Sur le réseau social Facebook, notre stupéfaction est grande lorsque nous avons découvert des allégations relayées par une plateforme dénommée « La Source infos », dans le but de nuire à l’image du très prestigieux PDG du groupe Bama, Ibrahim Karagnara. Si de telles supputations étaient fondées: Comment un homme dans le collimateur de la justice sénégalaise peut-il être vainqueur de la Truelle d’or à Dakar? Comment peut-il bénéficier de la confiance du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre ? Et surtout comment peut-il être décoré Chevalier de l’ordre national dans son pays?
Selon « La Source infos » le PDG du groupe Bama, Ibrahim Karagnara, a été « placé sous contrôle judiciaire au terme de trois jours de garde à vue par un juge d’instruction au Sénégal ». Dans le cadre de cette mesure, ajoute l’auteur de ces affabulations, « M. Karagnara est désormais tenu de se présenter deux fois par semaine devant le magistrat instructeur, le temps que les enquêtes suivent leur cours et permettent de faire toute la lumière sur cette affaire ». Pour finir en apothéose son canular, ”La Source infos » signale que « le passeport de l’opérateur économique malien a été saisi par les autorités judiciaires, restreignant ainsi sa liberté de circulation durant toute la procédure ».
A titre de rappel, au fil des années passées à la tête du groupe Bama, l’opérateur économique malien s’est distingué par son travail et son intégrité. En Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement au Sénégal, il s’est illustré à travers l’exécution de grands chantiers de construction. Ce qui a valu à l’une des filiales du groupe Bama, Royal BTP, la distinction honorifique de la Truelle d’or sénégalaise, décernée à la meilleure entreprise ouest-africaine lors de la nuit du Bâtiment qui s’est tenue les 7 et 8 novembre 2025 à Dakar.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko renouvellent leur confiance au groupe Bama
En outre, le jeudi 5 fevrier 2026, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye accompagné d’une forte délégation s’était personnellement rendu sur le chantier de construction de l’université orientale à Tambacounda (SÉNÉGAL). Le chef de l’Etat, après avoir constaté l’exécution des travaux à 85% ou plus, a dit sa satisfaction, avant de féliciter chaleureusement Royal BTP, filiale du groupe Bama.
Même son de cloche chez le Premier ministre, Ousmane Sonko qui avait procédé, le jeudi 1er janvier 2026, à la pose de la première pierre du nouveau lycée moderne de Passy, dont les travaux sont actuellement conduits par l’entreprise Falaise BTP, une autre filiale du groupe Bama.
Ibrahim Karagnara décoré chevalier de l’ordre national
Pour avoir fait du groupe Bama un pilier de l’économie ouest-africaine et contribué à atténuer la crise du carburant au Mali, l’opérateur économique malien avait été élevé au rang de chevalier de l’ordre national en janvier 2026.
Tout ça ne va pas évidemment sans se faire d’ennemis dans le monde économique impitoyable de farouche concurrence ; mais il doit y avoir un minimum de loyauté dans la concurrence ! Et Ibrahima Karagnara quant à lui ne s’écartera jamais des valeurs éthiques reçues en héritage dès le début de la fantastique aventure économique de son Groupe, aujourd’hui leader dans la Sous-Région…
COMMUNIQUÉ N°022/GB La Direction Générale du Groupe BAMA porte à la connaissance de l’opinion publique qu’une fausse information relayée sur les réseaux sociaux met en cause son Président-Directeur Général, Monsieur Ibrahima Karagnara, dans une prétendue affaire judiciaire au Sénégal.
Le Groupe BAMA apporte un démenti formel à ces allégations mensongères. Contrairement aux rumeurs diffusées, Monsieur Ibrahima Karagnara n’a jamais été placé en garde à vue, encore moins sous contrôle judiciaire.
La Direction précise également que le PDG se porte parfaitement bien et séjourne actuellement en famille à Bamako.
Face à la diffusion de ces informations diffamatoires, le Groupe BAMA informe avoir saisi les autorités judiciaires compétentes afin qu’une enquête soit ouverte pour identifier les auteurs, complices et relais de cette campagne de désinformation. Des poursuites judiciaires seront engagées contre toute personne impliquée dans la propagation de ces fausses informations.
La Direction du Groupe BAMA appelle l’opinion publique à faire preuve de vigilance et à ne se fier qu’aux canaux officiels de communication du Groupe.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans ses œuvres de gouvernance économique et budgétaire, la commission de l’UEMOA (Union économique et monétaire Ouest africaine) met en lumière l’importance cruciale des réformes communautaires, qui sont perçues comme des catalyseurs essentiels pour le développement durable et l’harmonisation des politiques économiques entre les États membres.
Ainsi, les réformes engagées au sein de l’Union visent à consolider la coopération entre les États membres, à fluidifier les échanges commerciaux et à accélérer l’intégration des marchés régionaux. Dans cette dynamique, la Commission met également l’accent sur la valorisation du système financier communautaire, considéré à la fois comme un instrument de stabilité macroéconomique et un levier stratégique de croissance. À travers l’amélioration des mécanismes financiers et de l’intermédiation bancaire, l’objectif est de créer un environnement favorable à l’investissement, à l’innovation et à l’émergence de nouvelles opportunités économiques. Cette articulation entre réformes communautaires et modernisation financière apparaît comme un facteur déterminant pour renforcer l’intégration économique régionale et permettre aux États membres de mieux valoriser leurs complémentarités tout en faisant face aux défis communs.
Modibo Mao Makalou est un économiste malien à Bamako, il a affirmé que « La bonne gouvernance au sein de l’UEMOA repose sur l’Article 19 du règlement communautaire, prônant l’économie, l’efficacité, l’efficience, la transparence et la redevabilité dans gestion des fonds publics. Elle vise à renforcer la compétitivité économique, la lutte contre la corruption et la stabilité institutionnelle via des contrôles de la Cour des comptes de l’UEMOA ». Selon monsieur Makalou, « la gestion budgétaire dans l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) repose sur un cadre harmonisé axé sur la performance, passant d’une logique de moyens à un budget-programme. Depuis le 1er janvier 2026, les budgets des huit États membres (totalisant 39 503,804 milliards de FCFA) sont exécutés selon ces normes renforcées, visant transparence et efficacité », a-t-il expliqué.
En 2024, le secteur bancaire de l’UEMOA, placé sous la supervision de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a continué d’accompagner la dynamique économique régionale. Dans un contexte marqué par une croissance estimée à 6,3 %, les établissements de crédit ont renforcé leurs bilans de 9,3 %, témoignant d’une certaine résilience du système financier régional. La gouvernance économique et budgétaire de l’Union repose ainsi sur un mécanisme de surveillance multilatérale destiné à garantir la stabilité macroéconomique, la discipline budgétaire et la convergence progressive des économies des huit États membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Dans ce dispositif, la Commission de l’UEMOA apparaît comme l’un des principaux piliers de la bonne gestion des ressources financières communautaires. À travers des directives harmonisées en matière de finances publiques, elle œuvre à promouvoir une gestion budgétaire plus rigoureuse, une maîtrise de l’endettement et une stabilité macroéconomique durable. Sous son impulsion, l’Union a progressivement mis en place un modèle de gouvernance économique souvent cité comme une référence en Afrique de l’Ouest. La Commission joue un rôle moteur en élaborant les normes communautaires, en assurant le suivi de leur application et en accompagnant la modernisation des administrations nationales. Toutefois, l’efficacité de cette gouvernance dépend encore de plusieurs facteurs, notamment du respect strict des critères de convergence et d’une meilleure mobilisation des ressources fiscales internes.
Pour Harouna Niang, le thème « La Commission de l’UEMOA, moteur de la bonne gestion des ressources financières dans l’espace communautaire » revêt une importance particulière, car il renvoie directement aux enjeux de discipline budgétaire, de transparence financière et d’efficacité des politiques publiques. Selon lui, une analyse objective doit permettre de reconnaître à la fois les avancées significatives enregistrées par l’Union et les limites structurelles qui persistent encore.
Le renforcement de la gouvernance économique passe également par une supervision accrue du système financier régional. À ce titre, la Commission Bancaire de l’UMOA veille à la solidité des établissements financiers et à la stabilité du secteur bancaire. En 2024, le ratio moyen de solvabilité des banques s’est établi à 14,7 %, un niveau supérieur au minimum réglementaire fixé à 11,5 %, traduisant une certaine robustesse du système bancaire communautaire. Dans le même temps, les crédits accordés à la clientèle ont atteint 36 888,3 milliards de FCFA à fin 2024, soit une progression de 5,6 %, illustrant le rôle du secteur bancaire dans le financement des économies nationales et l’accompagnement des politiques publiques.
Selon le Rapport annuel 2024 de la Commission Bancaire de l’UMOA, publié par la BCEAO, l’organe de supervision assurait, à fin décembre 2024, le contrôle de 478 entités, comprenant 160 établissements de crédit, 18 compagnies financières, 286 grands systèmes financiers décentralisés et 14 établissements de monnaie électronique. Le dispositif comptait également 33 établissements bancaires d’importance systémique. Au cours de l’année, la Commission Bancaire a tenu sept sessions, dont six réunions du Collège de Supervision et une réunion du Collège de Résolution.
