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Au Kenya, l’Agritech Appollo Agriculture mobilise 2,1 milliards de dollars pour soutenir ses activités

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, la société de financement agricole Apollo Agriculture a  réalisé une levée de fonds impressionnante de 276 millions de shillings kényans, ce qui équivaut à environ 2,1 millions de dollars. 

Cette opération, qui a été effectuée par le biais d’une titrisation de créances en monnaie locale, a été annoncée le mercredi 6 mai. Ce financement est destiné à soutenir l’achat de semences, d’engrais et d’autres intrants agricoles essentiels, bénéficiant ainsi à près de 24 000 petits exploitants agricoles à travers le pays. Ce projet ambitieux représente une avancée significative dans le secteur privé kényan, car Apollo Agriculture a réussi à réaliser la première opération de titrisation privée en monnaie locale spécifiquement dédiée à l’agriculture au Kenya. 

Cette initiative novatrice a pour objectif d’élargir l’accès au financement pour une population qui a longtemps été exclue des mécanismes de crédit traditionnels, souvent jugés inaccessibles pour les petits agriculteurs. En convertissant des prêts agricoles de petite taille en actifs financiers, Apollo Agriculture ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour les investisseurs institutionnels, leur permettant d’injecter des fonds dans un secteur vital pour l’économie kenyane. Cette approche non seulement dynamise le secteur agricole, mais elle contribue également à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer les conditions de vie des agriculteurs, en leur offrant les ressources nécessaires pour optimiser leur production et leur rentabilité.

Au Kenya, le financement des petits exploitants agricoles demeure un défi de taille, un obstacle majeur qui entrave le développement de ce secteur vital. Les banques commerciales, souvent prudentes dans leurs approches, considèrent ce segment comme particulièrement risqué. Cette perception est alimentée par plusieurs facteurs, notamment l’absence de garanties solides, la nature volatile des revenus qui dépendent des cycles agricoles, ainsi que la forte dépendance aux conditions climatiques, qui peuvent être imprévisibles et dévastatrices. Selon les données citées par les acteurs du secteur, moins de 5 % des financements bancaires au Kenya sont orientés vers les petits exploitants, alors même qu’ils représentent une part majeure de la production agricole nationale, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à l’économie locale.

Cependant, une lueur d’espoir se profile à l’horizon grâce à l’opération de titrisation récemment mise en place. Cette innovation financière permet aux investisseurs institutionnels de financer indirectement ces agriculteurs, créant ainsi un pont entre le capital et ceux qui en ont le plus besoin. Cette évolution ouvre une nouvelle source de capitaux pour l’agriculture, et pourrait contribuer à remodeler l’accès au crédit rural, un changement qui pourrait transformer la vie de milliers de petits exploitants. « Il s’agit d’une étape importante vers la mise en place d’un financement efficace et évolutif pour la petite agriculture », a déclaré Eli Pollak, directeur général d’Apollo Agriculture, soulignant l’importance de cette initiative pour l’avenir du secteur.

La structuration de cette titrisation a été soigneusement élaborée pour répondre aux besoins spécifiques des petits exploitants, en tenant compte des défis uniques auxquels ils font face. En intégrant des mécanismes de gestion des risques et en favorisant la transparence, cette approche pourrait non seulement attirer davantage d’investissements, mais également renforcer la résilience des agriculteurs face aux aléas climatiques et économiques. Ainsi, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans le paysage du financement agricole au Kenya, en offrant des solutions durables et adaptées aux réalités du terrain.

Présente au Kenya depuis 2016, Apollo Agriculture a su s’imposer comme un acteur innovant dans le domaine de l’agriculture durable. En s’appuyant sur l’exploitation de données satellitaires, l’analyse approfondie des sols et l’apprentissage automatique, l’entreprise développe des solutions sur mesure pour les agriculteurs locaux. Grâce à ces technologies avancées, Apollo Agriculture est capable d’évaluer avec précision le profil de risque des exploitants, prenant en compte des facteurs variés tels que les conditions climatiques, la qualité du sol et les pratiques agricoles. 

Notons qu’en ajustant les intrants aux réalités spécifiques de chaque zone de production, l’entreprise ne se contente pas d’améliorer les rendements, mais elle contribue également à la durabilité des écosystèmes agricoles. Cette approche personnalisée permet aux agriculteurs de maximiser leur production tout en minimisant les impacts environnementaux, favorisant ainsi une agriculture plus résiliente et adaptée aux défis contemporains. En intégrant ces technologies de pointe, Apollo Agriculture transforme le paysage agricole kenyan, offrant des opportunités de croissance et de prospérité aux exploitants tout en soutenant la sécurité alimentaire du pays.

Abdoulaye KONÉ 

En Côte d’Ivoire, la SGPME ouvre une ligne de garantie de 10,7 millions de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-La Société de garantie des crédits aux PME ivoiriennes (SGPME) a annoncé avec enthousiasme, le lundi 11 mai, la signature d’une convention de garantie individuelle avec Bridge Microfinance, une initiative marquante qui concerne une ligne de garantie impressionnante de 6 milliards FCFA, soit environ 10,7 millions de dollars.

Cette collaboration stratégique s’inscrit dans un cadre de soutien crucial pour les petites et moyennes entreprises (PME) en Côte d’Ivoire, un secteur vital pour la croissance économique du pays.

La facilité de garantie mise en place repose sur un partage de risque, un mécanisme innovant qui vise à alléger le fardeau financier des entreprises tout en stimulant leur développement. Elle « permettra de couvrir les financements accordés aux entreprises ivoiriennes évoluant principalement dans les secteurs des MPME, de l’Agriculture, du Transport, des PME Féminines, du Vert et de l’Industrie », précise la SGPME. Ces secteurs, souvent négligés par les institutions financières traditionnelles, sont essentiels pour la diversification de l’économie et la création d’emplois. Les entreprises qui répondent aux critères d’éligibilité de la SGPME bénéficieront ainsi d’un accès facilité aux crédits, leur permettant de se développer et d’innover.

Cette nouvelle opération intervient dans un contexte économique où le financement des PME reste un enjeu majeur pour l’économie ivoirienne. En effet, l’accès au crédit demeure limité pour une part importante du tissu entrepreneurial, souvent en raison des niveaux élevés de garanties exigées par les établissements financiers. De plus, l’allocation des ressources financières est encore largement orientée vers des secteurs plus traditionnels, laissant de côté les initiatives prometteuses dans des domaines tels que l’agriculture durable ou les entreprises dirigées par des femmes. Cette initiative de la SGPME et de Bridge Microfinance représente donc une lueur d’espoir pour de nombreuses entreprises qui peinent à trouver les financements nécessaires pour croître et contribuer à l’économie locale.

