Mali : Des Journalistes et web-acteurs formés sur la liberté des Médias, la Gouvernance, la citoyenneté et la Transparence à Bamako.

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Ce vendredi 13 septembre 2019, l’Agence de communication MAKOcom en partenariat avec l’Ambassade royal de Danemark à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs Changement (FAMOC) a organisé un atelier de formation sur les thématiques « gouvernance et de la citoyenneté » à l’endroit des journalistes et web acteurs du Mali. Cette rencontre qui a regroupé la présence de plusieurs journalistes de la presse écrite, de la presse en ligne et les web-acteurs (bloggeurs) a pour but « des contenus médiatiques de qualité au service de la gouvernance et de la citoyenneté ». C’était en présence du journaliste Malick KONATE porteur du projet et de M. Baba Dakono expert en gouvernance, consultant du jour. Il faut ajouter la participation de plusieurs experts et formateurs spécialisés dans les divers domaines.

Il s’agit d’un atelier de formation axé sur le renforcement des capacités des acteurs de médias et web-acteurs autour des questions de la gouvernance et de la citoyenneté. Dans un panel animé par le consultant Baba DAKONO, il définit la gouvernance comme un « Ensemble d’interaction entre les différences institutions du pays (gouvernement, secteur, privé et société civile) », explique-t-il. « des processus par lesquels ces différentes institutions exercent le pouvoir » C’est pourquoi on peut déjà dire que l’é-gouvernance est l’usage de l’internet pour délivrer l’information et les services du Gouvernement aux citoyens.
La bonne gouvernance : C’est de la bonne gestion, la transparence dans les affaires publiques et privées (processus de passations des marchés publics, respecter les conventions entre les pays « partenaires », les institutions internationales. En respectant tous ceux-ci, nous pourrons dire qu’on assiste à une gestion transparente des affaires d’un pays ou d’une organisation et si, elles sont bien gérées, sans doute, il y’aura de la bonne gouvernance. Au cours de cet atelier de formation plusieurs thèmes ont été débattu : à savoir la gouvernance et la citoyenneté, le civisme et l’incivisme. Ils ont été animé par l’expert-consultant en gouvernance M. Baba DAKONO, le journaliste Malick KONATE porteur du projet et M. Issouffi DICKO web-acteur.

Liberté des Médias, Transparence et Gouvernance


Dans son exposé M. Baba DAKONO affirme que « seuls des médias libres et indépendant, mais indépendants des contrôles du gouvernement ont un lien de soulever des questions qui peuvent faire ce travail (contrôles gouvernementaux). Pour lui, ils peuvent faire des erreurs et peuvent également interpréter certains faits de la société ». Dans le cadre législatif et politique, la liberté d’expression est un droit individuel, naturel indispensable à réalisation de chaque vie humaine », a-t-il exposé.


Dans son allocution Issouffi Dicko a mis l’accent sur le rôle du journaliste dans notre société. « Nous devons faire attentions à certaines choses. Car nous sommes amenés à la découverte de plusieurs choses. Le journalisme a des limites et il y’a des gardes–fous. Ce n’est pas tout, car, il ajoute qu’un web-acteur n’est pas forcément un journaliste. Quant aux journalistes, si vous reprenez certaines informations, il faut faire preuve d’originalité. Le journaliste doit mettre l’accent sur son environnement et de sa situation géographique. Il faut que, ce que vous produisez, vous plaise vous-même. Lors que vous faites une information prenez le temps de vérifier. Vous (journalistes) avez la possibilité d’interagir sur le terrain. Ne portez pas atteindre à la vie privée d’autrui car elle est sacrée. Quand vous avez une information, songer en tout temps à l’intérêt général mais ne vous censurer pas » a expliqué Issoufi DICKO.

Prolifération des médias sociaux au Mali

C’est pourquoi, le slogan phare était ceci : « des contenus médiatiques de qualité au service de la gouvernance et de la citoyenneté ». Aujourd’hui, l’explosion des médias sociaux a donné une autre forme de communication plus chaude et plus interactive. Le Mali fait face à une problématique criarde à résoudre forcement. Il s’agit de passer à la régulation du secteur de l’internet (réseau sociaux tout court). Là où nous sommes, le Malien veut savoir qui est journaliste et qui ne l’est pas. Puisqu’il ignore la différence entre journaliste et l’internaute. Quant au secteur de la presse en ligne, existe déjà une prolifération massive des sites web : Au total, plus 250 sites d’informations sont créés au Mali et là plus part ont été conçu sur la plateforme WordPress. A cela, s’ajoute à la prolifération des blogs. Le Mali détient un nombre considérable des bloggeurs.


Problématiques autour de la régulation de l’internet au Mali

Malgré qu’une nouvelle loi est en cours d’élaboration au niveau des représentations gouvernementales concernés, telles que : le ministère de la communication, de l’économie numérique, de l’Assemblée Nationale et la Haute Autorité de la Communication (HAC) sans oublier les Associations faitières (plateformes numériques). Ils s’agissent entre autres de l’Association des professionnels de la Presse en ligne (APPEL-Mali) et l’Association des Bloggeurs du Mali (ABM). Mais, il faut ajouter que l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL-Mali) n’est pas régulateur du secteur de la presse en ligne mais elle joue le rôle d’autorégulateur. Il faut préciser que la régulation du secteur du blog dépendra forcement d’une régulation gouvernementale. Car en régulant les l’internet, le problème sera palier et pour les médias sociaux et pour la presse en ligne.


Le rôle des nouveaux médias dans la gouvernance


« Les nouveaux médias doivent relever les défis de l’inclusion numérique. Il faudra trouver une stratégie pour un meilleur accès à l’inclusion numérique. L’Etat du Mali doit prendre conscience de l’importance de l’internet. Je pense qu’il y’a des défis à relever », dit-elle Mme Awa TOGOLA SEMAGA. La dirigeante de la web TV Kunafoni.com n’est pas allée avec dos de la cuillère, car selon elle, « nous devons avoir une maitrise de l’internet afin que les professionnels qui travaillent dans le domaine puissent vivre », a-t-il recommandé. Elle dira par la suite que « Peut-être, il faudra penser à la délocalisation et à la décentralisation de l’internet surtout dans les capitales régionales ».


Daouda Bakary KONE

Source: Croissanceafrique.com

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