Dans un environnement réglementaire harmonisé, la nouvelle réglementation bancaire entrée en vigueur en 2024 vise à renforcer la transparence, la gestion des risques et la conformité prudentielle, autant d’éléments essentiels à une gouvernance budgétaire efficace. La Commission de l’UEMOA poursuit parallèlement ses efforts de modernisation des finances publiques en veillant à l’application des normes communautaires de transparence budgétaire. Depuis l’adoption des directives communautaires en 2006, les États membres sont ainsi tenus de conduire des réformes destinées à mieux encadrer les déficits publics et la dette.
Face aux défis économiques et financiers actuels, l’intégration bancaire demeure un enjeu majeur pour l’Union. Elle favorise la convergence des politiques économiques grâce à un cadre réglementaire commun et renforce l’intermédiation financière au sein de l’espace communautaire. La coopération entre la Commission Bancaire de l’UMOA et la Commission de l’UEMOA contribue ainsi à consolider un système financier plus robuste, indispensable à la résilience économique des États membres et à une gestion plus efficace des finances publiques.
D’après les données officielles publiées par la BCEAO dans le Rapport annuel 2024 de la Commission Bancaire de l’UMOA, le secteur bancaire et financier de l’Union a évolué dans un environnement macroéconomique relativement dynamique. La croissance du PIB réel de l’Union a atteint 6,3 % en 2024, tandis que l’inflation a légèrement reculé, passant de 3,7 % à 3,5 %. Le total de bilan des établissements de crédit s’est établi à 72 068,3 milliards de FCFA, enregistrant une hausse de 9,3 % par rapport à l’année précédente.
Selon la BCEAO, les emplois ont atteint 63 591,5 milliards, enregistrant une hausse de 7,1% par rapport à 2023. Les crédits à la clientèle ont augmenté de 5,6% sur l’année, atteignant ainsi 36 888,3 milliards à la fin de 2024. La qualité du portefeuille s’est légèrement améliorée avec un taux brut de dégradation de 8,5%, comparé à 9,2% en 2023. Les ressources bancaires s’élèvent à 57 897,9 milliards, marquant une progression de 8,0%, principalement constituées de dépôts (83,3%), en hausse de 7,2%. Dans l’espace UEMOA, le Produit Net Bancaire du secteur bancaire a crû de 3,4%, atteignant 3 431,3 milliards. Le secteur reste rentable, le résultat net s’élevant à 1 105,3 milliards, soit une augmentation de 11,7% par rapport à 2023. La solvabilité des établissements de crédit s’est renforcée avec un ratio moyen de 14,7%, contre 14,1% en 2023, pour une norme de 11,5%. Les vingt-sept établissements nationaux concentrent 41,2% des actifs.
L’activité des institutions de monnaie électronique continue de croître. Le nombre de comptes ouverts par ces organisations atteint 173,1 millions, avec 31,0 % d’entre eux actifs. Les transactions par téléphonie mobile ont progressé de 23,6 % en valeur, atteignant 126 680 milliards. L’encours de la monnaie électronique émise s’élève à 1 411,7 milliards, en hausse de 25,6 %. Toutefois, le résultat net provisoire des EME reste déficitaire de 17,3 milliards, par rapport à une perte de 21,1 milliards en 2023. En outre, un quart (25 %) des EME ne se conforment pas à la norme de couverture de l’encours de monnaie électronique par les fonds propres, indique le rapport de la banque centrale.
Reformes communautaires, Gestion économique, financière et importance des règlements communautaires uniformisés
Dans le cadre du renforcement de la gouvernance économique régionale et de l’efficacité des États membres, l’UEMOA se distingue comme un modèle réussi d’intégration régionale entre pays en développement, notamment dans les domaines de la surveillance multilatérale et de l’harmonisation des pratiques de gouvernance financière au sein de ses États membres. Le mécanisme de surveillance multilatérale, instauré dès 1996 et consolidé par les Pactes de convergence de 1999 et 2015, a permis, malgré les obstacles rencontrés, d’assurer une certaine discipline budgétaire parmi tous les pays de l’Union.
Sur le plan de l’économie réelle, l’UEMOA figurait parmi les régions les plus dynamiques à l’échelle mondiale avant la pandémie de COVID-19, affichant un taux de croissance moyen de 6,5 % pendant presque une décennie (2010-2019), avec une inflation maîtrisée malgré quelques chocs externes dus à l’augmentation des prix des denrées alimentaires. La discipline budgétaire des États membres s’améliore progressivement avec un déficit de 4,0 % du PIB et un niveau d’endettement respectant la norme communautaire de 70 %. Dans le cadre de la création d’un marché commun avantageux pour les entreprises et les citoyens, l’Union douanière est largement opérationnelle depuis 2000, grâce à l’instauration du Tarif Extérieur Commun (TEC) et de ses mécanismes de gestion. À cet effet, le TEC UEMOA a servi de fondation pour l’élaboration du TEC CEDEAO.
En ce qui concerne la fiscalité intérieure, conformément aux dispositions de son Traité, l’UEMOA a réalisé depuis 1998 l’harmonisation des législations fiscales des États membres. Selon les informations fournies sur le site de la commission de l’UEMOA, « cette harmonisation a porté sur la fiscalité indirecte, notamment la TVA et les droits d’accises. Concernant la fiscalité directe, elle a rapproché les textes relatifs aux impôts sur les bénéfices et les revenus des capitaux mobiliers. En 2006, l’Union a mis en place un programme de transition fiscale dont l’objectif principal est de mobiliser de manière optimale les recettes fiscales, principalement basées sur les performances de la fiscalité intérieure, afin de garantir aux États membres les moyens de financer de manière autonome leurs programmes de développement. »
En ce qui concerne la régulation du marché des biens et services au sein de l’Union, la Commission de l’UEMOA a mis en lumière des avancées significatives dans l’établissement d’une concurrence juste et équitable au sein du marché commun. Depuis l’adoption des règlements et directives en matière de concurrence en 2002, environ soixante affaires, contentieuses et non contentieuses, ont été examinées. Dans le domaine de la gestion des ressources en eau, la Commission a promu l’accès à l’eau potable pour les populations de l’Union, à travers le programme d’hydraulique villageoise, avec la construction de plus de 3 420 forages. Dans le secteur de l’élevage et de la pêche, elle a travaillé à l’harmonisation des réglementations concernant la santé animale, les médicaments vétérinaires, la sécurité des denrées d’origine animale, ainsi que la gestion de la pêche et de l’aquaculture. Concernant le développement humain, les initiatives menées ont contribué notamment : (i) au renforcement des systèmes de santé, de la réglementation pharmaceutique et de la protection sociale ; (ii) à l’amélioration du système d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, grâce à l’adoption d’une architecture commune pour les diplômes universitaires, selon un rapport principal des réalisations de l’UEMOA sur son site web.
Dans le secteur de l’énergie, le rapport indique que « la Commission de l’UEMOA a entrepris d’améliorer le cadre réglementaire et programmatique, notamment par l’adoption de la Directive sur la promotion et le développement des énergies renouvelables et la Stratégie de Développement des Pôles Énergétiques dans l’espace UEMOA (SDPE) d’un coût total de 14,8 milliards de FCFA ». En ce qui concerne les transports, la mise en œuvre des programmes a conduit, entre autres, à la construction de routes, de Postes de Contrôle Juxtaposés aux frontières et de stations de pesage sur les principaux corridors de l’Union, ainsi qu’à la rénovation de certains aéroports. En matière d’aménagement du territoire, pour contrer les distorsions spatiales et renverser les tendances lourdes en cours, la Commission a élaboré le Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER) qui vise à encourager un développement intégré et cohérent.
La gestion de l’environnement et des ressources en eau constitue un levier essentiel pour la gouvernance économique.
Dans le domaine de la gestion environnementale, notamment en ce qui concerne la gestion du littoral, des progrès ont été réalisés avec l’adoption des règlements communautaires intégrant les Protocoles additionnels à la Convention d’Abidjan dans le cadre juridique de l’UEMOA. En ce qui concerne le développement agricole et la promotion de la sécurité alimentaire, des efforts ont été faits pour harmoniser les réglementations relatives aux intrants agricoles (semences, pesticides, engrais, médicaments vétérinaires), la sécurité sanitaire et phytosanitaire, ainsi que la gestion de la pêche et de l’aquaculture.
