Mali : la Gazelle d’Étain a bien été touchée par des tirs ennemis

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RFI lève le voile sur l’âpreté du combat mené le 14 juin à la frontière entre le Mali et le Niger. Trois membres du 3e régiment d’hélicoptères de combat d’Étain avaient été blessés lors de cette opération, durant laquelle vingt djihadistes ont été neutralisés. Leur Gazelle a essuyé des tirs ennemis.

L’État-major de l’Armée de Terre est resté très vague sur les circonstances qui ont poussé un équipage du 3e régiment d’hélicoptères de combat d’Étain à procéder à un atterrissage d’urgence, le 14 juin, lors de combats à la frontière entre le Mali et le Niger. L’opération s’était soldée par la neutralisation de vingt djihadistes, mais aussi par la blessure des trois occupants de cette Gazelle, aussitôt rapatriés en France.

Radio France Internationale (RFI), qui a enquêté sur place, a levé, ce mardi 25 juin, un coin du voile sur les circonstances de l’attaque. Selon le média, l’aéronef a essuyé des tirs de mitrailleuse kalachnikov-PKM de calibre 7.62. Ils ont provoqué un incendie puis une perte de puissance moteur, obligeant l’équipage à effectuer un atterrissage forcé à proximité des combats, sur un terrain poussiéreux et avec une visibilité réduite.

Mesure d’extraction immédiate

Le pilote et le chef de bord, placés à l’avant de l’appareil, ont été blessés dans le choc. À l’arrière, un commando tireur d’élite s’en est mieux sorti. Selon RFI, il est parvenu à extraire ses camarades de l’appareil, avant qu’un hélicoptère d’attaque de type Tigre ne vienne leur porter assistance, au risque d’être à son tour abattu. Cette machine biplace n’étant pas conçue pour le transport, les militaires ont été dans l’obligation d’appliquer une mesure d’extraction immédiate. Les deux soldats les plus sérieusement blessés ont été sanglés à l’extérieur de l’appareil, près du train d’atterrissage. Le commando a ensuite rejoint la machine accidentée, l’a faite sauter et a été exfiltré dans un autre appareil.

Ce récit témoigne de l’âpreté des combats contre ce groupe appartenant probablement à l’État islamique pour le Grand Sahara.

Ph. M.

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