(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Kenya, le groupe financier NCBA et le Fonds africain de garantie (AGF) ont renouvelé leur collaboration par le biais d’un nouvel accord de garantie. Ce partenariat est conçu pour renforcer la capacité de NCBA à octroyer des prêts aux petites et moyennes entreprises (PME) du Kenya, en ciblant particulièrement les secteurs clés tels que l’agriculture, le commerce et l’énergie durable.
Le nouvel accord, annoncé le 3 avril 2025, s’élève à 3 milliards de shillings kényans, soit environ 23,2 millions de dollars, et inclut un mécanisme de partage des risques. L’accord met également l’accent sur le financement vert, facilitant l’accès aux ressources financières pour des projets liés aux énergies renouvelables et à l’agriculture durable, tout en intégrant un soutien technique et des formations destinées aux PME afin d’améliorer leur gestion financière et leurs perspectives de croissance.
John Gachora, directrice générale du groupe, a souligné que « ce partenariat avec l’AGF permettra à NCBA d’intensifier son soutien aux PME kenyans, de promouvoir des initiatives dans les secteurs de l’énergie renouvelable et de l’agriculture durable, tout en soutenant les entreprises dirigées ou détenues par des femmes ».
Cette initiative constitue la deuxième collaboration entre NCBA et l’AGF, qui travaillent ensemble depuis plus de 12 ans pour améliorer l’accès au financement des PME. Au cours de la dernière décennie, NCBA a accordé 17 milliards de shillings kényans de prêts à 696 PME. En 2024, 24 % des crédits du groupe ont été attribués au secteur manufacturier, 16 % au commerce et 14 % aux transports.
Malgré ces efforts, la demande de financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au Kenya reste largement insatisfaite, avec un déficit de financement s’élevant à 19,38 milliards de dollars, équivalent à environ 30 % du PIB du pays.
Les femmes entrepreneures, en particulier, sont confrontées à de nombreux défis, notamment un accès restreint au financement, un manque de compétences en gestion, et diverses contraintes juridiques, sociales et politiques. Les banques jugent souvent ces entreprises risquées en raison de l’absence d’actifs en garantie et de leur taille modeste.
Notons qu’encourager l’investissement privé dans ce secteur est essentiel pour une croissance économique plus inclusive. En outre, NCBA Group opère non seulement au Kenya, mais aussi au Rwanda, en Tanzanie, en Ouganda et dans certains marchés d’Afrique de l’Ouest à travers des filiales non bancaires.
Daouda Bakary KONE