En ce qui concerne la gestion des ressources en eau, la Commission a participé, à travers le programme d’hydraulique villageoise, à l’accès des populations de l’Union à l’eau potable avec la construction de plus de 3 420 forages. L’UEMOA estime que « dans le domaine de l’élevage et de la pêche, elle a travaillé à l’harmonisation des réglementations concernant la santé des animaux, les médicaments vétérinaires, la sécurité sanitaire des produits animaux et d’origine animale, ainsi que la gestion de la pêche et de l’aquaculture. La Commission a également soutenu le développement des filières prioritaires de l’élevage (bétail-viande, aviculture, aquaculture), mis en place des infrastructures pour la commercialisation des produits d’élevage (marchés de bétail, abattoirs, centres de collecte de lait, entrepôts de stockage d’aliments pour animaux et de médicaments vétérinaires) et fourni des aides pour combattre les maladies animales prioritaires (charbon bactéridien, peste des petits ruminants, maladie de Newcastle, grippe aviaire). Par ailleurs, elle a mis en place le système d’information des pêches (CRIP) et l’Observatoire régional du foncier agricole en Afrique de l’Ouest (ORFAO).
Sur son site web, l’UEMOA indique que « Pour favoriser le développement de l’inclusion financière au sein de l’UEMOA, la BCEAO a initié plusieurs projets, notamment le Plan d’Actions pour la Préservation et la Consolidation de la Viabilité du Secteur de la Microfinance (PAPCVSM) et la Stratégie Régionale d’Inclusion Financière (SRIF). La Banque Centrale a pour mission de promouvoir le bon fonctionnement, de superviser et de sécuriser les systèmes de paiement dans l’UMOA, afin de maintenir la confiance des citoyens dans les moyens de paiement et la stabilité du système financier de l’Union », selon l’Institution de l’intégration régionale.
En ce qui concerne la modernisation des systèmes et des moyens de paiement de l’Union, les principales actions réalisées comprenaient la mise en conformité des systèmes de paiement gérés par la BCEAO aux normes internationales, la connexion de toutes les banques de l’Union au Groupement Interbancaire Monétique de l’UEMOA (GIM-UEMOA), l’établissement d’un Fonds Régional de Garantie pour le règlement des soldes de compensation afin de maîtriser le risque de liquidité, la mise en place d’un dispositif de continuité des opérations dans les systèmes de paiement, la création d’un mécanisme d’Avance Intra-Journalière (AIJ) au sein du Système de Transfert Automatisé et de Règlement dans l’UEMOA (STAR-UEMOA), la promotion de l’utilisation d’instruments de paiement modernes ainsi que l’adoption par le Conseil des Ministres de la Décision n°31 du 29/09/2015/CM/UMOA exigeant le règlement en francs CFA des transactions électroniques et la réduction des frais de retrait par cartes.
Aujourd’hui, les États de l’UEMOA font face à de nombreux défis : la pression sécuritaire, la dette publique, les besoins sociaux croissants, les impacts du changement climatique, les exigences de souveraineté économique, ainsi que la nécessité d’industrialiser leurs économies. Dans ce contexte, la gestion budgétaire ne doit plus se limiter à des aspects comptables ou administratifs. Elle doit se transformer en un véritable levier de changement économique, souligne HAROUNA NIANG, économiste et ancien Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements du Mali. Il ajoute qu’il est essentiel de se concentrer davantage sur la qualité des dépenses publiques. Il est crucial de passer d’une approche de consommation budgétaire à une approche axée sur les résultats et l’impact économique, tout en finançant davantage les secteurs productifs.
Élargissement de l’accès aux systèmes de paiement pour promouvoir l’utilisation de l’infrastructure financière
Dans le cadre de l’élargissement de l’accès aux systèmes de paiement, les efforts entrepris ont particulièrement facilité l’intégration des institutions financières non bancaires aux systèmes de paiement de la BCEAO, afin de promouvoir l’utilisation de l’infrastructure de paiement sous-régionale. Ainsi, certains Trésors Publics Nationaux participent activement au Système Interbancaire de Compensation Automatique de l’UEMOA (SICA-UEMOA) et à STAR-UEMOA. De plus, le GIM-UEMOA, le Dépositaire Central de la BRVM, la BOAD, et le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution de l’UMOA jouent un rôle au sein de STAR-UEMOA.
Depuis novembre 2006, la BCEAO a mis en place une politique dédiée à la surveillance des systèmes et services de paiement. Cette politique établit les grandes lignes de la surveillance des systèmes de paiement de l’UEMOA, englobant le cadre juridique, les objectifs visés, le périmètre de la surveillance, ainsi que les outils et méthodes utilisés, afin de soutenir la stabilité financière de l’Union en promouvant l’efficacité, la fiabilité et la sécurité des systèmes de paiement. Pour sa part, la BOAD a accordé 8 174,4 milliards de FCFA de financements cumulés entre 1976 et 2023 pour stimuler les économies de l’Union, dont 70 % en faveur des États et de leurs entités affiliées, et 30 % au secteur privé. Les secteurs prioritaires incluent le transport et les TIC/digitalisation (39%), l’énergie et les ressources naturelles (23%), la production agricole et la sécurité alimentaire (14%), la finance et l’assurance (13%), l’éducation et la santé (6%), ainsi que l’immobilier et l’habitat (4%).
Les réformes des projets et programmes se multiplient, et le banquier Seydou Bocar TRAORÉ souligne que « les défis liés à leur mise en œuvre et à leur appropriation persistent. Malgré les progrès mentionnés, plusieurs obstacles majeurs subsistent : le respect des critères reste inégal, avec des disparités persistantes entre les pays qui ont du mal à les respecter simultanément. La pression fiscale est faible, à 14,9 % du PIB en 2025, loin de l’objectif communautaire de 20 %. L’équilibre entre rigueur et investissement est délicat, la maîtrise des dépenses pouvant entraîner une légère réduction des dépenses d’investissement en 2025, essentielles pour le développement. Des défis internes demeurent, la Commission ayant elle-même identifié la nécessité d’améliorer sa flexibilité et sa culture organisationnelle pour accomplir pleinement ses missions. »
L’Autorité des Marchés Financiers de l’Union Monétaire Ouest Africaine (AMF-UMOA), anciennement connue sous le nom de Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), est l’organisme chargé de la régulation du marché financier régional de l’UEMOA, établi le 3 juillet 1996. Sa mission principale consiste à organiser et superviser les appels publics à l’épargne, ainsi qu’à habiliter et contrôler les acteurs du Marché Financier Régional. Ses initiatives ont pour objectif, entre autres, d’améliorer l’attractivité du marché financier régional et de protéger les épargnants. La Cour de Justice représente l’organe juridictionnel de l’Union, garantissant notamment l’interprétation conforme du Traité et des actes dérivés par le biais de ses activités judiciaires et non judiciaires. Elle a véritablement commencé ses opérations en 1996 après l’adoption des divers textes régissant son statut et ses procédures.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Fonds Monétaire International (FMI) a dévoilé, le 21 avril 2026, ses projections de croissance pour l’Afrique subsaharienne. Si la région devrait connaître un ralentissement à 4,3 % en 2026, puis une légère reprise à 4,4 % en 2027, certains pays se distinguent par des performances supérieures. Le Mali, avec une croissance attendue de 5,5 % en 2026 et 5,7 % en 2027, figure parmi les économies les plus dynamiques, malgré un environnement régional marqué par l’incertitude.
Après une année 2025 relativement favorable (4,5 % de croissance), l’Afrique subsaharienne est confrontée à de nouveaux vents contraires. Le FMI évoque des « gains durement sous pression », liés à plusieurs facteurs : Conjoncture internationale défavorable avec la guerre au Moyen-Orient, hausse des prix du carburant et des engrais. Fragilités sociales avec la pauvreté persistante, insécurité alimentaire, indicateurs sociaux affaiblis par la pandémie.
Réduction des soutiens extérieurs avec la baisse de l’aide internationale et flambée des prix alimentaires. Dans ce contexte, l’institution appelle les gouvernements à gérer les chocs à court terme tout en renforçant la résilience économique à moyen terme. Avec une croissance de 4,9 % en 2025, le Mali devrait accélérer à 5,5 % en 2026 et 5,7 % en 2027, dépassant la moyenne régionale. Cette performance place le pays en deuxième position au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), derrière le Niger (6,7 % en 2026 et 6,5 % en 2027), mais devant le Burkina Faso dont la croissance est attendue en baisse (4,9 % en 2026 et 4,8 % en 2027).
À l’échelle régionale, le Mali reste toutefois derrière des locomotives comme le Bénin (7 % en 2026, 6,7 % en 2027) et surtout l’Éthiopie (9,2 % en 2026, 7,9 % en 2027). Le rapport souligne l’hétérogénéité des trajectoires nationales et insiste sur la nécessité de politiques économiques adaptées. Pour les pays comme le Mali, la priorité est de transformer cette croissance robuste en développement inclusif et durable, capable de réduire la vulnérabilité sociale et de diversifier l’économie au-delà des secteurs extractifs.
