Congo: le FMI se félicite des réformes entreprises par les autorités et table sur une croissance économique à plus de 5% en 2019

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(Agence Ecofin) – La croissance économique congolaise devrait dépasser les 5% en 2019, contre 1% en 2018. C’est ce qu’a annoncé le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué de fin de mission, publié la semaine dernière.

D’après l’institution, cette reprise économique après plusieurs années de récession, devrait être favorisée par une forte expansion de la production pétrolière, qui avait été touchée par les récentes fluctuations des cours des matières premières. La reprise progressive de la croissance du secteur non pétrolier, tirée par l’agriculture, la sylviculture et le transport, devrait également contribuer à la reprise de la croissance globale.

Le FMI indique également qu’il pourrait accorder une facilité élargie de crédit au Congo, pour financer son programme de réformes. Depuis plusieurs années, les négociations pour obtenir une telle aide s’étaient avérées infructueuses en raison d’une politique de la dette jugée faible et d’une stratégie anticorruption peu performante.

Si le montant de l’aide envisagée n’a pas encore été défini, les responsables de l’institution indiquent que cette décision est motivée par les récentes actions du gouvernement, visant à réduire considérablement sa dette publique.

« L’accord de restructuration de la dette bilatérale de la République du Congo envers la Chine qui a été récemment conclu, représente une étape décisive vers le rétablissement de la viabilité de la dette », a indiqué Alex Segura-Ubiergo, chef de la mission du FMI dans le pays.

Et d’ajouter : « Les autorités ont fait des avancées majeures dans la mise en œuvre de leur programme de réformes structurelles, notamment avec la préparation et la publication d’un rapport sur la gouvernance et en adoptant récemment trois lois visant à lutter contre la corruption.»

Notons que le solde budgétaire du pays est passé d’un déficit de 7,4 % du PIB en 2017 à un excédent de 6,8 % en 2018, tandis que « la dette publique totale (y compris les arriérés intérieurs) a chuté nettement, de 118 % du PIB en 2017 à environ 91 % en 2018 ».

Moutiou Adjibi Nourou

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