(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, lors du Conseil des ministres qui s’est tenu le jeudi 8 octobre 2026, les autorités ont pris une décision significative en adoptant le rapport relatif au projet de loi de finances pour l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2027.
Ce projet budgétaire, qui s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030, se distingue par des prévisions de recettes s’élevant à 4 220,4 milliards FCFA, tandis que les dépenses sont estimées à 4 839,4 milliards FCFA. Cette augmentation notable des dépenses, par rapport à la loi de finances rectificative pour 2026 adoptée par l’Assemblée législative du Peuple en septembre 2026, représente une hausse de 624,1 milliards FCFA, soulignant ainsi l’engagement du gouvernement à répondre aux besoins croissants de la population et à soutenir le développement économique du pays.
Par ailleurs, l’élaboration du budget 202, selon les déclarations du gouvernement, repose sur des priorités clairement définies et des choix stratégiques budgétaires qui découlent des quatre piliers du Plan RELANCE 2026-2030. Cette approche vise à garantir une cohérence entre les allocations budgétaires et les objectifs stratégiques établis dans ce programme de développement, qui se concentre sur des domaines clés tels que l’amélioration des infrastructures, la santé, l’éducation et la sécurité.
Aussi, le projet de budget intervient dans un contexte national marqué par des défis économiques et sociaux, mais aussi par des opportunités de croissance et de transformation. En intégrant ces éléments, le gouvernement espère non seulement stimuler l’économie, mais également renforcer la résilience des communautés face aux crises futures.
Sur le plan financier, les dépenses prévues pour l’année 2027 s’établissent à un impressionnant montant de 4 839,4 milliards FCFA, tandis que les recettes budgétaires attendues se chiffrent à 4 220,4 milliards FCFA. Cette configuration met en lumière un déficit budgétaire global de 619 milliards FCFA, ce qui représente un pourcentage significatif de 2,9 % du produit intérieur brut (PIB) nominal. Cette situation soulève des préoccupations quant à la viabilité financière et à la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources.
Cependant, il est important de noter que les prévisions de recettes budgétaires totales affichent une progression encourageante de 491,9 milliards FCFA par rapport aux prévisions révisées de 2026, ce qui se traduit par une hausse substantielle de 13,2 %. Cette augmentation témoigne des ambitions renouvelées du gouvernement en matière de mobilisation des ressources publiques, visant à soutenir la mise en œuvre des priorités stratégiques définies dans le plan de développement national.
À l’issue de l’examen minutieux du rapport financier, le Conseil des ministres a donné son accord pour la transmission du projet de loi de finances à l’Assemblée législative du Peuple. Ce projet sera soumis à un examen approfondi par les députés, qui auront la responsabilité d’évaluer son contenu et de décider de son adoption éventuelle.
Notons que ce processus législatif est crucial, car il déterminera les orientations budgétaires et les priorités de financement pour les années à venir, influençant ainsi le développement économique et social du pays.
Mariam KONE