En renforçant ses partenariats avec des acteurs de la microfinance tels que Bridge, la SGPME poursuit sa stratégie d’élargissement des solutions de financement à destination des entreprises, qui constituent une part majeure de l’activité économique du pays. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle crucial dans la création d’emplois et la stimulation de la croissance économique, surtout dans un pays comme la Côte d’Ivoire, où l’entrepreneuriat est en pleine expansion. En collaborant avec des institutions comme Bridge, la SGPME vise à offrir des solutions de financement adaptées aux besoins spécifiques des entreprises, qu’il s’agisse de prêts à court terme pour la trésorerie ou de financements à long terme pour des projets d’investissement.

Sur le marché ivoirien de la microfinance, Bridge a connu une progression remarquable de ses activités de financement, d’épargne et de services digitaux. Selon les plus récentes données disponibles, l’institution indique avoir accompagné 687 clients dans le segment de la mésofinance en 2023, un chiffre qui témoigne de l’engagement de Bridge à soutenir les entreprises de taille intermédiaire, souvent négligées par les grandes institutions financières. En parallèle, elle revendiquait en 2022 environ 1,8 million de clients digitaux utilisant ses services numériques, ce qui souligne l’importance croissante de la digitalisation dans le secteur de la microfinance, permettant ainsi un accès facilité aux services financiers pour une population plus large.

L’établissement a également enregistré une hausse significative de ses encours de crédits bruts, qui ont dépassé 9,4 milliards FCFA sur la même période, illustrant une demande accrue pour ses produits de crédit. Cette dynamique est renforcée par une stratégie proactive de marketing et de sensibilisation auprès des entrepreneurs, qui prennent conscience des opportunités offertes par la microfinance. De plus, il a consolidé sa collecte d’épargne, avec un encours de dépôts de 16,8 milliards FCFA en 2022, ce qui témoigne d’une confiance croissante des clients dans les services proposés par Bridge. Au cours de cette même année, il affirme avoir accordé plus de 30 milliards FCFA de prêts à travers ses solutions digitales, un chiffre qui reflète non seulement la robustesse de son modèle d’affaires, mais aussi son rôle clé dans le soutien à l’économie locale, en facilitant l’accès au financement pour les entrepreneurs qui sont souvent confrontés à des obstacles dans leur quête de capitaux.

Créée en 2022 par l’État ivoirien, la Société de Garantie des Petites et Moyennes Entreprises (SGPME) a été mise en place avec une vision claire : faciliter l’accès au financement pour les très petites entreprises, les PME, ainsi que les entreprises de taille intermédiaire dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 3 milliards FCFA. Cette initiative s’inscrit dans un contexte économique où le soutien aux entreprises locales est crucial pour stimuler la croissance et l’innovation. En tant qu’établissement financier de cautionnement à statut bancaire, la SGPME joue un rôle essentiel en garantissant directement les crédits accordés par les banques et institutions de microfinance partenaires. 

Notons que cette garantie représente une prise en charge d’au moins 50 % du risque, ce qui permet de rassurer les établissements prêteurs et de leur donner confiance dans l’octroi de financements. Grâce à cette approche, la SGPME contribue non seulement à réduire les obstacles à l’accès au crédit, mais également à encourager l’entrepreneuriat et à dynamiser le tissu économique ivoirien, en offrant aux entrepreneurs les moyens nécessaires pour réaliser leurs projets et développer leurs activités.

Mariam KONE 

Sommet Africa Awards : Emmanuel Macron annonce une somme « dérisoire » de 23 milliards d’euros pour l’Afrique 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En marge du sommet, un événement d’une importance capitale se déroule, attirant l’attention des leaders et des décideurs du monde entier. C’est le chiffre que retiendront les chancelleries, un chiffre qui résonne comme un écho puissant dans le paysage économique international, marquant une étape significative dans les discussions sur la coopération économique et les politiques mondiales. 

Ce chiffre, soigneusement analysé et débattu, symbolise non seulement des chiffres bruts, mais également des enjeux profonds, des aspirations et des défis à relever. Il incarne les espoirs d’une croissance durable, d’une prospérité partagée et d’une stabilité accrue dans un monde en constante évolution. Alors que les délégués échangent des idées et des stratégies, ce chiffre devient le point focal des négociations, un phare guidant les décisions qui façonneront l’avenir économique des nations. 

Dans cette atmosphère chargée d’anticipation et de responsabilité, chaque mot prononcé, chaque accord signé, trouve son écho dans ce chiffre, qui, à lui seul, pourrait influencer les relations internationales pour les années à venir.

À la clôture du Business Forum « Inspire & Connect », un événement marquant organisé en ouverture du sommet Africa Forward, co-présidé par la France et le Kenya, le président français Emmanuel Macron a annoncé avec fierté un impressionnant total de 23 milliards d’euros, équivalant à environ 27 milliards de dollars, d’investissements mobilisés autour de cette rencontre stratégique. 

Au regard des enjeux cruciaux qui façonnent le continent africain, il est évident que certains observateurs estiment que cette somme de 23 milliards d’euros est dérisoire. En effet, l’Afrique est actuellement en pleine mutation économique et énergétique, avec des pays qui cherchent à diversifier leurs sources de revenus, à améliorer leur infrastructure et à répondre aux défis environnementaux croissants. Dans ce contexte, les investissements nécessaires pour soutenir cette transformation sont colossaux. Les initiatives visant à développer les énergies renouvelables, à moderniser les systèmes de transport et à renforcer l’éducation et la santé publique exigent des financements bien plus importants. Ainsi, l’annonce faite par Emmanuel Macron, bien qu’elle puisse sembler généreuse à première vue, apparaît comme une goutte d’eau dans l’océan des besoins pressants du continent. Les discussions autour de cette somme soulèvent des questions sur l’engagement réel des pays développés envers l’Afrique et sur la manière dont ces fonds seront utilisés pour catalyser un changement durable et significatif. Dans un monde où les défis globaux tels que le changement climatique et les inégalités économiques exigent une coopération internationale renforcée, il est impératif que les contributions financières soient proportionnelles aux enjeux à relever.

Le forum, qui avait été initialement présenté comme un rassemblement de 2000 à 2500 dirigeants économiques, a dépassé toutes les attentes en attirant près de 7000 participants à l’Université de Nairobi. Ce lieu emblématique a servi de toile de fond à des discussions enrichissantes, avec 32 panels répartis entre quatre agoras thématiques, où des experts et des entrepreneurs ont pu échanger des idées novatrices. De plus, plus de 700 rendez-vous d’affaires ont été organisés, favorisant des connexions fructueuses entre les acteurs économiques présents.

L’enveloppe d’investissement se décompose en deux blocs distincts mais complémentaires. Le premier, d’une valeur de 14 milliards d’euros, regroupe les engagements pris par des groupes français présents au forum, englobant à la fois des grands comptes, des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des petites et moyennes entreprises (PME). Ce bloc témoigne de l’engagement fort des entreprises françaises envers le continent africain. Le second bloc, s’élevant à 9 milliards d’euros, concerne les investissements d’entrepreneurs et d’investisseurs africains en Afrique, annoncés en marge de cet événement. Cette dynamique d’investissement met en lumière non seulement l’intérêt croissant des acteurs locaux pour le développement économique de leur propre continent, mais aussi la volonté de créer des synergies durables entre les économies africaines et européennes. La feuille de route présidentielle assigne à la coopération économique une place centrale, soulignant ainsi l’importance de ces engagements pour l’avenir des relations franco-africaines.

