Accueil Blog Page 6

Mali: l’API-Mali et l’ACM signent une convention de partenariat stratégique à Bamako 

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le mardi 12 mai 2026, un événement marquant s’est déroulé dans le cadre du développement économique du pays. L’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali (API-Mali), un organisme clé chargé de stimuler et de faciliter les investissements locaux et étrangers, a signé un Protocole d’Accord avec l’Association des Chinois au Mali (A.C.M), une organisation qui regroupe les entrepreneurs et investisseurs chinois.

Ainsi , ce protocole vise à renforcer la coopération économique entre le Mali et la communauté chinoise, favorisant ainsi un environnement propice à l’accompagnement des investisseurs chinois désireux de s’implanter et de développer leurs activités au Mali. 

Cette initiative est perçue comme une étape cruciale pour dynamiser les échanges commerciaux, créer des emplois et encourager le transfert de technologies, tout en consolidant les liens bilatéraux entre les deux parties. Les discussions qui ont précédé la signature ont mis en lumière les opportunités d’investissement dans divers secteurs, tels que l’agriculture, les infrastructures et les technologies de l’information, soulignant l’engagement mutuel à travailler ensemble pour un avenir prospère.

À travers ce partenariat, les deux parties s’engagent notamment à établir des mécanismes concrets pour faciliter l’accès des investisseurs aux informations et opportunités d’investissement au Mali, un pays riche en ressources naturelles et en potentiel économique. Cela inclut la création de plateformes d’information accessibles, où les investisseurs peuvent trouver des données pertinentes sur les secteurs porteurs, les réglementations en vigueur, ainsi que des études de marché détaillées. De plus, il est essentiel de renforcer l’accompagnement dans les démarches administratives et de création d’entreprises, en offrant des services de conseil personnalisés et en simplifiant les procédures bureaucratiques qui peuvent souvent sembler décourageantes pour les nouveaux entrepreneurs. 

Aussi, les deux parties s’engagent également à organiser des activités conjointes de promotion économique et d’investissement, telles que des forums, des salons et des séminaires, qui permettront de mettre en lumière les opportunités d’affaires au Mali et d’attirer des investisseurs étrangers. Ces événements seront des occasions idéales pour établir des contacts, échanger des idées et promouvoir les projets innovants. 

Enfin, encourager les échanges d’expériences et le partage d’informations entre les deux parties est crucial pour bâtir une relation de confiance et d’efficacité. Cela pourrait se traduire par des visites d’études, des missions commerciales et des programmes de mentorat, favorisant ainsi un environnement collaboratif où chacun peut apprendre des succès et des défis de l’autre, tout en contribuant au développement économique durable du Mali.

Selon la direction de l’API-Mali, « ce partenariat traduit la volonté commune de promouvoir un climat des affaires attractif et de renforcer les relations économiques entre le Mali et la Chine », souligne une note rendue publique par la direction générale de l’agence. Ce partenariat, qui s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale, vise à créer un environnement propice aux investissements étrangers tout en favorisant le développement des entreprises locales. 

Aujourd’hui, l’API Mali est devenue une référence incontournable dans le cadre de la promotion des investissements et de la création d’entreprises au Mali, jouant un rôle clé dans l’accompagnement des entrepreneurs et des investisseurs. Grâce à ses initiatives, l’agence a su établir des liens solides avec des partenaires internationaux, facilitant ainsi l’accès à des ressources et à des opportunités d’affaires. 

Notons que l’API Mali s’engage à offrir des services de soutien adaptés aux besoins des investisseurs, contribuant ainsi à la croissance économique du pays et à l’amélioration du climat des affaires. Ce partenariat avec la Chine, qui s’inscrit dans une vision à long terme, promet d’apporter des bénéfices mutuels, tant pour le Mali que pour ses partenaires, en stimulant l’innovation et en favorisant le transfert de technologies.

Daouda Bakary KONÉ 

Kenya: le gouvernement recherche un nouvel accord de financement avec le FMI d’ici juillet 2026

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, dans un climat économique incertain et face à des défis considérables, le gouvernement nourrit l’espoir de parvenir à un accord crucial avec le Fonds monétaire international (FMI) concernant un nouveau programme de financement.

 Ce programme vise à renforcer les réserves budgétaires du pays, particulièrement dans un contexte marqué par des chocs économiques liés à la guerre au Moyen-Orient, qui ont des répercussions sur les marchés mondiaux et sur la stabilité financière des nations. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances, John Mbadi, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le lundi 11 mai à Nairobi, capitale vibrante et dynamique du Kenya.

« Peut-être vers juin ou juillet, nous serons parvenus à un accord sur la possibilité qu’ils nous accordent un nouveau programme de financement », a-t-il affirmé, exprimant une certaine optimisme quant aux négociations en cours. Cette déclaration souligne l’urgence et l’importance de la situation, alors que le pays cherche à naviguer à travers des eaux tumultueuses sur le plan économique. 

« Les fonds contribueront à soutenir notre solidité budgétaire et notre marge de manœuvre », a-t-il ajouté, mettant en lumière le rôle essentiel que ces financements pourraient jouer dans la stabilisation de l’économie nationale. Cependant, il a également noté qu’il n’était pas en mesure de préciser le montant exact du financement sollicité par le gouvernement kényan auprès de cette institution financière multilatérale. Cette incertitude quant aux chiffres souligne les défis auxquels le pays est confronté, tout en laissant entrevoir l’importance d’une collaboration internationale pour surmonter les obstacles économiques actuels.

M. Mbadi avait précédemment souligné que le Kenya pourrait potentiellement recevoir un montant impressionnant de 100 milliards de shillings, équivalant à environ 774 millions de dollars, en provenance du Fonds monétaire international (FMI). Cette annonce s’inscrit dans un contexte économique complexe, où les négociations entre le Kenya et le FMI concernant un nouveau programme de réformes, soutenu par un financement crucial, ont été lancées peu après l’abandon, en mars 2025, de la neuvième revue des programmes de mécanisme élargi de crédit (MEDC) et de facilité élargie de crédit (FEC). Ce dernier aurait permis de débloquer une tranche de prêt significative de 800 millions de dollars, essentielle pour soutenir les efforts de développement du pays. Cependant, la mise en œuvre de certaines réformes convenues dans le cadre de ces deux programmes a été gravement entravée, en particulier par des manifestations meurtrières qui ont éclaté en juin 2024, en réaction à l’augmentation de plusieurs taxes, exacerbant ainsi les tensions sociales et économiques.

