Articulation agriculture familiale et agro-business :souhait ou realisme?


Mr El hadiji Ibrahima Thiam du journal le « Soleil » ne s est plus retenu en lancant « :l heure n est plus aux slogans sans grande contenance . » il faut du pragmatisme. En terminant son papier parlant du défi de l agro-business par rapport aux exploitations familiales il a compris que le réel doit changer mais il faut au delà des intentions du réalisme.


La question foncière restera une préoccupation des populations car les alternatives à leur proposer doivent porter les stigmates de leurs intérêts.
Il ne revient pas aux populations de proposer des projets alternatifs car elles n ont ni les compétences encore moins les objectifs .


On ne peut pas vouloir ce que l on sait pas..Dans les ambitions de nos populations rurales ne figurent pas ces attentes qu on veut les attribuer.
Si on parle de 20000 ha ,10000 ha ce ne sont des projets qui vont recueillir l approbation des populations car ne répondant pas à leurs dispositions.
Dans la dynamique sociale des ruraux figure en bonne place la notion de propriété. Tant que ces projets auront tendance a leur déposséder les reticences vont surgir.


Des schémas de partenariats restent possibles lorsqu’on saura aborder avec des angles d attaque non frustrants. Dans l’article de Mr Thiam transparaît une légère inclination tendant à critiquer les comportements de refus quand arrivent les champions étrangers ou nationaux de l agro-business ou l agro- industrie.


Il faut pas trop vite juger car il y a toujours un pourquoi.
L approche inclusive et participative aurait permis d éradiquer les résistances mais pour cela, il faudra établir la confiance.

Parlant de la gouvernance fonciere Mr Bara Gueye coordonnateur de
l organisation Innovation environnement développement Afrique déclare « les populations manquent souvent dans leur contestation sur les attributions de terres aux privés d un argumentaire solide « .


Selon lui il revient aux populations de proposer des projets alternatifs.
Nous sommes au regret de constater que ces populations n ont pas la capacité ou l’experience de proposer. .Et parce qu elles ne sont pas en position de demandeurs. Il se sait que celles ci ne sont pas consultées quand les conseils municipaux délibèrent. D ailleurs c est trop demander a ces dernières qui peinent à comprendre leurs destinées d agriculteurs.
Ied travaille avec un groupement à Ndiaganiao et elle connait que les réalités ne sont pas comme elle voudrait l expliquer.


La problématique foncière requiert une adhésion des populations dans la recherche de solutions. Dengler et Fanaye ne sont pas les seuls exemples qui illustrent les contestations , d autres vont suivre .
C est pourquoi une solution durable , devrait être l une des principales préoccupations de l état.


Si cette question foncière n est pas réglée la perception des paysans resterait immuable. Ils verront qu une spoliation , une volonté de les transformer en ouvriers agricoles, de l accaparement des terres .
Les efforts constatés dans le domaine du maraichage au niveau du bassin arachidier au cours des 7 dernières années suscitaient un enthousiasme mais le tout est anéanti par l augmentation du prix de l eau.

Avec les nouveaux gestionnaires des forages il y a eu decouragement total.
C est pour dire qu on encourage pas les exploitations familiales et les agriculteurs se sentiraient contraints quand on leur propose une sorte de mutation dans l agro-business.


Il y a « trop de rien dit le Japonais selon le journaliste mais devons chercher a transformer ce trop plein de rien en réalisme d abord avant qu’on ait a changer la réalité. C’est du possible ce nouveau défi.


Articulation agro-business et agriculture familiale:souhait ou reslisme
Ce nouveau défi présuppose analyse de la situation de l agro-business et ses influences dans le marché local.
De ce qui se profile a un certain moment , sa presence commençait à concurrencer les productions issues des exploitations familiales.
De ces constats il devient urgent de paramétrer ou canaliser les circuits de commercialisation de l agro-business.
La cohabitation agro-business et exploitations familiales nécessite un nouveau cadrage.
Les services agricoles doivent étudier des schémas de coopération ou de mutualisation entre les deux types agriculture . Les expériences que nous avons des agro-industries portant sur la filière tomate au nord du Sénégal avec la Socas â Savoigne et Snti au Dagana ne sont pas si bénéfiques et concluantes pour les agriculteurs.


Leur niveau de vie n a pas si bien évolué .Le format choisi a fait d eux des manoeuvres ou ouvriers agricoles déconnectés de leur origine sociale et entrepreneuriale initiale.


Les formats qui sauront trouver une application sans failles existent mais cela dépend du comment et quoi proposer aux agriculteurs.
Des domaines regroupant les terres de plusieurs paysans avec un contrat a longue durée (20 â 30 ans)utilisant la main d’œuvre des familles concernées pourraient constituer une alternative.


Un autre schema permettant aux paysans d avoir une portion de terres dans le périmètre exploité par le privé selon un manuel de procédures accepté des deux parties.


La phobie de l accaparement des terres s est déjà installée au point de rendre sceptique la majorité des ruraux. De toute façon cette nouvelle vision aura l avantage de mettre nos jeunes agriculteurs dans les conditions d allonger le temps de travail et d’augmenter leurs revenus .


Les exploitations familiales compte tenu de ses nombreux problèmes saisiraient cette opportunité de coopération et partenariat avec les privés nationaux ou étrangers avec bonheur. Déjà le niveau de vieillissement de ces unités de production ne permet pas de rentabiliser les activités agricoles. Les jeunes en entrevoyant des possibilités à satisfaire leurs ambitions minimales seront portés a travailler en milieu rural.

Source: N’Diamé Thiam

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