Médias : Le Mali célèbre la Journée Mondiale de la Liberté Presse

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Le Mali à l’instar de la communauté Internationale célèbre chaque année la Journée internationale de la liberté de la Presse. C’est dans ce cadre que le ministère de l’Economie numérique et de la communication à travers la maison de la presse, en collaboration avec l’UNESCO Mali, organise ce vendredi 03 Mai 2019, la journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème : « médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation ». C’était en présence d’une brochette de journalistes.

Dans son allocution le représentant de l’UNESCO Mali M. Pierre SAYE a tenu à remercier le gouvernement du Mali pour son accompagnement à l’endroit de la presse Malienne sans oublier le soutien de la maison de la presse.

Pour sa part M. Diomassi Bomboté, professeur en journalisme à l’Université Cheick Anta DIOD de Dakar, il n’a pas manqué de plaider pour la mise en place d’une quinzaine dédiée à l’éducation et aux médias au Mali et cela pour chaque année. Ce n’est pas tous, l’éminent professeur affirmera par la suite que « le traitement de l’information souffre d’originalité et de sa perspicacité », a- t – il affirmé. Diomassi Bomboté n’est pas allé avec le dos de la cuillère car selon lui, l’arrivée de la nouvelle technologie favorise les médias à travers la liberté d’expression mais aussi la démocratie. C’est pourquoi le thème choisi pour cette année est : Médias pour la démocratie :  le journalisme et les élections en période de désinformation ».

Dans la sous région sahélienne, des pays voisins  du Mali occupent un rang honorable dans le classement de reporter sans frontière de 2019. C’est le cas du Burkina Faso (36è) et du Sénégal (49è), qui font ainsi figure de bons exemples. Reporters sans frontières relève que l’enquête journalistique reste une pratique à haut risque en Afrique subsaharienne, en raison des menaces et intimidations exercées par les pouvoirs politiques ou financiers. La censure régulière des réseaux sociaux constitue également un frein à la production d’une information libre, indépendante en Afrique subsaharienne, souligne la note sur le dernier classement de Reporter sans frontières.

Dans son discours d’ouverture Cheick Oumar Maiga non moins secrétaire général du ministère de l’économie numérique et de la communication expliquera que « le Mali est le seul pays en Afrique de l’Ouest qui a la plus forte densité en terme de   création de radio privée. Il n y’a pas de démocratie sans médias libres et transparents. Je le dis et je le répète, il n’y’ a pas de démocratie sans une liberté de presse équitable », a- t- il expliqué.

Dans le cadre du nouveau classement de Reporters sans frontières, le Mali reste à la 112e place. Nonobstant la diminution des atteintes à l’encontre des journalistes, la liberté de la presse  demeure fragile au Mali. Certes, plusieurs facteurs peuvent attester cette fragilité: les cas des deux journalistes de RFI à Kidal, le mutisme autour de l’affaire du journaliste Birama Touré, disparu depuis janvier 2015, sans oublier les pressions qu’ont eu à subir certains journalistes dans l’exercice de leur métier.

Des journalistes toujours victimes de l’insécurité

Selon RSF « Bien que les atteintes à l’encontre des journalistes aient diminué, la liberté de la presse demeure fragile au Mali. Plus de cinq ans après que deux journalistes de RFI ont été froidement abattus à Kidal, l’enquête n’est pas terminée et les circonstances entourant ce double assassinat n’ont toujours pas été élucidées. Depuis la crise de 2013, le nord du pays demeure une zone dangereuse et peu accessible, comme en atteste le meurtre d’un journaliste à Tombouctou en 2015 ou la prise d’otage d’un autre lors d’un séjour privé dans le centre du pays fin 2018.

En réalité les médias maliens sont soumis à des pressions officielles sur les questions traitant de la sécurité. Toute critique de l’armée peut conduire à une arrestation et à une inculpation pour “propos démobilisateurs de troupes”. Même si la presse malienne jouit d’un grand pluralisme, elle souffre d’un manque cruel de moyens et peine à s’affranchir des diktats éditoriaux de ses promoteurs.

En 2018, plusieurs journalistes ont été agressés, une partie de la rédaction de Mali Actu a été arrêtée et une radio a été illégalement fermée pendant l’élection présidentielle. La condamnation à six mois de prison pour diffamation d’un directeur de publication témoigne de l’urgence qu’il y a à adopter une nouvelle loi consacrant la dépénalisation des délits de presse.

Daouda Bakary KONE

Source: Croissanceafrique.com

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