Dans ce climat déjà tendu, les discussions sur un nouveau programme de financement se sont intensifiées, surtout depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Ce conflit a eu des répercussions majeures, perturbant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale pour le commerce international. Cette situation a entraîné une flambée des prix des denrées alimentaires, des engrais et des produits énergétiques, aggravant encore les défis économiques auxquels le Kenya est confronté. Les autorités kenyanes, conscientes de l’urgence de la situation, cherchent à établir un cadre de réformes qui pourrait non seulement stabiliser l’économie, mais aussi répondre aux besoins croissants de la population face à la hausse des coûts de la vie.

Première puissance économique d’Afrique de l’Est, le Kenya se distingue non seulement par sa position stratégique sur le continent, mais également par sa dépendance croissante vis-à-vis des importations de trois catégories de produits de base essentiels. Cette situation soulève des préoccupations économiques, surtout dans un contexte où le pays est confronté à une montée alarmante de sa dette publique. En effet, à la fin du mois de janvier 2026, la dette publique du Kenya a atteint un montant colossal de 12 400 milliards de shillings kényans, équivalant à environ 96,01 milliards de dollars. Ce chiffre a entraîné une élévation significative du ratio dette/PIB, qui s’établit désormais à 67,6 %. Ces données ont été rapportées dans le dernier bulletin mensuel du Trésor national, publié en avril dernier, et soulignent l’urgence d’une gestion financière rigoureuse.

L’augmentation de la dette publique est principalement attribuée aux emprunts intérieurs, qui ont été le moteur principal de cette hausse. En effet, ces emprunts ont connu une augmentation de 963 milliards de shillings kényans, soit une hausse de 16,2 % par rapport à janvier 2025, portant ainsi le total des emprunts intérieurs à 6 890 milliards de shillings. Cette dynamique soulève des questions sur la durabilité de la politique d’emprunt du pays et sur ses implications pour l’économie nationale.

Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, le Fonds Monétaire International (FMI) a exprimé des inquiétudes quant à l’avenir économique du Kenya. L’institution prévoit que le ratio dette/PIB continuera d’augmenter, atteignant 71,6 % à la fin de 2026, puis 72,4 % à la fin de 2027. Ces prévisions indiquent une tendance inquiétante, se rapprochant du pic de 73,4 % atteint en 2023, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la confiance des investisseurs et la stabilité économique du pays.

Pour rappel, l’économie kényane a affiché une croissance de 4,6 % en 2025, un chiffre qui, bien que positif, doit être mis en perspective avec les défis croissants liés à la dette et aux importations. Cette croissance, bien qu’encourageante, pourrait être compromise si des mesures adéquates ne sont pas prises pour stabiliser la situation financière du pays et réduire sa dépendance aux emprunts.

Moussa KONÉ 

Chine-Burkina Faso: un renforcent de coopération économique avec la signature de plusieurs accords stratégiques

0


(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Burkina Faso et la Chine renforcent leur coopération économique avec la signature de plusieurs accords, marquant un tournant significatif dans leurs relations bilatérales. Cet événement a eu lieu lors du Forum économique et de l’investissement du Burkina Faso en Chine, un rassemblement prestigieux qui a attiré l’attention d’investisseurs chinois et de porteurs de projets burkinabè, tous désireux de saisir les opportunités offertes par cette collaboration. 

Les accords signés englobent des secteurs stratégiques essentiels pour le développement économique du Burkina Faso, notamment la transformation agroalimentaire, un domaine crucial qui vise à valoriser les ressources agricoles locales, ainsi que les emballages industriels, qui jouent un rôle clé dans la modernisation de la chaîne de valeur. De plus, l’exportation de produits locaux vers la Chine est un aspect fondamental de ces accords, permettant d’ouvrir de nouveaux marchés pour les produits burkinabè et de diversifier les sources de revenus du pays.

Selon la télévision nationale RTB, les autorités burkinabè ont clairement exprimé leur ambition à travers ces accords : elles cherchent à accélérer la transformation locale des matières premières, un processus qui pourrait non seulement augmenter la valeur ajoutée des produits, mais aussi réduire la dépendance aux importations. En attirant davantage d’investissements productifs, le Burkina Faso espère créer un environnement propice à l’émergence d’industries locales dynamiques, tout en générant des emplois pour sa population. Cette démarche s’inscrit dans une vision à long terme de développement durable et de prospérité partagée, renforçant ainsi les liens entre les deux nations et ouvrant la voie à une coopération plus profonde et plus fructueuse à l’avenir.

Pour la partie chinoise, l’enjeu est de sécuriser certains approvisionnements agricoles essentiels et de consolider sa présence économique dans un pays considéré comme un partenaire stratégique en Afrique de l’Ouest. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de développement durable et d’intégration économique, visant à établir des liens solides et mutuellement bénéfiques. Les projets en cours reposent sur un modèle de coopération innovant, associant transfert de technologies avancées, investissements industriels significatifs et accès privilégié au vaste marché chinois, qui représente une opportunité inestimable pour les producteurs locaux.

