Assemblée Générale du Syndicat Autonome de la Magistrature, du Syndicat Libre de la Magistrature, le Syndicat des Greffiers et secrétaires de greffe.

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Le Jeudi, 10 Mai 2018 s’est tenu une Assemblée Générale à la Cour d’Appel de Bamako regroupant respectivement le Syndicat Autonome de la Magistrature, le Syndicat Libre de la Magistrature, le Syndicat des Greffiers et secrétaire de greffe.
A cette présente Assemblée, étaient présent tous les Présidents et membres des différents Syndicat. Depuis quelques années l’insécurité devient de plus en plus grandissante au nord et au centre du Mali.

 

Les menaces terroristes dans la zone sahélienne sont très fréquentes ces derniers temps et suscitent une grande préoccupation de la part des autorités maliennes, de la population et des étrangers. Ainsi, le Mali est divisé en zone rouge dont le niveau de danger est élevé et en zone orange qui est sans danger.
Les points de discussion ou ordre du jour à l’Assemblée Générale étaient : le cas du juge Soungalo Koné et la sécurisation des Juridictions et du personnel Judiciaire.

 

Cette rencontre est organisée entre les femmes et homme de la justice suite à la gravité et l’urgence de l’heure d’agir par rapport à l’enlèvement du confrère Soungalo Koné juge dans la circonscription de Niono.

 

A cette Assemblée Générale étaient présent le Président du syndicat Autonome de la Magistrature M. Alou Badra Nana Kassé, le Président du Syndicat libre de la Magistrature M. Hady Macki Sall, le Président du Syndicat des Greffiers et secrétaires de greffe M. Moussa Boré.
Selon sa famille les ravisseurs ont effectué le rapt à son domicile à Niono le 16 Novembre 2017 au moment même où il s’apprêtait à dîner avec sa famille.
Cela fait quelques mois et précisément cinq (5) mois que le juge et Président du Tribunal de Niono Soungalo Koné a été enlevé par des djihadistes sans vergogne et selon les constats il serait détenu dans des conditions non adéquate qui pourraient fortement dégradés son état de santé. Son état de santé est très fragile car non seulement il est hypertendu mais également il est diabétique. Ainsi, pour venir en aide à la famille de l’otage les syndicats ont pu mobiliser grâce au soutien et à la bonne volonté des uns et des autres une somme très importante à hauteur de 2.887.500 fcfa et neuf (9) visites ont déjà pu être effectuées pour manifester de la solidarité à la famille de Soungalo selon Alou Badra Nana Kassé, Président du Syndicat Autonome de la Magistrature.
Une des résolutions phares de ces échanges est un préavis de grève d’une semaine qui sera déposé ce lundi afin que le gouvernement puisse prendre rapidement toutes les dispositions nécessaires pour élucider et retrouver le juge Sougalo Koné enlevé. Au cas échéant les Syndicats de la Justice ferons une autre Assemblée Générale pour prendre des mesures plus rigoureuses.
« Il revient à l’Etat de sécuriser chaque citoyen et surtout les citoyens qui représentent les symboles de l’Etat car ils sont là pour appliquer les lois de la République donc c’est inadmissible qu’après un si long temps de détention eu égard à l’état de santé du Président du Tribunal de Niono avant même son enlèvement que l’Etat soit à ce niveau de négociation », dixit Hady Macki Sall, Président du Syndicat Libre de la Magistrature.

 

Les Syndicats de la Justice demandent également leur implication dans la gestion du dossier du Juge Soungalo Koné.

La justice est l’un des piliers de l’humanité, elle régularise les rapports entre les humains. Ainsi pour l’instauration d’une paix durable, le bon fonctionnement de la justice il faut une protection des juridictions et du personnel judiciaire. Au cours des échanges durant l’Assemblé Générale des Syndicat la Justice, il y’a eu un cri de détresse pour dénoncer les conditions sécuritaires précaires dans lesquelles les Hommes de justice travaillent surtout dans les régions du nord et du centre du Mali. Un appel est également lancé au gouvernement pour assurer la protection et la sécurité du personnel judiciaire dans les zones à risque notamment par la mise en place d’un système de sécurité renforcée à domicile et dans les différentes juridictions du Pays.

 

Aïssatou Traoré, journaliste économique, rédactrice en chef du site d’information économique croissanceafrique.com

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