Le pilier financier repose solidement sur Proparco, une filiale dédiée au secteur privé de l’Agence française de développement (AFD), qui joue un rôle crucial en tant que co-organisatrice du forum. Cette société de financement, qui se positionne comme un acteur clé dans le développement économique en Afrique, revendique avec fierté plus de 500 millions d’euros signés à Nairobi à travers onze deals, représentant ainsi la moitié de son engagement annuel sur le continent africain. 

Parmi ces opérations, deux se démarquent particulièrement par leur envergure et leur impact potentiel. D’une part, un protocole ambitieux de 300 millions d’euros sur trois ans a été établi avec Ecobank, visant à renforcer les chaînes de valeur agricoles, un secteur vital pour la sécurité alimentaire et le développement économique en Afrique. D’autre part, une transaction croisée inédite entre l’euro et le franc CFA, d’une valeur de 200 millions d’euros, a été conclue avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), marquant ainsi une première mondiale dans le domaine des échanges financiers régionaux. 

En outre, Proparco a su établir un partenariat stratégique de 300 millions d’euros sur trois ans avec AXIAN, une entreprise dynamique qui s’engage dans divers secteurs en Afrique. Un prêt significatif de 20 millions de dollars a également été accordé au vaccinier sud-africain Biovac, soulignant l’importance de l’investissement dans la santé publique et la production locale de vaccins. Des accords supplémentaires ont été noués avec des institutions telles que SETRAG, Equity Group, CRDB Bank, Atlantic Group et Cauridor, renforçant ainsi le réseau de financement et d’investissement en Afrique.

Dans un effort pour stimuler le commerce agricole sur le continent, Proparco a également lancé l’Africa AgriTrade Coalition, une initiative qui regroupe 16 institutions financières aux bilans combinés impressionnants de près de 400 milliards d’euros. Cette coalition vise à combler le déficit de financement de 50 milliards d’euros qui freine le développement des chaînes de valeur agricoles, en facilitant l’accès au crédit et en soutenant les agriculteurs et les entreprises agroalimentaires. 

Notons que ce type d’initiative est essentiel pour créer un environnement propice à la croissance économique durable et à l’autosuffisance alimentaire en Afrique.

Daouda Bakary KONÉ 

Notation Souveraine: Fitch relève la note souveraine du Ghana à « B » et salue le redressement macroéconomique du pays

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Fitch Ratings a annoncé, le vendredi 8 mai, une mise à jour significative concernant la note souveraine de long terme en devises du Ghana, la faisant passer de « B- » à « B », tout en attribuant une perspective positive à cette évaluation. 

Cette décision témoigne d’une reconnaissance des progrès notables réalisés par le pays en matière de fondamentaux macroéconomiques, qui sont essentiels pour évaluer la santé économique d’un État. La note attribuée par Fitch est cruciale, car elle mesure la capacité d’un pays à honorer ses engagements de remboursement de sa dette publique, en particulier celle émise en devises étrangères, un facteur déterminant pour les investisseurs internationaux.

Dans son analyse, Fitch a souligné que cette amélioration de la note est le résultat d’une réduction significative du ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB), un indicateur clé de la viabilité économique. Cette baisse est soutenue par une croissance robuste du PIB réel, qui témoigne d’une dynamique économique positive, ainsi que par des efforts considérables de consolidation budgétaire. De plus, l’agence a noté une appréciation de la monnaie locale, accompagnée d’une augmentation des réserves internationales, ce qui contribue à réduire les risques de liquidité extérieure, un aspect crucial pour la stabilité financière du pays.

Fitch prévoit également que la dette publique du Ghana devrait tomber à 46 % du PIB d’ici 2027, un chiffre qui se compare favorablement à la médiane de 51 % observée parmi les pays classés dans la catégorie « B ». En 2025, ce ratio avait déjà connu une diminution impressionnante de 21 points, grâce aux réformes budgétaires mises en œuvre et au redressement macroéconomique qui a suivi. L’agence a également mis en avant le renforcement des réserves internationales, un élément clé qui permet au Ghana de mieux naviguer dans les défis économiques mondiaux, renforçant ainsi la confiance des investisseurs et des partenaires commerciaux. Cette évolution positive pourrait ouvrir la voie à des opportunités de financement plus favorables et à une intégration accrue du Ghana sur les marchés financiers internationaux.

Restructuration de la dette et retour progressif de la confiance

La notation intervient alors que le Ghana, dans un contexte économique délicat, poursuit la mise en œuvre de son programme ambitieux de restructuration de la dette, connu sous le nom de « Domestic Debt Exchange Programme » (DDEP). Ce programme vise à réorganiser la dette intérieure du pays afin de restaurer la viabilité financière et d’attirer à nouveau les investisseurs. Dans ce cadre, le pays a conclu plusieurs accords cruciaux avec ses créanciers, dont le plus récent, signé le 6 mai avec l’U.S. Export-Import Bank, concerne des arrangements sur la dette souveraine, un pas significatif vers la stabilisation de sa situation financière.

En février, le gouvernement ghanéen a annoncé avoir versé près de 910 millions de dollars au titre des intérêts dans le cadre du DDEP. Ce versement est perçu comme une étape majeure pour restaurer la confiance des investisseurs, qui avaient été ébranlés par les défis économiques récents, et pour stabiliser le système financier du pays. Selon les autorités ghanéennes, cette action démontre un engagement fort envers la transparence et la responsabilité financière, des éléments essentiels pour rassurer les marchés et encourager de nouveaux investissements.

Parallèlement, portée par des exportations aurifères dynamiques, l’économie ghanéenne continue d’afficher d’importants excédents extérieurs, témoignant de la résilience de son secteur minier. Le pays devrait maintenir un excédent budgétaire primaire de 1,5 % du PIB en 2026 et 2027, après avoir atteint un niveau record de 2,9 % en 2025, selon les projections de l’agence de notation. 

Notons que ces perspectives optimistes sont le résultat d’une gestion prudente des ressources et d’une stratégie de développement axée sur la diversification économique, qui vise à réduire la dépendance aux matières premières tout en renforçant les infrastructures et les services.

Zangouna KONÉ

Au Kenya, le gouvernement et la France concluent onze accords juridiques pour  1,17 milliard de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Kenya, un événement marquant a eu lieu le dimanche 10 mai 2026 à Nairobi, où le gouvernement kényan et la France ont officialisé la signature de onze instruments juridiques d’une valeur impressionnante d’un milliard d’euros, soit environ 1,17 milliard de dollars.