Au total, cinq projets ambitieux ont été conclus entre investisseurs chinois et entreprises burkinabè, témoignant d’une volonté d’engagement à long terme. Parmi ces initiatives, on trouve un partenariat stratégique autour du sésame avec l’entreprise Faso Services, qui vise à améliorer la qualité et la quantité de production de cette culture prisée. De plus, la création d’une unité de transformation de viande bovine d’une capacité d’environ 300 tonnes par an représente un tournant majeur pour le secteur agroalimentaire local, permettant non seulement de répondre à la demande croissante, mais aussi de générer des emplois et de renforcer la chaîne de valeur. Parallèlement, des projets de fabrication d’emballages innovants sont en cours, visant à soutenir l’essor des industries locales tout en répondant aux normes internationales.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement progressif des relations entre Ouagadougou et Pékin, qui ont été revitalisées depuis le rétablissement des relations diplomatiques en mai 2018. Ce rapprochement stratégique s’accompagne d’une volonté partagée de promouvoir le développement économique et social, tout en favorisant des échanges culturels enrichissants. Les deux nations, conscientes des défis globaux auxquels elles font face, s’efforcent de bâtir un avenir commun, fondé sur la coopération et la prospérité partagée.

Avec le renforcement des relations diplomatiques et économiques entre Pékin et Ouagadougou, les entreprises chinoises s’installent de manière de plus en plus significative au Burkina Faso, s’impliquant activement dans divers secteurs clés tels que le commerce, le génie civil, la production de ciment, la fabrication d’acier, ainsi que dans l’industrie des boissons et des produits manufacturés. Cette dynamique témoigne d’un intérêt croissant pour le marché burkinabé, qui offre de nombreuses opportunités d’investissement. Selon les informations fournies par l’Ambassade de Chine au Burkina Faso, le stock des investissements directs chinois dans le pays a atteint un montant impressionnant de 17,64 millions de dollars à la fin de l’année 2024, soulignant ainsi l’engagement de la Chine envers le développement économique du Burkina Faso.

Parmi les projets récents qui illustrent cette coopération fructueuse, on peut citer la livraison de la première phase du programme ambitieux « SMART Burkina Faso », qui vise à moderniser les infrastructures et à améliorer les services publics. De plus, en juillet 2025, le lancement des travaux de construction d’une centrale solaire de 25 MW à Donsin marquera une étape importante dans la transition énergétique du pays, contribuant à la réduction de la dépendance aux énergies fossiles. Parallèlement, la signature d’un accord de prêt pour un projet d’adduction d’eau potable dans quatre villes du pays répond à un besoin urgent d’amélioration des infrastructures hydrauliques, garantissant ainsi un accès à l’eau potable pour des milliers de Burkinabés.

En février 2026, la Chine a exporté vers le Burkina Faso des marchandises d’une valeur de 118 millions de dollars, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du commerce (OEC), représentant une hausse spectaculaire de 175 % par rapport à février 2025, où les échanges s’élevaient à 42,8 millions de dollars. 

Notons que cette augmentation significative des échanges commerciaux témoigne non seulement de la solidité des relations bilatérales, mais aussi de l’intégration croissante de l’économie burkinabé dans le réseau commercial mondial. Sur les cinq dernières années, les échanges commerciaux entre la Chine et le Burkina Faso ont connu une évolution notable, renforçant ainsi les liens économiques et culturels entre ces deux nations.

Zangouna KONÉ 

Égypte: le gouvernement utilise le solaire photovoltaïque pour réduire les coûts de production de 7000 usines

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Égypte, le gouvernement s’apprête à donner un coup d’envoi à un programme national ambitieux, visant à installer jusqu’à 1000 MW de capacités solaires sur les toits d’environ 7000 usines à travers le pays. 

Ce projet, baptisé « Industrial Solar Initiative », a été minutieusement examiné lors d’une réunion cruciale qui s’est tenue le lundi 11 mai, sous la présidence du Premier ministre Mostafa Madbouly. Cette rencontre a rassemblé plusieurs membres clés du gouvernement, notamment ceux en charge des secteurs de l’Industrie, de l’Électricité, des Finances et du Pétrole, soulignant l’importance stratégique de cette initiative pour l’économie égyptienne.

Selon les déclarations du ministre de l’Industrie, Khaled Hashem, cette initiative promet de couvrir près de 10 % du parc industriel agréé du pays, ce qui représente un pas significatif vers une transition énergétique durable. Le programme repose sur une capacité moyenne d’environ 150 kW par usine, mais il prévoit également des systèmes plus puissants pour les sites à forte consommation électrique, permettant ainsi une adaptation aux besoins spécifiques de chaque installation. 

L’objectif principal de cette initiative est de réduire la dépendance énergétique de l’industrie, un enjeu crucial dans un pays où la demande en énergie ne cesse d’augmenter. En intégrant des solutions d’énergie renouvelable, l’Égypte espère non seulement diminuer son empreinte carbone, mais aussi renforcer la compétitivité de son secteur industriel sur la scène internationale. Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de développement durable, visant à transformer le paysage énergétique du pays tout en favorisant l’innovation et la croissance économique.

Le projet ambitieux prévoit l’exploitation d’environ 7 millions de mètres carrés de toitures industrielles, une initiative innovante qui vise à transformer ces surfaces en véritables centrales solaires. Grâce à cette approche, les usines auront la possibilité de produire directement une partie de leur électricité, ce qui représente une avancée significative vers l’autonomie énergétique. Pour les autorités, cet objectif s’inscrit dans une double stratégie : d’une part, la réduction des coûts de production pour les industriels, et d’autre part, la limitation de la pression croissante exercée sur le réseau électrique national, ainsi que sur la consommation de gaz naturel, une ressource de plus en plus précieuse.

Dans ce contexte, le gouvernement égyptien perçoit cette initiative non seulement comme une opportunité économique, mais également comme un moyen de renforcer la sécurité énergétique des entreprises industrielles. Cela est particulièrement pertinent dans un environnement mondial marqué par la volatilité des prix de l’énergie et les tensions sur les approvisionnements, qui peuvent perturber les opérations des entreprises. Les petites et moyennes entreprises (PME) industrielles, ainsi que les secteurs qui consomment beaucoup d’électricité durant la journée, figurent parmi les principaux bénéficiaires ciblés par ce programme, leur offrant ainsi une chance de réduire leurs dépenses énergétiques tout en contribuant à un avenir plus durable.