Notons que les projections du FMI confirment que l’Afrique subsaharienne reste exposée aux chocs internationaux et aux fragilités internes. Pourtant, certains pays, à l’image du Mali, affichent une dynamique supérieure à la moyenne, signe d’une résilience qui mérite d’être consolidée. La question centrale demeure : comment convertir ces performances en progrès social tangible pour des populations encore fragilisées par l’insécurité et la volatilité mondiale.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un élan de solidarité remarquable et inspirant, au nom de l’Institut national de la prévoyance sociale (INPS), Mossadeck BALLY, le Président du Conseil d’Administration, a eu l’honneur de remettre ce lundi 04 mai un chèque d’une valeur significative de 10 millions de FCFA. Ce geste généreux vise à soutenir la prise en charge des victimes des attaques terroristes qui ont récemment endeuillé le pays, provoquant une onde de choc à travers les communautés touchées.
C’est avec une profonde émotion et un sens aigu du devoir que M. Bally a pris la parole au nom de l’INPS, conscient de l’impact dévastateur de ces événements tragiques sur la vie des Maliens. Dans son discours poignant, il a déclaré : « Les récents événements qui ont frappé notre pays ont causé des souffrances humaines que rien ne saurait pleinement apaiser. Derrière chaque blessé, il y a une vie bouleversée, une famille éprouvée, une communauté touchée ». Ces mots résonnent comme un appel à l’unité et à la compassion, rappelant à chacun l’importance de se rassembler pour soutenir ceux qui ont été affectés par la violence. La remise de ce chèque symbolise non seulement une aide financière, mais également un message fort de solidarité nationale, un engagement à ne pas laisser les victimes seules dans leur douleur et à travailler ensemble pour reconstruire un avenir plus sûr et plus serein pour tous.
Fidèle à sa mission de protection sociale, l’INPS s’incline avec une profonde révérence devant la mémoire des victimes civiles et militaires, honorant ainsi leur sacrifice et leur contribution à la société. En particulier, un hommage émouvant est rendu au Général d’Armée Sadio CAMARA, dont l’engagement et le leadership ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire. Le chèque remis aujourd’hui, symbole de solidarité et d’unité, représente « un geste de solidarité, mais surtout un témoignage de notre engagement aux côtés de l’État et du système de santé », a ajouté M. Bally, soulignant l’importance de l’entraide dans les moments difficiles.
Dans ce contexte, le ministre de la Santé et du développement social, Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, a salué avec ferveur le « travail remarquable des équipes médicales et de l’ensemble du personnel de santé, mobilisés jour et nuit pour sauver des vies et soulager la douleur ». Son discours a résonné avec une sincérité palpable, mettant en lumière le dévouement exceptionnel de ces professionnels qui, souvent au péril de leur propre bien-être, se battent sans relâche pour apporter des soins et du réconfort à ceux qui en ont le plus besoin. Leur dévouement, a-t-elle insisté avec une emphase touchante, « force le respect et mérite notre soutien total », rappelant ainsi à tous l’importance de reconnaître et de soutenir ces héros du quotidien qui œuvrent dans l’ombre pour le bien-être de la communauté.
Par ailleurs, une minute de silence a été scrupuleusement observée en commémoration des illustres défunts, un moment empreint de respect et de recueillement qui a permis à chacun de se remémorer les vies perdues et l’impact qu’elles ont eu sur la communauté. Les visages étaient graves, et l’atmosphère était chargée d’émotion, alors que les participants se tenaient côte à côte, unis dans leur chagrin. Le ministre Assa Badiallo TOURÉ, avec une voix empreinte de compassion, a exprimé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées, soulignant l’importance de la solidarité en ces temps difficiles.
Notons qu’il a précisé que plusieurs interventions chirurgicales avaient été effectuées au sein des établissements sanitaires au cours de la nuit du samedi au dimanche, témoignant de l’engagement des équipes médicales qui ont travaillé sans relâche pour sauver des vies et apporter des soins essentiels. Cette déclaration a résonné dans l’assemblée, rappelant à tous l’importance de la résilience et de l’espoir face à l’adversité.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le 12 mai 2026, une étape significative a été franchie lorsque la mission du Fonds monétaire international (FMI) a remis au ministre délégué chargé du Budget, Fatoumata BAKO/TRAORE, les conclusions de la cinquième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC).
Cette restitution a eu lieu dans un contexte où le pays fait face à des défis sécuritaires et économiques majeurs, rendant les progrès réalisés d’autant plus remarquables. En parallèle, cette mission a également inclus la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), soulignant ainsi l’engagement du Burkina Faso à renforcer sa stabilité économique à long terme.
À l’issue des travaux, l’équipe du FMI a exprimé une appréciation très positive des performances réalisées par le pays, mettant en lumière les efforts considérables déployés par le gouvernement. Malgré les obstacles, le Burkina Faso a réussi à mobiliser des recettes de manière efficace, ce qui témoigne d’une gestion proactive et stratégique des finances publiques. Les experts du FMI ont également salué la poursuite des réformes économiques, qui visent à améliorer la résilience du pays face aux crises futures. Ces réformes, bien que confrontées à un environnement difficile, montrent la détermination du Burkina Faso à avancer sur la voie du développement durable et à créer un climat propice à la croissance économique. Cette mission du FMI représente donc non seulement une évaluation des progrès réalisés, mais aussi une reconnaissance des efforts continus du pays pour surmonter les défis actuels et bâtir un avenir plus stable et prospère.
Le chef de mission du FMI a qualifié les résultats obtenus d’« extraordinaires », mettant en lumière la résilience impressionnante de l’économie burkinabè, qui a su faire face à des défis multiples tout en maintenant une trajectoire de croissance. Cette déclaration souligne également l’engagement indéfectible des autorités burkinabè à préserver la stabilité macroéconomique, un objectif crucial dans un contexte mondial marqué par l’incertitude économique et les fluctuations des marchés.
Cette deuxième revue représente une étape significative dans la mise en œuvre du programme élaboré entre le Burkina Faso et le FMI, un partenariat qui vise à renforcer les fondements économiques du pays. Après des travaux techniques approfondis qui se sont déroulés à Ouagadougou, où des experts ont analysé minutieusement les indicateurs économiques et les politiques mises en place, le processus se poursuivra désormais à Washington.
Notons que là-bas, le dossier sera soumis à l’examen rigoureux du Conseil d’administration du FMI, qui jouera un rôle déterminant dans la validation définitive de cette revue. Ce moment est crucial, car il pourrait ouvrir la voie à de nouvelles opportunités de financement et à des investissements qui pourraient propulser davantage le développement économique du Burkina Faso, tout en consolidant les réformes nécessaires pour assurer une croissance durable et inclusive.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA) a récemment annoncé des résultats financiers impressionnants, ayant enregistré un total bilan s’élevant à plus de 2006 milliards de Fcfa à la clôture de l’exercice de l’année 2025. Ce chiffre témoigne d’une hausse significative de 18,05 % par rapport à l’année précédente, illustrant ainsi la robustesse et la résilience de l’institution dans un contexte économique en constante évolution.
Cette performance remarquable souligne non seulement la capacité de la BMS-SA à mobiliser des ressources financières, mais également son engagement à soutenir le développement économique du pays à travers des initiatives de financement adaptées aux besoins des entreprises et des particuliers. En outre, cette augmentation du bilan pourrait également être interprétée comme un signe de confiance des investisseurs et des clients envers la banque, renforçant ainsi sa position sur le marché bancaire malien et contribuant à la stabilité financière de la région.
Dans un environnement bancaire marqué par des tensions croissantes au sein de l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine), la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) se distingue par une performance impressionnante, affichant une croissance soutenue de ses indicateurs financiers. Cette dynamique positive s’accompagne d’une volonté affirmée d’accélérer sa transformation digitale, un enjeu crucial pour renforcer sa proximité avec ses clients tout en soutenant de manière significative l’économie nationale. Ce mardi, l’institution financière a organisé la 95e session de son Conseil d’administration dans ses locaux situés à Hamdallaye ACI 2000 à Bamako. Sous la présidence de son président, Yéhia Ag Mohamed Ali, cette réunion stratégique a été principalement dédiée à l’examen minutieux des comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2025. Les membres du Conseil ont discuté des résultats financiers, des défis à relever et des opportunités à saisir, tout en mettant l’accent sur l’importance d’une gestion proactive et d’une innovation continue pour naviguer dans un contexte économique complexe. Cette session a également permis de réaffirmer l’engagement de la BMS-SA envers ses clients et ses partenaires, en soulignant l’importance d’une approche centrée sur le client dans le cadre de sa stratégie de transformation digitale.
Au cours des travaux, les administrateurs ont minutieusement passé en revue plusieurs dossiers majeurs, chacun revêtant une importance cruciale pour l’avenir de l’institution. Parmi ces documents essentiels figuraient le rapport d’exécution du budget 2025, qui offre une vue d’ensemble des allocations et des dépenses prévues, le rapport d’activités de la Direction générale, qui met en lumière les initiatives et les réalisations de l’année écoulée, ainsi que le rapport des Commissaires aux comptes, garantissant la transparence et la conformité des opérations financières. De plus, les états financiers ont été examinés en détail, fournissant une image claire de la santé financière de la banque, tandis que la proposition d’affectation des résultats a suscité des discussions animées sur les priorités stratégiques à venir.