Ainsi, ces accords visent à renforcer et diversifier la coopération bilatérale entre les deux nations, témoignant d’un engagement mutuel à collaborer sur des projets d’intérêt commun qui bénéficieront aux populations des deux pays. Le président kényan, William Ruto, a souligné l’importance de cette initiative en déclarant : « Nous continuons d’approfondir ce partenariat dans les domaines d’intérêt commun, pour le bien des populations des deux pays. »

Les accords signés couvrent un large éventail de projets, parmi lesquels figure la modernisation de la gare centrale de Nairobi, un projet crucial qui vise à améliorer l’infrastructure de transport de la capitale. De plus, le développement de la ligne ferroviaire Embakasi 5 est également inclus, ce qui devrait faciliter le transport de marchandises et de passagers, stimulant ainsi l’économie locale. Un autre aspect notable de cette coopération est la promotion du thé violet, une variété unique cultivée au Kenya, qui pourrait trouver de nouveaux marchés grâce à cette initiative.

En outre, les accords englobent des domaines aussi variés que la coopération dans l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, un sujet de plus en plus pertinent dans le contexte mondial actuel, ainsi que le développement du projet du barrage de Masinga, qui vise à améliorer l’approvisionnement en eau et en électricité dans la région. 

D’autres volets de cette collaboration portent sur la modernisation des services météorologiques, un aspect essentiel pour anticiper et gérer les impacts des changements climatiques, ainsi que sur la production durable de carburant d’aviation, un secteur en pleine expansion qui nécessite des innovations respectueuses de l’environnement. La transformation numérique est également au cœur de ces accords, visant à moderniser les infrastructures technologiques du pays. Enfin, le renforcement des capacités des terminaux à conteneurs dans les ports est un objectif clé, permettant d’augmenter l’efficacité des échanges commerciaux.

Dans ce cadre dynamique et prometteur, le groupe maritime français, reconnu pour son expertise inégalée dans le domaine maritime et logistique, jouera un rôle crucial et déterminant dans la mise en œuvre de ces projets ambitieux. En s’engageant activement dans ces initiatives, il contribuera non seulement à l’essor économique du Kenya, mais aussi à la création d’emplois durables et à l’amélioration des infrastructures locales. Cette collaboration renforcera les liens d’amitié et de coopération entre la France et le Kenya, favorisant ainsi un échange culturel et économique enrichissant pour les deux nations.

Les accords récemment signés prévoient également un financement substantiel de 225 millions de dollars, destiné à l’extension de la deuxième plus grande ferme éolienne du pays, un projet qui promet de transformer le paysage énergétique du Kenya en augmentant la part des énergies renouvelables. En parallèle, ce financement sera également alloué à la promotion de l’économie bleue, un secteur vital qui englobe la gestion durable des ressources maritimes et la préservation des écosystèmes aquatiques, ainsi qu’au développement du secteur de la pêche, essentiel pour la subsistance de nombreuses communautés côtières.

Ces signatures s’inscrivent dans le cadre du sommet Africa Forward, un événement majeur qui vise à renforcer la coopération entre l’Afrique et la France autour de projets concrets et innovants dans des secteurs clés comme l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, le numérique et l’économie bleue. Ce sommet représente une opportunité unique pour les leaders africains et français de se réunir et de discuter des moyens de stimuler le développement durable sur le continent. Elles interviennent dans un contexte où la France cherche activement à diversifier et rééquilibrer ses partenariats en Afrique, en mettant l’accent sur des collaborations qui apportent des bénéfices mutuels et durables, tout en répondant aux défis contemporains tels que le changement climatique et la sécurité alimentaire.

Les relations diplomatiques entre le Kenya et la France, qui remontent à l’année 1963, ont traversé plusieurs décennies, marquées par des moments significatifs de collaboration et d’échanges. Au fil des années, ces relations se sont progressivement intensifiées, témoignant d’un engagement mutuel croissant. Un tournant majeur a été la visite du président français au Kenya, qui a eu lieu du 13 au 14 mars 2019. Cet événement a non seulement renforcé les liens bilatéraux, mais a également ouvert la voie à des discussions approfondies sur des questions d’intérêt commun. Par la suite, la visite de William Ruto, alors vice-président du Kenya, en France du 29 septembre au 2 octobre 2020, a encore consolidé cette dynamique, soulignant l’importance de la coopération entre les deux nations.

Les principaux axes de coopération entre le Kenya et la France sont divers et stratégiques, englobant des domaines essentiels tels que les infrastructures, l’énergie, l’eau et l’assainissement, ainsi que le développement urbain. Ces secteurs sont cruciaux pour le développement durable du Kenya, et la France s’est engagée à soutenir ces initiatives. De plus, l’éducation et la santé figurent également parmi les priorités, avec des efforts concertés pour améliorer les conditions de vie des Kenyans. En 2020, la France a mobilisé une aide publique au développement significative, s’élevant à 252 millions d’euros, destinée à soutenir divers projets au Kenya. Plus récemment, en 2023, la France a annoncé un investissement supplémentaire de plus de 48 millions de dollars, visant à améliorer les conditions de vie dans les quartiers précaires, une initiative qui démontre l’engagement continu de la France envers le bien-être des populations vulnérables.

Sur le plan commercial, les échanges entre le Kenya et la France ont également connu une évolution positive. Selon l’Observatory of Economic Complexity, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint un montant impressionnant de 348 millions de dollars en 2024. Ce chiffre témoigne non seulement de la solidité des relations économiques, mais aussi d’un potentiel de croissance significatif, surtout avec la mise en œuvre de nouveaux accords signés. 

Notons que ces accords visent à faciliter le commerce et à renforcer les investissements, ouvrant ainsi la voie à une coopération économique encore plus étroite entre le Kenya et la France, et promettant des bénéfices mutuels pour les deux nations à l’avenir.

Korotoumou Sylla 

Au Nigeria, la hausse du prix du carburant d’aviation aggrave les perturbations des compagnies aériennes

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Nigeria, le secteur du transport aérien entre dans une nouvelle phase marquée par des tensions opérationnelles croissantes. Ces dernières semaines, les compagnies aériennes ont été confrontées à une augmentation continue des coûts du carburant Jet A1, ce qui a entraîné des défis majeurs dans la gestion quotidienne de leurs opérations.

 En plus de cette hausse des prix, elles doivent désormais faire face à des perturbations significatives causées par des difficultés d’approvisionnement en carburant d’aviation, un problème qui semble s’aggraver de jour en jour. Les conséquences de cette crise se font sentir dans le transport domestique, où les passagers subissent des retards de vols fréquents, des réaménagements d’horaires qui perturbent leurs plans de voyage, ainsi qu’une réduction des fréquences de vol sur certaines liaisons. De plus, certaines routes ont même été temporairement suspendues, illustrant ainsi les efforts d’adaptation des transporteurs face à cette situation difficile.