Le ministre de l’Électricité, Mahmoud Esmat, a souligné que ce programme pourrait également générer des économies substantielles sur les combustibles conventionnels utilisés pour la production d’électricité, ce qui représente une avancée non négligeable dans la lutte contre les coûts énergétiques croissants. En intégrant des solutions d’énergie renouvelable dans le tissu industriel, l’Égypte se positionne non seulement comme un acteur clé dans la transition énergétique, mais elle ouvre également la voie à une industrialisation plus verte et plus résiliente, capable de faire face aux défis énergétiques du XXIe siècle.

L’enjeu des exportations et du carbone est devenu un sujet central dans les discussions économiques contemporaines, surtout dans un pays comme l’Égypte, où Le Caire s’efforce de renforcer la compétitivité de ses exportations industrielles. Au-delà des simples considérations énergétiques, la nécessité de réduire l’empreinte carbone des produits manufacturés émerge comme un impératif incontournable. Ce changement de paradigme s’inscrit dans un contexte global où les marchés, en particulier ceux de l’Union européenne, imposent des normes de plus en plus strictes en matière de durabilité et de respect de l’environnement. Les entreprises égyptiennes doivent donc s’adapter à ces exigences, car la capacité à démontrer une réduction significative des émissions de carbone pourrait bien déterminer leur accès à ces marchés lucratifs.

Dans cette optique, les autorités égyptiennes se mobilisent pour finaliser rapidement le cadre financier du programme, en collaborant avec plusieurs institutions de financement. Cette démarche vise à garantir que les entreprises disposent des ressources nécessaires pour investir dans des technologies plus propres et des procédés de production moins polluants. 

Notons que le gouvernement envisage d’étendre cette initiative aux usines situées dans les zones franches et les zones d’investissement, qui jouent un rôle crucial dans l’économie nationale. Avant de procéder à la mise en œuvre de ces mesures, une validation officielle du projet par le Conseil des ministres est attendue, soulignant l’importance de l’engagement gouvernemental dans cette transition vers une économie plus verte et compétitive. 

Pour rappel, l’enjeu des exportations et du carbone représente non seulement un défi, mais aussi une opportunité pour l’Égypte de se positionner favorablement sur la scène internationale tout en respectant les impératifs environnementaux contemporains.

Korotoumou Sylla 

Angola-Algerie: signature de 11 instruments juridiques de coopération visant plusieurs secteurs clés

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-L’Angola et l’Algérie ont franchi une étape significative dans le renforcement de leurs relations bilatérales en signant pas moins de 11 instruments juridiques de coopération. Cette cérémonie marquante a eu lieu lors de la visite d’État du président angolais, João Lourenço, en Algérie, le 11 mai 2026, un événement qui témoigne de l’engagement des deux nations à approfondir leurs liens.

 Selon la déclaration conjointe qui a suivi cette rencontre, les accords signés englobent plusieurs secteurs clés qui sont essentiels pour le développement économique des deux pays. Parmi ces secteurs figurent les hydrocarbures, un domaine dans lequel l’Algérie excelle, ainsi que l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, les énergies renouvelables, la santé, la formation, la digitalisation et les infrastructures, chacun ayant un potentiel immense pour stimuler la croissance économique et améliorer la qualité de vie des citoyens.

Au cours de cette visite d’État, les présidents João Lourenço et Abdelmadjid Tebboune ont exprimé leur ferme volonté de transformer leurs liens historiques, qui ont été forgés dans les luttes anticoloniales, en un partenariat stratégique solide et orienté vers le développement économique non seulement de leurs pays respectifs, mais également du continent africain dans son ensemble. « Nous sommes intéressés à explorer toutes les opportunités qu’offrent nos deux pays, sans exception », a déclaré avec conviction le président angolais, mettant en avant la capacité de Luanda et d’Alger à jouer un rôle clé dans l’industrialisation et le développement des infrastructures. Cette déclaration souligne non seulement l’ambition des deux nations, mais aussi leur détermination à travailler ensemble pour surmonter les défis économiques et à bâtir un avenir prospère pour leurs populations.

De son côté, le président algérien a réaffirmé avec conviction l’engagement indéfectible de son pays à accompagner l’Angola dans la formation de cadres, soulignant ainsi l’importance d’une coopération qui s’inscrit dans la continuité du soutien historique apporté par Alger au secteur énergétique angolais depuis l’indépendance. Cette déclaration témoigne d’une volonté partagée de renforcer les liens bilatéraux et de promouvoir un développement durable et mutuellement bénéfique.

Dans le contexte actuel, la diversification économique et les ambitions régionales de Luanda prennent une importance capitale. Les accords récemment signés devraient jouer un rôle crucial dans la mise en œuvre de la stratégie de diversification économique de l’Angola, qui reste encore fortement dépendante des revenus pétroliers. En effet, la nécessité de réduire cette dépendance est devenue une priorité, et ces partenariats stratégiques visent à explorer de nouvelles avenues de croissance, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures et des technologies.

Pour Alger, ce rapprochement avec Luanda pourrait non seulement conforter son statut de puissance régionale africaine, mais également renforcer son influence sur le continent. En développant ses partenariats énergétiques avec un autre acteur majeur des hydrocarbures, l’Algérie se positionne comme un leader incontournable dans le domaine énergétique, tout en ouvrant de nouveaux débouchés dans d’autres secteurs. Ce mouvement stratégique pourrait également favoriser l’intégration économique régionale, facilitant ainsi l’accès aux marchés nord-africains et stimulant les échanges commerciaux entre les pays de la région. Ainsi, les deux nations semblent prêtes à écrire un nouveau chapitre de leur histoire commune, fondé sur la coopération et le développement partagé.

Ces perspectives pourraient véritablement dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays, qui, jusqu’à présent, demeurent encore modestes, avec un montant enregistré de seulement 1,4 million de dollars en 2024, selon les données fournies par l’International Trade Centre. Cette situation met en lumière l’énorme potentiel inexploité qui pourrait être libéré grâce à des initiatives stratégiques. Dans cette optique, les chefs d’État ont annoncé avec enthousiasme l’ouverture, à partir de juillet, d’une liaison aérienne directe entre Alger et Luanda. Cette nouvelle liaison aérienne est conçue non seulement pour faciliter les échanges commerciaux, mais aussi pour renforcer les interactions institutionnelles et humaines, permettant ainsi un flux plus fluide de biens, de services et d’idées entre les deux nations.

