Ces Maliens de Chine: Aboubacar Kanadji, de cireur de chaussures à PDG d’une société import-export

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« Il n’y a pas de sot métier. Soyons droit et déterminé dans ce qu’on fait » est le leitmotiv de ce quadragénaire malien qui a réussi à se forger un chemin dans le commerce international. Originaire de Banamba, Aboubacar Kanadji, installé à Yiwu, fait partie des Maliens évoluant actuellement dans l’import-export entre la Chine et l’Afrique.

Cet homme, marié et père de six enfants, est le PDG de la société «Yiwu Sanggan Trading CO.L.T.D», créée en 2011. Son entreprise, comme son nom l’indique, est spécialisée dans le Commerce (import-export).

Ce marchand, qui a fait des études en franco-arabe, a un parcours à la fois courageux et inspirateur. « Quand j’étais au lycée, je cirais des chaussures à la gare ferroviaire de Bamako. Petit à petit, j’ai commencé à faire du commerce.», nous a-t-il confié. Et d’ajouter « ce qui m’a permis de faire la navette entre le Mali et des pays africains (la Guinée, laMauritanie, le Nigeria, la Côte D’Ivoire) pour importer des marchandises.»

Après avoir rejoint la Chine en 2007, il travailla avec son grand frère avant de prendre son envol. Présentement, sa compagnie expédie chaque semaine vers l’Afrique 5 à 8 conteneurs remplis de vêtements, matériaux de quincaillerie, pièces détachées (moto et voiture), chaussures, sacs à main, entre autres. Il emploie des Maliens et des Chinois pour faire fonctionner son bureau principal basé à Yiwu et ses entrepôts.

Ce cireur de chaussures, devenu PDG d’entreprise import-export, envisage d’étendre sa société à d’autres régions chinoises voire tout le pays. Il entend aussi investir dans des usines de transformation, l’Agriculture, l’Immobilier au Mali afin de contribuer davantage à son développement. D’ores et déjà, il a ouvert une petite usine de transformation au Mali qui emploie quelques jeunes.

En outre, il est le président de l’Association des Maliens résidant à Yiwu (AMRY). Celle-ci vise à regrouper la diaspora malienne vivant dans cet arrondissement afin de se soutenir, s’entraider mutuellement.  

Dossier réalisé par Moussa Sayon CAMARA, notre Correspondant en Chine

Source: L’indépendant 

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