice au dialogue et à l’échange d’idées, le Directeur commercial, Daté Tévi‑Bénissan, a insisté avec passion sur la nécessité pressante de constituer un véritable vivier de talents diversifiés dans le secteur aérien, un domaine en pleine expansion où chaque voix et chaque compétence comptent. Il a particulièrement souligné l’importance d’une représentation accrue des femmes dans les fonctions techniques et managériales, afin de garantir que les décisions stratégiques et opérationnelles reflètent véritablement la diversité de la société. Il a de surcroît réaffirmé l’engagement ferme d’Asky Airlines à promouvoir activement la participation des femmes dans l’ensemble des activités de l’entreprise, en mettant en œuvre des initiatives concrètes et mesurables qui favoriseront leur avancement et leur réussite au sein de l’industrie aérienne dynamique. 

Dans le cadre de cette initiative commune et collaborative, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (Bidc), la compagnie aérienne Asky, ainsi que l’organisation humanitaire Plan International Togo, réaffirment avec conviction leur vision partagée et leur engagement indéfectible : promouvoir de manière proactive l’égalité des genres dans toutes ses dimensions, renforcer le développement et la valorisation du capital humain à travers des programmes éducatifs et de sensibilisation, et accompagner efficacement l’émergence prometteuse de la prochaine génération de femmes leaders dynamiques et influentes au sein de la région d’Afrique de l’Ouest. 

Notons que cette démarche vise à créer un environnement propice à l’épanouissement personnel et professionnel des femmes, tout en bâtissant des sociétés plus justes et équitables où chaque individu, indépendamment de son genre, a la possibilité de s’impliquer pleinement et de contribuer au développement de sa communauté.

Moussa KONÉ