Migration : Près de 600 Millions de F CFA injectés dans l’assistance aux rapatriements des compatriotes en situation de détresse par l’État malien, au titre de l’année 2018.

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Les efforts du gouvernement à l’endroit des maliens de l’extérieur au titre de l’année 2018, tel était l’objectif d’une conférence presse organisée par le cabinet du ministre des maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. Cette rencontre qui a regroupé une brochette de la presse nationale a été une occasion pour le ministre en charge des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine de faire le bilan de son département en terme d’action réalisée à l’endroit de la diaspora Malienne. Les résultats portaient essentiellement sur l’année 2018, mais également le partage des perspectives pour 2019. C’était en présence de tous les membres du ministère des maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Le Mali étant un pays d’origine, de transite et d’accueil, la migration est l’une des trames importantes de la population et cela depuis le temps de nos Grands empires. Elle (migration) est considérée comme une stratégie de lutte contre la pauvreté et facteur d’enrichissement culturel, mais la migration est devenue, au fils du temps, un défi majeur pour les Etats. C’est pourquoi, selon les statistiques officielles, le nombre de maliens établis à l’étrangers est estimé à environ 4 millions (quatre million), dont plus des deux tiers résidant en Afrique. Donc une opportunité mais aussi un défi pour le Mali.
A sa prise de parole, le ministre des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine M. Yaya SANGARE a affirmé qu’« au total, au titre de l’année 2018, l’Etat malien a injecté près de six cent millions (600 000 000) de F CFA dans l’assistance aux rapatriements de nos compatriotes en situation de détresse ». Et d’ajouter par la suite que « en perspective pour le rapatriement des maliens en détresse, nous avons déjà programmé le retour volontaire et en toute sécurité des familles maliennes de 342 personnes dans le bassin du Lac Tchad. Pour mieux gérer dit-il toutes ces situations complexe, un véritable travail de diplomatie est en œuvre par les autorités nationales et nos représentations dans les missions diplomatiques et consulaires des pays concerné », a- t – il affirmé.
Selon lui, « pour prouver l’engagement de l’Etat en faveur de nos compatriotes vivant à l’étranger, le président de la République S.E.M Ibrahim Boubacar KEITA, chef de l’Etat, a inauguré le 15 mars 2018, la cité d’accueil des maliens de l’extérieur. Cette cité constitue un réel espoir pour de nombreux maliens qui rentrent en situation de détresse. Car à leur arrivée, ils bénéficient de soins primaires de santé, de logement, de la restauration pendant un délai maximum de 72 heures », a- t – il ajouté, le ministre SANGARE.
En ce qui concerne l’organisation et facilitation de la migration légale, le Ministre Yaya SANAGARE précise que « par rapport à ce volet, le gouvernement travail avec les chancelleries étrangères installées dans notre pays pour faciliter l’accès de nos compatriotes aux documents de voyages », précise- t- il. Que parallèlement le gouvernement s’emploie et à sécuriser nos propres documents de voyage et à diligenter leur délivrance (Biométrie, carte NINA) entre autres. Et de dire que son département a travaillé avec les autorités marocaines pour élaborer une convention sur la migration circulaire c’est-à-dire migration de travail. Cette convention permettra selon le ministre Sangaré aux jeunes maliens d’aller au Maroc pour occuper des emplois saisonniers en milieu rural et également bénéficier de formation dans domaines spécifiques tels que l’agriculture, et d’autres métiers. Pour la mise en œuvre de ladite convention, un projet de migration circulaire entre le Mali et le Maroc dispose déjà du financement de l’union Européenne. Sa signature aura lieu à Bamako en marge d’un Forum sur la migration les 21, 22, et 23 février 2019. Des missions de recherche seront envisagée pour un préalable opportunité d’emplois à l’International à savoir au Canada, au Japon et au Maroc.
Pour la valorisation des capacités des diasporas au processus de développement national, le ministre affirme également que « le rôle de la diaspora dans le processus de développement du pays n’est plus à démontrer. L’apport de la diaspora malienne se présente sous deux principales formes que sont : l’apport financier et l’apport technique ou intellectuel » a-t-il affirmé. Mais pour l’apport financier, les chiffres officiels de la Banque mondiale font état de 530 milliards de F CFA et transféré par la diaspora 2017. Raison pour laquelle, le gouvernement du Mali a initié une stratégie pour relever la participation de notre diaspora à l’investissement productif.
Ensuite dans le but de renforcer le partenariat stratégique et la coopération sur la question de migration (coopération dans le domaine de la migration), le Mali a soumis à l’Union Africaine, l’initiative de créations du centre Africain de Recherche et d’Etude sur les migrations (CAREM) à Bamako. Pour le ministre Sangaré « l’année 2018 a été une année charnière dans les discussions avec l’union Africaine pour la création et l’opérationnalisation dudit centre courant 2019.
Pour la question de l’Intégration africaine le Ministre Yaya Sangaré n’est pas allé avec le dos de la cuillère car selon lui, « l’objectif global de la politique nationale en matière d’intégration africaine (PNIAM) est de contribuer à la création d’un ensemble sous régional homogène et cohérent en vue de la réalisation de l’Unité Africaine. Et sa vision dit6il est celle d’une Afrique sans frontière, politiquement unie, formant un seul et unique corps économique et social et où les citoyens libres et solidaires circulent librement, échangent et agissent de concert pour le bonheur et la prospérité du continent africain a dit le ministre malien en charge de l’Intégration africaine.
Pour conclure le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine annonce que « déjà en 2018, nous avons engagé des actions de communication et de sensibilisation sur la libre circulation des personnes et des biens au niveau des zones frontalières, précisément à zégoua dans le cadre des festivités de la commémoration de la journée Internationale des migrants édition 2018. Et courant 2019, ces actions vont se poursuivre au niveau des frontières avec la Guinée Conakry, le Sénégal et Burkina Faso » a mis fin à son discours face à la presse.


DAOUDA BAKARY KONE
SOURCE : croissanceafrique.com

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