Covid-19: Rupture des relations avec l’OMS, les Etats-Unis se tirent une balle dans la tête

Par Radio chine Internationale

«Tant qu’on ne me plaît pas, je me retire.» Voilà ce que l’on pourrait comprendre de la politique étrangère des Etats-Unis sous l’ère Donald Trump. Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2016, les Etats-Unis se sont retirés ou arrêtés leur participation dans plusieurs organisations et traités internationaux, parfois sans raisons valables. L’Accord de Paris, l’Unesco…La liste n’est pas exhaustive. Leur rupture de coopération avec l’OMS est le dernier exemple en date de cette politique américaine. C’est en période difficile où l’humanité fait face à la pandémie du COVID-19, que le dirigeant américain a choisi pour annoncer la fin de coopération de son pays avec l’OMS. Le dirigeant américain reproche à l’OMS d’’avoir «échoué à faire les réformes requises». Les contributions américaines seront désormais allouées à d’autres besoins de santé publique, a prétendu le président américain. Cette décision insensée a été condamnée par l’opinion internationale.

Impossible pour un pays, quel soit son rang, de faire face seul à la propagation de la pandémie, et la victoire sur ce fléau passent nécessairement par la solidarité et la coopération. Toutefois, certains politiciens américains, aveugles devant la science, ne se focalisent que sur les intérêts économiques et politiques. Voyant que la pandémie nuirait à leurs intérêts, ils ont décidé de faire porter le chapeau à l’OMS, elle qui respecte la science et défend la vérité. Ces politiciens américains ont d’abord menacé d’interrompre le financement des Etats-Unis à l’OMS, ensuite définitivement mis fin à leurs relations. En mettant leurs propres intérêts politiques au-dessus de la lutte contre la pandémie, les Etats-Unis sont devenus des brebis galeuses.

En réalité, la prétendue raison invoquée par les politiciens américains est tout simplement intenable. En tant que l’une des institutions spécialisées des Nations Unies, l’OMS n’a aucune affiliation avec le gouvernement fédéral américain. Comment les Etats-Unis peuvent-ils exiger à l’agence de santé d’agir selon leur volonté? Ou s’attendaient-ils aussi à ce que l’OMS recommande leur thérapie des désinfectants?

En tant qu’organisme international reconnu en matière de la sécurité sanitaire mondiale, l’OMS a joué un rôle indispensable dans la coordination de la réponse des pays au COVID-19. L’OMS a été présente depuis la première alerte donnée sur des cas de pneumonie inexpliqués au monde et le partage des informations relatives à la détection des cas potentiels de cette maladie. Cette organisation a été également dans la coordination de la livraison d’équipements de protection individuelle et de kits de test dans plus de 100 pays. Il en est de même de son implication dans la coopération avec différents pays pour accélérer les études sur le vaccin. L’Assemblée mondiale de Santé, tout récemment organisée par l’OMS, avait pour but de rédiger une feuille de route pour la lutte internationale contre le virus. Tous ces efforts déployés par l’OMS ont été largement salués par la communauté internationale.

Raison pour laquelle la communauté internationale a beaucoup critiqué le retrait unilatéral des Etats-Unis de l’OMS. Dans un communiqué conjoint, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, ont exhorté la Maison Blanche à reconsidérer sa décision. Selon eux, l’OMS doit continuer à être en mesure de diriger la réponse internationale aux pandémies et pour cela, la participation et le soutien de tous sont indispensables. Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a jugé que cette rupture constituait «un sérieux revers pour la santé mondiale». Le ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, a, lui, souligné la nécessité d’avoir une OMS plus forte après les réformes, au lieu d’une OMS affaiblie.

Face à la crise du coronavirus, les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts (plus de 103 000) que de cas des contaminations (presque 1 800 000). Dans ce contexte, le retrait des USA de l’OMS va sans doute aggraver la situation. Le président de l’Association médicale américaine Patrice Harris a indiqué qu’il n’y avait aucune logique de rompre les relations avec l’OMS dans le contexte d’une pandémie qui a déjà coûté les vies de plus de 100 000 Américains, et que cette rupture rendait plus difficile la lutte contre cette crise de santé publique.

Le virus ne connaît pas de frontières. Il est impossible de le vaincre tout seul. La décision de Washington de rompre ses relations avec l’OMS nuira à lui-même. La fonction de l’Organisation mondiale de la Santé ne s’arrêtera pas suite au retrait des Etats-Unis, mais le peuple américain fera face au danger encore plus critique à cause de la décision insensée et égoïste des politiciens américains. Alors que ces derniers, qui se prétendent toujours un défenseur des droits de l’homme, ne le voient point.

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