(CROISSANCE AFRIQUE)- En Côte d’Ivoire, ce mardi 24 février 2026, un événement majeur a eu lieu sur le marché financier de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), lorsque la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever la conséquente somme de 80 milliards de FCFA.
Cette levée de fonds a été réalisée dans le cadre d’une émission d’obligations assimilables du trésor, qui ont des échéances de 3, 5 et 7 ans, offrant ainsi aux investisseurs divers choix adaptés à leurs stratégies d’investissement.
L’émetteur a, dans un souci de transparence et d’attractivité, mis en adjudication la totalité de cette somme de 80 milliards de FCFA, attirant une forte participation du marché. En effet, les soumissions globales effectuées par les investisseurs ont atteint un impressionnant montant de 131,900 milliards de FCFA. Ce chiffre significatif témoigne non seulement d’un intérêt marqué pour les obligations de l’État, mais également d’une confiance renouvelée dans la solidité de la gestion financière de la Côte d’Ivoire.
En conséquence, cette situation a engendré un taux de couverture du montant mis en adjudication qui s’élève à un impressionnant 164,88%, soulignant ainsi l’engouement et la confiance des investisseurs envers les titres publics ivoiriens. Ce développement constitue un signal positif pour l’économie nationale, laissant présager une dynamique de croissance et une volonté de maintenir un climat d’investissement favorable dans la région.
Le montant total des soumissions qui a été retenu s’élève à 80 milliards de FCFA, tandis que celui des soumissions qui ont été rejetées atteint un montant considérable de 43,900 milliards de FCFA. Ce contraste entre les deux figures financières offre un taux d’absorption impressionnant de 66,72%, révélant ainsi l’appétit des investisseurs pour ces instruments financiers.
Les investisseurs dont les propositions de soumission ont été retenues auront le plaisir de constater qu’ils bénéficieront d’un rendement moyen pondéré attrayant, qui s’élève à 6,89% pour les obligations d’une durée de 3 ans, à 7,31% pour celles de 5 ans, et à 6,90% pour celles de 7 ans, ce qui démontre un intérêt fiable pour la stabilité et la croissance financière à travers ces investissements.
Le Trésor Public ivoirien a pris un engagement ferme et sérieux quant à la gestion de ces obligations, s’étant engagé à rembourser le capital investi le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée de manière précise au 25 février 2029 pour les obligations de 3 ans, au 25 février 2031 pour les obligations de 5 ans et, enfin, au 25 février 2033 pour celles de 7 ans.
Notons que le paiement des intérêts de ces obligations se déroulera annuellement, sur la base d’un taux d’intérêt de 5,35% pour les obligations de 3 ans, de 5,60% pour celles de 5 ans, et de 5,85% pour celles de 7 ans, le tout commençant dès la fin de la première année suivant l’émission, ce qui témoigne d’une volonté claire d’assurer un revenu régulier à ses investisseurs et une gestion rigoureuse des finances publiques.
Abdoulaye KONÉ

