(CROISSANCE AFRIQUE)-Au terme de son émission d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 182 jours et 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor à moyen terme de 3 et 5 ans, le Mali a réussi à lever ce mercredi 7 janvier 2026 sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) une somme impressionnante de 44 milliards de FCFA.
Cette opération financière s’inscrit dans le cadre de la stratégie économique du pays, qui vise à assurer une stabilité budgétaire et à soutenir le développement de ses infrastructures et services publics. Cette levée de fonds a un objectif clairement défini : garantir la couverture des besoins de financement du budget 2026 de l’Etat malien, une tâche cruciale dans un contexte économique mondial incertain.
Pour atteindre cet objectif, l’émetteur, en l’occurrence le Trésor public malien, a décidé de mettre en adjudication un montant de 40 milliards de FCFA, un choix stratégique qui permet d’attirer des investisseurs institutionnels et privés. Les résultats ont montré un engouement considérable, avec des soumissions globales des investisseurs s’élevant à un total impressionnant de 78,834 milliards de FCFA, témoignant ainsi de la confiance et de l’intérêt des acteurs financiers pour le Mali.
Cependant, il convient de noter qu’il n’y a pas eu de soumissions sur les obligations ayant une maturité de 5 ans, ce qui indique une certaine prudence de la part des investisseurs concernant les engagements à plus long terme. Ce contexte spécifique a ainsi conduit à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 197,09%, un chiffre qui dépasse largement les attentes initiales et qui souligne l’attrait du marché malien malgré les incertitudes économiques.Le montant des soumissions qui ont été retenues s’élève à 44 milliards de FCFA, tandis que le montant des soumissions rejetées est de 34,834 milliards de FCFA, ce qui représente une part significative qui n’a pas été acceptée dans le cadre du processus de sélection. En conséquence, cela se traduit par un taux d’absorption qui atteint un impressionnant 55,81%, reflétant ainsi la capacité du marché à absorber une partie non négligeable de ces fonds.
Concernant le rendement moyen pondéré, il est important de noter qu’il a atteint un chiffre de 6,08% pour les bons de trésorerie d’une durée de 182 jours, ce qui indique une rentabilité intéressante pour cet investissement à court terme. De plus, pour les bons de 364 jours, le rendement est encore plus élevé, s’établissant à 7,24%, ce qui montre une attractivité accrue pour les investisseurs cherchant des placements à moyen terme. Enfin, les obligations de 3 ans ont affiché un rendement notable de 8,42%, soulignant ainsi les perspectives de bénéfices à plus long terme qui peuvent séduire les investisseurs désireux de diversifier leurs portefeuilles et d’optimiser leur retour sur investissement.
Le Trésor Public malien a l’intention de procéder au remboursement des bons émis, et cela est prévu pour le premier jour ouvré qui suivra la date d’échéance fixée au 8 juillet 2026, spécifiquement pour ceux ayant une durée de 182 jours. En ce qui concerne les bons d’une durée de 364 jours, la date d’échéance est prévue pour le 6 janvier 2027.
De plus, il est prévu que le Trésor Public effectue le paiement des intérêts par avance, une méthode qui consiste à les précompter sur la valeur nominale des bons eux-mêmes, permettant ainsi aux investisseurs de bénéficier d’un retour sur investissement anticipé. En ce qui concerne le remboursement du capital des obligations, celui-ci sera effectué le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 8 janvier 2029, offrant ainsi une visibilité claire aux détenteurs d’obligations quant à la date à laquelle ils recevront le capital investi.
Notons que cette opération s’accompagnera d’un paiement des intérêts qui se réalisera annuellement à un taux de 6,00%, un engageant à des versements réguliers et prévisibles, dès la fin de la première année d’investissement. Cela démontre l’engagement du Trésor Public malien à respecter ses obligations financières tout en rassurant les investisseurs quant à la sécurité et à la rentabilité de leur investissement.
Moussa KONÉ

