(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Cameroun, dans le cadre d’une initiative stratégique visant à contrer l’inflation et à garantir qu’elle reste en dessous de la norme fixée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui est de 3 %, le gouvernement gabonais a pris la décision significative de suspendre provisoirement l’importation de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que la redevance de scanning.
Cette mesure vise spécifiquement les produits alimentaires essentiels, qui sont cruciaux pour la sécurité alimentaire des populations, et elle s’étend également à certains matériaux de construction, afin de faciliter les projets d’habitat et d’infrastructure. En mettant en œuvre cette politique économique, le gouvernement espère non seulement réduire le coût de la vie pour les citoyens, mais aussi stimuler l’économie locale en encourageant une plus grande accessibilité et disponibilité de ces biens indispensables.
En effet, selon un communiqué détaillé publié le 15 février 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, il a été clairement décidé de mettre en œuvre une suspension temporaire des droits et taxes sur certains produits de grande consommation, et ce, pour une durée de six mois. Cette décision stratégique vise à alléger le fardeau financier des consommateurs, et elle concerne notamment une large gamme de produits essentiels tels que les viandes, les volailles, les poissons, ainsi que les produits laitiers qui font partie intégrante de l’alimentation quotidienne.
En outre, les conserves, le riz, les pâtes, les huiles et le sucre, qui sont des ingrédients basiques dans de nombreux foyers, sont également inclus dans cette suspension. Parallèlement, il est intéressant de noter que cette mesure s’applique aussi à des matériaux de construction importants tels que le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable, des ressources indispensables pour le secteur de la construction et du bâtiment. Cela illustre une approche plus large de soutien aux secteurs alimentaires et de la construction, particulièrement en période d’incertitude économique.
Ajouté à ceci, le lancement d’un audit complet de performance et de pertinence de tous les régimes fiscaux et douaniers dérogatoires de la réforme des conditions d’éligibilité à ces régimes est d’une importance capitale. Cet audit se fondera sur des principes essentiels tels que la « transparence, l’équité » et l’impact économique mesurable, des éléments qui permettront de garantir une approche juste et responsable envers la gestion des ressources fiscales. Pour le gouvernement, cette nouvelle trêve fiscale de six mois, qui est mise en place dans un contexte budgétaire délicat, « constitue pour l’État, un effort budgétaire substantiel », impliquant une réévaluation des priorités économiques nationales.
C’est pourquoi, les services compétents, dotés d’une responsabilité accrue et d’une mission claire, procéderont aux contrôles nécessaires pour en assurer le respect et la mise en œuvre efficace des nouvelles régulations fiscales. Ce processus représente un défi de taille, et les autorités devront faire preuve d’une grande diligence afin de répondre aux attentes du public et des investisseurs.
Notons que le pays table sur des recettes douanières de 707,3 milliards FCFA en 2026, un objectif ambitieux qui nécessite une hausse de 45% par rapport à l’année précédente, ce qui souligne l’importance cruciale de ces efforts d’audit et de surveillance pour garantir la viabilité économique à long terme.
Daouda Bakary KONÉ