Dans un environnement bancaire régional marqué par des tensions persistantes sur la liquidité et des exigences monétaires accrues au sein de l’UEMOA, la BMS-SA a réussi à maintenir une dynamique de croissance soutenue, illustrant ainsi sa résilience et sa capacité d’adaptation face aux défis du marché. La banque consolide ainsi sa place parmi les principaux acteurs du secteur bancaire malien grâce à une stratégie axée sur la proximité avec la clientèle, l’innovation et une meilleure maîtrise des risques. Les chiffres dévoilés à l’issue de cette session traduisent cette progression impressionnante. À la clôture de l’exercice 2025, le total du bilan de la banque s’élève à plus de 2006 milliards de Fcfa, soit une hausse significative de 18,05% par rapport à l’année précédente, témoignant de l’efficacité des mesures mises en place et de la confiance renouvelée des clients et partenaires.
La BMS-SA continue d’appuyer les acteurs économiques du pays. Les crédits et financements octroyés aux clients ont atteint 970 milliards de Fcfa, affichant une croissance de 4%. Cette performance démontre l’engagement de la banque à soutenir de façon durable les entreprises, les commerçants et les entrepreneurs. Un autre indicateur de la confiance des usagers : les ressources recueillies auprès de la clientèle ont dépassé les 1.013 milliards de Fcfa, avec une augmentation d’environ 28%.
Cette évolution illustre le renforcement des liens entre la banque, ses clients et ses partenaires. L’année 2025 aura également marqué l’accélération de la transformation numérique de la BMS-SA. L’institution bancaire a multiplié les innovations technologiques afin d’améliorer l’accessibilité et la sécurité de ses services. Parmi les avancées notables se trouve l’ouverture du système à la clientèle.
Parmi les avancées majeures qui marquent le paysage bancaire contemporain, l’ouverture à la clientèle du Système de paiement instantané (SPI) de la BCEAO se distingue comme un jalon significatif. Ce système innovant a été conçu pour fluidifier les opérations financières, permettant ainsi aux utilisateurs de réaliser des transactions en temps réel, sans les délais habituels qui peuvent freiner l’efficacité des échanges monétaires. Grâce à cette initiative, les clients bénéficient d’une expérience bancaire moderne et sécurisée, intégrant des technologies de pointe qui garantissent la protection de leurs données et de leurs fonds. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où la digitalisation des services financiers devient incontournable, répondant ainsi aux attentes croissantes des consommateurs en matière de rapidité et de sécurité.
À l’issue de la session, le président du Conseil d’administration, Yéhia Ag Mohamed Ali, a salué avec enthousiasme la qualité des contributions des administrateurs, mettant en lumière l’importance de leur expertise et de leur engagement dans le processus décisionnel. Il a également félicité la Direction générale ainsi que l’ensemble du personnel pour leur dévouement et leur professionnalisme, qui ont permis d’atteindre ces résultats encourageants. Dans un geste de gratitude, il a exprimé sa reconnaissance aux clients, partenaires et actionnaires pour leur fidélité et leur confiance indéfectible envers la BMS-SA. À travers ces résultats, la banque réaffirme son ambition de demeurer une institution de référence, profondément engagée au service du développement économique et social du Mali, en s’efforçant de répondre aux besoins de ses clients tout en contribuant à la prospérité de la communauté dans son ensemble.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, un tournant significatif se dessine dans le paysage de la santé avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), qui franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses services. Le jeudi 07 mai 2026, une date marquante pour le secteur de la santé, le Directeur Général de la CANAM a eu l’honneur de procéder, dans le cadre prestigieux de l’Hôpital Mère-Enfant Le Luxembourg, au lancement officiel de la digitalisation des demandes de prestations de soins soumises à accord préalable dans le cadre de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Cet événement a été accueilli avec enthousiasme par les professionnels de la santé et les assurés, témoignant d’une volonté collective d’améliorer le système de santé.
Cette réforme ambitieuse s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique engagée par la CANAM, visant à optimiser l’efficacité du système de prise en charge sanitaire tout en facilitant l’accès des assurés aux soins. En effet, la digitalisation de l’accord préalable repose sur un processus simplifié et sécurisé, conçu pour garantir une meilleure fluidité des échanges entre les structures sanitaires et la CANAM. Cela permet non seulement de réduire les délais d’attente pour les assurés, mais également d’améliorer la transparence et la traçabilité des demandes de soins.
Les implications de cette initiative sont vastes, promettant d’apporter un souffle nouveau à la gestion des prestations de santé au Mali, tout en s’inscrivant dans une vision moderne et efficace de la santé publique. Les assurés peuvent désormais envisager un accès plus rapide et plus direct aux soins nécessaires, renforçant ainsi leur confiance dans le système de santé malien.
Le parcours débute par la prescription médicale d’un acte qui nécessite un accord préalable, un processus essentiel pour garantir que certaines interventions chirurgicales, examens spécialisés ou médicaments spécifiques soient couverts par l’assurance maladie. Dans cette première étape, le patient doit rassembler un dossier complet qui comprend plusieurs éléments cruciaux : l’original de l’ordonnance émise par le médecin traitant, la carte d’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) qui atteste de son statut d’assuré, le formulaire de demande d’accord préalable dûment rempli, et enfin, tous les examens, analyses ou imageries qui justifient la nécessité de l’acte ou du médicament demandé.
Une fois que le dossier est constitué avec soin, chaque document est scanné pour être transmis à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) via le système d’information innovant « AMO Anywhere », une plateforme numérique conçue pour faciliter le traitement des demandes. Ce système permet une gestion rapide et efficace des dossiers, réduisant ainsi les délais d’attente pour les patients.
Après une vérification minutieuse et un contrôle rigoureux de la documentation soumise, les médecins de la CANAM examinent le dossier et émettent leur avis à travers le même système numérique. Si l’accord est validé, il est ensuite transmis à la structure sanitaire concernée, qui se charge de remettre l’accord au patient, lui permettant ainsi de procéder à l’acte médical ou d’obtenir le médicament prescrit.
Lors de la cérémonie marquant cette avancée significative, le Directeur Général de la CANAM a exprimé sa satisfaction quant à cette amélioration majeure. Il a souligné que cette initiative contribuera non seulement à soulager les assurés en simplifiant le processus d’accès aux soins, mais aussi à améliorer la qualité des services offerts, renforçant ainsi la confiance des patients envers le système de santé. Cette évolution témoigne d’un engagement fort envers l’optimisation des services de santé et le bien-être des assurés, marquant un tournant dans la gestion des soins médicaux.
Il a souligné avec conviction que cette digitalisation, véritable levier de transformation, permettra de réduire considérablement les délais de traitement des dossiers administratifs, un enjeu crucial pour améliorer l’efficacité des services publics. En outre, cette initiative vise à renforcer la transparence dans la gestion des dossiers, un aspect fondamental pour instaurer la confiance des citoyens envers les institutions. La modernisation des procédures administratives est également au cœur de cette démarche, promettant ainsi une simplification des interactions entre les usagers et les services de santé.
Le Médecin Général de Brigade Boubacar DEMBELÉ a indiqué, pour sa part, que plusieurs structures sanitaires, conscientes des bénéfices de cette digitalisation, ont déjà intégré ces nouvelles technologies dans leur fonctionnement quotidien. D’autres établissements, quant à eux, sont en cours de déploiement, témoignant d’une dynamique collective vers l’innovation et l’amélioration des services de santé. Cette transition numérique est perçue comme une opportunité de transformation pour le secteur médical, permettant une meilleure gestion des ressources et une réponse plus rapide aux besoins des patients.
Le Directeur de l’Hôpital Mère-Enfant Le Luxembourg, Dr Alpha O. GAYE, a salué avec enthousiasme l’initiative de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), estimant qu’elle marque une étape importante dans la modernisation du système de santé malien. Il a exprimé sa reconnaissance envers les responsables de la CANAM pour leur engagement indéfectible en faveur d’un meilleur accès aux soins pour les assurés, soulignant que cette réforme est essentielle pour garantir une couverture santé de qualité pour tous.
Notons que la CANAM entend étendre progressivement cette réforme à l’ensemble des structures sanitaires du Mali, avec l’ambition d’assurer une prise en charge plus rapide, plus efficace et plus transparente des assurés de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) sur toute l’étendue du territoire national. Ce projet ambitieux vise non seulement à améliorer l’accès aux soins, mais également à transformer le paysage de la santé au Mali, en plaçant le patient au cœur des préoccupations et en favorisant une approche proactive dans la gestion de la santé publique.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un cadre empreint de respect et de collaboration, le Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), le Général de Brigade Boubacar DEMBELÉ, a eu l’honneur de recevoir en audience le nouveau bureau de la Société Malienne de Médecine Militaire (SoMaMeM). Cette délégation, conduite avec assurance par son président, le Lieutenant Colonel Mohamed El Hassimi Cissé, a marqué un moment significatif dans les relations entre les institutions de santé militaire et civile.
