Les perspectives de l’investissement public et de l’investissement privé pour l’atteinte de la sécurité alimentaire.

Par croissanceafrique


Les différents documents stratégiques de politique (Plan Sénégal Emergent, Enquêtes nationales pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, Stratégies nationales pour la sécurité alimentaire et la résilience 2015-2035) placent l’objectif de la sécurité alimentaire comme priorité.
Programmes et projets des ONG (Vision Mondiale, Programme Alimentaire Mondiale) concourent à l’atteinte de la sécurité alimentaire.
Pour y arriver des investissements publics et privés sont nécessaires. Il ne s’agira pas uniquement
d’une volonté politique mais elle doit s’adosser à une réelle stratégie d’investissement.
Ces derniers doivent privilégier le secteur de l’agriculture en lui associant des mécanismes de financement à la portée des petits producteurs. Nous avons pensé que le relèvement du potentiel
agricole doit être accompagné des infrastructures de stockage, de banques céréalières villageoises,
de moyens de productions consistants et de formation et d’encadrement technique.
Tout cela doit se résumer dans une stratégie à moyen et long terme qui permet d’apporter les changements voulus.
Ainsi l’investissement public s’occupera de l’objectif de la production et des mesures
d’accompagnement : distribution, stockage, commercialisation et transformation.
S’agissant de l’investissement privé il est préférable de penser à des mécanismes qui assurent le retour sur investissement. Le fond de garantie déposé auprès des banques et institutions de micro￾finance en est un exemple.
Le succès de l’investissement privé passera par une caution des organisations paysannes ou des communautés elles-mêmes.
Docteur Alexandros Ragoussis de la Société Financière Internationale (IFC) déclara : « les
investissements dans le secteur de l’agriculture est deux fois ou quatre fois plus efficaces qu’en
investissant dans tout autre secteur d’activités pour sortir les gens de la pauvreté extrêmes ». C’est là
une raison de plus vu notre niveau de chômage et la faible contribution de l’agriculture dans le
produit intérieur brut (PIB) de réfléchir du comment potentialiser notre agriculture ? Occupant un
pourcentage assez élevé (55% à 60%) de notre population active il devient non rentable de confiner
ce secteur dans une situation de précarité.
Marchés et sources de financement font partie des contraintes. Docteur Alexandros Ragoussis
prévient en disant que : « l’argent ne sera pas le moteur du développement à lui seul ». Réfléchissons
alors à une utilisation de l’argent suivant un consensus fort avec les acteurs principaux (producteurs
agricoles, pastorales, avicoles etc)
De ce qui précède, il s’avère obligatoire de relever le niveau d’accompagnement politique en
élaborant des stratégies qui prennent en compte l’impact risque des productions alimentaires.
D’après les statistiques disponibles, 95% de notre agriculture est de type familiale, donc tout
investissement doit tenir en compte cette particularité. Il existe des risques si ces producteurs sont
pris isolément d’où la nécessité de considérer les organisations paysannes ou les BCV comme
vecteurs pour canaliser les investissements surtout ceux privés.
Une présence plus marquée des privés dans l’agriculture est notée. Peut-être leur préoccupation
essentielle en termes de production ne vise pas particulièrement la sécurité alimentaire mais ils ont
le mérite d’y contribuer.
L’investissement privé dans l’agriculture offre des opportunités pour des filières industrialisantes (riz,
maïs, tomates etc).
Il y a également l’agro-business qui a sa part de contribution.
Assurant tous ces investissements l’agriculture saura apporter une résilience contre la pauvreté. Elle
n’aura uniquement à assurer la nourriture.
Ndiamé Thiam Agripreneur à Ngaye Mékhé

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