Au-delà de ce cadre bilatéral prometteur, les deux chefs d’État ont également souligné avec conviction leur convergence de vues sur des enjeux cruciaux tels que la paix, la stabilité régionale et l’intégration africaine. Ils ont mis en avant l’importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) comme un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain et renforcer les liens économiques entre les pays du continent. De plus, ils ont exprimé leur détermination à lutter ensemble contre le terrorisme et le crime organisé, des fléaux qui menacent la sécurité et le développement de la région. 

Notons qu’ils ont plaidé pour la promotion de solutions pacifiques aux crises africaines, affirmant que la coopération et le dialogue sont des outils indispensables pour construire un avenir plus stable et prospère pour tous les pays africains. Cette dynamique de collaboration pourrait transformer non seulement les relations entre Alger et Luanda, mais également avoir un impact positif sur l’ensemble du continent africain.

Abdoulaye KONE

UEMOA: BOAD et PROPARCO lancent un financement croisée de 200 millions d’euros pour soutenir le secteur privé

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En marge du sommet Africa Forward, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et PROPARCO, filiale du Groupe AFD, annoncent la signature d’un accord financier inédit de 200 millions d’euros (soit environ 131 milliards de FCFA). Cette opération, structurée par Galite, sous la forme d’une transaction croisée entre l’euro (EUR) et le franc CFA (XOF), constitue une première mondiale par sa nature et son ambition.

Cette structure répond directement aux enjeux actuels de réforme de l’architecture financière mondiale en proposant un instrument financier innovant et catalytique. Elle permet :

  • Une optimisation des ressources par un accès élargi au marché XOF pour diversifier les financements des entreprises locales ;
  • Une stabilité renforcée par le soutien aux réserves de change de la zone UEMOA, garantissant une meilleure résilience macroéconomique ;
  • Un impact direct par le financement de projets structurants portés par le secteur privé, moteur de la création d’emplois dans la région.

Françoise Lombard, Directrice Générale de PROPARCO a déclaré« Avec la BOAD, nous franchissons une étape majeure dans notre engagement à stimuler le financement de l’économie africaine, notamment dans l’espace UEMOA. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de réforme de l’architecture du financement du développement, en apportant une solution tangible pour accroitre la mobilisation de ressources en monnaie locale au service du secteur privé et des économies locales.

Je me réjouis de ce partenariat, qui incarne une approche résolument gagnant-gagnant et traduit notre volonté commune d’agir avec ambition et pragmatisme pour accompagner durablement le développement du secteur privé des économies de l’UEMOA, et notamment de nos clients de la région à qui nous pourrons proposer plus de prêts en Francs CFA. »

Pour Serge Ekué, Président de BOAD : « Le partenariat entre la BOAD et PROPARCO témoigne de la qualité et de la profondeur de notre coopération stratégique.

À travers cette initiative, la BOAD affirme son rôle de mobilisateur de ressources en attirant des investissements supplémentaires au bénéfice de la région. Elargir le champ des moyens d’action est essentiel pour soutenir durablement la transformation des économies de l’UEMOA.

Cette transaction marque une étape importante dans notre capacité collective à drainer davantage de financements vers des projets à fort impact économique et social en Afrique. »

Télécoms: Airtel Africa a connu une année record grâce à la data, le mobile money et le marché nigérian

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-Airtel Africa a présenté son résultat financier pour l’exercice 2025-2026 le 8 mai 2026, marquant une nette accélération de ses performances, soutenue par trois moteurs principaux qui ont propulsé la croissance de l’entreprise.

Tout d’abord, l’explosion des usages data a joué un rôle crucial, avec une adoption massive des services de données par les consommateurs, qui recherchent de plus en plus des connexions rapides et fiables pour naviguer sur Internet, regarder des vidéos en streaming et utiliser des applications gourmandes en données. Ensuite, la montée en puissance d’Airtel Money, la plateforme de services financiers mobiles, a également contribué de manière significative, permettant aux utilisateurs d’effectuer des transactions, de payer des factures et d’accéder à des services financiers de manière simple et sécurisée, ce qui a élargi la base de clients et renforcé la fidélité à la marque. Enfin, le rebond du marché nigérian, l’un des plus importants de la région, a également été un facteur déterminant, avec une reprise économique qui a stimulé la demande pour les services de télécommunications.

Sur l’année achevée au 31 mars 2026, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires impressionnant de 6,4 milliards USD, ce qui représente une hausse de 29,5 % en données publiées et de 24 % à taux de change constants. Cette performance remarquable a été accompagnée d’un bénéfice net qui a bondi à 813 millions USD, contre seulement 328 millions un an plus tôt, témoignant d’une gestion efficace et d’une stratégie bien ciblée.

Au-delà de la performance comptable, ces résultats traduisent une transformation structurelle du modèle économique de l’opérateur sur l’ensemble de ses 14 marchés. La data est désormais le premier contributeur aux revenus du groupe, illustrant un changement fondamental dans la manière dont Airtel Africa génère ses profits. Les recettes issues de ce segment ont grimpé de 35,2 % à taux de change constant pour atteindre 2,5 milliards USD, soulignant l’importance croissante des services numériques dans le paysage économique actuel et la capacité d’Airtel à s’adapter aux besoins changeants de ses clients. Cette évolution stratégique positionne Airtel Africa comme un acteur clé dans le secteur des télécommunications en Afrique, prêt à relever les défis futurs tout en capitalisant sur les opportunités de croissance.

Cette dynamique repose sur une base clients en expansion, atteignant un impressionnant total de 183,5 millions d’abonnés, dont 84,2 millions d’utilisateurs de données. Cette croissance s’accompagne également d’une intensification des usages, illustrée par une consommation moyenne mensuelle qui a grimpé de 7 Gigabits (GB) à 8,9 GB par client. Ce phénomène se produit dans un contexte où la pénétration des smartphones a connu une progression spectaculaire, passant de 4,7 % à 49,5 % entre les exercices 2025 et 2026. Airtel Africa, en conséquence, tire profit d’un marché qui demeure encore loin de la saturation numérique dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, offrant ainsi un potentiel de croissance considérable.