Le syndicat représentant les pilotes et les ingénieurs aéronautiques, connu sous le nom de NAAPE, a exprimé de vives inquiétudes quant à l’impact de cette crise sur le fonctionnement global du secteur aérien. Son président, Bunmi Gindeh, a souligné que « les perturbations liées aux pénuries de Jet A1 allongent les périodes de service des équipages au-delà des paramètres initialement prévus ». Cette situation alarmante soulève des questions cruciales sur la sécurité des opérations aériennes, car la fatigue des personnels navigants pourrait progressivement réduire certaines marges de sécurité. Les pilotes, déjà soumis à des horaires de travail exigeants, risquent de voir leur capacité à opérer des vols de manière efficace et sécurisée compromise. Les retombées de cette crise ne se limitent pas seulement aux compagnies aériennes, mais touchent également les passagers, qui doivent naviguer dans un paysage de transport aérien de plus en plus chaotique et incertain.

Cette crise arrive dans un environnement déjà fragile pour les transporteurs nigérians, qui, depuis plusieurs années, subissent les conséquences d’une volatilité croissante du marché des changes, d’une hausse incessante des coûts d’entretien de leurs appareils et des contraintes pesantes liées aux infrastructures aéroportuaires. Dans ce contexte particulièrement difficile, le carburant se révèle être l’un des postes de dépenses les plus lourds pour ces compagnies aériennes, avec des estimations indiquant qu’il représente environ 40 % de leurs coûts d’exploitation. 

Cependant, la situation s’est aggravée ces derniers mois avec une forte progression des prix du Jet A1, un combustible essentiel pour les opérations aériennes. Plusieurs opérateurs du secteur rapportent des hausses de prix dépassant les 300 %, tandis que d’autres évoquent un coût désormais plus de quatre fois supérieur aux niveaux précédents, ce qui est alarmant pour la viabilité économique de nombreuses lignes aériennes. Cette évolution préoccupante commence à remettre en cause la rentabilité de certaines dessertes domestiques, qui, jadis considérées comme essentielles, se retrouvent désormais en péril.

La semaine dernière, Rano Air, l’une des compagnies aériennes nigérianes, a annoncé la suspension temporaire de plusieurs de ses routes. Dans un communiqué, elle a expliqué que l’augmentation du prix du carburant avait rendu certaines opérations « commercialement non viables », soulignant ainsi l’impact direct de cette crise sur la connectivité aérienne du pays. 

Notons que la compagnie n’a pas précisé les lignes concernées, mais cette décision témoigne d’une réalité inquiétante pour le secteur aérien nigérian, où les défis financiers s’accumulent et mettent à mal la capacité des transporteurs à maintenir leurs services dans un marché de plus en plus concurrentiel et instable.

Moussa KONÉ 

Au Kenya, le secteur du thé  cherche à augmenter sa valeur ajoutée via un partenaire français 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au cœur du Kenya, un événement marquant vient de se produire dans le secteur du thé, un domaine où la tradition et l’innovation se rencontrent. Gatanga Industries, un fabricant réputé de thés de spécialité, a récemment établi un partenariat stratégique avec le groupe bancaire Equity Group, un acteur majeur du paysage financier kenyan.

Ensemble, ils ont conclu un accord prometteur avec l’entreprise française Palais des Thés, qui est reconnue pour son expertise dans la commercialisation et la distribution de thés haut de gamme. Ce partenariat vise à renforcer la présence des thés kenyans sur le marché international, en mettant en avant la richesse des saveurs et la diversité des variétés cultivées dans les plantations luxuriantes du pays. Les consommateurs du monde entier pourront ainsi découvrir des thés uniques, issus de méthodes de production durables et respectueuses de l’environnement, tout en bénéficiant de l’expérience et du savoir-faire de Palais des Thés dans le domaine du thé de luxe. Ce développement s’inscrit dans une dynamique de valorisation des produits locaux et d’ouverture de nouveaux marchés, promettant des retombées économiques significatives pour les producteurs kenyans et une expérience gustative enrichissante pour les amateurs de thé.

Ce dernier, qui joue un rôle clé dans le soutien aux entreprises locales, a uni ses forces avec l’entreprise française Palais des Thés, un acteur majeur dans la commercialisation et la distribution de thés haut de gamme. Cet accord, qui a été révélé lors de l’« Africa Forward Summit », un sommet franco-kényan se déroulant les 11 et 12 mai à Nairobi, représente une étape significative dans la promotion de l’origine kényane sur le marché international du thé.

Ce partenariat ambitieux a pour objectif de mettre en avant la richesse et la diversité des thés kényans, en s’assurant que ces produits de spécialité trouvent leur place sur les étagères des consommateurs du monde entier. Dans le cadre de cet accord, Palais des Thés s’engage non seulement à acheter des thés de spécialité provenant directement des plantations kényanes, mais également à les promouvoir activement à travers ses vastes réseaux internationaux de distribution. Grâce à ses plateformes éducatives, l’entreprise française prévoit d’informer et de sensibiliser les consommateurs sur les caractéristiques uniques des thés kényans, soulignant ainsi l’importance de leur origine et de leur qualité.

Fondée en 1986 à Paris, Palais des Thés a su se faire un nom dans l’univers du thé, exploitant aujourd’hui une centaine de points de vente, principalement en France, mais également dans plusieurs pays d’Europe, tels que l’Italie, le Danemark, la Norvège et la Belgique. Ce partenariat avec Gatanga Industries et Equity Group est donc une opportunité précieuse pour renforcer la visibilité des thés kényans sur la scène mondiale, tout en soutenant le développement économique local et en célébrant l’héritage culturel du thé au Kenya.

Selon les autorités, cette initiative ambitieuse et stratégique permettra de sécuriser des débouchés essentiels tout en améliorant les revenus de nombreux producteurs kényans qui fournissent la matière première tant convoitée. « Pendant longtemps, nos agriculteurs ont cultivé une plante unique sans accès clair à des acheteurs capables d’en reconnaître la valeur. Cet accord change la donne en ouvrant de nouvelles perspectives », a déclaré Karanja Kinyanjui, Président de Gatanga Industries Ltd, soulignant l’importance cruciale de cette évolution. Pour nous, en tant que partenaire direct, il renforce aussi notre capacité à soutenir de meilleurs prix, une régularité et une stabilité à long terme pour les communautés derrière ce thé, ce qui est fondamental pour leur développement économique et social.

Pour l’heure, les détails concernant les volumes à exporter ne sont pas encore connus, mais les attentes sont élevées. Quoi qu’il en soit, cette orientation devrait permettre à la filière kényane de renforcer sa position sur le segment mondial des thés de spécialité, un marché où elle peine encore à se faire une place face à des concurrents bien établis. En effet, contrairement à ses concurrents mondiaux, les exportations kényanes sont largement dominées par le thé noir CTC (« Cut-Tear-Curl »), qui, bien que populaire, ne reflète pas la diversité et la qualité des thés fins que le Kenya peut offrir. Cette initiative pourrait donc marquer un tournant décisif, permettant aux producteurs de se diversifier et d’explorer des variétés de thés plus raffinées, tout en attirant l’attention des amateurs de thé à travers le monde.

