Quel destin pour notre agriculture ? (Suite et fin)

Croissanceafrique


Déjà en 1959 /60 notre production arachidière était à 930 000 tonnes ,60 ans après nos services techniques agricoles à travers des estimations ou sondages nous révèlent que celle ci a atteint la barre de 1 millions 800 mille tonnes.


Chiffre d ailleurs contesté par la plupart des organisations paysannes .Même vérifié celà démontre que notre agriculture a évolué en termes de productions et de rendements trop faibles. Nos ambitions dans ce sens restent en dessous d un réalisme de production.
Pourtant nos autorités estiment avoir fait des efforts .


Récemment le ministre de l agriculture nous renseigne sur la production céréalière quantifiée à 3600000 tonnes .Est ce vrai ou faux ? Ce n est pas le questionnement si le réel ne vient pas confirmer ces estimations .


De la nouvelle politique agricole imposée par les institutions de Bretton Woods nous avons eu qu à constater un immobilisme au sein des exploitations agricoles familiales.


Le seul changement constaté est l irruption de l agrobusiness qui vient à travers un accaparement des terres prononcé bousculer les productions issues des exploitations familiales sur le marché local .


Les cris de détresse des maraîchers nous venaient de partout. Les producteurs arachidiers ont eu par la mise à contribution des chinois à se garantir des prix suffisamment intéressants.


De cette situation particulière se révèlent des disfonctionnements dans le système de commercialisation des oléagineux.
Ces faits devraient amener le ministre de tutelle à en apporter des solutions sinon lorsque les chinois choisiront d autres alternatives notre production arachidiere risque de connaître des perturbations qui vont se répercuter sur les prix â l achat.


Lorsque le président faisait sa visite économique à Kaffrine, Kaolack et Fatick il avait instruit au ministre de l agriculture de revoir le cadrage juridique des coopératives mais jusque là rien n est fait .
Pour dire que notre cadence ne plaide pas pour un développement de notre agriculture.


A travers ces coopératives on pouvait régler une bonne partie des problèmes qui empêchent une meilleure mutualisation des efforts pour l agriculture.


Du processus de production allant du financement â la commercialisation en passant par la transformation les coopératives une fois organisées et mises en chantier pourraient les prendre en charge. L’approvisionnement en intrants constitue un facteur limitant .

N’Diamé Thiam

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