Le Nigeria, en particulier, a su faire levier sur cette dynamique, devenant un acteur clé dans l’expansion de la société. Le deuxième pilier de cette croissance est Airtel Money, qui a évolué pour devenir bien davantage qu’un simple relais d’activité annexe. Ce segment a généré des revenus impressionnants de 1,3 milliard USD, marquant une hausse de 28,4 % à taux constants, et comptabilise désormais 54,1 millions de clients, ce qui représente une progression annuelle de 21,3 %. Le volume total annualisé des transactions a franchi la barre des 215 milliards USD au quatrième trimestre, témoignant d’une intensification de l’usage de la plateforme, qui s’étend des transferts d’argent aux paiements de factures, en passant par les services financiers diversifiés. Cette évolution souligne non seulement l’adoption croissante des services numériques, mais aussi la confiance accrue des consommateurs dans les solutions financières proposées par Airtel, renforçant ainsi sa position sur le marché africain.

compte les éléments exceptionnels, a atteint des niveaux significatifs, témoignant d’une gestion efficace des coûts et d’une optimisation des ressources. Cette performance financière, qui se traduit par une augmentation notable des marges bénéficiaires, souligne la capacité des entreprises à naviguer dans un environnement économique complexe tout en maximisant leurs résultats. En effet, la rentabilité est devenue un indicateur clé de succès, surtout dans un contexte où les marchés sont en constante évolution et où la concurrence s’intensifie.

Les entreprises d’Afrique de l’Est, en particulier, ont su tirer parti de leur position géographique stratégique et de l’essor des technologies numériques pour stimuler leur croissance. Parallèlement, les acteurs du marché francophone, bien qu’ayant connu des défis dans le passé, affichent désormais une résilience impressionnante, s’adaptant aux nouvelles réalités économiques et exploitant les opportunités qui se présentent. Ce redressement est également soutenu par des investissements accrus dans les infrastructures et l’innovation, favorisant ainsi un climat d’affaires plus dynamique.

Dans ce cadre, la diversification des sources de revenus apparaît comme une stratégie gagnante. Les entreprises qui ont su élargir leur gamme de produits et services, tout en s’engageant dans des initiatives durables, ont non seulement renforcé leur position sur le marché, mais ont également contribué à un développement économique plus inclusif. 

Notons que la tendance vers une croissance durable est désormais au cœur des préoccupations des investisseurs, qui privilégient les entreprises capables de démontrer un impact positif sur la société et l’environnement.

Pour rappel , l’Afrique de l’Est et l’Afrique francophone se positionnent comme des régions clés pour l’avenir économique du continent, avec des perspectives de croissance prometteuses et une rentabilité en hausse. Les entreprises qui continueront à innover et à s’adapter aux changements du marché seront celles qui tireront le meilleur parti de cette dynamique, assurant ainsi leur succès à long terme.

Mariam KONE 

La Banque mondiale soutient la cartographie des infrastructures numériques critiques au Congo

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-La République du Congo, en collaboration avec la Banque mondiale, a récemment entrepris une initiative ambitieuse visant à élaborer une cartographie exhaustive de ses infrastructures numériques critiques. 

Ce projet stratégique a pour but non seulement de renforcer la résilience de ces infrastructures face aux risques climatiques et environnementaux croissants, mais aussi d’assurer une meilleure préparation et une réponse efficace aux défis futurs. 

Sous la supervision attentive du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, une équipe d’experts a été mobilisée pour mener une analyse approfondie. Ces spécialistes ont minutieusement identifié et évalué l’exposition des infrastructures numériques du pays aux aléas climatiques, tels que les inondations, les tempêtes et les sécheresses, qui peuvent gravement compromettre leur fonctionnement. En parallèle, ils ont pris en compte des facteurs environnementaux, comme l’érosion et la déforestation, qui pourraient également affecter la durabilité de ces infrastructures.

À l’issue de cette évaluation, les experts ont formulé des recommandations préliminaires sur les mesures de résilience à adopter. Ces recommandations visent à intégrer des solutions innovantes et durables, telles que l’amélioration des systèmes de drainage pour prévenir les inondations, l’utilisation de matériaux résistants aux intempéries, et la mise en place de protocoles de maintenance réguliers pour garantir le bon état des infrastructures. Ce projet représente une étape cruciale pour le développement numérique du pays, en assurant que les infrastructures puissent non seulement survivre aux défis actuels, mais aussi prospérer dans un avenir incertain.

L’assistance technique de la Banque mondiale s’articulera autour de trois axes fondamentaux et stratégiques, qui sont essentiels pour le développement numérique durable du pays. Le premier axe concerne le diagnostic et la cartographie géospatiale des écosystèmes numériques, un processus crucial qui permettra de visualiser et d’analyser les infrastructures numériques existantes, tout en identifiant les zones d’amélioration et les opportunités de développement. Ce diagnostic approfondi inclura des données sur la connectivité, l’accessibilité et l’utilisation des technologies numériques, fournissant ainsi une base solide pour les décisions futures.

Le deuxième axe se concentre sur l’élaboration de normes et de lignes directrices pour des infrastructures sobres en énergie et durables. Cela implique la création de standards qui non seulement favorisent l’efficacité énergétique, mais qui garantissent également que les nouvelles infrastructures numériques soient conçues et mises en œuvre de manière à minimiser leur impact environnemental. Ces lignes directrices seront élaborées en tenant compte des meilleures pratiques internationales, assurant ainsi que le pays puisse se positionner favorablement sur la scène mondiale en matière de durabilité numérique.

Enfin, le troisième axe vise à mettre en cohérence ces standards avec les meilleures pratiques internationales, ce qui est essentiel pour garantir que le pays ne soit pas seulement en phase avec les tendances mondiales, mais qu’il puisse également bénéficier de l’expertise et des leçons apprises par d’autres nations. Cette harmonisation permettra de renforcer la résilience des infrastructures numériques face aux défis futurs.

