Mali: Cheik Oumar Diallo d’ADP-Maliba « Le Président IBK semble dans une impasse politique totale »

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Voilà ce que Cheick Oumar DIALLO de l ADP-MALIBA pense de la situation du pays

« Le Président IBK semble dans une impasse politique totale de laquelle il aura tout le mal du monde à se sortir. Invité par ses challengers, notamment Aliou Diallo, depuis septembre à organiser le dialogue national, il a délibérément traîné des pieds en invoquant le refus de Soumaila de le reconnaître. Comme si en se radicalisant lui aussi, il allait réussir à forcer la main à une opposition dont les deux principaux challengers sont convaincus d’avoir été tout simplement volés. Il a traîné des pieds et aujourd’hui, c’est la pression de ceux qu’il ne faut surtout pas fâcher (les grands Bouye et Dicko) qui l’a rendu orphelin de gouvernement à quelque jours du seul événement qui pouvait lui permettre de rassembler: le dialogue du 23 Avril. Événement qui, d’ailleurs, risque d’être rejeté car précipité et sans aucune préparation.

Au lieu d’œuvrer au rassemblement, les stratèges d’IBK rédigeaient des discours mielleux de main-tendue tout en lui conseillant dans l’ombre de rester ferme. Au final cette fermeté est passée pour du mépris. Parallèlement à cette fermeté, ils lui ont conseillé de diviser les maliens et de les mettre dans des positions de conflictualité. Partis politiques, syndicats, religieux, armée et j’en passe. Tout le monde divisé. Mais le résultat attendu a été tout le contraire. Sous l’impulsion des religieux, les maliens se sont vite ressaisis et ont commencé à secouer le cocotier. Le gouvernement en a été la première victime. Un symbole et un trophée pour des maliens qui ont eu l’impression de faire face à un mur. Faire face à un pouvoir méprisant et hautain qui voulait tous les diviser et les détruire.

Même le RPM, parti au pouvoir ou plutôt parti du pouvoir, a eu cette impression en voyant sa base politique s’affaisser sans que le Président IBK ne réagisse. Opposition, majorité n, société civile, chacun s’est senti visé. Ce fût par exemple le cas à l’ADP-Maliba où, n’eût été l’intervention de notre Président Aliou Diallo, les militants ne comprenaient plus rien. Aujourd’hui les maliens vont-ils reculer? Doivent-ils reculer? Ils n’ont en tout cas pas envie de reculer.

Plongé dans l’impasse, ce n’est que maintenant qu’IBK se dit prêt à consulter opposition et majorité pour former un gouvernement. N’est-ce pas trop tard ou plutôt trop tôt dirais-je? L’opposition doit-elle accepter un quelconque gouvernement sans, au préalable la tenue du dialogue national. A mon humble avis, il n’y a aucune raison pour l’opposition de rentrer dans un quelconque gouvernement sans un dialogue national qui établisse des bases claires de gouvernance. Les cinq dernières années ont été une leçon pour nous tous. Rien de pire que de rentrer dans une équipe pour ensuite aller de scandales en scandales. Si d’aventure l’opposition rentrait avant le dialogue national, ce doit être avec pour seule mission de préparer le dialogue national.

En définitive, si l’opposition refuse de rentrer tant que son préalable n’est pas atteint, cela voudra tout simplement dire que ce prochain gouvernement ne fera lui aussi pas long feu. Surtout que le RPM lui aussi est embusqué, attendant le moindre signe d’être à nouveau marginalisé. »Dixit Diallo

Daouda Bakary KONE

source: Croissanceafrique. com

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