Cette visite de courtoisie, bien plus qu’un simple échange protocolaire, a offert une plateforme précieuse pour exprimer la gratitude des responsables de la médecine militaire envers le Directeur Général de la CANAM. Ils ont tenu à souligner le soutien indéfectible que la CANAM a apporté aux diverses initiatives et activités de la médecine militaire au Mali, un soutien qui revêt une importance capitale dans le contexte actuel. Le président du nouveau bureau, avec une reconnaissance palpable, a particulièrement salué l’accompagnement de la CANAM, qui joue un rôle crucial dans le renforcement du système de santé national.
Cette rencontre a également été l’occasion d’aborder les perspectives de collaboration future entre les structures sanitaires civiles et militaires, un partenariat essentiel pour améliorer l’accès aux soins de santé et optimiser les ressources disponibles. Dans un contexte où les défis sanitaires se multiplient, les discussions ont mis en lumière l’importance d’une synergie entre ces deux secteurs, afin de garantir une réponse efficace et rapide aux enjeux complexes auxquels le pays est confronté.
Le Général DEMBELÉ, avec son expérience militaire, a souligné la nécessité d’une approche intégrée qui tirerait parti des forces de chaque entité, tandis que le Lieutenant Colonel Cissé a apporté des exemples concrets de succès passés où une telle coopération a permis de surmonter des crises sanitaires. Ensemble, ils ont convenu que cette coopération est non seulement bénéfique, mais nécessaire pour le bien-être de la population malienne, en assurant un accès équitable aux soins de santé, en renforçant les infrastructures médicales et en mobilisant des ressources humaines et matérielles de manière optimale. Ce partenariat prometteur pourrait également ouvrir la voie à des initiatives innovantes, telles que des campagnes de sensibilisation conjointes et des programmes de formation pour le personnel médical, visant à améliorer la qualité des soins et à renforcer la résilience du système de santé face aux futures urgences.
Prenant la parole avec une assurance palpable, le premier responsable de la CANAM, qui n’est autre que l’ancien Directeur Général de la Direction Centrale des Services de Santé des Armées, a exprimé ses sincères félicitations au bureau de la SoMaMeM. Il a souligné avec enthousiasme le dynamisme remarquable de ses différentes activités, mettant en avant l’organisation de son congrès annuel, un événement qui s’affirme comme un véritable cadre d’échanges enrichissants, de partage d’expériences variées et de renforcement des capacités entre professionnels de santé. Ce congrès, véritable carrefour de savoirs et de pratiques, permet aux participants de se rencontrer, d’échanger des idées novatrices et de collaborer sur des projets communs, renforçant ainsi les liens au sein de la communauté médicale.
Notons que les visiteurs présents ce jour-là ont également saisi cette occasion unique pour remettre un cadeau symbolique au Directeur Général de la CANAM. Ce geste, empreint de respect et de gratitude, témoigne de la reconnaissance et de la considération que lui portent ses pairs pour son engagement indéfectible aux côtés de la médecine militaire malienne. Ce moment de partage a non seulement renforcé les liens entre les acteurs de la santé, mais a également mis en lumière l’importance de la solidarité et du soutien mutuel dans le domaine médical, particulièrement dans le contexte des défis auxquels la médecine militaire est confrontée.
(CROISSANCE AFRIQUE)-La gouvernance économique et budgétaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) repose sur un mécanisme de surveillance multilatérale destiné à garantir la stabilité macroéconomique, la discipline budgétaire et la convergence progressive des économies des huit États membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
En 2026, plusieurs indicateurs témoignent d’une amélioration progressive des finances publiques dans l’espace communautaire. Cette évolution traduit les efforts des États membres pour renforcer la soutenabilité budgétaire tout en préservant les investissements stratégiques nécessaires au développement. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’analyse de la gouvernance économique et budgétaire des États membres sous le thème : « La Commission de l’UEMOA, fer de lance de la bonne gestion des ressources financières dans l’espace communautaire ». Cette réflexion s’appuie sur l’étude de la conjoncture économique régionale, l’examen des lois de finances nationales, les performances du secteur bancaire et assurantiel ainsi que l’évolution des principaux indicateurs macroéconomiques.
L’objectif est de mieux comprendre les dynamiques économiques à l’œuvre dans l’Union, mais aussi d’identifier les défis persistants, notamment la faiblesse de la mobilisation fiscale, les besoins massifs en infrastructures, la gestion de la dette publique ou encore la nécessité de créer un environnement favorable à une croissance durable et inclusive. À travers cette démarche, il s’agit également de mettre en lumière les bonnes pratiques susceptibles de renforcer la gouvernance financière au sein de l’UEMOA et de consolider l’intégration économique régionale.
Pour Seydou Bocar Traoré, la gouvernance économique de l’UEMOA présente un « paradoxe dynamique ». Selon lui, les performances enregistrées démontrent la pertinence de l’architecture communautaire, même si des difficultés subsistent dans l’application effective des règles au niveau national. « L’espace UEMOA affiche des performances macroéconomiques encourageantes, preuve que l’architecture de gouvernance porte ses fruits. Toutefois, des défis persistent dans la mise en œuvre effective des réformes. Dans ce contexte, la Commission de l’UEMOA joue véritablement son rôle de fer de lance en impulsant une dynamique vertueuse de gestion des finances publiques », explique-t-il.
Les résultats macroéconomiques de l’Union demeurent en effet relativement solides. La croissance régionale est estimée à 6,2 % en 2024 avant d’atteindre 6,7 % en 2025, traduisant la résilience des économies ouest-africaines face aux chocs sécuritaires, énergétiques et inflationnistes. L’inflation, autre indicateur clé, a également été maîtrisée. Selon les données de conjoncture de l’UEMOA, elle est revenue à 2,9 % à fin 2024 avant de tendre vers 1 % en 2025, restant ainsi dans la norme communautaire fixée entre 1 % et 3 %. Cette performance résulte d’une coordination entre politiques monétaires et politiques budgétaires. Sur le plan des finances publiques, les efforts d’assainissement deviennent visibles. Le déficit global de l’Union est passé de 6,2 % du PIB en 2023 à 5,1 % fin 2024, tandis que les recettes fiscales progressent dans plusieurs États membres, traduisant une amélioration graduelle de la mobilisation des ressources internes. La Commission de l’UEMOA occupe une place centrale dans cette dynamique de gouvernance régionale. Son action s’articule principalement autour des pactes de convergence, des mécanismes de surveillance multilatérale et de l’harmonisation des cadres budgétaires nationaux.
En 2026, l’endettement des pays de l’UEMOA reste soutenu, avec un taux global estimé autour de 53,3% du PIB bien que des estimations antérieures suggéraient une stabilisation. La dette totale dépasse les 93 000 milliards de FCFA, portée par des besoins de financement d’infrastructures et de sécurité, avec une forte pression sur le marché financier régional. Le taux d’endettement des pays membres est attendu à 53,5 % du PIB en 2026. Selon le dernier Rapport sur la Politique Monétaire dans l’UMOA – Mars 2026, l’encours de la dette publique était de 63,0 % du PIB fin 2025. Une forte pression est exercée sur le marché financier de l’Union, qui devient la principale source de financement. Le Sénégal illustre une fragilité régionale avec des levées de fonds importantes. Selon la BCEAO, Le déficit est visé entre 2,9 % et 3,0 % du PIB en 2026, indiquant un assainissement des finances publiques.
Face à d’innombrable succès obtenu, l’économiste et ancien de l’industrie et du commerce Niang explique que « L’UEMOA a permis d’introduire dans plusieurs États membres une culture plus rigoureuse de gestion macroéconomique à travers : notamment, des critères de convergence budgétaire et monétaire ; l’harmonisation des finances publiques ; des règles communes de transparence budgétaire ; la surveillance multilatérale des économies ; l’uniformisation des textes comptables et fiscaux ; et les réformes communautaires sur les marchés publics et la dette publique ». Selon l’économiste Harouna Niang, « avant ces mécanismes, beaucoup de pays de la sous-région fonctionnaient avec des systèmes budgétaires très peu harmonisés et parfois insuffisamment transparents. Ces efforts ont été rendu possible grâce aux réformes communautaires : telles que les procédures budgétaires se sont modernisées ; les lois de finances sont davantage normalisées ; les systèmes de contrôle se sont renforcés ; et la digitalisation des administrations financières progresse », a-t-il témoigné.
Les pactes de convergence adoptés en 1999 puis renforcés en 2015 définissent un ensemble de critères macroéconomiques devant guider les politiques publiques des États membres. Grâce au mécanisme de surveillance multilatérale, la Commission évalue régulièrement les performances économiques des pays, identifie les écarts et formule des recommandations destinées à prévenir les dérives budgétaires. L’analyse critique des mécanismes communautaires de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) montre une efficacité mitigée: un cadre théorique solide de surveillance multilatérale (pacte de convergence) contrastant avec des difficultés récurrentes de mise en œuvre, exacerbées par des crises sécuritaires et structurelles. Concernant la surveillance multilatérale, si elle a favorisé la convergence de certains pays sur les performances de la Côte d’Ivoire, la surveillance multilatérale souffre d’un manque d’adhérence stricte aux critères (déficit, dette). Au titre de sa mise en œuvre : Des progrès sont notés dans la dématérialisation et le TEC (Tarif Extérieur Commun), mais le respect de la norme budgétaire (déficit 3% du PIB) est difficile, avec 7 pays dépassant ce seuil en 2024, avant une amélioration projetée en 2025/2026.