« Cette assistance technique s’appuie notamment sur une cartographie des principales infrastructures numériques du pays et une évaluation de leur niveau d’exposition aux différents risques climatiques ; une revue des principales politiques, standards, normes et pratiques en place permettant d’atténuer l’exposition aux risques et d’identifier les lacunes existantes », a souligné le coordonnateur du Projet d’accélération de la transformation numérique, au nom de la représentante de la Banque mondiale au Congo. Cette déclaration met en lumière l’importance d’une approche systématique et intégrée pour aborder les défis numériques et climatiques.

Notons que cette  initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique engagée par les autorités congolaises. En 202…, le pays a lancé plusieurs projets ambitieux visant à moderniser ses infrastructures, à améliorer l’accès à Internet et à favoriser l’innovation technologique. Ces efforts visent non seulement à stimuler la croissance économique, mais aussi à garantir que tous les citoyens puissent bénéficier des avantages de la transformation numérique, en créant ainsi un avenir plus inclusif et durable pour tous.

Daouda Bakary KONÉ 

Algérie : le gouvernement s’apprête à lancer une plateforme unique de services numériques

0

(CROISSANCE AFRIQUE)-En Algérie, le gouvernement se prépare à lancer officiellement sa plateforme nationale de services numériques, un projet ambitieux qui vise à moderniser l’administration et à faciliter l’accès des citoyens aux services publics. 

Baptisée « Dzair Digital Services », cette initiative est conçue pour devenir un véritable guichet unique, répondant ainsi aux aspirations nationales de transformation numérique et d’amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens.

Lors d’une conférence de presse tenue le lundi 11 mai, la haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a partagé des informations cruciales sur l’avancement du projet, révélant que celui-ci a franchi toutes les étapes techniques nécessaires à son déploiement. Cela inclut non seulement la conception et le développement de la plateforme, mais également des phases rigoureuses de vérification et des tests approfondis de cybersécurité pour garantir la protection des données des utilisateurs. De plus, des essais de terrain ont été menés avec succès, permettant de s’assurer que la plateforme fonctionne de manière optimale avant son lancement officiel.

Mme Benmouloud a également précisé que deux phases pilotes ont été organisées entre mars et avril, impliquant sept secteurs ministériels différents. Ces phases pilotes ont permis de tester les services directement avec les citoyens sur des sites dédiés, où plus de 1 700 personnes ont été invitées à participer. Les retours des utilisateurs ont été globalement positifs, et ces derniers ont particulièrement salué la possibilité d’accéder à des services administratifs de manière simplifiée et efficace, réduisant ainsi les délais d’attente et améliorant l’expérience utilisateur. La mise en place de « Dzair Digital Services » représente donc une avancée significative vers une administration plus transparente et réactive, capable de répondre aux besoins croissants d’une société de plus en plus numérisée.

La plateforme innovante mise en place par le gouvernement propose, dans un premier temps, un impressionnant éventail de 52 services numériques, soigneusement élaborés pour couvrir les besoins de sept ministères différents. Cette initiative ambitieuse est conçue avec une montée en charge progressive, permettant ainsi une intégration fluide et efficace des nouveaux outils dans le quotidien des usagers. Parmi les services à venir, on peut s’attendre à des ajouts significatifs tels que la fiche familiale et le certificat de résidence, comme l’a souligné Mme Benmouloud lors d’une récente conférence.

Le développement de cette plateforme s’inscrit parfaitement dans le cadre de la stratégie nationale de transformation numérique, qui s’étend jusqu’à l’horizon 2030. Cette stratégie vise à intégrer de manière systématique les technologies de l’information et de la communication dans tous les secteurs de la société, dans le but de soutenir un développement socio-économique durable et inclusif. Dans le secteur public, l’objectif est clair : rendre l’administration non seulement plus efficace, mais également plus transparente et accessible, rapprochant ainsi les services publics du citoyen grâce à

Cependant, l’adoption effective de ces services numériques innovants et essentiels dépendra de plusieurs facteurs cruciaux qui méritent d’être examinés de près. Tout d’abord, l’accès à une connexion Internet abordable est fondamental, car il conditionne la capacité des utilisateurs à se connecter et à bénéficier de ces services. Dans un pays comme l’Algérie, où les disparités économiques peuvent être significatives, la disponibilité d’une connexion Internet à un coût raisonnable est un enjeu majeur. De plus, la disponibilité d’appareils connectés, tels que les smartphones et les ordinateurs, joue un rôle tout aussi déterminant. La diversité et la modernité des appareils disponibles influencent directement l’expérience utilisateur et l’adoption des technologies numériques.

La qualité du réseau est également un facteur clé; un réseau stable et rapide est indispensable pour garantir une utilisation fluide des services en ligne. Les utilisateurs doivent pouvoir naviguer, télécharger et interagir sans interruptions, ce qui nécessite une infrastructure solide. En outre, les compétences numériques de base des utilisateurs ne doivent pas être négligées. La capacité à utiliser efficacement les technologies numériques est essentielle pour tirer pleinement parti des services offerts. Cela implique souvent des programmes de formation et d’éducation pour aider les citoyens à développer ces compétences.

À titre indicatif, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime le taux de pénétration de l’Internet en Algérie à 77,4 % en 2024, ce qui montre un potentiel significatif pour l’expansion des services numériques. De son côté, la Banque mondiale indique que 84,34 % de la population âgée de plus de 15 ans dispose d’un smartphone, ce qui témoigne d’une adoption croissante de la technologie mobile. 

Pour le moment, l’Algérie se classe à la 116ᵉ place mondiale selon l’E-Government Development Index (EGDI) des Nations unies, avec un score de 0,5956 sur 1 en 2024. Bien que le pays se situe au-dessus des moyennes sous-régionale (0,5276) et africaine (0,4247), il reste en dessous de la moyenne mondiale (0,6382). 

Notons que cela souligne la nécessité d’efforts continus pour améliorer l’infrastructure numérique et les services gouvernementaux en ligne, afin de favoriser une meilleure intégration des technologies dans la vie quotidienne des citoyens algériens.

