(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) manifeste son engagement croissant en faveur de solutions durables et résilientes face aux défis pressants du changement climatique, un phénomène qui a des implications profondes pour l’environnement, l’économie et les sociétés à travers le globe.
Cet engagement stratégique vise non seulement à répondre aux enjeux environnementaux, mais également à autonomiser directement les communautés locales qui sont souvent les plus touchées par les effets dévastateurs du changement climatique.
Dans cette dynamique proactive, la BIDC, à travers son Fonds Régional pour l’Agriculture et l’Alimentation (FRAA), a franchi une étape significative en concluant, au siège de l’institution, un accord de financement substantiel de 600 000 USD environ 333 millions de FCFA) avec le Global Green Growth Institute (GGGI), un organisme reconnu pour son rôle crucial dans la promotion de la croissance économique verte à l’échelle mondiale.
Cet accord témoigne de la volonté partagée d’investir dans l’avenir durable des communautés locales, en leur fournissant les ressources nécessaires pour développer des pratiques agricoles et alimentaires qui sont non seulement économiquement viables, mais également respectueuses de l’environnement et bénéfiques pour la société dans son ensemble.
Ce partenariat stratégique, qui témoigne d’une véritable volonté de collaboration et d’innovation, insuffle un renouveau significatif au projet WAICSA (West African Initiative for Climate-Smart Agriculture). Cette initiative, conçue pour répondre aux enjeux cruciaux de notre époque, se positionne au cœur de la stratégie régionale ambitieuse visant à métamorphoser de manière durable le secteur agricole, particulièrement face aux défis environnementaux extrêmes qui menacent la sécurité alimentaire et le bien-être des populations.
Le financement alloué, non seulement substantiel, mais aussi judicieusement orienté, permettra de fortifier les chaînes de valeur essentielles, favorisant ainsi le développement de filières agricoles particulièrement résilientes aux aléas climatiques variés tels que les sécheresses dévastatrices et les inondations imprévisibles. En parallèle, cette initiative ambitieuse visera à innover sur le plan technique, en mettant en avant des méthodes de production « climat-intelligentes » qui non seulement répondent aux exigences contemporaines en matière de durabilité, mais garantissent également la sécurité alimentaire pour les générations futures.
De plus, elle se fixe comme objectif d’autonomiser les producteurs en offrant aux agriculteurs de la zone CEDEAO les outils financiers et techniques indispensables pour assurer la pérennité de leurs revenus, ce qui leur permettra de mieux faire face aux fluctuations du marché et d’améliorer leur qualité de vie dans un contexte de changement climatique croissant.
Pour la BIDC, l’investissement dans l’agriculture n’est plus seulement une question de rendement, mais de survie et de souveraineté. En s’associant au GGGI, expert mondial de la croissance verte, la Banque s’assure que chaque dollar investi contribue à bâtir une économie rurale plus robuste.
Ce projet représente une étape décisive et cruciale dans l’intégration des préoccupations climatiques au sein des politiques de financement régional, soulignant ainsi l’importance grandissante de l’environnement dans les stratégies de développement économique.
Il démontre de manière claire et frappante que la prospérité de l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dépend impérativement d’une adaptation proactive et éclairée de son premier secteur d’activité, à savoir l’agriculture, qui est la colonne vertébrale de l’économie régionale et le principal moyen de subsistance pour des millions de personnes.
Notons qu’en tenant compte des défis environnementaux contemporains, ce projet ouvre la voie à des pratiques agricoles durables qui non seulement répondent aux besoins actuels, mais garantissent également un avenir viable et fructueux pour les générations à venir.
Moussa KONÉ