Quant aux défis, l’UEMOA a indiqué que la gestion budgétaire est compliquée par la faible diversification des exportations, l’insécurité dans la région et une forte dépendance aux financements bancaires. Pour sa part, le rôle du marché constitue la suppression des avances directes de la BCEAO (2003) a stimulé le marché des titres publics, forçant les États à plus de discipline face à des investisseurs exigeants. Sanctions appliquées pour renforcer la discipline budgétaire, le cadre réglementaire prévoit des sanctions politiques et financières, mais leur application est rare et difficile : Sanctions politiques (suspension des organes) : Appliquées lors de crises politiques majeures (ex: Mali 2022), bien que la Cour de justice de l’UEMOA ait récemment (janvier 2026) annulé certaines d’entre elles faute de base légale suffisante.
Cependant le mécanisme d’exclusion des mécanismes de solidarité, il constitue le gel des concours financiers ou exclusion des programmes de la BOAD pour les États non conformes. Concernant les sanctions de la Commission Bancaire : Des sanctions pécuniaires (amendes) et disciplinaires (blâmes) sont régulièrement infligées aux banques commerciales pour manquements aux règles prudentielles, ce qui indirectement renforce la stabilité financière, base de la discipline budgétaire (ex: 300 millions FCFA d’amende en 2025/2026).Pour l’avenir, le renforcement de la discipline passera par une meilleure coordination des politiques budgétaires et la révision des critères de convergence pour les rendre plus réalistes face aux chocs exogènes.
« Le premier critère stipule que les trois normes principales à respecter impérativement pour assurer la viabilité macroéconomique : Solde budgétaire / PIB : Le déficit budgétaire global, dons compris, rapporté au PIB nominal, doit être supérieur ou égal à -3%. Taux d’inflation : Le taux d’inflation annuel moyen doit être inférieur ou égal à 3%. Encours de la dette publique / PIB : La dette publique totale rapportée au PIB doit être inférieure ou égale à 70% », rapporte site de l’UMOA-TITRES. « Le deuxième critère est axée es critères visent à soutenir la discipline budgétaire sur le long terme : il existe la Pression fiscale : le ratio des recettes fiscales par rapport au PIB doit être supérieur ou égal à 20%. La masse salariale / Recettes fiscales : La masse salariale rapportée aux recettes fiscales doit être inférieure ou égale à 35%. Investissements financés sur ressources propres / Recettes fiscales : Ce ratio doit être supérieur ou égal à 20% », précise l’organisation monétaire. Selon cairn.com, « le pacte renforcé de 2015 a mis l’accent sur le déficit budgétaire comme critère « clé » de surveillance, en remplacement de l’ancien critère de solde budgétaire de base qui était jugé moins contraignant. Ces normes visent à soutenir la stabilité de la monnaie commune et à favoriser une croissance saine au sein de l’Union »
L’institution communautaire œuvre également à la modernisation des finances publiques à travers des directives relatives à la transparence budgétaire, à l’amélioration de la gestion publique et au renforcement des mécanismes de contrôle. L’harmonisation des lois de finances permet notamment de rendre les budgets nationaux plus lisibles, comparables et conformes aux standards communautaires. Les budgets 2026 des huit États membres de l’UEMOA sont entrés en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Leur montant cumulé est estimé à 39 503,804 milliards FCFA. Ces lois de finances traduisent les priorités des gouvernements en matière de sécurité, d’infrastructures, d’éducation, de santé et de développement économique.
Côte d’Ivoire : consolidation d’une croissance robuste
La Côte d’Ivoire présente un budget équilibré à 17 350,2 milliards FCFA contre 15 339,1 milliards en 2025. Structuré autour de 29 dotations et 158 programmes, ce budget repose sur des perspectives de croissance estimées à 6,7 % en 2026. L’inflation devrait rester sous contrôle, autour de 1,5 %, en dessous du seuil communautaire.
Sénégal : consolidation budgétaire progressive
Le Sénégal poursuit sa trajectoire de consolidation budgétaire avec un objectif de réduction du déficit public à 5,37 % du PIB en 2026 puis 3 % en 2027. Les besoins de financement sont estimés à 6 075,2 milliards FCFA, dont près de 65 % seront mobilisés sur le marché financier régional.
Mali : souveraineté et développement économique
Au Mali, le budget 2026 adopté par le Conseil national de transition prévoit 3 057,8 milliards FCFA de recettes pour 3 578,2 milliards FCFA de dépenses. Axé sur la souveraineté et le développement économique, il privilégie les secteurs de la sécurité, de la défense, de la santé et de l’éducation. Le déficit budgétaire projeté est de 520,4 milliards FCFA.
Bénin : forte orientation sociale
Au Bénin, la loi de finances 2026 s’équilibre à 3 783,984 milliards FCFA, en hausse de 6,6 % par rapport à l’année précédente. Le gouvernement béninois anticipe une croissance de 7,5 % du PIB et prévoit de consacrer 42 % du budget général aux dépenses sociales, le document de la lois finances.
Burkina Faso : reprise économique et autosuffisance alimentaire
Le Burkina Faso a adopté un budget de 3 431,5 milliards FCFA en recettes pour 3 918,3 milliards FCFA en dépenses, soit un déficit de 486,8 milliards FCFA. Ce budget s’inscrit dans un contexte de reprise territoriale et de relance économique, avec une attention particulière accordée à l’autosuffisance alimentaire.
Niger : priorité à la stabilité budgétaire
Le Niger a adopté un budget de 3 052,82 milliards FCFA. Les recettes budgétaires sont évaluées à 2 922,218 milliards FCFA tandis que les recettes de trésorerie atteignent 1 861,884 milliards FCFA. Les emprunts sur le marché financier régional devraient représenter 592,38 milliards FCFA. Le budget est construit autour des objectifs de développement inclusif et de stabilité budgétaire définis dans le Programme de Refondation de la République.
Togo : croissance et stabilité macroéconomique
Le Togo a adopté un budget de 2 751,5 milliards FCFA, en progression de près de 13 % par rapport au collectif budgétaire 2025. Les autorités togolaises justifient cette hausse par la volonté de soutenir la croissance économique, de consolider les acquis sociaux et de préserver la stabilité macroéconomique.
Guinée-Bissau : maîtrise du déficit et investissements sociaux
La Guinée-Bissau a adopté un budget de 528,439 milliards FCFA. Les autorités entendent limiter le déficit budgétaire à -3,20 % du PIB en 2026. Les secteurs sociaux, notamment l’éducation et la santé, demeurent prioritaires, même si l’économie reste fortement dépendante des exportations de noix de cajou.
Le secteur bancaire, le pilier
Derrière ces performances macroéconomiques se trouve un secteur bancaire en pleine consolidation. Grâce aux réformes menées conjointement par la Commission de l’UEMOA et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le système bancaire régional demeure relativement solide. En 2025, les banques de l’Union ont enregistré un bénéfice cumulé de 650 milliards FCFA dès le premier semestre. Cette performance est soutenue par la croissance économique régionale et par le dynamisme des secteurs extractifs et des services.
L’inclusion financière poursuit également sa progression.
Le nombre de comptes bancaires dans l’Union avoisine désormais 24 millions, avec une forte concentration en Côte d’Ivoire. Toutefois, des tensions sur la liquidité persistent. Face à cette situation, la BCEAO a décidé, à compter du 16 mars 2026, d’abaisser son principal taux directeur de 3,25 % à 3 %. Cette mesure vise à soutenir l’activité économique et à faciliter l’accès au financement. Le secteur des assurances confirme lui aussi la dynamique de croissance de l’Union. Selon le média panafricain Financial Afrik, le marché a bénéficié d’une meilleure sensibilisation aux risques, du développement de la bancassurance et de l’adoption de nouveaux textes communautaires.
La croissance du secteur est portée par la digitalisation des services, notamment en Côte d’Ivoire, où plusieurs compagnies misent désormais sur l’assurance numérique pour accroître la pénétration du marché. La demande en assurances non-vie demeure soutenue par le dynamisme du BTP et des services. Parallèlement, la BOAD a renforcé sa police d’assurance-crédit souveraine à hauteur de 297,6 milliards FCFA, illustrant la confiance des investisseurs dans le marché régional. Malgré ces progrès, plusieurs défis demeurent. Selon Seydou Bocar Traoré, banquier et cadre de la société ivoirienne des Banques (SIB), le respect des critères communautaires reste inégal selon les pays. Le taux de pression fiscale, estimé à 14,9 % du PIB en 2025, demeure largement inférieur à l’objectif communautaire de 20 %. L’équilibre entre rigueur budgétaire et investissements publics constitue également un enjeu majeur. Une maîtrise excessive des dépenses pourrait freiner les investissements indispensables au développement des infrastructures et à la transformation économique de la région. Enfin, la Commission de l’UEMOA elle-même doit poursuivre ses efforts d’adaptation institutionnelle afin d’améliorer sa flexibilité, sa capacité d’anticipation et son efficacité opérationnelle.
