Au Mali, de nombreuses perspectives pétrolières y ont notamment été détectées dans le bassin de Taoudeni

Par croissanceafrique

Au Mali, les travaux ont avancé timidement et, en 20 ans, environ 9000 km2 de données sismiques 2D ont été relevés, à travers quatre grandes zones : le bassin de Taoudéni, la fosse de Nara, le bassin de Tamesna et le Gao Graben. En 1983, Exxon Mobil a déclaré le bassin de Taoudéni comme étant le plus intéressant du Mali. De nombreuses perspectives pétrolières y ont notamment été détectées.

Par ailleurs, des données cartographique dévoilent que dans plusieurs régions pétrolières, les résultats étaient loin d’être aussi satisfaisants. en effet, le pays reste globalement largement inexploré en matière de potentialités pétrolières et gazières, estiment des analystes.

Au total, seulement cinq puits d’exploration y ont été forés il y’a 20 ans. Du point de vue de l’industrie, c’est même l’aspect inexploré du pays qui lui donne du poids, car le potentiel pétrolier et gazier détecté lors des campagnes précédentes est très prometteur.

Une chose est sure, le Mali serait en mesure de produire du pétrole et du gaz à des fins commerciales. D’autre part, les études récentes montrent des formations géologiques très similaires aux formations pétrolières de pays comme l’Algérie, le Tchad et le Soudan.

Par exemple, depuis 2004 et l’adoption d’un code pétrolier, ainsi que le découpage des zones explorables en 29 blocs pour 700 000 km2, on compte une quinzaine de compagnies étrangères qui se partagent les domaines, sous la forme d’un contrat de partage de production. Parmi elles, on compte la société australienne Baraka Energy, la Sonatrach (Algérie), Heritage Oil (Qatar) ou encore Statoil (Norvège).

Selon plusieurs constats, le bassin de Taoudéni est essentiellement une dépression centrée sur le nord du Mali, comprenant deux méga-séquences. La plus ancienne s’étend du Protérozoïque tardif au Paléozoïque précoce.

« Elle est composée de carbonates marins peu profonds et de schistes noirs inter-stratifiés. Avec ses 14 blocs, il s’étend de la Mauritanie au Mali, en passant par l’Algérie. C’est aussi le plus grand bassin sédimentaire du Nord-Ouest de l’Afrique. C’est en outre, l’un des plus grands bassins du Paléozoïque précoce en Afrique, avec des épaisseurs de sédiments de plus de 5000 m par endroits« , rapporte un médias de la place .

Notons qu’nn 2006, une évaluation indépendante de son potentiel, menée par le consultant RPS Energy, a montré que les cinq blocs détenus par la société Baraka Petroleum pourraient abriter jusqu’à 645 millions de barils d’huile et 9 Tcf de gaz naturel. Ce potentiel gazier, tout aussi important que celui de la zone de Muzarabani au Zimbabwe, ferait de la zone, l’une des régions les plus prolifiques en gaz naturel du continent africain. Des géologues ont, par ailleurs, noté des similitudes entre les provinces riches en pétrole d’Algérie, du Niger, du Soudan et de la Libye et le bassin de Taoudéni.

Daouda Bakary Koné

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