Le Kenya, un pays réputé pour ses paysages à couper le souffle et sa biodiversité exceptionnelle, se trouve à un carrefour crucial dans le secteur du thé. Malgré une production de thé qui jouit d’une renommée mondiale, ses exportations de thés de spécialité ne représentent qu’à peine 1 % du total, ce qui témoigne d’une opportunité considérable manquée pour maximiser la valeur ajoutée générée dans ce segment en pleine expansion. En 2025, le Kenya a réussi à engranger une somme impressionnante de 187 milliards de shillings, soit environ 1,44 milliard de dollars, grâce à ses exportations de thé, selon les estimations du Bureau national de la statistique (KNBS). Cela souligne non seulement l’importance économique du thé dans le pays, mais aussi le potentiel inexploité qui pourrait être libéré si le Kenya parvenait à se positionner plus efficacement sur le marché des thés de spécialité. 

Notons qu’en développant des stratégies pour améliorer la qualité et la commercialisation de ces thés, le Kenya pourrait non seulement augmenter ses revenus, mais également renforcer sa réputation en tant que producteur de thés de haute qualité sur la scène internationale.

Abdoulaye KONÉ 

Mali: Loulo-Gounkoto affiche une production aurifère de 80 000 once d’or au premier trimestre 2026

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la mine d’or Loulo-Gounkoto, qui est l’un des joyaux de l’industrie minière du pays, a connu une reprise impressionnante pour son premier trimestre complet d’exploitation depuis sa fermeture en 2025. Entre janvier et mars 2026, elle a réussi à produire un total remarquable de 80 000 onces d’or. 

Cette annonce, faite par son opérateur canadien Barrick Mining dans son rapport financier publié le lundi 11 mai, souligne non seulement la résilience de cette mine, mais aussi la rapidité inattendue avec laquelle les activités ont repris dans le cadre du redémarrage de cet actif, reconnu comme le plus grand complexe aurifère du Mali.

Il est important de noter que Loulo-Gounkoto avait été à l’arrêt pendant une grande partie de l’exercice précédent, une situation exacerbée par l’intensification d’un litige de longue date entre Barrick Mining et le gouvernement malien concernant l’application du nouveau Code minier de 2023. Cependant, grâce à un accord de résolution conclu entre les deux parties, la compagnie a pu relancer ses opérations à la mi-décembre. Cette reprise a été cruciale, car en 2025, la mine n’avait produit qu’environ 36 200 onces d’or, un chiffre qui contraste fortement avec les 723 000 onces extraites l’année précédente. Ce retournement de situation est non seulement un signe positif pour Barrick Mining, mais également pour l’économie malienne, qui dépend fortement des revenus générés par l’exploitation minière.

Pour ramener la production de la mine à ses niveaux d’avant suspension, une phase de montée en puissance progressive est actuellement en cours, marquée par des efforts soutenus et minutieusement planifiés. Le premier trimestre de l’année représente ainsi les prémices de cette stratégie ambitieuse, qui vise à restaurer l’efficacité et la productivité de l’exploitation minière. Selon les déclarations de Barrick, ce démarrage s’est révélé plutôt positif, ce qui est particulièrement encourageant pour les parties prenantes. En effet, la compagnie fait état de performances remarquables, dépassant les prévisions initiales, tant en termes d’extraction que de traitement des minerais à l’usine. Ces résultats prometteurs permettent de maintenir les objectifs annuels de production, avec une cible ambitieuse qui pourrait atteindre jusqu’à 362 500 onces d’or.

Dans le rapport de la compagnie, il est souligné que « la production d’or du T1 2026 a été nettement supérieure à celle du T4 2025, Barrick n’ayant repris le contrôle opérationnel qu’à la mi-décembre 2025. » Ce contexte souligne l’importance de la reprise des opérations, qui a progressé plus rapidement que prévu. Les chiffres révèlent que tant l’extraction que le traitement des minerais ont affiché des performances supérieures aux prévisions du plan de redémarrage, ce qui témoigne d’une gestion efficace et d’une stratégie bien orchestrée. Cette dynamique positive pourrait non seulement renforcer la position de Barrick sur le marché, mais également inspirer confiance aux investisseurs et aux partenaires, tout en ouvrant la voie à une croissance durable dans les mois à venir.

Malgré le rythme de reprise accéléré évoqué, la trajectoire réelle de la production minière dépendra probablement des résultats enregistrés au cours des trois prochains trimestres, période cruciale qui déterminera l’évolution des opérations et des investissements dans le secteur. L’atteinte des objectifs fixés cette année pourrait déjà constituer une étape importante vers un retour de Loulo-Gounkoto à ses capacités nominales, un jalon essentiel pour la relance de l’activité minière dans la région. En attendant, cette relance profite déjà à Barrick Mining, qui retrouve progressivement les volumes issus de l’un des principaux actifs de son portefeuille aurifère, renforçant ainsi sa position sur le marché mondial de l’or. Cette dynamique est également bénéfique pour le Mali, dont la production industrielle d’or a reculé de 22,9 % en 2025, une chute significative qui souligne l’impact de l’absence de l’apport de Loulo-Gounkoto sur l’économie nationale. La reprise de cette mine pourrait donc non seulement stabiliser la production d’or, mais également stimuler l’économie locale, créer des emplois et renforcer les infrastructures. 

Notons que Barrick Mining contrôle 80 % des parts du complexe minier, contre 20 % pour l’État malien, ce qui illustre le partenariat stratégique entre l’entreprise et le gouvernement, un partenariat qui pourrait jouer un rôle clé dans la revitalisation de l’industrie minière malienne.

Mariam KONE 

Face à la tentative de falsification des vraies raisons du départ de la France du Mali: Choguel Kokalla Maiga publie une mise au point visant à recadrer Emmanuel Macron

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Lors du sommet Africa Forward Summit à Nairobi, le 10 mai 2026, coorganisé par la France et le Kenya, le Président français, Emmanuel Macron en évoquant la situation des pays du Sahel — notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a fait une sortie ratée.

En effet il s’est prononcé à travers les médias, estimant que le Mali n’a pas pris la meilleure décision en demandant le départ de la France en 2021.

L’ancien Premier Choguel Kokalla Maiga dément ses propos et apporte les raisons qui ont prévalu au départ de la France du Mali.

Pour Choguel Kokalla Maiga, il apparaît nécessaire, pour l’Histoire, de rétablir la vérité, à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, ceci dans le but d’éviter la manipulation et la falsification des faits. Aussi, est -il impératif de revenir sur les faits afin d’éviter leur oblitération, par ceux qui comptent sur l’oubli !
L’ancien Premier ministre rappelle ici dans une chronologie des faits, ce qui s’est réellement passé :

« Le Président français Emmanuel Macron, s’était dans un premier temps accommodé du pouvoir issu du changement du 18 août 2020. Les Maliens et le monde entier se rappellent de la phrase qu’il avait prononcée plusieurs fois, sur un ton de satisfaction sur les antennes de RFI, c’était en 2020 : « Le Gouvernement de Bah N’DAOU est entrain de réussir, en trois mois, ce que Ibrahim Boubacar Keita n’a pu faire en sept ans ».

