Orpaillage traditionnel au Mali: au Mandé, des associations riveraines montrent leurs contentements au ministre des mines et du pétrole Mme LELENTA HAWA BABA BA

par croissanceafrique/envoyés spécial

Campagne nationale de sensibilisation et d’information sur les aspects du dragage du nouveau code minier adopté à l’assemblée nationale le 28 avril 2020.

Dans le cadre de la sauvegarde des cours d’eau au Mali,les membres de l’association sauvons le fleuve Niger ont tenu une cérémonie de sensibilisation lundi 11 mai 2020 à Djoliba. Ladite cérémonie est Présidée par Madame le ministre de mine et de petrole LELENTA HAWA BABA BA,El hadji Adama Kané président de l’association Dragui Niéta et BALDÉ  président de l’association sauvons le fleuve Niger. On note aussi la presence de plusieurs personnalités locales et riveraines.

Conformément au nouveau code minier, madame le ministre de mine et de petrole s’exprime ainsi, ce que vous avez dit concernant les dragues depuis au temps de Moussa TRAORÉ jusqu’à nos jours, depuis longtemps, l’autorisation d’exploitations du dragage était dans le code minier, mais ils ont amené un nouvel système de dragage en utilisant des produits chimiques toxiques qui sont les causes de dégradation du fleuve.

A l’en croire, le code minier avait prévu les conséquences de l’utilisation des produits chimiques toxiques deviennent de plus en plus intenables. « Mais si nous voyons qu’ils causent des dégâts, nous sommes obligés de prendre une décision pour suspendre momentanément. Avant la sortie de ce nouvel code minier nous avons pris un arrêté pour suspendre mais maintenant le code est officiel et c’est formellement interdit dans le code, » a-t-elle conclu.

El-Hadji Adama Kané, président de l’association Dragui Nièta a indiqué leur contribution à la protection du fleuve Niger. Il a également indiqué son inexpérience dans le domaine depuis le temps de Moussa Traoré à nos jours ainsi que sa franche collaboration et cela, avec toutes les autres structures riveraines ( les associations et fédérations)  et gouvernementales (ministères et administrations). Selon lui « A l’époque, on pouvais traverser ce fleuve à pied sans être noyé, le fleuve était complètement ensablé. J’ai commencé ce travail ( dragage) en 1986 au temps de Moussa Traoré. Nous avons procédé au désensablement du fleuve d’abord en compagniede Madou Zoulou ici présent et autres compagnons,  en creusant le fleuve. A cette époque, je ne connaissais même pas les produits chimiques toxiques que vous avez cités en guise des causes de l’intoxication… ». Le président de l’association Dragui Nienta sollicite l’accompagnement de l’état dans cette activité de dragage, l’octroi d’une autorisation d’exploitation du sable et des graviers du fleuve Niger.

« nous sommes conscients du danger des produits chimiques toxiques utilisés dans l’orpaillage, nous avons transformés nos dragues extraction d’or en extraction du sable et des graviers. Nous vous informons que les dragues ne sont plus utilisées ici pour extraire de l’or, mais plutôt pour extraction des graviers et du sable. Nous sollicitons votre accompagnement dans ce domaine en nous montrant ou en nous octroyant un site dépositaire des graviers et du sable. » Toujours selon l’association Dragui Nièta, l’extraction du sable et des graviers non seulement sauvegarde et protège le fleuve Niger mais aussi promouvoir l’emploi des jeunes afin de pouvoir lutter contre le chômage des jeunes dans notre pays.

Il ajoutera par suite ceci: « Nous vous informons que, nous sommes plus de deux cent mille (200000) jeunes venus d’un peu partout à travers le pays travail avec nous. A cet effet, nous comptons sur vous pour nous aider à regarder et à pérenniser cet emploi, qui est l’extraction du sable et des graviers. », a-t-il ajouté

L’association Dragui Nièta a indiqué sa bonne collaboration avec d’autres associations dans le cadre de la protection du fleuve Niger.  » nous sommes en partenariat avec l’association sauvons le fleuve Niger. Nous nous sommes inscrits dans cette même logique, qui est la lutte contre l’ensablement du fleuve Niger et la protection des espèces vivants dans l’eau. »

Madou Zoulou, l’un des compagnons du président de l’association Dragui Nièta, lui, après avoir remercier madame le ministre et sa délégation pour leur bonne collaboration et compréhension. Il a précisé également ce qui s’est mal passé et par contre explique son désaccord avec les accusations et selon lui, et a mis l’accent sur la gratuité de l’exploitation des sites sans oublier d’évoquer la question d’intoxication et de la dégradation du fleuve Niger.

 » Au début, nous nous voyions forcé par le gouvernement concernant cette activité de dragage et d’extraction du sable et des graviers. Mais vous nous avez montré que vous ne voulez forcer personne et procéder à la sensibilisation sur les aspects du dragage du nouveau code minier, voter par assemblée nationale le 28 avril 2020. J’en suis très content pour cela et on a compris également votre inquiétude pour nous les usagers en général et toute la communauté riveraines en particulier. Ce qui me faisait mal avant c’était la suspension des travaux sans même voir le ministre concerné mais aujourd’hui le ministre concerné en personne est là pour une sensibilisation, je suis partant pour la suspension des travaux, je demande à madame le ministre d’impacter sa présence aujourd’hui à Djoliba. Nous avons avec nous des orphelins qui ont perdus les parents au Nord, les réfugiés de la guerre au Nord ainsi qu’au centre. Aujourd’hui ces orphelins sont face encore àune crise. Nous sommes des orpailleurs, ce qui fait que nous avons oublié IBK, par ce qu’un chacun de nous pense être milliardaire un jour. »  après avoir souligné ces points, il partage ainsi son désaccord: « vous avez dit, les dragages rendent l’eau toxique, mais vous avez oublié beaucoup d’autres produits chimiques qui sont toxiques aussi. Pendant l’hivernage, les gens pulvérisent les insecticides et herbicides au bord du fleuve, ces produits ne sont-ils pas toxiques ? L’ensablement ne détruit-il pas le fleuve ? Pourtant vous avez demandé d’arrêter. »

Le président de la fédération nationale des exploitants du sable et des graviers, Badra Aliou Berté a tout d’abord brièvement défini la fédération en quelques mots. « la fédération nationale des exploitants est une association créée bien avant ma naissance, je suis venu trouver cette association, c’est une association qui extrait du sable et des graviers assise à kalaban-coro. Tout ce que nous avons vécu depuis au début de l’extraction du sable et des graviers, on ne doit pas le dire à tout le monde. » Il a rappelé aussi le rôle et l’engagement de l’association sauvons le fleuve Niger et félicité leur dévouement dans cette lutte.

Suivant ses propos, Badra Aliou Berté.

« Une seule pirogues nourrit plusieurs personnes, c’est une personne l’achète, dans chaque chargement, le propriétaire a sa part, quatre (4) personnes partent chaque matin pour charger du sable et/ou du gravier et à l’arrivée quatre (4) autres personnes le déchargent, d’autres personnes viennent charger les camions-bennes viennent avec d’autres exploitants pour transporter partout où besoin se montre. »

Le président de l’association sauvons le fleuve Niger, Baldé n’a pas manqué d’adressés ses remerciements à madame le ministre et sa délégation et à tous ceux qui se sont déplacés pour la cérémonie. Il a rappeler la date de la création de leur association et mettre l’accent sur quelques points sur ses objectifs. pour lui, l’association sauvons le fleuve Niger à été créée depuis le premier (01) novembre 2016

Daniel pierre POUDIOUGOU

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