Mali : Marche du 5 juin, la plate « Nous le peuple » appelle les organisateurs à la retenue

Vu la situation socio-politique, économique et sanitaire actuelle du pays, plusieurs associations et organisations faitières de la société civile ont pris d’assaut l’hôtel Maeva palace le mardi juin 2020 pour animer un point de presse en guise de réponse aux partisans de l’imam Mahmoud Dicko pour le rassemblement du 5 juin.

A titre de rappel, la coordination des mouvements, associations et sympathisants de soutien à Mahmoud Dicko (CMAS), les forces de sauvegarde pour la démocratie (FSD) et le mouvement espoir Mali koura (EMK) ont signé une déclaration le 30 mai 2020 demandant la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et son régime. C’est dans cette optique que ces organisations ont prévu un rassemblement le vendredi 5 juin au monument de l’indépendance.

En effet, depuis l’annonce de cette nouvelle appelant à la démission du président de la république et son régime prévu le 5 juin par les partisans de l’imam Mahmoud Dicko, les mouvements et autres organisations favorables au président de la république veulent contrecarrer cette initiative. Ils ont trouvé comme moyen, une contre marche afin de protéger les institutions de la république qu’ils jugent être menacées. Pour cette plate-forme, la situation actuelle du pays n’est pas favorable à une telle initiative qui peut empirer la situation actuelle du pays. Mais le Mali a plutôt besoin de l’union des cœurs pour un Mali uni.

Au regard de tous les textes régissant la vie de notre pays, la plate-forme « Nous le peuple » trouve cette décision des partisans de Dicko illégal et illégitime. Pour la plate-forme, le président Ibrahim Boubacar Keita, jusqu’à preuve du contraire reste le seul président légal et légitime jusqu’à la fin de son mandat le 04 septembre 2023. Demander sa démission n’est ni plus ni moins un acte de malveillance, de provocation et de désordre, selon la plate- forme. Au Mali les urnes constituent la seule voie pour accéder à la magistrature suprême, selon la constitution du 25 février 1992.

Les associations et organisations faitières de la plate-forme « Nous le peuple », ont également lancé un appel à Imam Mahmoud Dicko et ses partisans à sursoir à ce rassemblement du 5 juin pour l’intérêt de tous.

IB KONE

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