Sénégal: le trésor public mobilise 143 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, en date du vendredi 6 février 2026, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) a entrepris une démarche financière stratégique en sollicitant et en obtenant avec succès la somme substantielle de 143 milliards FCFA.

Cette collecte de fonds a été réalisée auprès des investisseurs opérant sur le marché financier de l’UMOA, à travers une émission d’adjudication simultanée qui a concerné des bons assimilables du trésor d’une durée de 182 et 364 jours, ainsi que des obligations assimilables du Trésor étalées sur des périodes de 3, 5 et 7 ans. Cet événement marquant a été organisé en étroite collaboration avec l’entité UMOA-Titres, renforçant ainsi les liens entre les différentes institutions financières de la région, et témoignant d’une confiance renouvelée des investisseurs envers les mécanismes de financement public sénégalais. Cette dynamique participe à l’essor économique du pays tout en consolidant sa position sur le marché financier régional.

La Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT) avait récemment lancé un appel d’offres pour un montant impressionnant de 130 milliards de francs CFA, une initiative visant à renforcer les finances publiques et à mobiliser des ressources pour divers projets d’infrastructure et de développement. À la suite de cette mise en adjudication, les soumissions globales des investisseurs ont atteint un total significatif de 239,899 milliards FCFA, illustrant ainsi un grand intérêt et une confiance manifeste des investisseurs envers les instruments émis par l’État. Ce chiffre impressionnant se traduit par un taux de couverture du montant initialement mis en adjudication de 184,53%, indiquant une forte demande et une compétition accrue parmi les acteurs du marché.

Parmi les soumissions reçues, le montant finalement retenu s’élève à 143 milliards FCFA, tandis que 96,889 milliards FCFA de soumissions ont été rejetées, ce qui révèle que la sélection des offres a été soigneusement réalisée pour garantir la maximisation des rendements pour l’État. Cela conduit à un taux d’absorption de 59,61%, un indicateur révélateur de l’efficacité et de la sélectivité du processus d’adjudication.

Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues bénéficieront ainsi d’un rendement moyen pondéré qui varie en fonction de la durée des bons et obligations souscrits : 6,39% pour les bons d’une durée de 182 jours, un taux légèrement plus élevé de 7,41% pour ceux à 364 jours, suivi par des obligations de 3 ans qui offriront un rendement de 7,83%. De plus, les investisseurs à plus long terme verront leur portefeuille fructifier avec un rendement de 7,72% pour les obligations de 5 ans et de 7,73% pour celles de 7 ans, signalant une opportunité attrayante pour ceux souhaitant investir dans des titres publics tout en contribuant au développement économique du pays.
La DGCPT promet aux investisseurs de leur rembourser les bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 9 août 2026 pour ceux de 182 jours et 7 février 2027 pour ceux de 364 jours. Les intérêts seront payés d’avance en les précomptant sur la valeur nominale de ces bons.

Pour ce qui est du remboursement du capital des obligations, il est clair que ce processus a été soigneusement programmé afin de respecter une rigueur administrative et financière. Ainsi, le remboursement est prévu pour le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance, une mesure qui contribue à la clarté et la prévisibilité des opérations financières. Les dates fixées sont le 9 février 2029 pour les obligations d’une durée de trois ans, le 9 février 2031 pour celles de cinq ans, et enfin le 9 février 2033 pour celles qui s’étendront sur sept ans. Ceci illustre la diversité des options d’investissement proposées à travers ces obligations, permettant aux investisseurs de choisir en fonction de leurs besoins de liquidité et de rendement. En outre, le DGCPT, en tant qu’entité responsable, s’acquittera du paiement des intérêts de manière annuelle, garantissant ainsi un flux régulier de revenus aux investisseurs.

Notons que le taux d’intérêt est fixé à 6,30% pour les obligations de trois ans, 6,45% pour celles de cinq ans et 6,60% pour celles de sept ans, ce qui reflète une attention particulière à la rémunération des investisseurs pour le capital engagé. Ce mécanisme de paiement des intérêts débute dès la fin de la première année, ce qui permet aux investisseurs de bénéficier rapidement des rendements de leur investissement.

Mariam KONÉ

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