Mali : l’Etat revoit à la hausse, le prix du kilogramme du coton graine (campane 2021-2022)

Par croissanceafrique

L’information  a été donnée lors  de la réunion solennelle du 11e Conseil Supérieur de l’agriculture, tenue le 30 mars dernier à Bamako en présence des représentants des acteurs du monde rural. Ainsi, le chef de l’Etat malien a fixé à  280 FCFA, le prix du kilogramme du coton grain au producteur.

  Il s’agissait pour le président Bah N’Daw de partager les grandes préoccupations du secteur agricole, aux agriculteurs au Mali. C’est pourquoi, l’année dernière l’Etat du Mali était obligé  de diminuer le  prix du coton. Par la suite,  le kilogramme au producteur était fixé à  250 FCFA. Par ailleurs, sur une prévision de production cotonnière de 810.000 tonnes de coton graine pour la campagne agricole 2020-2021, il a été réalisé 147 000 tonnes, soit une baisse de 70 % par rapport à cette prévision.

« Notre pays est confronté à d’énormes défis que les autorités de transition contribuent à relever de manière responsable. J’instruis au département chargé de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire de cette campagne un succès. Il s’agira pour cela de rendre accessible à tous les producteurs et à un prix raisonnable les intrants et les équipements agricoles requis. Ainsi je réitère, ici, mon engagement à doter le secteur du développement rural les ressources adéquates en lui affectant 15 % du budget national. De maintenir les prix subventionnés des engrais à 11000 FCFA, pour le sac de 50 kilos et le prix d’achat au kilogramme du coton grain à 280 f FCFA » a annoncé Bah N’Daw.

Pour rappel, la principale cause de cette chute de la production cotonnière s’explique en partie par les conséquences drastiques de la pandémie Covid-19 sur la filière. La demande de coton grain sur le marché international a chuté comme château de cartes.  D’autres parts, certains experts agricoles, expliquent qu’une autre cause serait liée aux difficultés d’accès à l’engrais des producteurs, sans oublier les aléas climatiques et l’insécurité grandissante dans les zones de production du coton.

Daouda Bakary Koné

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