Mali: Marche avortée de l’opposition « Nous avons rit malgré la situation » dixit Mohamed Dagnogo journaliste MDI1 TV.

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Même dans les situations les plus improbables, il se trouve des personnes pour vous faire rire.

Il est 9h. Depuis bientôt une heure les gaz lacrymogènes pleuvent au sein du siège de l’ADP- Maliba où sont retranchés leaders politiques, de la société civile et les marcheurs. Certains n’ont pas attendus, il sont sortis par les murs malgré les barbelés. C’est dire la psychose qui a pu régner. Les robinets sont ouverts à fonds. L’on toussote en se dirigeants vers eux pour se verser de l’eau sur le visage et la tête. On est là depuis une heure, mais l’on a l’impression que ça fait une éternité. Dehors deux confrères sortis prendre des images sont embarqués manu militari. Les coups de matraques leurs tombent dessus pendant tout le temps qu’ils seront dans la fourgonnette de la police. Après une trentaine de minutes de baston, ils sont déposés là où ils ont été cueillis avec comme pour mot d’au revoir « ce sont les risques du métier  » tout en les narguant. Drôle de police.
Revenons au sein de l’ADP- Maliba. Dans l’enceinte des locaux, l’on s’entasse sur des chaises, certains, majoritairement des femmes sont aidées à reprendre leur esprit avec des éventails de fortune. À l’étage le même décor. Les vidéos en Facebook live se font un peut partout. C’est la tendance du moment. Chacun avec ses mots dit la même chose: IBK doit partir et Soumeylou traduit en justice. Dans l’arrière sale, les gars aux muscles saillants pointés devant la porte renseigne sur l’identité de ceux là qui sont derrière la porte: Soumaïla Cissé, Tiébilé Dramé, PPR, Mohamed Aly Bathily, Habib Dembélé dit Guimba, Amadou Thiam, Souleymane Koné etc. Ils ont replié après avoir été gazés en tentant d’amorcer la marche.
Les yeux rougis par le gaz pissent les larmes à grosses gouttes. C’est dans cette atmosphère que deux femmes assises un peu en retrait vont attirer notre attention. En fait, elles sont pris au piège. Une de leur camarade de parti leur avait conviées pour une « reunion ». Et là, au lieu d’une paisible réunion elles se retrouvent à aspirer le gaz lacrymogène. Mais loin de ce que l’on peut imaginer, c’est pas le piège dans lequel elles sont qui les mettent hors d’elles mais, plutôt le dispositif policier. Et tout d’un coup me fixant dans les yeux comme si nous étions de vieilles connaissances elle me dit d’un ton mi sérieux mi narquois « mon frère, vous voyez tous ces policiers là dehors, ils ne sont bons qu’à s’en prendre au citoyen qui sont les mains nues. Mais je te jure que si trois terroristes démarquent ici tout de suite ils vont partir sans réclamer leurs restes. Et il y’a n’en qui en courant vont se le faire dessus ». Je vous épargne le fou rire que moi et tous ceux qui étaient autour avons eu. Sacré bonne Dame. »

Source : Mohamed Dagnogo, MEDI1 TV

Par Croissanceafrique.com

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