(CROISSANCE AFRIQUE)-En décembre 2025, les cours mondiaux du pétrole brut, mesurés à l’aide des moyennes WTI et Brent et exprimés en dollars des États-Unis, ont connu une accentuation marquée de leur tendance à la baisse.
Selon les informations fournies par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dans son « Bulletin mensuel des statistiques », ces cours se sont repliés de 16,0% par rapport à l’année précédente, après une diminution notée de 14,3% un mois auparavant, illustrant une situation préoccupante pour les marchés pétroliers. En dehors de cette situation, il est pertinent de noter, comme l’ajoute l’institution, que les prix internationaux des autres principales matières premières que les pays membres de l’UEMOA exportent ont globalement enregistré un recul significatif durant le mois sous revue, à l’exception de l’or, qui a vu son prix s’envoler de 63,2%.
En effet, la Bceao souligne avec insistance qu’une diminution des prix a été relevée pour plusieurs commodities stratégiques, avec le cacao affichant une baisse particulièrement marquée de 43,9%, suivi par le caoutchouc, qui a chuté de 23,5%. Le café a aussi subi une baisse de 19,3%, tandis que la noix de cajou et le coton ont respectivement reculé de 14,4% et de 7,7%.
Parallèlement, il convient de mentionner que l’indice des prix des produits alimentaires importés par les États membres de l’Union a continué à afficher un rythme baissier, atteignant une diminution de 27,6% en décembre 2025, maintenant ainsi la tendance observée le mois précédent. Cet abaissement est étroitement lié à la réduction des tarifs du riz, dont le prix a chuté de 40,0%, suivi de près par une baisse notoire du prix du sucre de 31,9%, du lait à hauteur de 17,7%, et de l’huile, qui a vu son coût diminuer de 7,2%.
Ce contexte économique souligne des défis significatifs pour les pays de la région, tant dans leurs échanges commerciaux que dans leur dépendance envers les fluctuations des marchés mondiaux. Les principaux indices boursiers internationaux ont enregistré une nette progression durant le mois de décembre 2025, témoignant d’un regain d’optimisme sur les marchés financiers mondiaux. En effet, au cours de cette période, il a été observé un renforcement substantiel des performances des différentes bourses, notamment pour le Nikkei, qui a connu une hausse impressionnante de 26,2%, suivi de près par le DAX avec une augmentation de 23,0%.
Le Ftse 100 a également brillé avec un gain de 21,5%, tandis que le Nasdaq Composite a affiché un progrès solide de 20,4%. Dans cette dynamique positive, l’EuroStoxx 50 a enregistré une hausse de 19,0%, le Standard & Poor’s 500 a connu une avancée de 16,4%, le Dow Jones Industrial a augmenté de 13,6%, et enfin, le CAC 40 a vu sa valeur croître de 10,4%. Ce regain de dynamisme dans les indices boursiers peut être largement attribué aux anticipations croissantes de baisses de taux directeurs par les principales banques centrales des pays développés, en réponse à une amélioration des perspectives économiques, tant au niveau national qu’international.
En ce qui concerne le marché des changes, un changement notable a également été observé, avec un renforcement significatif de la monnaie européenne, qui a connu une appréciation de 6,4% sur une période d’un an. Plus particulièrement, l’euro s’est renforcé face au dollar américain, avec une augmentation de 12,7%, tout en enregistrant également des gains face à d’autres devises majeures, notamment le yen japonais (+11,9%), le yuan chinois (+8,8%), et la livre sterling (+5,5%).
Notons qu’à l’exception de la Banque centrale européenne (BCE), qui a choisi de maintenir son taux directeur à un niveau inchangé, les principales banques centrales des pays avancés ont, quant à elles, décidé de réorienter leur politique monétaire au mois de décembre de manière proactive et réactive, s’adaptant ainsi aux conditions économiques changeantes et cherchant à encourager une croissance durable tout en assurant la stabilité financière.
Moussa KONÉ