Zangouna KONÉ

Afrique: Proparco et Ecobank s’associent pour un partenariat de 352 millions USD visant à soutenir le secteur Agricole 

0
Screenshot

(CROISSANCE AFRIQUE)-À Nairobi, le lundi 11 mai, dans le cadre dynamique et engageant du sommet Africa Forward, un événement crucial pour le développement économique du continent, Proparco, la filiale dédiée au secteur privé du groupe Agence française de développement (AFD), a franchi une étape significative en signant un protocole d’accord avec Ecobank Transnational Incorporated, le principal groupe bancaire panafricain. 

Cet accord ambitieux vise à mobiliser jusqu’à 300 millions d’euros, soit environ 352,7 millions de dollars, sur une période de trois ans, spécifiquement pour renforcer les chaînes de valeur agricoles à travers l’Afrique. 

Cette initiative conjointe ne se limite pas à un simple engagement financier ; elle s’inscrit dans une vision plus large de soutien aux acteurs clés de l’agriculture, un secteur vital pour la sécurité alimentaire et le développement économique du continent. En parallèle, les deux institutions ont scellé une lettre d’engagement pour soutenir Ellevate, le programme novateur d’Ecobank qui se consacre à l’autonomisation des femmes entrepreneures, reconnaissant ainsi le rôle essentiel que jouent les femmes dans le développement économique et social.

Le mécanisme mis en place se décline en trois volets stratégiques. Dans un premier temps, Proparco mettra en œuvre des garanties partielles de portefeuille, grâce à ses programmes Impact+ et ARIZ, qui visent à atténuer l’exposition d’Ecobank au risque de crédit. Cela permettra à la banque de renforcer ses prêts destinés aux petites et moyennes entreprises agricoles dans 33 pays africains, favorisant ainsi l’accès au financement pour des projets qui pourraient autrement être considérés comme trop risqués. Cette approche proactive et collaborative est essentielle pour dynamiser le secteur agricole, soutenir les entrepreneurs locaux et, en fin de compte, contribuer à la prospérité économique de l’Afrique.

L’objectif ambitieux qui se dessine est de mobiliser jusqu’à 100 millions d’euros sur une période de trois ans, une somme qui pourrait transformer le paysage agricole du continent. Ce projet se décline en plusieurs volets, dont un deuxième pilier, soigneusement structuré autour du cofinancement et de la participation au risque, qui se concentrera spécifiquement sur l’agro-industrie. Ce secteur, vital pour l’économie, nécessite un soutien accru pour stimuler son développement et sa compétitivité sur le marché international. Parallèlement, un troisième pilier sera dédié au négoce de matières premières agricoles, avec un objectif combiné ambitieux de 200 millions d’euros, visant à soutenir à la fois les agro-industriels et les traders, des acteurs clés dans la chaîne de valeur alimentaire.

« L’agriculture reste l’un des secteurs les plus sous-financés du continent », a souligné Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, mettant en lumière une réalité préoccupante. Ce constat alarmant est largement partagé par les experts et les acteurs du secteur. En effet, l’agriculture représente près de 20 % du produit intérieur brut africain et génère presque la moitié des emplois sur le continent. Pourtant, elle ne parvient à capter qu’une infime partie des ressources financières, absorbant moins de 3 % des actifs bancaires. Ce paradoxe soulève des questions cruciales sur les priorités économiques et les stratégies de développement.

Le déficit de financement du secteur agricole est estimé à environ 170 milliards de dollars, selon les analyses de la Société financière internationale (SFI). Ce manque à gagner est perçu par les bailleurs comme un frein majeur à la sécurité alimentaire et à la stabilité macroéconomique de plusieurs États africains, surtout à une époque où les tensions sur les marchés alimentaires mondiaux et les impacts du changement climatique exacerbent les vulnérabilités.

Les conséquences de ce sous-investissement sont multiples, allant de l’incapacité à moderniser les infrastructures agricoles à la difficulté d’accéder aux technologies nécessaires pour améliorer les rendements. Ainsi, la nécessité d’un engagement financier accru et d’une mobilisation des ressources devient une priorité incontournable pour garantir un avenir durable et prospère pour l’agriculture africaine.

Le second volet de l’accord cible spécifiquement les femmes, un choix stratégique qui souligne l’importance de l’égalité des sexes dans le développement économique. Avec l’appui de Proparco, une institution qui soutient le secteur privé en Afrique, Ecobank s’engage à étendre son programme Ellevate à 400 entrepreneures supplémentaires en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Kenya. Ce programme ambitieux inclut des formations de douze mois en gestion d’entreprise et en finance, offrant ainsi aux participantes les outils nécessaires pour réussir dans un environnement souvent difficile. Lancée en 2020, en pleine pandémie mondiale, l’initiative a déjà enregistré fin 2025 plus de 103 000 femmes dans 26 pays africains, témoignant de son impact considérable et de son attrait croissant.

 Les prêts d’Ecobank aux entreprises dirigées par des femmes ont atteint un impressionnant montant de 780 millions de dollars en 2025, marquant une hausse spectaculaire de 194 % par rapport à l’année précédente, selon le rapport publié par la banque le 11 mars dernier. Cela démontre non seulement la volonté d’Ecobank de soutenir l’entrepreneuriat féminin, mais aussi l’énorme potentiel économique que représentent ces femmes dans le paysage africain. « La croissance africaine exige une exécution à grande échelle », a déclaré Jeremy Awori, directeur général du groupe Ecobank, soulignant ainsi l’urgence d’une action concertée pour stimuler l’économie du continent. 

Notons que la signature de cet accord s’inscrit dans une journée d’annonces chargée pour Proparco, qui a également révélé un total de 500 millions d’euros de signatures à Nairobi ce lundi, représentant ainsi la moitié de son engagement annuel. Cette dynamique témoigne d’un engagement fort envers le développement durable et l’autonomisation des femmes, éléments essentiels pour bâtir un avenir prospère et inclusif en Afrique.

Moussa KONE