Au Burkina Faso, les nations unies débloquent 850 milliards de FCFA en faveur du développement durable 

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un pays situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, l’État bénéficiera d’un financement global particulièrement significatif de plus de 850 milliards FCFA, une somme qui témoigne de l’engagement du Système des Nations unies en faveur du développement durable de la nation

Ce financement sera alloué à la mise en œuvre de trois programmes structurants essentiels qui viseront à promouvoir un avenir plus prospère et inclusif pour tous les Burkinabé durant la période cruciale qui s’étendra de 2025 à 2030. L’accord ayant permis d’établir ce partenariat a été officiellement signé le 6 février 2026, lors d’une cérémonie tenue dans la capitale, Ouagadougou, par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et le coordonnateur par intérim du Système des Nations unies, Maurice Azonnankpo, marquant ainsi une étape importante dans la coopération entre le Burkina Faso et ses partenaires internationaux. 

À travers cet engagement financier et stratégique, les partenaires entendent soutenir les priorités nationales du pays, notamment celles liées à la souveraineté alimentaire, qui est cruciale pour la sécurité des populations, ainsi que la stabilisation des territoires, un impératif face aux défis régionaux actuels, et la consolidation de la cohésion sociale, qui est essentielle pour maintenir la paix et l’harmonie au sein de la diversité culturelle burkinabé.

Cet appui stratégique et financier vise à accompagner le pays dans un contexte complexe et délicat, marqué par des défis sécuritaires persistants qui entravent le développement, des déplacements de populations souvent forcés en raison de la violence et des conflits, ainsi que des chocs climatiques répétés qui menacent la stabilité des moyens de subsistance. 

L’essentiel des ressources mobilisées, soit plus de 645 milliards FCFA, sera donc judicieusement consacré à la transformation durable des systèmes alimentaires, un enjeu crucial pour le développement durable du pays. Ce programme ambitieux couvrira l’ensemble des 17 régions, mettant en œuvre des initiatives ciblées et adaptées, avec une attention particulière portée aux zones à fort potentiel agricole ainsi qu’aux localités sévèrement affectées par l’insécurité alimentaire et les crises nutritives.

 Aussi, l’objectif affiché et fondamental est d’accélérer l’atteinte de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, en renforçant durablement la production agricole locale et en consolidant la résilience des communautés rurales, afin qu’elles puissent non seulement surmonter les défis actuels, mais aussi s’épanouir face aux incertitudes futures.

Un second programme, qui bénéficie d’un financement conséquent de plus de 109 milliards de FCFA, a été élaboré dans le but de faciliter la transition tant attendue entre l’aide humanitaire, souvent temporaire et conjoncturelle, et des mécanismes durables qui encouragent le développement durable et la paix à long terme. L’objectif principal de ce programme sera de diminuer la dépendance croissante à l’assistance d’urgence, qui peut parfois engendrer un climat d’attente plutôt qu’un véritable changement. Ainsi, il s’agira de promouvoir des solutions structurelles, élaborées avec soin et portant une vision à long terme, aptes à restaurer les moyens de subsistance des populations affectées et à stabiliser les zones jugées particulièrement vulnérables face aux crises multiples qu’elles subissent. L’approche prisée par ce programme vise non seulement à apporter une aide immédiate, mais aussi à s’assurer que les bénéficiaires puissent développer des compétences et des ressources pérennes pour améliorer leur qualité de vie et renforcer leur résilience face aux défis futurs.

Le troisième axe d’intervention, dynamique et essentiel, mobilisera plus de 151 milliards FCFA dans un effort résolu pour soutenir la stabilisation des territoires, mettant particulièrement l’accent sur les zones frontalières, souvent marquées par des défis sécuritaires, ainsi que sur les espaces les plus vulnérables qui souffrent d’une absence notoire de ressources et de soutien. En effet, ce volet ambitieux prévoit non seulement de renforcer la présence de l’État dans ces régions, mais aussi de consolider le tissu social, en favorisant la cohésion et la solidarité entre les communautés. Cela inclut également la création de conditions propices à une paix durable, résultant de l’engagement envers des actions ciblées et adaptées aux besoins spécifiques des populations affectées, qui ont souvent été laissées pour compte en raison de diverses crises.

Par ailleurs, ces programmes ne sont pas isolés ; au contraire, ils s’inscrivent en cohérence avec les orientations clairement définies du Plan national de développement RELANCE, qui a été adopté le 29 janvier 2026, pour la période s’étalant de 2026 à 2030. 

Notons qu’il est crucial de souligner que ces initiatives constituent des leviers opérationnels stratégiques, élaborés pour soutenir les quatre piliers fondamentaux de ce plan visionnaire, visant à transformer le paysage socio-économique du pays et à améliorer de manière significative et concrète les conditions de vie des Burkinabè, en leur offrant des opportunités d’avenir, de sécurité et de prospérité.

Mariam KONE 

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