(CROISSANCE AFRIQUE)-Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie financière visant à financer le budget prévisionnel de l’année 2026, le Burkina Faso a réussi, ce mercredi 11 février 2026, à lever une somme impressionnante de 65,999 milliards FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Cette opération a été effectuée à la suite d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée d’un an, soit 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor s’étalant sur des périodes de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative financière a été organisée en collaboration avec l’institut UMOA-Titres, illustrant l’engagement du Burkina Faso à optimiser ses ressources financières.
Le Trésor Public burkinabé a ainsi mis en adjudication un montant global de 60 milliards de FCFA, témoignant de sa volonté de mobiliser des fonds significatifs pour soutenir ses projets de développement. Les résultats de cette opération sont d’autant plus encourageants, puisque le montant total des soumissions a atteint 148,099 milliards FCFA, un chiffre qui souligne l’intérêt marqué des investisseurs pour les titres émis par le Burkina Faso.
Aussi, cela se traduit par un impressionnant taux de couverture des montants mis en adjudication, lequel s’élève à 246,83%, indiquant que les demandes des investisseurs ont largement excédé l’offre disponible. Cette dynamique positive sur le marché financier donne des indices encourageants sur la confiance des investisseurs dans la stabilité économique et la capacité de remboursement du pays. Sur le montant total des soumissions, la somme qui a été retenue s’élève à un impressionnant total de 65,999 milliards de FCFA, tandis que celle qui a été rejetée atteint 82,099 milliards de FCFA. Cette situation donne ainsi un taux d’absorption des soumissions de 44,56%, ce qui reflète une dynamique intéressante sur le marché des bons et des obligations.
Les investisseurs, qui ont vu leurs soumissions acceptées, bénéficieront d’un rendement moyen pondéré qui varie en fonction de la durée de l’instrument de placement : 7,18% pour les bons, ce qui indique un retour intéressant sur investissement à court terme, 7,85% pour les obligations d’une durée de trois ans, 6,81% pour celles à cinq ans, et 7,28% pour les obligations dont la durée est de sept ans, démontrant ainsi une diversité et une attractivité des options offertes aux investisseurs.
L’émetteur de ces bons a pour projet de rembourser la totalité des bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui a été fixée avec soin au 10 février 2027. Ce calendrier de remboursement précis témoigne d’une solide stratégie de gestion financière. En outre, il est important de noter que le paiement des intérêts sera effectué à l’avance, étant précompté sur la valeur nominale de ces bons, ce qui permet aux investisseurs de sécuriser un certain niveau de rendement dès le départ. Concernant le remboursement du capital des obligations émises par le gouvernement burkinabé, le Trésor Public burkinabé a annoncé avec assurance son intention de procéder à ce remboursement le premier jour ouvré suivant la date d’échéance qui a été fixée au 15 janvier 2029 pour les obligations ayant une durée de 3 ans, au 15 janvier 2031 pour celles d’une durée de 5 ans, et au 15 janvier 2033 pour celles s’étalant sur 7 ans.
Ce calendrier bien défini vise à garantir aux investisseurs la sécurité de leurs placements. Parallèlement, le paiement des intérêts est prévu d’être réalisé de manière annuelle, calculé sur la base d’un taux attrayant de 6 % pour les obligations à 3 ans, de 6,20 % pour celles à 5 ans, et de 6,40 % pour les obligations à 7 ans.
Notons que ces paiements d’intérêts débuteront dès la fin de la première année de détention des obligations, témoignant ainsi d’un engagement fort du Trésor Public à respecter ses obligations financières vis-à-vis des investisseurs, dans un contexte économique favorisant la confiance et la stabilité.
Abdoulaye KONÉ

