PRESIDENTIELLE 2018, le décryptage de Niaga Diop  » IBK, après l’espoir, la désillusion » décrypte le président des jeunes du PACP .

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Reconnu comme homme de poigne pendant ses années passées à la primature, ayant bravé le fétiche ADEMA, IBK s’est rendu populaire par son intransigeance face à la mollesse politique de la société entière.

Pour lui, l’homme politique doit savoir taper sur la table pour se faire respecter mais pas pour opérer des choix de politiques publiques idoines.

Voilà la supercherie qu’ ont cultivé savamment IBK et son clan en 2013. Le peuple meurtri par la crise de 2012, recherchait un homme d’État pour incarner le Mali fort.

Le slogan le Mali d’abord, pour l’honneur et le bonheur du Mali faisait partie des meilleurs slogans de la campagne après quand-même celui de Yeah Samake Tourner la page. Je l’ai dit. Je suis juge et partie.

Ce slogan correspondait au Mali fort. C’est comme si Trump avait imité le vieux bourgeois. « Make Great Mali again ».
La crise avait affaibli le Mali. Le peuple avait le sentiment d’avoir des hommes politiques qui ne pensaient pas le Mali.

Le premier voeu du peuple c’était de rendre au Mali sa grandeur, son honneur après avoir essuyé la hontise des « fils indignes ». Alors il fallait pour le prochain président résoudre définitivement la crise du Nord avec ses corollaires.

IBK, ayant usé de son manteau d’Homme d’Etat », avec le soutien des faiseurs de roi, il a battu à plate couture Soumailla Cisse. Le peuple venait d’avoir son Général De Gaulle.

Les prémices d’un mandat réussi ou à réussir se voient dès l’investiture. Le signal doit être donné pour rassurer. Le symbole doit frapper.
IBK a échoué dès son investiture. Il a fait comme les autres. Il ne s’est en rien démarqué. Dès lors, la supercherie pouvait se voir.

Cependant un signal fort a contrasté avec un autre signal faible. Un jeune et noviste Premier ministre dans un gouvernement de cadavres politiques, de revenants politiques, de loups, d’agneaux à l’allure d’un bal demasqué familial, de camaraderie à la Louis XIV.

Tatam Ly était un bon signal qui s’est affaissé dans cette marre aux crocodiles. Rien ne presageait une issue heureuse.

Scandales à répétition, amateurisme flagrant, crise du Nord ingérable, le jeune PM a vite compris qu’ IBK n’était pas celui que l’on croyait avoir. IBK était incapable de taper sur la table pour des choix de politiques publiques idoines. Les événements l’ont dépassé. Le népotisme est devenu sa gouvernance.

La désillusion était déjà là. Mara prend le relai. Un autre signal fort mais terne avec la composition de son gouvernement. Qu’est ce qui a motivé le choix sur Mara?

IBK pour ma part a tapé plus sur la table pour montrer à ses camarades du RPM qu’il était plus qu’ un Louis XIV qu’ un Socrate.
Il a montré le poids de ses muscles sans mesurer la qualité de ses muscles.

Mara saisissant son rôle inimaginable à lui donné, a serré le fer contre tous. Le scandale de l’avion et Kidal ont eu raison de lui. IBK a perdu la main et la lucidité pour gouverner et servir.

Modibo Keita, que pourrais je dire? L’échec total, symbole de l’immobilisme.

Abdoulaye Idrissa Maiga, du RPM, combat dès donjon arrivée les crises sociales. Le projet de révision constitutionnelle lui montre le type de gouvernement qu’il a. Défaite totale.

Arrive Boubeye. L’homme froid, aux réputations machiavéliques qu’ angeliques vient pour sauver le soldat IBK. Avec lui, même IBK ne peut imaginer son caractère imprévisible.

Le mandat d’IBK est marqué par l’État de non droit, son hermétisme politique, les crises sociales, sa cavalerie solitaire aux négociations d’Alger. Un peuple délaissé qui pourtant pouvait lui donner une force à l’international.

Le vieux « Boua » par des incantations prophétiques montre sa fraîcheur physique aujourd’hui à travers ses prouesses à la Mecque. Mais son bilan à la tête du Mali n’est pas mitigé. Il est négatif.

Que les choses soient claires, IBK n’est plus lucide. C’est l’élément le plus important pour le sanctionner. Il ne fait pas rêver. Le Malien est susceptible plus à montrer Kagame comme son Président.

Il a gravi tous les échelons du pouvoir. Il est devenu accro aux délices du pouvoir comme s’il était accroché aux mamelles du Mali. Le sevrage sera difficile mais il le faut.

Les élections à venir, le clan IBK comptera plus sur leur impréparation pour conserver le pouvoir. Cependant, une crise post électorale éprouvante planera sur nos têtes. Le syndrome ivoirien est là.

La sociologie politique du Mali n’est pas sondable. La seule issue possible c’est le retour de la lucidité d’IBK. Son âge et son bilan bloquent tout retour possible.

Osons le pari d’un leadership lucide.

Décryptage à venir : Soumaila Cisse, le ploutocrate qui veut et « doit » devenir Président coûte que coûte.

 

Source : Niaga Diop

Mail: croissanceafrik@gmail.com

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