Après le changement intervenu le 24 mai 2021, qui a abouti à la Rectification :

  • Premièrement, Macron a voulu désigner pour le Mali : le Président de la Transition et le Président du CNT. Ce que le Vice-président en exercice de la Transition d’alors avait catégoriquement rejeté. A la suite de la nomination du Premier ministre, par le Président de la Transition, nomination qui s’est faite également sans requérir l’avis de Macron, il était entré apparemment dans une colère bleue et a décidé, unilatéralement, sans préavis, d’annoncer
    le retrait de la France du Mali, et le redéploiement de ses forces militaires exclusivement dans la Zone des Trois Frontières.
    Il a ainsi poignardé le Mali dans le dos. C’était comme pour nous dire : ‘’ nous vous laissons seuls face au JNIM ou GISM’’ (qui se trouvait par ailleurs être la principale force terroriste sur le territoire malien) et nous dire, débrouillez-vous, seuls, sans nous !
    Le Chef de l’Etat du Mali avait appris cette décision de Macron par les médias, comme un citoyen lambda, ce qui est pour le moins maladroit, voire irrespectueux.
  • Deuxièmement, les réunions de la Force G5-Sahel se tiennent, statutairement, à tour de rôle dans chacun des pays membres. Lorsqu’arrive le tour du Mali, Emmanuel Macron s’est opposé à la tenue de la réunion
    dans notre pays, et s’est imposé aux autres Chefs d’Etat des pays membres qui l’ont suivi, montrant ainsi que cette Organisation était, en fait, dirigée par la France. Pour rappel, au sein du G5-Sahel, le Mali était pourtant l’un des pays qui était à jour de sa contribution financière annuelle. Face à cette situation, le Mali tire les conséquences et se retire du G5-Sahel.
  • Troisièmement, la Force Takuba s’est installée sur notre territoire malien sans l’autorisation des autorités compétentes, et ce en violation des termes d’un document signé par le pouvoir défunt (apparemment sur instructions de la France). Ménaka serait devenu, ainsi, un Centre d’entraînement pour les Forces spéciales de plusieurs pays européens. Le Mali a exigé et obtenu le retrait et le départ de la Force Takuba.
  • Quatrièmement, Emmanuel Macron voulait choisir pour le Mali, avec quels partenaires stratégiques, il devrait travailler à l’avenir. Il voulait notamment nous interdire toute coopération avec la Russie et d’autres partenaires stratégiques. Ce que les Autorités de la Transition malienne ont rejeté catégoriquement. La France nous a alors «abandonné en plein vol». Le Mali s’est assumé, et aujourd’hui les FAMa sont équipées et montent en puissance grâce aux
    partenariats stratégiques choisis, de façon autonome, par les Autorités de la Transition.

Emmanuel Macron, malgré les accords qui lient la France et le Mali, a décidé unilatéralement de retirer les forces françaises du Mali, sans s’en référer aux Autorités de la Transition. C’est ce qui a fait dire à l’ancien Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, le 25 septembre 2021, à la Tribune de l’ONU à New York, que la France nous a abandonnés en plein vol, euphémisme pour dire que la France nous a trahi.

-Cinquièment face au vaste complot qui se tramait contre les FAMa, les populations de Gao ont investi le camp de Barkhane, et ont chassé les militaires occupant les lieux (qui sont partis vers le Niger, pays où les gouvernants étaient alors sous ordre de la France). Les FAMa ont occupé cette emprise.

Enfin, face à l’absence de résultats tangibles, escomptés, après dix ans de présence, le Mali a décidé, souverainement, de demander le départ, de notre territoire de la MINUSMA. Les FAMa ont alors pris sous leur contrôle
toutes les emprises laissées par ses Forces militaires.

Voici la vérité des faits.
Halte donc à l’oblitération des faits !

En somme, le Mali avait pris la décision la plus opportune, en s’affranchissant de la tutelle française ! ».

Emmanuel Macron, ayant toujours cette vérité au travers de la gorge, récidive à Nairobi, Kenya lors de la rencontre Afrique-France pour s’attaquer au Mali. Mali, nation bénie avec des hommes et des femmes de valeur et de courage, un peuple résilient qui gagnera cette guerre imposée par les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.

« Le Mai a retrouvé sa souveraineté, son indépendance et sa dignité. Les vicissitudes actuelles ne changeront rien fondamentalement dans la trajectoire victorieuse finale du Mali, et des pays de l’AES.
In Sha Allah ! », conclura, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA.

Vive le Mali !
Vicié l’AES !

Bamako, le 11 mai 2026

Équipe/Com/Choguel

Au Mali, Mohamed Cherif Haidara, Président CRDM-D denonce les « affabulations et les diffamations de Soul Kabako sur les réseaux sociaux »

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, les dérives sur les réseaux sociaux continuent de frapper la cohésion sociale entre les différentes couches de la population, exacerbant des tensions déjà présentes. Ce phénomène prend des proportions inquiétantes, comme en témoigne le cas récent de l’homme d’affaires Mohamed Cherif Haidara, dont la réputation est désormais entachée par des accusations qui semblent démesurées. 

En effet, dans un climat où la vérité est souvent mise à mal, Mohamed Cherif Haidara dénonce avec force les affabulations et la diffamation qui visent son intégrité physique et morale. Il se retrouve au cœur d’une tempête médiatique, où des rumeurs infondées circulent, alimentées par des sources peu fiables, et où son nom est associé à des allégations qui remettent en question non seulement son professionnalisme, mais aussi son caractère.

 Face à cette situation, il est crucial de rappeler l’importance de la véracité et de la responsabilité dans la diffusion d’informations, car les conséquences de telles calomnies peuvent être dévastatrices, tant sur le plan personnel que professionnel. Dans ce contexte, la voix de Mohamed Cherif Haidara s’élève pour défendre son honneur et appeler à une réflexion plus profonde sur les enjeux de la désinformation dans notre société contemporaine.

Dans une vidéo qui circule en boucle sur les plateformes sociales, un activiste connu sous le nom de Soul Kabako lance des accusations graves à l’encontre de Haidara, le désignant comme un représentant de Hamadoun Kouffa, un chef terroriste recherché par l’armée malienne. Cette allégation, qui s’inscrit dans un contexte de désinformation et de manipulation, soulève des questions cruciales sur l’impact des réseaux sociaux sur la perception publique et la réputation des individus. Face à ces accusations, Mohamed Cherif Haidara a fermement réagi, déclarant : « Je ne suis représentant de personne, encore moins de Kouffa que je ne connais pas et avec qui je n’ai jamais parlé. ».

 Sa réponse met en lumière la nécessité de défendre son intégrité face à une campagne de dénigrement qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur sa vie professionnelle et personnelle. Ce cas illustre non seulement les dangers de la désinformation, mais également la fragilité des relations sociales dans un pays où la confiance et la solidarité sont essentielles pour maintenir la paix et l’harmonie.

