(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever, sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), une somme impressionnante de 38,499 milliards de francs CFA, le mercredi 14 janvier 2026.
Cette opération a été réalisé grâce à l’émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor ayant une durée de 364 jours ainsi que d’obligations assimilables du trésor, lesquelles étaient proposées avec différentes maturités de 3, 5 et 7 ans. En effet, l’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant total de 35 milliards de FCFA, ce qui montre une intention claire de renforcer la trésorerie nationale et de sécuriser des financements à travers les instruments de la dette publique.
Cependant, la réponse des investisseurs a été particulièrement dynamique, avec des soumissions atteignant un volume considérable de 57,912 milliards de FCFA. Ce chiffre remarquable indique un taux de couverture du montant proposé bien supérieur à 100%, s’établissant à un impressionnant 165,46%.
Toutefois, il est intéressant de noter que, malgré cet engouement palpable pour les bons et obligations à court et long terme, les investisseurs ont choisi de ne pas soumettre d’offres sur les obligations ayant une maturité de 5 ans, ce qui soulève des questions sur les préférences d’investissement et les anticipations du marché concernant les conditions économiques à moyen terme.Le montant total des soumissions qui ont été retenues s’élève à une impressionnante somme de 38,499 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions qui a été rejeté atteint 19,413 milliards de FCFA. Cette situation donne lieu à un taux d’absorption tout à fait significatif de 66,48 %, indiquant une forte participation des investisseurs dans ce processus. Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues auront l’occasion de bénéficier d’un rendement moyen pondéré de 7,39 % pour les bons, un rendement légèrement inférieur de 7,28 % pour les obligations d’une durée de 3 ans, et un rendement de 7,25 % pour celles dont la durée est de 7 ans.
Quant aux obligations émises sur le marché financier, le Trésor Public Burkinabé, qui joue un rôle essentiel dans la régulation et la gestion des ressources économiques du pays, a confirmé avec une grande emphase son engagement à rembourser les bons le premier jour ouvré qui suivra la date d’échéance, laquelle a été fixée au 13 janvier 2027, une date symbolique pour de nombreux investisseurs qui croient fermement au potentiel de développements économiques au Burkina Faso.
Il est important de noter que le paiement des intérêts sera effectué à l’avance, ces derniers étant précomptés sur la valeur nominale des titres, une stratégie mise en place pour garantir que les investisseurs reçoivent leurs revenus de manière fluide et opportune. Cette décision, loin d’être anodine, vise à assurer une gestion efficace des flux de trésorerie et à renforcer la confiance des investisseurs dans le système financier burkinabé, tout en montrant que le pays est déterminé à créer un climat d’investissement stable et attractif, propice à la croissance économique et au développement durable.
Concernant le remboursement du capital relatif aux obligations émises, ce dernier s’effectuera de manière méthodique et précise le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée, laquelle est stratégiquement programmée pour le 15 janvier 2029 en ce qui concerne les obligations de 3 ans, tandis que pour celles de 7 ans, la date d’échéance a été fixée au 15 janvier 2033. Ceci garantit aux investisseurs une certaine tranquillité d’esprit quant à la planification de leurs finances.
Notons que les intérêts générés par ces obligations, seront réglés de manière annuelle, apportant ainsi un flux de revenus régulier aux investisseurs. Les obligations de 3 ans bénéficieront d’un taux d’intérêt attractif de 6,00 %, tandis que celles de 7 ans jouiront d’un taux légèrement supérieur, établi à 6,40 %. Ces paiements d’intérêts commenceront dès la fin de la première année, permettant ainsi aux détenteurs d’obligations de recevoir un retour sur investissement dès les premiers mois après leur acquisition.
Mariam KONE