Sous l’impulsion de sa Commission, l’UEMOA a progressivement construit un modèle de gouvernance économique reconnu sur le continent africain. Les mécanismes de surveillance multilatérale, l’harmonisation des cadres budgétaires et les réformes financières ont permis d’obtenir des résultats tangibles en matière de stabilité macroéconomique. Cependant, la consolidation de cette dynamique dépendra de la capacité des États membres à respecter durablement les critères communautaires, à améliorer la mobilisation des ressources internes et à renforcer l’efficacité de la dépense publique.
Notons que la Commission de l’UEMOA joue un rôle essentiel de coordination et de veille. La preuve, elle agit comme : organe de surveillance économique ; structure d’harmonisation réglementaire ; instrument de discipline budgétaire ; et espace de dialogue entre les États. Dans un contexte international marqué par les incertitudes économiques, les tensions géopolitiques et les défis sécuritaires, l’UEMOA apparaît ainsi comme un espace où la coopération régionale demeure un levier essentiel pour préserver la stabilité économique et promouvoir une croissance inclusive et durable. L’espace UEMOA reste également l’une des zones monétaires les plus stables d’Afrique en matière d’inflation et de stabilité monétaire.
Pour rappel, la Commission de l’UEMOA contribue aussi à limiter certains dérapages macroéconomiques qui pourraient fragiliser l’ensemble de l’Union. Dans un espace monétaire commun, l’indiscipline budgétaire d’un seul pays peut avoir des conséquences sur tous les autres. C’est pourquoi, la Commission joue donc un rôle de stabilisateur régional. Selon Haroun Niang, « plusieurs insuffisances demeurent malgré les progrès. Une dépendance excessive aux matières premières. Aussi, les économies de l’UEMOA restent peu industrialisées et fortement dépendantes : à savoir de l’or, du lithium, du cacao, du coton, du pétrole, ou des produits agricoles bruts. Cela rend les budgets très vulnérables aux chocs extérieurs. Sans oublier une faible mobilisation des ressources interne », a-t-il conclu.
(CROISSANCE AFRIQUE)-Sous le parrainage du ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kanssaye, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a organisé, mardi 12 mai 2026, une rencontre significative à Bamako, dédiée au suivi et à la visibilité de son Programme de bourses d’excellence. Cet événement a été conçu comme une plateforme d’échange et de réflexion, réunissant d’anciens bénéficiaires de ces bourses prestigieuses ainsi que les nouveaux lauréats, dans une atmosphère dynamique et inspirante, visant à valoriser les acquis et à promouvoir l’excellence académique au sein de l’espace communautaire.
Ainsi, la cérémonie d’ouverture, empreinte de solennité et d’enthousiasme, a été présidée par Dr Ousmane Mariko, Conseiller technique au Ministère en charge de l’Enseignement supérieur, qui a souligné l’importance de l’éducation et de la recherche pour le développement durable de la région. À ses côtés se trouvaient des figures emblématiques telles que Roberto Alexandre Vieira, représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, et Mahamadou Diakité, recteur de l’Université des Sciences, des Techniques et des technologies de Bamako (USTTB). Leur présence, ainsi que celle d’autres personnalités éminentes d’institutions universitaires, a renforcé la légitimité de l’événement et a mis en lumière l’engagement collectif envers l’éducation supérieure et la recherche scientifique dans la région.
Cette rencontre a non seulement permis de faire le point sur les réalisations passées, mais a également ouvert la voie à des discussions enrichissantes sur les perspectives futures, les défis à relever et les opportunités à saisir pour renforcer encore davantage le Programme de bourses d’excellence, véritable levier pour l’épanouissement des talents académiques en Afrique de l’Ouest. Dans son allocution, Roberto Alexandre Vieira a souligné avec une grande conviction que, dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations technologiques, économiques et géopolitiques, les initiatives de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) traduisent une volonté affirmée de préserver la qualité de l’enseignement supérieur. Il a mis en avant l’importance cruciale de promouvoir l’excellence académique et de garantir que les formations offertes aux étudiants répondent aux standards internationaux les plus rigoureux. Dans un monde en constante évolution, où les défis sont nombreux et variés, il est impératif que les institutions éducatives s’adaptent et innovent pour préparer les jeunes à un avenir incertain.
« Vos contributions respectives à la formation de compétences de haut niveau dans des domaines stratégiques vont bien au-delà de la seule compétitivité de nos économies. Elles participent à façonner une génération de jeunes responsables, instruits et engagés, appelés à devenir les lauréats de demain au service de l’intégration et du progrès de notre espace communautaire », a déclaré Roberto Alexandre Vieira, soulignant ainsi le rôle essentiel que chacun joue dans cette dynamique collective. Ses mots résonnent comme un appel à l’action, incitant les acteurs présents à réfléchir à l’impact de leur engagement sur l’avenir de la région.
Prenant la parole à son tour, le Dr Ousmane Mariko a rappelé avec insistance que le développement du capital humain constitue le pilier fondamental de l’intégration régionale et du développement durable. Il a évoqué la nécessité d’investir dans l’éducation et la formation, non seulement pour répondre aux besoins immédiats du marché du travail, mais aussi pour garantir un avenir prospère et durable pour les générations futures. En soulignant l’importance de l’éducation dans la construction d’une société plus équitable et solidaire, il a encouragé les participants à s’engager activement dans cette mission, car le succès de l’intégration régionale dépendra largement de la qualité des compétences développées au sein de la communauté.
Il a expliqué avec conviction que le pays a fait un choix stratégique audacieux en décidant d’investir résolument dans l’éducation, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Cette décision repose sur la ferme conviction que, sans des ressources humaines hautement qualifiées et compétitives, aucune transformation structurelle durable ne peut être envisagée. « Le capital humain demeure la première richesse nationale et le socle de toute ambition de souveraineté scientifique, technologique et économique », a-t-il affirmé avec une détermination palpable, soulignant l’importance cruciale de l’éducation dans le développement national.
Évoquant le Programme des bourses d’excellence de l’UEMOA, le représentant du ministre a insisté sur sa portée stratégique, affirmant que cette initiative va bien au-delà d’un simple mécanisme d’appui financier. « Il ne s’agit pas d’un simple mécanisme d’appui financier, mais d’un investissement dans l’intelligence, le mérite et le potentiel de notre jeunesse », a-t-il précisé, mettant en lumière la vision à long terme qui guide cette politique.
Selon lui, cette initiative contribue non seulement à renforcer l’attractivité des institutions d’enseignement supérieur, mais elle stimule également la recherche scientifique, favorisant ainsi un environnement propice à l’innovation. En outre, elle participe activement à faire de l’espace UEMOA une véritable zone d’intégration modèle, au service de la jeunesse, en créant des opportunités qui permettront aux jeunes talents de s’épanouir et de contribuer au développement économique et social de la région. Cette approche intégrée vise à bâtir un avenir où l’éducation et la recherche sont au cœur de la stratégie de développement, garantissant ainsi un progrès durable et inclusif pour tous.
S’adressant avec passion et conviction aux bénéficiaires réunis dans la salle, le Dr Ousmane Mariko a pris un moment pour souligner l’importance cruciale de cultiver un fort sentiment d’apprentissage au sein de l’espace communautaire. Avec un regard déterminé et une voix empreinte d’encouragement, il a déclaré : « Chers lauréats, vous n’êtes pas uniquement des bénéficiaires d’une bourse. Vous êtes les dépositaires d’une confiance collective. Vous êtes, en quelque sorte, des ambassadeurs silencieux de l’ambition ». Ses mots résonnaient dans l’assemblée, rappelant à chacun que leur réussite personnelle était intimement liée à l’espoir et aux attentes de leur communauté.
Notons que cette rencontre, qui a rassemblé plusieurs institutions d’enseignement supérieur, a été marquée par une atmosphère d’enthousiasme et de détermination. Parmi les participants figuraient des représentants de l’ISPRIC, de l’ITMA, de l’Institut des Technologies Économiques, Compatibles et Commerciales du Mali, ainsi que de l’École Universitaire de Technologie et de Gestion. Chacune de ces institutions a contribué à enrichir le dialogue, partageant leurs visions et leurs engagements envers la formation des jeunes talents.
Pour rappel, les discussions qui ont suivi ont permis d’explorer les défis et les opportunités qui se présentent aux lauréats, tout en renforçant les liens entre les différentes entités académiques. L’événement a ainsi servi de tremplin pour encourager une collaboration future, visant à bâtir un avenir prometteur pour tous les participants, en mettant l’accent sur l’importance de l’éducation et de l’engagement communautaire.