La Fondation Aliko Dangote et ses partenaires s’engagent à lutter contre le retard de croissance chez les enfants en Afrique

Par croissanceafrique

La Banque africaine de développement, la Fondation Aliko Dangote et Big Win Philanthropy ont renouvelé, le 8 juillet dernier, leur engagement à mettre fin au retard de croissance chez les enfants en Afrique, par le biais du partenariat Banking on Nutrition(le lien envoie un courriel) Partnership.

Lors d’une réunion organisée sous l’égide de la Banque africaine de développement, les trois partenaires ont appelé à une unité d’action pour accélérer l’atteinte des objectifs en matière de nutrition dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Les échanges ont porté sur les expériences et les réalisations du partenariat Banking on Nutrition depuis sa création, il y cinq ans. Ils ont également discuté de sa mise en œuvre au sein de la Banque africaine de développement et de son Plan d’action multisectoriel pour la nutrition, ainsi que des mesures pour inciter d’autres banques et organisations à intégrer la nutrition dans leurs portefeuilles. 

Beth Dunford, vice-présidente de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, a déclaré : « La Banque africaine de développement se fixe continuellement des objectifs ambitieux pour exploiter le potentiel humain et économique de l’Afrique. Notre but est d’inciter d’autres acteurs à inscrire la nutrition au cœur de cet agenda. Nous avons besoin de mesures urgentes de tous les secteurs pour renforcer et renouveler l’engagement en faveur de la nutrition afin de stimuler la reprise post-Covid-19 et accélérer la réalisation des objectifs en matière de nutrition. »

Kesete Admasu, directeur général de Big Win Philanthropy, Zouera Youssoufou, directrice générale de la Fondation Aliko Dangote, Joel Spicer, directeur général de Nutrition International, Martin Fregene, directeur du Département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la Banque africaine de développement, et Osward Chanda, directeur par intérim du développement de l’eau et de l’assainissement à la Banque africaine de développement, sont également intervenus lors de cette réunion-débat.

La malnutrition continue de priver des générations d’Africains de la possibilité de développer tout leur potentiel physique et intellectuel. Cela a une incidence considérable sur la santé et le développement économique. Le partenariat Banking on Nutrition a pour objectif de favoriser une croissance économique à long terme pour l’Afrique en investissant dans « l’infrastructure de la matière grise ». En 2020, 61,4 millions d’enfants africains étaient victimes de retard de croissance, faisant de l’Afrique la seule région où le nombre d’enfants touchés par la malnutrition a augmenté. Quarante pour cent des enfants atteints de retard de croissance sur la planète vivent en Afrique.

« Lorsque nous enregistrons un cas concret de réussite axé sur les résultats qui s’appuie sur le partenariat, il est important de le mettre en valeur », a déclaré Zouera Youssoufou.

Pour Joel Spicer, « l’intérêt de ce partenariat est qu’il permet d’examiner comment intégrer plus délibérément la nutrition dans un ensemble d’immunité protectrice complète autour des populations ».

Le Partenariat a prouvé de son efficacité à travers de multiples initiatives tels que le soutien à la Déclaration de Seqota de l’Éthiopie, pour mettre fin au retard de croissance chez les moins de deux ans d’ici à 2030. La Banque africaine de développement a approuvé l’octroi d’une aide financière de 48 millions de dollars américains pour le Projet d’approche multisectorielle de l’Éthiopie en vue de la réduction des retards de croissance.

Parmi les résultats positifs obtenus par le partenariat Banking on Nutrition figure l’intégration de la nutrition dans 18 % des projets de la Banque africaine de développement, 21 % des interventions de ces projets axant leurs efforts sur les femmes et les enfants. La Banque a également dépassé ses objectifs de 15 % et de 10 % pour l’année 2025 en matière d’investissements adaptés à la nutrition, respectivement dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement ainsi que de la protection sociale.  

Le partenariat Banking on Nutrition va centrer ses priorités sur dix pays dans sa prochaine phase en tenant compte (selon l’Indice d’investissement dans l’« infrastructure de la matière grise ») des niveaux de retard de croissance enregistrés dans ces pays et de leur marge d’emprunt. Il s’agit notamment du Burkina Faso, du Burundi, de l’Éthiopie, du Kenya, de Madagascar, du Mali, du Nigéria, de la République démocratique du Congo, du Soudan et de la Tanzanie.

« Une main-d’œuvre en bonne santé et qualifiée sera nécessaire pour mettre l’Afrique sur la voie du redressement après le Covid-19 et pour accélérer la transformation du continent et faire progresser la qualité de vie de sa population », a souligné Martha Phiri, directrice du Département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences à la Banque africaine de développement.

Lancé en 2018, le Plan d’action multisectoriel pour la nutrition 2018-2025 vise à mobiliser des ressources financières supplémentaires grâce à des investissements adaptés à la nutrition dans des secteurs tels que la santé, l’agriculture, l’eau et l’assainissement, la protection sociale et l’éducation pour permettre une réduction de 40 % des cas de retard de croissance sur le continent d’ici à 2025.

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