C’est pourquoi, au Mali, la situation de confusion et d’amalgame n’a cessé de s’étendre, surtout avec les attaques terroristes perpétrées depuis le 25 avril 2026, marquant un tournant tragique dans l’histoire récente du pays. Les événements se succèdent, plongeant la population dans un climat d’incertitude et de peur, où la méfiance règne et où les lignes de fracture entre les différentes communautés se dessinent de plus en plus nettement. Dans cette infernale confusion, des enquêtes sont ouvertes, des arrestations opérées et les investigations se poursuivent, mais les résultats tardent à rassurer une population déjà éprouvée par des années de conflits et de violence.

Dans une série d’amalgames et d’inepties proférées sur les réseaux sociaux par des activistes notoires, deux personnalités publiques ont tiré la sonnette d’alarme. Il s’agit d’Idrissa Hamidou Touré, Procureur de la République près le Tribunal de la commune IV, et du très jeune gouverneur de la région de Tombouctou, le Commissaire Principal de Police, Bakoun Kanté. 

Aussi, ces figures emblématiques, conscientes de la fragilité de la situation, ont appelé à éviter tout amalgame et tout discours qui pourrait inciter à la violence et à discriminer des citoyens. Leur appel à la raison et à la paix a résonné dans le cœur de nombreux Maliens, indignés par des discours qui fracturent la société et exacerbent les tensions déjà présentes.

C’est dans cette ambiance encore funèbre que Mohamed Chérif Haidara, du CRDM-D, acteur et artisan de la réconciliation, s’efforce de rassembler les voix discordantes pour promouvoir un dialogue constructif. Il sait que chaque mot prononcé, chaque geste posé, peut soit apaiser les esprits, soit attiser les flammes de la discorde. Dans ce contexte délicat, il est crucial de naviguer avec prudence, de rétablir la confiance entre les différentes communautés et de travailler ensemble pour un avenir pacifique, loin des ombres du passé. La route est semée d’embûches, mais l’espoir d’un Mali uni et solidaire demeure, alimenté par les efforts de ceux qui croient fermement en la possibilité d’un changement positif.

Il faut signaler que Mohamed Cherif Haidara est un Hamalliste convaincu et humaniste, incarne une résilience et une détermination sans faille face aux défis que traverse son pays. Avec une conviction inébranlable, il soutient fermement que la situation complexe et tumultueuse du Mali ne pourra commencer à trouver une issue favorable qu’à travers l’instauration d’un dialogue inclusif, réunissant tous les acteurs concernés par la crise généralisée qui perdure depuis plus d’une décennie. Cette crise, marquée par des tensions politiques, des conflits armés et des enjeux socio-économiques, nécessite une approche collaborative et pacifique.

Par ailleurs, la volonté de Hamalliste d’évoquer des négociations, un processus qu’il a recommandé à plusieurs reprises lors des assises entre Maliens en 2017, 2019, 2020, 2022 et 2024, témoigne de sa foi inébranlable en la diplomatie comme moyen de réconciliation. Pour lui, ces dialogues ne sont pas de simples formalités, mais plutôt des étapes cruciales vers la paix et la stabilité. Dans son esprit, le dialogue est la clé qui pourrait ouvrir la voie à un avenir meilleur pour le Mali, permettant de rassembler les différentes factions, de surmonter les rancœurs passées et de construire un consensus autour des enjeux fondamentaux qui touchent la nation.

En tant que cerveau du Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne, Mohamed Cherif Haidara voit dans cette ligne directrice un espoir tangible pour le Mali, un chemin vers la réconciliation et la reconstruction. Il est convaincu que seul un engagement sincère et continu dans le dialogue pourra permettre de restaurer la confiance entre les différentes communautés et de poser les bases d’un Mali uni, prospère et en paix.

Dans une vidéo qu’il a postée, Mohamed Chérif Haidara, un homme engagé et passionné par la justice, s’est révolté avec véhémence contre un videoman qui l’accuse sans fondement d’être un représentant d’Amadou Kouffa, une figure controversée. « Le plus grand mal que l’on puisse faire à un citoyen, c’est de le traiter de terroriste ou de complice de terroristes. J’ai reçu beaucoup d’appels d’amis, de partenaires et de sympathisants qui étaient très inquiets », explique Mohamed Chérif Haidara, sa voix trahissant l’émotion et l’indignation face à ces accusations infondées qui pèsent lourdement sur sa réputation.

Cependant, cette situation n’est que la partie émergée d’un iceberg de manipulation, comme le souligne l’un des premiers soutiens actifs les plus influents de la transition à ses heures de noblesse. Ces manœuvres sournoises proviennent de ceux qui, à l’image de Mohamed Chérif Haidara, cherchent à ternir son image et à créer un incident pour des raisons obscures, car ils ne sont pas à leur premier coup d’essai dans ce genre de tactiques malveillantes.

La preuve, le 9 Décembre 2022, un événement marquant a eu lieu lorsque le grand chef du CSDM a été convoqué au 5ème arrondissement, une situation qu’il décrit comme une répétition de manipulations similaires ayant suivi une de ses interviews. Après une longue attente et des tensions palpables, un jugement a été prononcé au tribunal, où un non-lieu a été finalement décidé, soulignant ainsi les abus dont il avait été victime. Cette série d’événements met en lumière les défis auxquels font face ceux qui osent s’exprimer et défendre leurs convictions dans un climat où la désinformation et les accusations infondées peuvent rapidement devenir des armes redoutables.

C’est un message qui ne passe pas du côté de l’homme d’affaires Mohamed Cherif, un homme déterminé à défendre son honneur et sa réputation. Il rejette encore une fois de plus les relais d’accusation et de complicité avec un quelconque terroriste, affirmant avec véhémence : « Je ne suis représentant de personne, encore moins de Kouffa que je ne connais pas et avec qui je n’ai jamais parlé. » Ses mots résonnent avec une intensité palpable, témoignant de son indignation face à des allégations qui, selon lui, ternissent son image et sa crédibilité.

C’est un sentiment de colère qui anime l’homme, une colère profonde et légitime, surtout lorsque l’on considère le contexte tragique dans lequel il se trouve. En effet, le président du club de soutien, feu Toka Barry, a été assassiné le 21 août 2023, alors qu’il quittait le siège du CSDM, un événement qui a choqué la communauté et laissé une empreinte indélébile dans le cœur de ceux qui l’ont connu. Cette perte tragique a non seulement affecté Mohamed Cherif sur le plan personnel, mais elle a également ravivé en lui un désir ardent de justice. Le patron du CSDM réitère son appel à la justice, insistant sur le fait que les nombreuses plaintes qu’il a introduites doivent être examinées sérieusement. 

Notons qu’il se positionne comme un justiciable qui croit fermement en la justice de son pays, espérant que les autorités compétentes prendront enfin les mesures nécessaires pour faire la lumière sur cette affaire et rendre justice à Toka Barry et à tous ceux qui ont souffert de la violence.

Daouda Bakary KONÉ