Sommet de la CEDEAO à Accra: « les conclusions des concertations doivent servir de base de travail pour l’organisation de la Transition» dixit Colnel WAGUE

par croissanceafrique

La délégation malienne, conduite par le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), est arrivée hier après-midi dans la capitale ghanéenne.

Le colonel Assimi Goïta a été aussitôt reçu en audience par le président ghanéen, Nana Akufo-Addo. Le président du CNSP a fait le point de la situation à son hôte qui assure la présidence en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao depuis le dernier sommet tenu à Niamey au Niger le 9 septembre dernier.

Selon les lessor.site « A l’issue de l’audience, le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP a confié à la presse que la délégation malienne était venue au Ghana pour expliquer de vive voix, la volonté exprimée par le peuple malien à travers la concertation nationale. Et le colonel wagué de dire que «Nous voulons que la Cedeao accepte les conclusions de cette concertation et nous aide à construire le Mali», a-t-il ajouté.

Pour les envoyés spéciaux du quotidien national Malien « A l’adresse des chefs d’Etat de la Cedeao, le colonel-major Wagué a indiqué que le CNSP agit en «responsable» et qu’il a organisé des concertations inclusives dont les «conclusions doivent servir de base de travail pour l’organisation de la Transition». Pour beaucoup d’observateurs, l’enjeu principal du sommet d’Accra tourne autour des conclusions de la concertation nationale sur la Transition tenue du 10 au 12 septembre à Bamako. », rapporte nos confrères.

Par ailleurs, les anciens députés entendent utiliser toutes les voies de recours dans le but de continuer leur mandant d’autant plus que, argumentent-ils, la Constitution n’a pas été suspendue après les évènements du 18 août dernier.

Selon une source proche de la commission de la Cedeao, l’enjeu du sommet d’Accra est pour le nouveau président en exercice de la Cedeao, «de convaincre le CNSP de nommer un civil à la tête de la transition au Mali».

Notons que le sommet d’Accra est certainement l’occasion pour la Cedeao d’apprécier les conclusions de la concertation nationale. D’ores et déjà, l’organisation sous régionale, bien impliquée dans la résolution de la crise sociopolitique dans notre pays dès le début, avait exigé que la transition au Mali soit dirigée par un président et un Premier ministre civils pour une durée de 12 mois. La Cedeao sera-t-elle emmenée à revoir sa position ? la question.

Zangouna KONE

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