Afrique : la BAD estime que les besoins financiers annuels du continent s’élèvent à près de 400 milliards de dollars.

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique, lors d’un événement marquant qui a réuni des personnalités de haut niveau, le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah, a réaffirmé avec conviction et passion la nécessité d’un financement massif pour soutenir la transformation économique du continent.

Cette déclaration a été faite à l’occasion du traditionnel déjeuner annuel, qui rassemble les ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire, un rendez-vous important pour discuter des enjeux économiques pressants, et qui s’est tenu ce mercredi 5 février 2026 dans la vibrante capitale ivoirienne, Abidjan, connue pour son dynamisme et son rôle de plaque tournante économique en Afrique de l’Ouest.

Face à une assemblée composée de diplomates engagés, le patron de cette institution panafricaine reconnue a insisté sur l’ampleur colossale des besoins financiers du continent, qui sont évalués à près de 400 milliards de dollars par an. Pour y répondre efficacement et transformer véritablement l’économie africaine, il a plaidé pour une mobilisation accrue et renforcée des partenaires techniques et financiers, ainsi que du secteur privé international, dont le rôle est crucial dans cette dynamique de changement. En outre, il a appelés à une meilleure orientation des ressources domestiques africaines, qui sont estimées à un trillion de dollars, actuellement investies dans des secteurs tels que l’immobilier, vers des projets structurants et durables qui répondent aux véritables besoins des populations et stimulent la croissance économique et le développement durable à long terme.

Cette stratégie s’inscrit dans la mise en place d’une nouvelle architecture financière, qui est soigneusement déployée aux niveaux continental, régional et national, dans le but précis de renforcer la cohérence et l’intégration du système financier africain tout en accélérant le développement socio-économique du continent. Ce nouvel héritage financier vise non seulement à créer des mécanismes plus robustes et résilients pour faire face aux défis économiques actuels, mais également à promouvoir une collaboration étroite entre les différentes nations africaines, afin d’unir leurs forces dans un contexte mondial en constante évolution.

Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) a également mis en avant le potentiel démographique exceptionnel du continent, soulignant qu’en d’ici 2050, l’Afrique devrait représenter un quart de la population mondiale, ce qui est une occasion unique pour le développement. De plus, il est prévu que le continent bénéficie d’une main-d’œuvre qui surpassera même celle des grandes puissances économiques telles que la Chine et l’Inde, ce qui en fait un foyer d’opportunités sans précédent. Dans cette perspective inspirante, il a érigé en priorités le développement de l’entrepreneuriat dynamique, la promotion de l’apprentissage continu, l’amélioration des systèmes éducatifs pour fournir des compétences pertinentes, ainsi que le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME), ceci avec l’appui croissant du numérique et des solutions d’intelligence artificielle, qui joueront un rôle crucial dans l’autonomisation des jeunes africains et l’innovation économique.

Au cœur de son intervention, le Dr Sidi Ould Tah a défendu avec passion une logique de coopération équilibrée et mutuellement bénéfique, en déclarant fermement : « L’Afrique a besoin d’investissements et doit offrir des opportunités d’investissement à ses pays partenaires. C’est à travers ce partenariat gagnant-gagnant que nous contribuerons non seulement à la transformation de nos matières premières, mais aussi au développement d’infrastructures résilientes qui peuvent résister aux aléas des temps modernes et, surtout, à la création d’emplois durables pour les jeunes, qui représentent l’avenir de notre continent. » 

Cette approche audacieuse et visionnaire a été saluée avec enthousiasme par le corps diplomatique présent, qui y voit un levier d’efficacité crucial dans un contexte international particulièrement marqué par la baisse préoccupante des investissements directs étrangers et un multilatéralisme fragilisé, ce qui rend d’autant plus urgente la nécessité d’établir des alliances stratégiques et des synergies productives. 

Le dirigeant s’est par ailleurs félicité des contributions « historiques » des 81 pays membres de la Banque, dont 24 africains, des investissements qui ont été annoncés lors de la 17ᵉ reconstitution du Fonds africain de développement (FAD), événement significatif qui témoigne de l’engagement collectif à œuvrer pour le développement durable et inclusif de la région.

Le traditionnel déjeuner annuel, un événement incontournable du calendrier des activités de la Banque Africaine de Développement (BAD), a également enregistré le soutien significatif des autorités ivoiriennes, qui jouent un rôle clé dans le développement économique de leur pays, ainsi que de plusieurs représentants diplomatiques présents, venant de différentes régions du monde. Ces dignitaires ont réaffirmé leur adhésion à la stratégie de l’institution panafricaine, soulignant ainsi l’importance de la coopération internationale et de l’engagement collectif pour le développement durable sur le continent africain.

À travers ce rendez-vous diplomatique, qui offre une plateforme pour l’échange d’idées et la négociation, la BAD entend consolidar ses alliances stratégiques et établir des partenariats durables qui serviront à renforcer le tissu économique de la région. L’institution se fixe par ailleurs comme objectif de positionner l’investissement, qu’il soit public ou privé, comme moteur central de la prochaine phase de croissance africaine, mettant en avant l’urgence de mobiliser des ressources financières pour répondre aux défis contemporains tout en favorisant un environnement propice à l’émergence de projets innovants et durables.

Moussa KONÉ 

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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