Mali: l’avenir du secteur agricole au menu d’une concertation nationale à Bamako

Par Croissanceafrique

En réponse aux insuffisances constatées sur la gestion de la subvention des intrants et équipements agricoles au Mali, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a procédé au lancement de la cérémonie d’ouverture des travaux de concertation nationale pour reformer le secteur agricole dans la salle de conférence de l’hôtel Radison Blu.

Durant  5 jours, les participants vont échanger  sur des concertations nationales sur la gestion de la subvention des intrants et équipements agricoles. Il s’agit d’une rencontre qui en présence des structures techniques du secteur développement rural, la profession agricole, les partenaires techniques et financiers, et les organisations de la société civile.

Selon le ministre Malien de l’agriculture, de l’élevage et de la pèche, Mohamed Ould Mahmoud « ces journées de concertations nationales visent à trouver des solutions durables, inclusives et appropriées au mécanisme de gestion de la subvention des intrants et équipements Agricoles », a-t- il expliqué, avant d’ajouter que  l’autre but est de  partager des différentes études réalisées ; à analyser le dispositif institutionnel mis en place pour l’organisation, la gestion et la coordination des subventions ; à proposer un mécanisme de distribution des intrants et des équipements Agricoles » sans oublier le système E-voucher en tenant compte des cas spécifiques de la CMDT, des Offices et des Agences ; etc.

Toutefois, le ministre de tutelle a rappelé par  le démarrage de la politique de subvention au Mali dans les années 2008-2009 qui a couté plusieurs millions de nos francs au budget national. Après une décennie de mise en œuvre, force est de constater l’existence de plaintes récurrentes des acteurs (producteurs, société civile et fournisseurs) sur le mode de gestion de la subvention, a- t-il rappelé.

Notons que le l’Etat du Mali à travers le ministère de l’Agriculture, a enregistré plusieurs plaintes régulières qui portent sur le coût élevé des engrais subventionnés, la procédure de sélection des fournisseurs, la qualité et la quantité des intrants et des équipements agricoles subventionnés, le mécanisme de distributions des intrants subventionnés, le ciblage des bénéficiaires de la subvention de l’Etat, et autres.

IB Koné

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