Mali: Des femmes et filles outillées sur les violences basées sur le genre

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Par Le Mali Emergent

 Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) dans le cadre de ses objectifs a organisé une activité de sensibilisation sur les violences basées sur le genre de 15 femmes et filles en partenariat avec l’Association pour la Promotion Juridico-Économique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF). C’était le samedi 17 juillet 2021 à la Cité des enfants de Bamako.

 La cérémonie d’ouverture de cet atelier a vu la présence de Boubacar N’djim, coordinateur de M.S.D.H, Oumou Bolly Diallo, président de PROMODEF, et plusieurs représentants d’organisations partenaires. L’objectif visé par cette activité est de lancer un appel à la sensibilisation aux différents acteurs de lutte contre les violences pour mettre en place des stratégies de prévention et d’élimination des Violences Basées sur le Genre (VBG).

De façon spécifique, elle vise à expliquer les principales violences basées sur le genre notamment les violences sexuelles, les violences physiques, les violences émotionnelles et psychologiques, les pratiques traditionnelles nuisibles, les violences socio-économiques et les violences institutionnelles ; citer les principales causes et conséquences de ces violences; expliquer comment orienter les victimes vivantes de VBG (l’assistance médicale, psycho-sociale, juridique et judiciaire, et socio-économique).

A l’entame de ses propos, le président du mouvement pour la sauvegarde des droits de l’homme (M.S.D.H), Boubacar N’Djim a rappelé que ce phénomène est une réalité au Mali. « Les violences faites aux femmes sont une réalité dans le monde et le Mali n’en est pas épargnée ». Elles ont des conséquences néfastes importantes sur le plan humain social, et économique et ceci au niveau des femmes, des enfants, des familles, et de notre pays en général, souligne-t-il. Et d’ajouter que cette pratique à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes dans le monde. Elle ne connaît pas de frontières, qu’elles soient économiques, sociales ou géographiques, selon lui.

À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois (1/3) sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence. Bien que la violence basée sur le genre mette en péril la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie de ses victimes, elle reste entourée d’une culture du silence, rappelle Boubacar N’Djim. Elle a parfois des conséquences graves sur la santé sexuelle et reproductive des victimes : grossesses forcées et non désirées, avortements dangereux, fistules traumatiques, infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH.

La présidente de l’Association pour la Promotion Juridico-Économique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF), Oumou Bolly Diallo indiquera que la violence basée sur le genre, faite aux femmes est due à leur vulnérabilité économique et à leur faible niveau d’études. Ce qui les amène à ignorer leurs droits, ajoute-t-elle. Pour ce faire, l’indépendance économique des femmes serait une des solutions à ce phénomène.

IB KONE

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