Mali: Promouvoir l’accès aux fonctions nominatives et électives, FAC-MR CNM tient un atelier de réflexion et de plaidoyer pour l’occasion

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CNDIFE a été le cadre d’un atelier de réflexion et de plaidoyer sur la loi n° 2015-052 instituant des Mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives, tenu ce samedi 27 juillet 2019. C’était sous le haut parrainage de Mme Keita Aminata Maïga, première dame.


Madame Keita Aoua Thiero, présidente de FAC-MR CNM, après avoir souhaité la bienvenue, décline l’historique de cette organisation ‹‹ La Fondation a été créée par les premières institutrices du Mali qui ont été formées à l’Ecole Normale Fédérale de Rufisque, entre 1932 et 1956. À leur tour, elles ont formé des générations de filles et garçons. Elles ont participé à la lutte Syndicale menée par les travailleurs soudanais et maliens. Elles étaient là, dès les premiers pas de la lutte politique de libération de notre peuple et ont mis toutes leurs forces pour l’édification de la jeune république.


Les Rufisquoises maliennes ont participé à toutes les instances ayant abouti à la création de l’organisation panafricaine de femmes. En effet, le 31 juillet 1962 à Dar Salam ( Tanzanie ), des femmes des pays africains indépendants se sont réunies pour créer la Conférence des femmes africaines, la première organisation de femmes d’Afrique, un an avant la création de l’OUA. Ce faisant, deux Rufisquoises, Mme Sow Aïssata COULIBALY et Mme Attaher Jeannette Haïdara faisaient partie de la délégation malienne. Pour elle, ces dernières étaient les pionnières ont fait fi de la balkanisation de notre continent, de la différence de langues et d’orientations politiques pour décider de se connaître, d’échanges leurs expériences et de déployer tous les efforts possibles pour l’émancipation de la femme et la libération des pays africains encore sous domination coloniale.


De 1962 à 1968, le siège du Secrétariat Général de la Conférence des femmes africaines était au Mali et dirigé par une Guinéenne Jeannette Cissé une Rufisquoise.


L’histoire du 31 juillet a été retenue pour cette journée, suite au congrès de 1947 à Dakar ››, a-t-elle rappelé. Ainsi, revient-elle à l’atelier du jour ‹‹ L’atelier de cette année, revêt une grande importance pour la Fondation. Nous avons applaudi le 18 décembre 2018, l’adoption de la loi n° 2015-052, il est donc bien indiqué, que nous voulions, avec vous tous, faire le point sur son application, recenser les difficultés rencontrées et proposer des solutions pour l’application effective de cette loi dans toutes les instances électives et de nomination,›› a-t-elle déclaré.


Elle dira, ensuite qu’elles doivent continuer à oeuvrer pour la participation effective des femmes au développement socioéconomique et politique du Mali, gage d’une emergence de notre pays, de paix et de sécurité dans notre belle partie.


Hamadoun Alphagalo

Source: Croissanceafrique.com

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