(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le gouvernement a pris une mesure significative pour le développement numérique du pays, en approuvant, lors du Conseil des ministres tenu le 4 février 2026, la ratification d’un accord de prêt d’un montant impressionnant d’environ 84,35 milliards de FCFA, ce qui équivaut à environ 152 millions de dollars.
Ce prêt a été conclu avec l’Association internationale de développement (AID), qui représente le guichet concessionnel du Groupe de la Banque mondiale, une organisation reconnue pour son engagement à promouvoir le développement économique et social dans les pays en voie de développement. Ce financement a pour objectif principal de soutenir la première phase du Projet d’Accélération Digitale en Côte d’Ivoire (PADCI), un programme ambitieux qui aspire à transformer la manière dont les Ivoiriens interagissent avec la technologie.
Le projet vise à renforcer l’usage inclusif et résilient de l’Internet haut débit, en garantissant que l’accès à ce service essentiel soit élargi à un maximum de citoyens. En outre, il a pour but d’étendre l’accès aux services numériques variés et d’intensifier la numérisation des services publics, en se focalisant sur des secteurs sociaux prioritaires tels que l’éducation, la santé et l’administration, pour s’assurer que tous les Ivoiriens puissent bénéficier des avantages d’une société de plus en plus numérique.
Aussi, le Programme d’Accélération du Développement des Capacités numériques et d’Innovation (PADCI) inclut des mesures soigneusement élaborées pour fournir non seulement une assistance technique précieuse mais également des équipements modernes et performants, destinés à créer, développer et rendre opérationnelles des agences numériques dynamiques et innovantes.
Par ailleurs, ces agences sont essentielles pour la mise en place d’instances de gouvernance dédiées à l’intelligence artificielle, qui jouent un rôle vital dans la régulation et la promotion des technologies avancées. En parallèle, le programme vise à établir des plateformes numériques publiques accessibles à tous, permettant ainsi de démocratiser l’accès à l’information et aux services numériques.
La stratégie du PADCI met également un accent particulier sur le développement de compétences numériques variées, allant des compétences intermédiaires à celles plus avancées. Cela est particulièrement crucial pour les jeunes et les femmes, des groupes souvent sous-représentés dans le domaine technologique, dans le but de favoriser une transition numérique plus équitable et inclusive, où chacun peut tirer profit des opportunités offertes par le numérique.
Notons que le projet ambitieux entend également accélérer la numérisation des services publics, surtout dans les zones reculées et défavorisées, afin d’améliorer l’accès des populations vulnérables aux solutions numériques. Ces initiatives incluent la modernisation des établissements scolaires, des centres de santé, des administrations locales et des structures sociales, assurant ainsi que même les communautés les plus isolées bénéficient des avancées technologiques et des services qui en découlent, contribuant ainsi à une société plus connectée et équitable.
Abdoulaye KONÉ

