(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, dans un contexte économique qui nécessite une attention particulière et un renforcement des capacités financières, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, agissant sous l’égide du ministère de l’économie et des Finances, prend l’initiative de lancer, entre le 16 et le 27 février, un emprunt obligataire par le biais d’un Appel Public à l’Épargne.
Cette opération vise à mobiliser un montant considérable de 100 milliards de FCFA, permettant ainsi de financer divers projets de développement et de soutenir les institutions publiques. Les autorités espèrent attirer l’intérêt des investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou privés, afin de favoriser une dynamique de croissance économique durable dans le pays.
Selon le département de tutelle, il s’agit de la plus grande opération de mobilisation des ressources financières sur le marché financier de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine), un événement qui revêt une importance capitale non seulement pour le Mali, mais aussi pour l’ensemble de la région. Dors et déjà, le Mali a effectué plusieurs sorties notables sur le marché financier régional entre le début de janvier et la mi-octobre, ce qui a démontré sa capacité à attirer l’attention des investisseurs et à renforcer sa position dans le paysage économique ouest-africain.
Aussi, ces opérations ont été des succès fulgurants aux yeux des investisseurs de l’UMOA, qui ont salué la détermination du pays à innover et à diversifier ses sources de financement tout en consolidant sa crédibilité sur les marchés internationaux. Ce dynamisme témoigne d’une stratégie bien pensée et d’un engagement fort envers la croissance économique durable, capable de susciter des opportunités d’investissement prometteuses pour les années à venir.
Cet emprunt, conçu pour répondre à des besoins financiers spécifiques, est divisé en deux tranches distinctes, chacune ayant ses propres caractéristiques financières : l’émission A d’un montant significatif de 70 milliards de FCFA est d’une durée de 10 ans et comporte un taux d’intérêt fixe de 6,55%, ce qui en fait une option attrayante pour les investisseurs à long terme. Parallèlement, l’émission B, qui s’élève à 30 milliards de FCFA, a une durée plus courte de 7 ans et est proposée à un taux d’intérêt de 6,35%, offrant une flexibilité pour les investisseurs à la recherche d’un rendement à moyen terme.
Notons que les ressources mobilisées lors de cette opération financière sont cruciales, car elles permettront de financer divers projets d’infrastructures visant à promouvoir et à soutenir le développement socio-économique dans la région, favorisant ainsi la création d’emplois, l’amélioration des services publics et le bien-être général de la population.
Daouda Bakary KONÉ

